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De la Philosophie à l'Astrologie Karmique...

En passant par la psychanalyse.

Par Laurence LARZUL

 

La philosophie ? Quel grand mot ! Quel vaste sujet...

Dans l'impossibilité de le circonscrire en un seul article, je me contenterai d'évoquer "mon parcours" face au sujet, en tant qu'astrologue ayant évolué vers "le karmique". Je ne peux en effet, omettre un "grand moment" qui fit date, on peut le dire, dans mon histoire.

 

Très jeune, après avoir été quantité de fois "louangée" et "primée" par des professeurs voyant en moi "un petit génie" (aujourd'hui on me dirait "enfant indigo"), je me fatiguais de cette "intellectualité desséchante" dont on cherchait à "inséminer" mon jeune esprit. Peu à peu, je devins malade (angines à répétition, mononucléose), puis mauvaise élève et enfin rebelle et par conséquent : virée en troisième.

C'était d'ailleurs un âge où "les garçons" étaient devenus à mes yeux le sujet d'étude le plus intéressant qui soit, à part l'art.

Anticipant cette "lassitude réciproque" de l'école et de moi-même, j'avais en effet passé le concours des arts appliqués. Ne l'ayant pas préparé, je le ratais.

Je trouvais alors sans plus aucune école où me rendre à la rentrée. Et me vint une "improbable nostalgie" des bancs de l'école, tant il est vrai qu'il faut perdre les choses pour mieux les apprécier... Et l'idée de n'être plus en train d'apprendre, me devint alors tout bonnement odieuse. Je me revois encore, courant au rectorat pour me faire ré-admettre dans le public -je venais du privé- et tombant en syncope dans les files d'attente, tant la mononucléose m'avait affaiblie.

On m'adressa à une femme très sympathique, proviseur d'un lycée du 18ème, qui me permit d'être reçue directement par le proviseur d'un lycée tout à côté de chez moi. On ne pouvait rêver "solution" plus souhaitable, tandis que je faisais auparavant une heure de trajet pour me rendre à l'école. D'un mal sortait donc un bien.

Je passerai ici les multiples "vexations" que certains professeurs ont cru bon m'infliger ensuite, du simple fait que je venais du privé. Je repense à un certain professeur de physique qui me mettait sur le dos "toute expérience ratée" et le moindre "bruit ou grincement de porte" dans son cours... Injustice qui révolta la classe entière.

Mais j'étais heureuse ! Heureuse d'être revenue "sur les bancs de l'école"... Et puis surtout, plutôt que d'arrêter de façon prématurée le cursus vers le bac, je trouvais excessivement motivant d'avoir, enfin : DES COURS DE PHILOSOPHIE.

Je m'en réjouissais et m'en régalais d'avance... Oui, à part l'art, je trouvais en ceci une "vraie" motivation pour poursuivre jusqu'au bac.

Certes, déjà, j'étais plongée avec passion dans mes livres d'astrologie, et il me fallait faire un effort quasi surhumain (que je ne faisais d'ailleurs pas, le plus souvent) pour m'intéresser aux "banalités" scolaires... Mes professeurs me reprochaient mes venues "touristiques", mais je peinais vraiment à m'intéresser au ton monocorde avec lequel certains professeurs nous débitaient "le programme"... Je ne me passionnais vraiment que pour les sciences économiques que mon professeur savait rendre intéressantes, et le français, bien sûr. Peu matheuse, ma mère m'offrit les services d'un professeur particulier qui fut d'un grand secours. Car de même, je peinais à m'intéresser à des mathématiques auxquelles, mon professeur pourtant honnête, ne savait me donner le "sens" que mon esprit philosophique recherchait déjà. Du moment où j'ai compris qu'il ne s'agissait que d'un "jeu" : je devins très bonne. Ce qui m'avait "bloquée" : c'est d'y chercher un sens quelconque. Si l'on me permettait de comprendre que ces équations étranges sur le tableau n'en avait aucun autre que de constituer une "activité créative de l'esprit" : je me mis à jouer avec un plaisir qui resta malgré tout toujours un peu "forcé".

Je n'ai jamais eu aucun complexe intellectuel face à une discipline, les mathématiques, qui à mes yeux : relevait de la "broderie" de bonne femme (ou bien de "bonne fame"), dénuée de sens et de raison. Pourtant, on me faisait valoir que "pour réussir dans la vie", il fallait être matheux... Toutefois, j'étais loin cependant d'opposer les mathématiques à la philosophie : ainsi, les matheux nous confectionnent, "les outils" : logiciels, internet, favorisant notre "progrès philosophique", ne serait-ce qu'en favorisant l'échanges d'idées via internet.

