S'il est vrai qu'une certaine
astrologie "mercantile" sévit encore,
grâce à internet il devient de plus en
plus difficile de se faire la "proie" des charlatans
et de n'être pas informé sur le
sujet.
La FDAF, présente sur
internet, réunit en effet sur son site
l'ensemble de la profession ayant signé la
charte de déontologie. Même s'il persiste
quelques désaccords quant à la pratique
de l'astrologie (doit-t-elle prévoir ou non ?
Son application ne doit-t-elle être que
"psychologisante" ou peut-elle s'attacher aux faits ?)
ce désaccord est un désaccord de surface
plutôt que de fond. Il est de nature plus
sensible ou philosophique qu'il ne concerne
l'astrologie elle-même et sa
pratique.
Outre le nécessaire
"talent", terme que nous préférons
à celui de "don", car l'astrologie ne requiert
aucun autre "don" qu'une saine intelligence apte
à se former à un savoir, intelligence
qui devra être de préférence
"intuitive", -et nous parlerons alors de
"presdisposition" naturelle-, disons que certains
astrologues sont plus ou moins bien formés,
selon que leur école s'est attaché
plutôt à la technique qu'au sens, et
selon que lui-même est plus "matheux" ou plus
"littéraire".
Les astrologues cherchent et se
recherchent : d'où la
confusion...
Ne pas confondre "chercher" et ...
"chîner"...
L'astrologie, comme tout domaine de connaissance,
fait l'objet d'une "recherche" ce qui explique que
certains de ses tenants "brouillent" les pistes en
faisant la promotion de leur "manie" du moment
s'attachant à développer et promouvoir
leur recherche, bien souvent basée sur des
méthodes ou pratiques anciennes et bien connues
des astrologues expérimentés qui les ont
rejetées, faute de pertinence.
Ces pseudo "chercheurs" ne sont donc en
réalité que des débutants -ou des
malins en mal de publicité- qui ne font que
"réinventer" des méthodes
invalidées par leurs
prédécesseurs mais perdurant dans la
littérature astrologique, comme d'anciens et
fascinants grimoires. Seule l'absence de
repères du débutant le conduit à
cette perte de temps. Et c'est ici qu'un bon
maître ou professeur s'avère
indispensable pour guider et orienter le parcours du
débutant afin qu'il évite des pistes et
des "impasses" déjà explorées
sans succès. Je pense par exemple à
l'"astrologie horaire", revenue récemment en
vogue, tandis qu'elle avait été,
à juste titre, délaissée. Ici, il
semble que certains astrologues confondent le fait de
"chiner", selon une mode "vintage", allant
dépoussiérer quelques vieilleries encore
présentables, et même séduisantes,
au public néophyte avec ce qui relève
véritablement de "la recherche".
En effet, la recherche prend du temps et
l'astrologue ne reçoit aucune "subvention" pour
s'y adonner et il faut une pratique d'un minimum de 15
ans pour prétendre vraiment "trouver" et non
réinventer. En effet, il est indispensable, non
seulement, d'avoir une pratique approfondie de
l'astrologie, mais une bonne connaissance de
l'ensemble des productions du passé pour
commencer à "faire avancer" sa science sur des
bases solides. On peut certes, s'échanger des
"recettes" à l'occasion d'échanges et de
discussions sur des forum, mais ceci relève
davantage d'une "cuisine", que d'un travail de
"chercheur" à proprement parler. Une
innovation, si elle ne s'inscrit pas dans une pratique
professionnelle tant qu'elle n'a pas été
"publiée" et validée par la pratique de
nombreux astrologues ne saurait s'inscrire dans un
véritable "progrès" de la science. C'est
la publication du travail d'un auteur suivi et
validé par les praticiens l'inscrivant dans
leur pratique qui a élaboré, pas
à pas, pierre par pierre, la "science"
astrologique. Et ceci reste vrai pour les productions
contemporaines que les praticiens pourront valider
dans le temps par la pratique.
J'entendais récemment une jeune astrologue
affirmer que l'astrologie karmique n'apportait rien de
plus à l'étude du thème. Bien que
prétendant "s'installer en professionnelle",
elle n'a pas voulu préciser qui l'avait
formé, ni même si elle l'avait
été. Mais enfin, ce genre de propos ne
peut passer qu'auprès d'un public non averti.
Pas auprès de praticiens chevronnés qui
sont les premiers à mesurer "l'apport" de
l'angle karmique à l'étude d'un
thème, puisqu'ils ont auparavant
pratiqué "sans" cet apport, mesurant donc les
"limites" d'une astrologie purement traditionnelle.
Ces "limites" seront certes suffisantes au
débutant, mais au bout de 10 ans, il en aura
fait le tour et aura besoin de progresser encore.
C'est d'ailleurs pourquoi Alan Leo, dès le
début XXème, disait que l'on ne
s'ouvrait à la réincarnation qu'au terme
d'une longue pratique de l'astrologie, mais
qu'auparavant, on pouvait tout à fait pratiquer
l'astrologie sans être encore ouvert à
cette approche. C'est pourquoi il faut prendre
l'astrologie karmique comme un "perfectionnement" de
l'astrologie et non comme "une autre" astrologie.
Quand à ceux qui pensent que l'astrologie
est "sortie des eaux" toute "parachevée" depuis
l'aube des temps, vouant une certaines
vénération mystique et aveugle à
"des anciens", comme seuls référants
fiables, c'est à dire ceux qui refuse
d'admettre que comme toute science, l'astrologie,
évolue grâce à ses praticiens dans
les temps, je les mets au défi de pratiquer
l'astrologie au XXème avec pour seul "manuel"
le Tetrabible de Ptolémée !! En voici un
échantillon : « De plus, si les Luminaires
succèdent aux Maléfiques tenant les
angles ou que les Maléfiques soient
opposés aux Luminaires, surtout si la Lune est
dans les nuds et dans les signes difformes comme
le Bélier, le Taureau, l'Ecrevisse, le Scorpion
et le Capricorne, cela fait des bossus,
mutilés, boiteux ou paralytiques." Allez causer
de "signes difformes" aux bossus ! Les anciens manuels
d'astrologies sont plein de cette sorte d'aphorisme
qui ,pour avoir peut-être valu en leur temps,
n'ont plus aucune valeur à l'heure actuelle
où la chance d'être mis aux oubliettes,
de mourir d'un coup d'épée,
écartelés, brûlés vifs ou
bien dévorés par des animaux sauvages
s'est considérablement amoindrie pour l'homme
moyen !
Quoi qu'il en soit, il existe donc d'ores et
déjà un "tronc commun" utilisé
quotidiennement par les astrologues car validé
par une pratique et une efficience qui a fait ses
preuves. Les astrologues-praticiens, qui ne sont pas
"chercheurs" dans l'âme, ne s'attachent en effet
qu'à "ce qui marche" et ils ont bien raison. Le
temps nous est à tous, compté, et on
peut dire qu'une "science" digne de ce nom se transmet
tout simplement parce qu'elle économise du
temps à celui qui, dans la lignée de ses
prédecesseurs, prétend en être le
tenant à une époque donnée. Pour
tout dire, une science est pérenne ou bien
n'est pas, et c'est pourquoi, la "science" quelle
qu'elle soit, relève de la symbolique de
Saturne (symbole par ailleurs du "temps" et de ce qui
dure dans le temps, mais aussi d'une "justesse" qui
s'élabore et se peaufine, conduisant à
"élaguer" au fur et à mesure les pistes
sans issues, rendant la science toujours et davantage
"pertinente" et "efficiente").
Le "Complexe du
débutant"...
Et oui, de même qu'il existe "la chance du
débutant" en toute chose, nous pouvons parler
du "complexe du débutant", lequel
s'avère être bien souvent un "complexe de
supériorité".
Car s'il est vrai que la première chose que
l'astrologie enseigne à son praticien, c'est
"la tolérance" du fait qu'il constate que bien
des "travers" qu'il reprochait à ses
contemporains sont dus à un "conditionnement
astral", l'astrologie par la "validité" de son
discours a tôt fait de laisser à penser
au débutant qu'elle "peut tout dire". Et ce,
d'autant plus, qu'il constate cette "validité"
alors que la société toute
entière ne cesse de dévaloriser cette
Connaissance. De là à considérer
"qu'on lui a menti" et qu'inversement, si elle n'est
pas si nulle à dire le vrai, c'est qu'alors
elle est "puissante à permettre de tout
savoir", il n'y a qu'un pas que le débutant,
s'il n'est pas guidé par un maître ayant
déjà "fait ses armes", franchira
prestement et allègrement ! Ce "cap" est
inévitable et seul un astrologue
expérimenté, pour être
"passé par là", pourra l'empêcher
de passer du sentiment d'impuissance à celui
d'omniscience (pour ne pas parler "d'omnipotence" !).