Les "vues" des mathématiques sont créatives, celles de la philosophie son "reflexives" permettant de nous voir dans la Création.

Autrement, il est vrai que l'enseignement scolaire respirait "la mort" d'un ennui mortel et non la vivacité de la Connaissance, telle que je la cherchais.

Et puis j'avais vraiment le "travers type" du surdoué, m'ennuyant et baillant dans ces cours/laïus sempiternels tandis que mes acquis du privé étaient de très bon niveau. De la même façon d'ailleurs, j'évite à présent ce "pensum" à mes propres élèves par les cours par correspondance... Tant j'ai appris à quel point "l'ennui" est contraire à toute véritable "Co-Naissance".

Je me réjouissais donc de la perspective de ces cours de philosophie... Déjà je m'imaginais un professeur brillant, intellectuellement stimulant, magistral... Oui, déjà, je rêvais de "trouver mon maître"...

Au lieu de cela, il advint une toute petite femme d'une cinquantaine d'année, dont je me souviens le cheveux roux soigneusement mis-en-plis et les mocassins violet à pompon, impeccablement vêtue pour tenir boutique dans le XVIème arrondissement. Mais nous étions dans un lycée du XVème arrondissement...

Loin de moi l'intention, pourtant, de la faire pleurer et de l'humilier en public. Cet événement fâcheux advint toutefois, le jour où, dans son cours, nous abordâmes le sujet de l'astrologie. La dame était probablement dépressive et au seul constat de son incompétence à répondre à mes questions ardentes et à ma verve, elle fondit en larme, perdant lamentablement la face du professeur respectable qu'elle devait être.

Il n'était pourtant pas dans mon intention de "prendre le pouvoir" sur la classe, mais j'avoue n'avoir jamais, même dans les pires cauchemars, pu imaginer si piètre adversaire. Un professeur de philosophie aussi inapte à toute "joute oratoire" ? Cet épisode, bien évidemment, ne la fit pas "briller" aux yeux de la classe tandis que nous étions à la rentrée.

J'avais toutefois fait triompher la cause de l'astrologie aux yeux de mes compagnons de classe de philosophie. Et cela, seul importait. A l'époque, ma Lune Sagittaire tout à son feu et à sa flamme, tirait ses flèches à vue et sans sommation et mon Mercure Gémeaux n'avait pas sa langue dans sa poche. Parler de "force de persuasion" est peu dire. Je ne lâchais mon interlocuteur que "convaincu" ou bien mort... de fatigue. Je mettais d'ailleurs déjà à profit cette belle presdisposition dans des activités commerciales pour me faire de l'argent de poche. Ainsi vendais-je des choses aussi surréalistes que la "3ème main de la ménagère" au concours Lépine de la foire de Paris, mais surtout, je parvins un jour à "vendre un tableau à un aveugle" (qui fut fort satisfait se son acquisition), ce qui fit date aussi quant à mon "auto-formation". Je conçus la nécessité d'user avec scrupule de cette "foudre de guerre" que j'avais au bout de langue. Quoi qu'il en soit, face à ce professeur, j'attendais du "répondant" et m'imaginais naïvement que tout philosophe, à défaut d'être astrologue, devait au moins être capable de parler de l'astrologie... Mais elle tenta vainement de faire admettre cette fâcheuse "impasse" pour normale et de nous ramener aux textes et références qu'elle ânonnait avec une totale absence de conviction...

J'aurai pardonné à cette femme cette médiocrité (quoi qu'elle fut à mes yeux "sacrilège" de la philosophie), si elle ne l'avait ensuite "parachevée" en me poursuivant de sa vindicte, affublant systèmatiquement mon travail de mauvaises notes, tandis qu'elle n'avait qu'éloge pour celui de l'"ami futur banquier" que je faisais travailler avec moi sur les textes qu'elle nous donnait à étudier. Ce qu'elle ignorait, c'est que c'était moi qui lui faisait des cours particuliers. A lui elle mettait de bonnes notes, et à moi pas !

Constatant cela : j'ai tout bonnement arrêté d'aller à ses cours. Ce qui me valut bien évidemment une fort mauvaise appréciation lors du passage au bac. Et ce qui ne m'empêcha pas d'avoir au bac une note 'honnête" et bien méritée. Au passage, j'exprime ici ma gratitude éternelle pour mon ami Jean Jacques, Balance/Balance qui en tant que délégué de classe a toujours su "négocier mes passages" auprès des professeurs. Que serait devenue mon âme rebelle et insoumise sans lui le "diplomate né" ? Sa façon de donner raison à tous, pour irritante quelle me parut parfois, me fut bien utile... Il est malheureusement mort à 30 ans et c'est un ami que je continue de regretter.

Il va de soi, que suite à cette mauvaise expérience, j'ai relativisé "mon enthousiasme" pour toute forme de cursus de l'Education Nationale. La déception était : SEVÈRE ! Je m'étais fait "un idéal" des cours de philosophie et j'étais tombée sur la plus minable des professeurs qu'il soit possible de concevoir et d'imaginer.

 

La rencontre d'un Ange philosophe et dentiste

Mais mon rapport à "une certaine philosophie", ne s'arrête pas là... Plus récemment, j'ai eu un dentiste se prénomant "Ange". Quand je lui parlais d'astrologie, il s'enthousiasma et m'évoqua son "passe-temps" philosophique... Toute une conversation s'ensuivit à propos de la bouche et de la "métaphysique" qui pouvait en naître.

A dire vrai, je ne suis pas très habituée à rencontrer un dentiste philosophe qui s'appelle Ange. Mais enfin, lorsqu'on sait que la philosophie veut dire "amour de la sagesse", on peut imaginer que l'homme en question se soit fondamentalement "épris" de la "dent de sagesse" au point d'y trouver matière à philosopher...

J'ai trouvé cela drôle, pittoresque et charmant. Mais enfin : je n'étais pas venue là pour philosopher (qui pense à philosopher chez le dentiste ???). J'ai donc laissé l'Ange à sa "réflexion dentaire"...

Enfin, après ma déception de terminale, il était est tout de même consolant de constater qu'un homme puisse "philosopher sur son horizon buccal quotidien"... Sa philosophie avait, à bien des égards, une dimension esthétique plutôt qu'éthique, et là, franchement : les goûts les couleurs...

Alors, alors... Nous revenons à Nietzsche, dont l'aspect "fascinant" ne tient probablement qu'à l'ignorance des hommes... Lou Andréa Salomé, revisitant "son oeuvre" qu'elle voyait mal comprise, a raison de n'y voir que sa propre psychanalyse. De même, l'astrologue observant son Pluton maître d'ASC en Bélier et en V, voit quasiment traduit mot à mot sa fameuse "volonté de puissance". Et il est probablement plus "juste" de le voir comme "artiste", un solitaire parlant de lui-même à lui-même et doutant qu'à n'être pas entendu de tous : il existât encore. Cette philosophie-là, certes, est préférable à l'aride façon dont la philosophie a évolué ensuite, s'enferrant dans des vues de plus en plus abstraites et décharnées.

Tant, un certain esprit masculin, voudrait vraiment se croire : "indépendant de son oeuvre et de sa création", (dès lors que ça "tourne vinaigre ?). Nietzsche, lui, ne commit pas cette erreur. Ce qu'il dit textuellement à Lou Andréa Salomé, trouvant en son idée de faire se rejoindre" l"oeuvre et l'homme" : le fait d'une âme soeur, qui l'aurait vraiment compris.

C'est en ce sens que Nietzsche peut être considéré comme "père fondateur" de la psychanalyse. Par lui, la véritable "philosophie" est revenue à sa dimension de "quête" et a pris la forme de cette nouvelle discipline, naissant avec son temps : la psychanalyse. Ceci, dans la lignée souterraine d'un Rabelais qui créa en son temps le "Géant" Gargantua, comme Nietzsche enfanta son "Surhomme". Tout deux, par leur oeuvre, faisant miroir à l'Homme qui se cherche dans le chaos d'une vie bouillonnante...

Si quelque maître en psychanalyse avait guidé Nietzsche (tandis que celui-ci n'est né qu'après lui, c'est à dire : après l'avoir lu et pensé et il s'appelait Jung), il lui aurait sans doute déconseillé de faire paraître des ouvrages dont Nietzsche lui-même sentait et pressentait que : nul autre que lui-même ne pouvait le comprendre. Se concevant alors comme un Zarathoustra transcendant les âges et se re-fécondant pour une renaissance future. Et un à-venir plus certain ?