C'est bel et bien le reproche qui est fait à
"l'Astrologie" : que certains de ses "tenants"
pèchent par abus de pouvoir. Puisqu'il est un
fait que tout savoir est un pouvoir.
Mais ce reproche fait à l'astrologie,
s'adresse donc en réalité au
débutant. En effet, comme en tout domaine de
connaissance, le "débutant" devra passer de
cette illusion d'omniscience, à
l'expérience, puis à l'humilité
qui caractérise tout être
véritablement "Connaissant" qui, à
mesure qu'il sait, découvre surtout le vaste
champ d'inconnu qui lui reste encore à
élucider. Ce qui ne peut que rendre humble.
Un "tronc commun", d'ores et
déjà validé
Combien de fois encore,
devrons nous rappeler à Monsieur Jourdain qu'il
fait "de la prose sans le savoir" ? C'est un
fâcheux travers humain que de voir "ce qui
devrait être", au lieu de considérer "ce
qui est", vraiment.
Ce "tronc commun" est celui d'une astrologie dite
"classique". Elle est celle la plus largement
diffusée par les logiciels(*) dont se servent
à présent communément les
astrologues. Ces logiciels ont programmé tous
les fastidieux calculs auxquels l'astrologue devait
auparavant s'astreindre, ce qui allége
considérablement le travail nécessaire
au montage du thème (l'établissement de
la carte du ciel). (Cette "accélération
du temps logique" relève de la symbolique
d'Uranus).
C'est d'ailleurs ce gain de temps permis par ces
logiciels qui fait que notre époque peut
approfondir l'interprétation et attirer des
esprits plus "littéraires" que "matheux"
à l'astrologie. Ou encore plus "spirituel" que
"scientifique". Cette "pratique commune", ce
"consensus astrologique" peut se résumer ainsi
:
- Le thème "classique" est monté en
tropical avec la domification placidus.
- Son interprétation se fonde sur
l'étude de la position des planètes en
signe et en maison, se nuançant par
l'étude des aspects existant entre elles, leur
répartition sur le cercle zodiacal et les
planètes dominantes qui ressortent de cette
répartition.
- La majorité des astrologues contemporains
incluent dans leur étude le septenaire et les
planètes dites "transpersonnelles"
découvertes depuis 1786 avec Uranus, Neptune et
Pluton.
Notons que la domiciliation et
l'interprétation de cette dernière
planète, découverte en 1930,
était encore en discussion au début du
XXème siècle, mais elle est
dorénavant pleinement intégrée
dans le consensus établi par les astrologues.
Bien que la gente scientifique l'aie récemment
"déclassée", ceci ne peut plus
être remis en question car, en presque un
siècle, la pratique a validé la
théorie astrologique à propos de
Pluton.
De la même façon, en ce début
de millénaire, les logiciels et les
éphémérides incluent à
présent les astéroïdes et Chiron,
mais ils ne sont pas encore pleinement
intégrés dans le discours astrologiques.
Ils restent "à l'étude" en l'état
actuel de nos connaissances, faute d'une
expérimentation suffisamment longue dans le
temps pour qu'ils soient validés par la
pratique.
En revanche, des points fictifs comme la part de
fortune et les noeuds lunaires appartiennent de longue
date au corpus de l'astrologie classique, mais
connaissent une véritable "renaissance" de leur
étude depuis l'avènement de l'astrologie
karmique qui a permis d'en dégager pleinement
la signification. Rappelons à ce sujet, que
dès le début du XXème
siècle, les astrologues issus du "courant"
théosophique, comme Alan Leo, "rêvaient"
de l'avènement d'une astrologie karmique qui
n'était pas encore au point. Et pourtant,
noeuds lunaires, part de fortune, et Lune Noire
existaient déjà, bien qu'on ne sachent
encore les interpréter correctement.