Tout en touchant la folie, on peut dire qu'il avait retrouvé la "Mnemosyné" des anciens grecs grâce à la doctrine de "l'Eternel Retour".

Ceci est bien entendu mon point de vue d'astrologue karmique sur Nietzsche et pensant Nietzsche, un siècle après lui et la naissance de la psychanalyse et, surtout, la lecture de Jung. Mais même en ne pratiquant qu'une psychologie primaire, on ne peut douter qu'il aspirait très certainement à "s'accoucher" comme Homme. Ceci pour s'expulser de cet univers féminin dans lequel il était né et resté enfermé, comme dans l'utérus géant d'une géante inconnue. Et il faut être effectivement "surhomme" pour naître à soi-même et accéder ainsi à la "co-naissance" réelle.

Depuis lui, et grâce à l'avènement de la psychanalyse... Nous sommes revenus, pour ce faire, à la traditionnelle "maïeutique" de Socrate... (l'accouchement progressif de soi).

Ce retour de la maïeutique fut rendu "urgent", tant on dut constater le danger qu'il y avait à se psychanalyser "tout haut". L'"engeance antisémite" (selon l'expression de Nietzsche) récupérant son "Surhomme" pour l'interpréter et "l'agir" à son aise et à sa triste guise ... Tous les maîtres de l'antiquité savaient ce danger, et de là, vient la logique "des mystères" et du secret de "l'initiation".

L'astrologie karmique, l'astrologie humaniste, ainsi que la psychanalyse de Jung sont probablement la forme la plus "aboutie" de la philosophie en tant que "quête de sens" et non de transmission quelconque "d'un corpus de connaissance". Toute philosophie n'est en effet véritablement "parachevée" que pour celui qui l'a menée jusqu'à son terme en tant qu'"amoureux de la sagesse", c'est à dire, avant tout : de sa propre "sagesse" d'un homme devenu enfin "sage". Ceci, avec tout le risque existentiel que cela suppose ce dont nous parle les initiations antiques qui ne cachaient pas le risque "de vie ou de mort" de tout accès à la véritable "co-Naissance", laquelle s'apparente à l'idée du "deux fois né" du religieux et ne peut venir couronner que "le héros" à la poursuite de sa propre légende et poursuivant son "épopée".

De ce point de vue, il est regrettable que tout philosophe, à défaut de faire une psychanalyse, ne s'aide donc de l'astrologie karmique pour cheminer au mieux sur cette voie dans le respect du maître philosophe que fut Socrate -et qui ne fut jamais détrôné-, puisque sa parole continue de nous être transmise dans les âges.

Ainsi, voit-on des gens se proclamant philosophe tout en restant superbement ignorant ... de leur propre personne. Jusqu'au point, comme on va le voir, de croire bon parler "à la place de". Il ne s'efface même pas derrière lui, comme on le devrait devant un maître, non : il prend sa place, et déforme sa pensée tout en étant convaincu de l'expliquer à moins connaissant que lui... C'est à dire qu'aux erreurs de Nietzsche, si tant est qu'il en ai fait en tant que penseur (car son "erreur" est bien plus ontologique que philosophique), il rajoute les siennes. De "deformations en déformations" que l'on ne s'étonne pas que l'étudiant philosophe s'égare toujours et davantage.

C'est ainsi, en effet, que je découvre un site où le "néophyte" peut parler à Nietzsche lui-même. A priori, l'idée est bonne. Mais on reste quelque peu consterné d'y lire ceci :

Cher Friedrich Nietzsche,

Je souhaiterais vous entretenir sur un point que vous avez soulevé au sein de votre oeuvre, c'est celui du surhomme. À mon sens cette conception n'a pas été comprise par tous, pour ma part je conçois le surhomme comme un homme ordinaire qui a eu le courage d'affronter ses peurs et ses contradictions, d'être plongé en lui-même pour y trouver les réponses qu'aucun dieu n'a pu lui donner et d'en être sorti renforcé. Apte à aider ses semblables à en faire de même à l'image du sage, suis-je dans le vrai?

Autre chose, qu'avez-vous à répondre contre l'utilisation atroce de ce mythe du surhomme par l'Allemagne fasciste?

Cordialement,

Michael Abitbol

 

Friedrich Nietzsche

Cher Monsieur Abitbol,

Tout comme dans votre précédent message, vous frôlez sans toucher. Il me semble que vous avez décidé que ma philosophie s'approche de la pensée Zen, et que vous attendez une confirmation.

Tout d'abord, il est vrai que la philosophie Zen a des points communs avec la mienne. Et pourtant, elles sont fondamentalement opposées. Si nous nous rejoignons dans la reconnaissance de la Beauté dans la Vie, l'approche Zen est une philosophie de l'essence. Il est de la nature d'une fleur d'être. Ma conception est volontaire, non essentielle. Je pourrais tenter un parallèle avec le Zen en disant qu'il est de la nature d'une fleur de vouloir sa volonté, de vouloir l'Éternel Retour de toutes choses. Attention, ne confondez pas avec la réincarnation. L'Éternel Retour est un éternel retour immédiat, non futur.

Tout va, tout revient; éternellement tourne la roue de l'être. Tout meurt, tout refleurit, éternellement se poursuit l'année de l'être. Tout se brise, tout s'assemble à nouveau; éternellement se bâtit la même maison de l'être. Tout se sépare, tout se salue de nouveau; l'anneau de l'être se reste éternellement fidèle à lui-même. À chaque instant l'être commence; autour de chaque Ici roule la sphère Là-bas. Le centre est partout. Courbe est le sentier de l'éternité.

Le Zen abandonne son monde, son être, son émotion, fait le vide, est le vide. Le Surhomme veut sa volonté, devient sa volonté, est sa volonté. Il n'y a point d'être derrière l'acte, l'effet et le devenir; «l'acteur» n'a été qu'ajouté à l'acte-l'acte est tout.

Bien à vous,

F. Nietzsche (http://www.dialogus2.org/NIET/lemythedusurhomme.html).

 

Ce Nietzsche-là n'est pas le mien... Ni celui de Jung, ni celui de Lou Andréa Salomé

Ainsi, selon ce Nietzsche-là, nous ne devrions pas commettre l'erreur de voir dans l'Eternel Retour, une quelconque allusion à la réincarnation. Il m'est avis que de la même façon qu'avec "l'engeance nazi", Nietzsche doit se retourner dans sa tombe à entendre ce type de réponse faite en son nom.

D'où la nécessité d'aller lire Lou Andréa Salomé pour se faire une idée plus juste du véritable Nietzsche, lequel n'était certainement pas ignorant des doctrines orientales auxquelles Shopenhauer l'avait familiarisé, comme il y avait familiarisé Jung d'ailleurs. Et il y est bel et bien question de réincarnation.

p 341 du Gai Savoir, il dit : "Que dirais-tu si un jour, si une nuit, un démon se glissait dans ta solitude la plus reculée et te disait : "Cette vie telle que tu la vis maintenant et que tu l'as vécue, tu devras la vivre encore une fois et d'innombrables fois ; et il n'y aura rien de nouveau en elle, si ce n'est que chaque douleur, chaque plaisir, chaque pensée et chaque gémissement, et tout ce qu'il y a d'indiciblement petit et grand dans ta vie devront revenir pour toi, et le tout dans le même ordre et la même succession -cette araignée-là également, et ce lair de lune entre les arbres, et cet instant-ci et moi-même. L'éternel sablier de l'existence ne cesse d'être renversé à nouveau - et toi avec lui, ô graind e poussière de la poussières ç " - Ne te jettterais-tu pas sur le sol, grinçant des dents et maudissant le démon qui te parlerait de la sorte ? Ou bien te serait-il arrivé de vivre un isntant formidable ou tu aurais pu lui répondre : "Tu es un dieu, et jamais je n'entendis choses plus divines" Si cette pensée exerçait sur toit son empire, elle te transformerait, faisant de toi, tel que tu es, un autre, te broyant peut-être : la question posée à propos de tout et de chaque chose : "Voudrais-tu encore une fois ceci une fois et d'innombrables fois ?" pèserait comme le poids le plus lourds sur ton agir ç Ou bomebien de n te faudrait-il pas témoigner de bienveillance envers toi-même, et la vie, pour ne désirer plus rien que cette dernière, éternelle confirmation, cette dernière, éternelle sanction ?"