Essentiel dans l'étude de cette "jeune"
astrologie karmique, ces points fictifs étaient
déjà présents dans les textes
anciens, et ce, dès Ptolémée qui
évoque les "noeuds" en relation avec les
éclipses. Mais on ne savait encore les "faire
parler". L'astrologie karmique n'a donc rien d'autre
de "révolutionaire" que de donner la
révélation de leur message, tandis que
s'un simple point de vue "technique", ils
étaient déjà situés dans
les thèmes de longue date, les "parts" (de
fortune ou autre), et "les noeuds"remontant aux arabes
et plus loin, à Sumer, ayant été
transmis par une gnose, s'exprimant surtout par "le
secret".
"L'histoire des connaissances"(1) souffre
très certainement d'une carence au niveau de la
connaissance astrologique et c'est un travail qu'il
faudra faire à l'avenir. Mais on peut faire,
sans risque d'erreur, remonter l'astrologie karmique
à ses prémices "gnostiques". En effet,
si André Barbault, sur son site essaie dans un
article de remonter à à la
génèse des noeuds lunaire, aussi
appelés "tête" et "queue" du Dragon
(caput et cauda draconis), son "enquête"
s'arrête à un courant gnostique datant de
Sumer. J'ai fait la même recherche m'orientant
plus particulièrement sur la symbolique "du
Dragon", animal mythique qui a fait récemment
l'objet d'une exposition au Musée d'd'Histoire
Naturelle de Paris (http://www.mcq.org/dragons/fr/)
pour faire le même constat me menant aux sources
même d'une "cosmogonie" originelle.
Seule, la Lune Noire, elle, n'interpelle les
astrologues que depuis le début XXème,
ainsi que les planètes transpersonnelles
(au-delà du septenaire traditionnel). La Lune
Noire, point fictif, assez récemment
recensé, s'inscrit toutefois dans une basique
relation terre-lune, et n'a donc, là encore,
rien de "révolutionnaire". Ce qui serait
révolutionnaire, par exemple, du point de vue
de la connaissance astrologique, c'est que
l'astrologie devienne héliocentrique, alors
qu'elle est de longue date "géocentrique" ce
qui veut dire qu'elle prend la terre pour centre et
non le soleil.
C'est ce "géocentrisme" qui fait que les
astronomes la considèrent comme "non
scientifique" car depuis que les bases de l'astrologie
ont établies par Ptolémée (un des
premiers cartographes), on a découvert que les
planètes tournaient autour du Soleil et non
autour de la terre. L'astrologie a pleinement
intégré "ce fait scientifique", mais
ceci n'a pas remis en cause ses fondements,
validés par une longue pratique.
Les astronomes cherchent
querelle à l'astrologie, les cartographes :
non, et pour cause...
Il existe des astrologues, férus
d'astronomie, qui voudraient à tout prix faire
coller l'astrologie à la réalité
astronomique (une astrologie qui se veut
héliocentrique ou sidérale, au
prétexte qu'elle serait plus "conforme"
à la réalité astronomique). Mais
c'est ne pas comprendre qu'il s'agit de deux corpus de
connaissance dorénavant tout à fait
différents, ce qu'un Kepler tout à la
fois astrologue et astronome faisait
déjà savoir en son temps.
Le champ des connaissances humaines s'est tellement
élargi, à notre époque, qu'il est
difficile pour un individu de prétendre
à un "savoir encyclopédique" (de tels
"esprits" ont pourtant prétendu exister au
temps des Lumières et de la création,
précisément, des encyclopédies).
Les "savoirs" se sont donc naturellement
divisés, morcellés,
spécialisés, à mesure qu'ils se
développaient et s'approfondissaient. C'est le
cas de l'astronomie dont la branche "astrologique" a
poussé librement, malgré les
anathèmes qui l'ont exclu de
l'Université.
Savoir si l'astrologie précède
l'astronomie ou l'inverse reste toutefois à
débattre... Lorsque Voltaire disait : "La
superstition est à la religion ce que
l'astrologie est à l'astronomie, la fille
très folle d'une mère très
sage.", il sous-entendait en son siècle
"encyclopédique" des "lumières" que
l'astrologie était fille de l'astronomie,
tandis que nos connaissances actuelles permettent de
remonter à des sources plus lointaines et de
redéfinir ainsi la naissance des sciences.