Lou Andréas Salomé poursuit dans son ouvrage Friedriche Nietzsche à travers son oeuvre : "A cette époque, comme nous l'avons déjà dit, l'idée de l'éternel retour n'étais pas encore pour Nietzsche une certitude, mais une appréhension. Il comptait faire dépendre la façon dont il en parlerait de la mesure dans laquelle les sciences lui en apporteraient la confirmation. Nous échangeâmes sur ce sujet toute une correspondance, et il ressortait toujours de ses déclarations qu'il pensait trouver la base irréfutable de sa théorie dans l'étude de la physique et de la constitution de l'atome - ce en quoi il se trompait. ...Une étude superficielle suffit à le convaincre qu'il ne trouverait pas dans la théorie atomiste la base scientifique de sa doctrine. La crainte de voir se confirmer son hypothèse fatale ne se réalisa donc pas, et il sembla délivré de la tâche d'annonciateur, dont la perspective l'emplissait d'une véritable épouvante. ...

"Ce qui le précipita dans la doctrine mystique du retour éternel, ce fut le besoin de conférer aux choses une valeur plus profonde, de découvrir et d'interroger les problèmes et ultimes et suprêmes de la vie ; tout ce qu'il avait connu en tant que métaphysicien, mais qui lui avait cruellement manqué en tant que positiviste, le poussait dans la mystique de sa théorie du retour éternel. Que lui important que cette doctrine entraînât, pour lui, un surcroît de tortures ? Que lui importait qu'elle le broya¨t ? Il préférait encore supporter la douleur de vivre que celle, bien plus grande, de renoncer à inculquer à la vie un esprit ou un principe divin.

Et elle le cite à nouveau : Quand on possède le "pourquoi ?" de sa vie, on s'accomode à peu près de tous ses "comments ?" dit-il dans Crépuscule des idoles..

Même si elle confirme que l'exposé de sa doctrine reste un peu "floue", elle reprend : "Dans une de ses premières oeuvres, la deuxième "Considération inactuelle", "De 'l'utilité et des inconvénients de l'histoire pour la vie", Nietzsche fait allusion, en passant, à la philosophie du retour" des pythagoriciens, et en parle comme d'un moyen approprié pour donner à "chaque fait sa particularité et son unicité" une signification qu'il ne pourra plus perdre ; mais il ajoute qu'une telle doctrine ne saurait revendiquer une place dans notre pensée, aussi longtemps que l'astronomie ne sera pas redevenue l'astrologie. Il est certain que les difficultés théoriques qui s'opposent à une renaissance moderne de cette ancienne idée ne lui sont pas apparues moins clairement à la fin de sa carrière qu'à l'époque où il croyait à la métaphysique de Shopenhauer."

A la fin de son parcours, dit-elle : "Nietzsche a complètement renversé la vieille doctrine hindoue selon laquelle l'âme est condamnée à renaître éternellement, jusqu'au jour où elle échappe à cette malédiction en renonçant à elle-même. Le suprême but moral de la vie n'est pas de se délivrer du cycle des réincarnations, mais de l'accepter avec joie, de se rallier à lui ; le plus haut idéal ne s'appelle pas "nirvana", mais "samsara".

En effet, le point de vue de Nietzsche était celui d'un "instinct de vie" qui a ses yeux devait fonder toute philosophie digne de ce nom. Loin de lui, l'idée donc, d'abandonner cette "bonne vieille terre" comme l'enseigne un certain bouddhisme désireux d'une "libération", à laquelle il n'aspirait pas vraiment en tant que chrétien, à la base. Pas plus qu'il ne trouva sens à ce que l'on aime un dieu absent, plutôt que de donner de l'affection à son prochain, bien présent, lui. Non, cette doctrine de la réincarnation, ne lui plaisait que sous l'angle du Samsara, d'une vie véritablement "éternelle", traversant morts et renaissances avec joie ! Et on peut se convaincre qu'avec son corps souffrant qui lui gâcha toute sa vie l'existence, il ne put qu'aspirer à se défaire de ce manteau de chair souffrante, pour revêtir un nouvel habit, plus conforme à la joie d'être et vivre qu'il entendait que chacun eût comme "bien intime".

Si la vie devait "s'achever" avec sa "réalité biologique" tandis qu'il était seul, sans amour, souffrant dans sa chair et trahi par ses affections et par sa propre soeur : quel désespoir sans nom !

Cette "vanité" en laquelle il voyait aussi vertu, qu'elle aurait été vaine, vraiment vaine... Souffrir d'une vie écourtée et inutile ? A quoi bon ? Ce désespoir là, faillit bien le "terrasser" au sens spirituel du terme.

Mais si, par ailleurs, à propos de l'Eternel Retour, il se demande s'il s'agit de la parole du démon ou bien de dieu, c'est qu'il reste encore marqué par son héritage protestant familial, conscient qu'une telle thèse, l'éloignait à jamais de toute idée d'enfer et de paradis inculquée par des siècles d'endoctrinement religieux auquel sa famille prit une part active. Là s'agitait encore, comme dans un dernier soubressaut, le karma d'un Jupiter rétrograde en Poissons et en maison IV et RKNN, contraint de revoir les fondations de sa morale.

Toutefois, sa joie, fut aussi de ne point revenir bredouille de son exploration de la mémoire... Il venait de trouver un trésor ! Une joie que son corps souffrant ne put sans doute pleinement "encaisser", sa "guérison" étant surtout au plan spirituel. Mais son prochain habit de chair, sans doute serait plus beau, plus neuf et plus vaillant, en une prochaine incarnation... Dès lors, il pouvait bien sombrer dans une apparente déraison. Puisqu'il savait avoir retrouvé la "véritable raison" de son incarnation. Et sans doute, ainsi, avait-il aussi guéri son père de cette maladie dont il avait hérité. Comme une pensée fausse qui "faite chair" , puis, léguée de "pères en fils" se targuant d'une autorité imméritée, ne peut que finir par être souffrante et torturante.

En ce qui concerne l'épopée de son âme et de sa conscience, 54 ans d'incarnation et de quête sans tricherie lui avait suffit pour remédier à cela.

Sur Wikipédia, on lit que Steiner aurait tenté de "le récupérer". Ce sur quoi je n'ai pas d'information.. Mais quand bien même il y aurait eu contact entre eux, il y a quelque progrès pour un philosophe positiviste à accéder à la théosophie, même si avec Steiner, elle se fit anthroposophie, conformément au consensus intellectuel de son temps pour lequel il était entendu du "dieu est mort". Et ne lui survit donc plus que l'Homme (theo : dieu, anthro : homme). Nous sommes, quoi qu'il en soit, avec ces divers personnages, plongés dans l'Allemagne du début XXème dont on sait l'importance dans l'écriture du XXème siècle. Seul Jung était Suisse, de langue germanique.

 

De Nietzsche à Jung

Et de la compréhension de Nietzsche, nous en venons tout naturellement à mieux comprendre Jung. Peut-t-on en effet comprendre l'oeuvre de ce dernier, sans se souvenir, comme il en témoigne dans son ouvrage "MA VIE" que c'est pour avoir été contemporain de Nietzsche et l'avoir bien lu qu'il se fit cette réflexion : "J'en voulais aux philosophes de parler de tout ce qui était inaccessible à l'expérience et de se taire chaque fois qu'il se serait agi de répondre à une expérience. Il me semblait bien que j'étais une fois et en quelque lieu tombé dans une vallée de diamants mais je ne pouvais convaincre personne et même pas moi-même, à y regarder de plus près, que les échantillons de pierres que j'en avais rapporté étaient autre chose que du simple gravier."

Jung voyait dans le Zarathoustra de Niezsche l'équivalent du Faust de Goethe.

A la différence de Nietzsche, la "vanité", dans la double acception de "vain" et "d'orgueilleux", n'eut aucune prise sur Jung qui se flattait d'une vie simple de père de cinq enfants, médecin dévoué à ses malades. Parlant de ces saines contraintes, il dit : "Elles me prouvèrent, jour après jour, que j'existais réellement et que je n'étais pas seulement une feuille ballottée au gré des vents de l'esprit, comme un Niezsche. Nietzsche avait perdu le contact avec le sol sous ses pieds parce qu'il ne possédait rien d'autre que le monde intérieur de ses pensées - qui d'ailleurs, possédait plus Nietzsche que lui-même ne le possédait. Il était déraciné et planait sur la terre, et c'est pourquoi il fut victime de l'exagération et de l'irréalité. Cette irréalité était pour moi le comble de l'abomination. Car ce que j'avais en vue, c'étaient ce monde-ci et cette vie-ci. Quelque ballotté et perdu dans mes pensées que je fusse, je ne perdais cependant jamais de vue que toute cette expérience à quoi je me livrais concernait ma vie réelle, dont je m'efforçais de parcourir le domaine et d'accomplir le sens. Ma devise était "Hic Rhodus, hic salta" (C'est ici Rhodes, c'est ici que tu dois danser).