Notre époque sait, à présent,
que c'est "le sentiment religieux" qui a
présidé à la naissance de toutes
sciences et que le premier rapport de l'homme au monde
ne peut être que "mystique" (ou "superstitieux"
selon Voltaire)...
Mystique veut dire "relatif au mystère" et
le monde était indéniablement encore
profondément mystérieux pour l'Homme non
encore doté des "sciences". Sans vouloir donc
offenser ce brillant esprit qu'est Voltaire, nous
noterons simplement que son point de vue date un
peu...
Notre époque, rendue plus humble,
découvre tout simplement que bien qu'ayant
élucidé bien des choses par la
démarche scientifique : Le mystère reste
entier.
(Comme j'aime à le dire avec humour : c'est
parce qu'il est trop pépé... Et
dès lors se repose la question : mais qui est
donc ce grand pépé ? D'où
l'inéluctable retour du sentiment religieux
à notre époque "post-scientiste")
On voit donc qu'ici, en tout cas, nulle place n'est
permise aux "querelles d'école". D'un point de
vue strictement pratique et pragmatique,
l'astrologue-praticien, -celui qui en
réalité donne véritablement tout
son "corps" à l'astrologie et le transmet- n'a
que faire de querelles. Il ne s'attache et ne valide
que ce qui lui permet d'être efficace et
pertinent.
Cet astrologue, -celui auquel on peut faire
confiance pour parler de ce qu'il connait vraiment-,
se distingue tout d'abord en ce qu'il tient sa science
et ses praticiens en haute estime. Il serait en effet
incongru (mais l'incongruité est de ce monde !)
qu'un astrologue tienne l'astrologie en mauvaise
estime. En conséquence, il cherchera à
se former auprès des meilleurs praticiens.
Comme un artiste recherchera la fréquentation
des maîtres afin d'avoir un regard "juste" sur
son travail car c'est une façon de se
reconnaître lui-même que d'être
"validé" par l'expertise de valeur du
"connaissant" (plutôt que par la vulgate du non
initiée, vulgate dont se contentera celui qui
fait du commerce et non de l'astrologie)...
Il va donc de soi qu'un astrologue véritable
doit pouvoir vous faire connaître son cursus de
formation auprès d'une ou plusieurs
écoles (elles ne sont pas si nombreuses, en
France), selon qu'il a approfondi son champ de
connaissance.
Pour beaucoup d'astrologues, l'astrologie karmique,
qui est encore assez "jeune" constitue à ce
titre un perfectionnement si sa formation de base ne
lui avait pas permis de s'y initier, faute
d'école diffusant cet enseignement à
l'époque de sa formation.Les jeunes astrologues
actuels, eux, ont la chance de pouvoir se former
directement à cette pratique
évoluée de l'astrologie classique et de
gagner ainsi bien du temps.
En outre, par respect pour sa science, l'astrologue
se montrera curieux de ses divers courants au sein
desquels il devra définir sa propre pratique et
sa propre vision. Cela fait partie de "sa culture"
d'astrologue.
Ce faisant, il découvrira
l'intérêt de l'interdisciplinarité
et s'ouvrira l'esprit à mesure qu'il
développera son art de l'astrologie et qu'il en
mesurera les limites. Par conséquent, le niveau
culturel de l'astrologue sera nécessairement au
dessus de la moyenne car en pratiquant l'astrologie,
véritable "fenêtre" ouverte sur le monde,
il s'ouvrira nécessairement l'esprit à
ce même monde.
Il faut déplorer toutefois que ce dit monde,
lui, ne s'ouvre pas assez à l'astrologie qui
semble réservée à "une
élite". Mais c'est un état de fait qui
est amené à changer et à
évoluer. En terme de "culture
générale", la vulgate astrologique s'est
répandue, malgré les horoscopes
caricaturaux, et l'homme moyen est de plus en plus
averti au sujet de l'astrologie. Ce qui ne fera que se
développer avec l'informatique et internet
où l'on peut se faire une "opinion avertie" en
quelques clics sans qu'il soit nécessaire de se
transformer en rat de bibliothèque. Discerner
les informations "justes" sur le sujet, de la
propagande scientiste-antiastrologique fera partie de
la formation de l'internaute qui, en évoluant
sur le web, devra nécessairement apprendre
à "filtrer" les informations qu'il y trouve. Et
ceci vaut pour l'ensemble des connaissances.
Résumons donc pour conclure. Qu'est ce
qu'un véritable astrologue ?
Il s'est formé auprès d'une
école reconnue, il connait non seulement
parfaitement son milieu, mais s'étant
défini et ayant muri dans sa pratique, il
n'éprouve pas le besoin de chercher querelle
à un confrère avec lequel le point de
désaccord est par trop clair pour être
discuté (ou discutable). De même, le
respect qu'il a pour sa science lui fait
reconnaître le bien fondé du consensus
qui lui permet l'usage de logiciels le rendant plus
performant dans sa pratique au service d'autrui.
Comme il aime sa science, il est heureux de la voir
se développer vers plus de justesse et de
pertinence, même si cela doit le remettre en
question. Comme un "artiste", il a à coeur de
perfectionner son art et se montre donc ouvert
à toute nouveauté digne
d'intérêt. Malgré sa grande
expérience et sa connaissance, il persiste
à se sentir éternel "étudiant"
face "au mystère"... L'astrologie, si elle lui
rend ce mystère plus "intelligible" - à
commencer par celui qu'est sa propre personne à
lui-même- demeure à ses yeux un moyen
d'accéder au Soi qu'il sait être par
définition "inconnaissable"...
Pour conclure, les "querelles" que l'on fait
parfois à l'astrologie sont le plus souvent
nées de la rencontre de faux (ou mauvais)
astrologues et sont, dès lors,
justifiées.
Plutôt que de voir en ces fâcheuses
rencontres, l'occasion de contester l'astrologie, il
semble préférable que le public sache
reconnaître un véritable astrologue
d'où cet article pour en donner une idée
plus juste...
Le XXème siècle a été
marqué par un climat très
polémique qui a beaucoup nui à l'image
de l'astrologie. J'ose espérer que les
nouvelles générations d'astrologues
seront plus sereines dans un monde où,
grâce à la laïcité,
l'astrologue peut évoluer librement dans
l'étude de sa science sans avoir à
justifier continuellement son existence. La
disparition, ou plutôt l'édulcoration du
"préjugé social religieux", un temps
relayé par "le préjugé scientiste
dominant", a ouvert la porte à une approche
plus évoluée de l'astrologie ...
D'autant que l'informatique promet des bonds
étonnants à notre science grâce
à l'immense champ d'investigation qu'elle offre
au chercheur réellement "scientifique" c'est
à dire "curieux de percer les
mystères"...
L'astrologue comme "connaissant" a donc encore de
beaux jours devant lui. Et si l'on entend maintenant
communément dire : "il y a autant d'astrologies
que d'astrologues", n'allons pas en déduire que
l'astrologie serait "morcellée" et
"atomisée" par ces mêmes astrologues. En
réalité, elle est "UNE et INDIVIDISIBLE"
et sa fonction est précisément de
reconduire l'individu du multiple à l'Un... De
même qu'il n'existe qu'un seul Carl Gustav JUNG,
mais que, d'après mon expérience, j'ai
pu constater qu'il n'était pas le même
selon celui qui en parle... Ne confondons donc pas
l'astrologie, avec ses interprètes et
n'oublions pas la prévention qui nous a
été faite à l'égard des
"faux prophètes"...
Quoi qu'il en soit "ces beaux
jours"s'avèreront toujours et encore
"meilleurs", à mesure que nous saurons mieux ce
que "être astrologue" veut dire...
(1) A propos de l'histoire des connaissances, il
est chaudement recommandé de lire l'ouvrage
d'André Pichot, en deux tomes afin d'avoir une
idée plus juste des progrès accomplis
par la connaissance humaine dans les temps :
(*) Au sujet des "logiciels d'astrologie", la
société AUREAS reste la meilleure
référence puisqu'elle est née
avec les débuts de l'informatisation de
l'astrologue dans les années 80. Cette
société s'est toujours
caractérisée par sa faculté
à offrir autant de "fonctions" qu'il y avait
d'astrologues, par delà toute "chapelle" mais
au nom d'une légitime "recherche". Elle est
donc d'autant mieux placée pour parler de ce
"consensus" naturel.