Dans ce même ouvrage, il précise d'ailleurs : "Certes, je ne croyais pas à la réincarnation ; par contre, la notion que l'Indien appelle karma, m'était naturellement familière."

Ce que l'on peut dire en tout cas, c'est que Jung fut particulièrement "sensible" au combat intime de Nietzsche avec l'ombre. Et l'aspect tout à fait pathétique de la faiblesse de l'homme face à ce "combat de Titan". Une question de taille lui était posée et il s'attela à la tâche d'y répondre. L'ensemble de son oeuvre ne fait pas autre chose que répondre à cette question du combat de l'Homme avec l'ombre. Richard Wihelm lui apporta la réponse qui ne pouvait venir que d'une Chine capable de "penser" le paradoxe. Ainsi dit-t-il : "Ou bien Richard Wilhelm avait-il raison quand il me disait en plaisantant que j'avais peut-être été dans une vie antérieure un Chinois rebelle qui devait - en guise de punition - découvrir en Europe son âme orientale ?"..."

Ainsi, mesurant le parcours intellectuel que Jung fit à la suite de Nietzsche, on comprend mieux pourquoi je parle sur mon site de "continuer" l'oeuvre de Jung. C'est parce que lui-même le dit : "Par exemple : les questions que je soulève et les réponses que j'essaie de leur apporter peuvent ne pas être satisfaisantes. Dans ces conditions quelqu'un qui a mon karma -donc peut-être moi-même- devra alors renaître, pour apporter une réponse plus complète."

J'avoue avoir été fortement "ébranlée" à la lecture de cette phrase... Sachant qu'il est mort en juin 1961 et que j'ai été "conçue" en août de cette même année. Adhérant en tous points à sa pensée, je me suis dis à moi-même : "et bien dis donc, je suis revenue fissa finir le travail !"

Et alors étais-je Jung ou bien ne suis-je que dans sa "filiation d'esprit" ? Quelle importance, en réalité ? Aucune... Toutefois, nul ne pourra me dire (à part moi-même m'expliquant à moi-même) pourquoi j'ai appelé mon chat Chinois, tandis que je ne suis en rien sinophile et que je me suis souvenu, de la question enigmatique de Lao Tseu en écrivant sur la Lune Noire : "Peux-tu ouvrir les célestes battants, en jouant le rôle féminin ?".

Quant au "combat avec l'ombre" (autrement nommé "alter ego" et "gardien du seuil) je ne saurai trop recommander ce magnifique film qui nous vient précisément de Chine : "Maître Taï Chi"... On peut le voir comme une belle parabole, en parallèle d'une lecture "avertie" du livre des Transformations qui, pour être "divinatoire", a tout d'initiatique et strictement rien de "prédictif".

En attendant, Jung savait bien que : "Ce que j'éprouve comme résultante des vies de mes ancêtres ou comme karma acquis dans une vie antérieure personnelle pourrait peut-être tout aussi bien être un archétype impersonnel qui tient aujourd'hui le monde entier en haleine et qui m'a particulièrement saisi, par exemple, le développement séculaire de la triade divine et sa confrontation avec le principe féminin, ou la réponse, encore à trouver, à la question des gnostiques sur l'origine du mal, en d'autres termes, l'imperfection de l'image chrétienne de Dieu."

Et s'il était conscient d'avoir contribué à une "grande élucidation", il précise : "Le problème du karma m'est resté obscur, de même que celui de la réincarnation personnelle ou de la métempsycose. Je prends note avec respect de la profession de foi indienne en faveur de la réincarnation et je regarde autour de moi, dans le champ de mon expérience, me demandant si n'importe où et n'importe comment ne se produit pas un événement qui puisse légitimement évoquer la réincarnation. Il va de soi que je laisse de côté les témoignages, relativement nombreux chez nous, de croyance à la réincarnation. Une croyance me prouve seulement l'existence du "phénomène croyance", mais nullement la réalité de son contenu. Il faut que celui-ci se révèle à moi empiriquement, en lui-même, pour que je l'accepte. Jusqu'à ces dernières années, bien que j'y eusse apporté toute mon attention, je n'avais pas été à même de découvrir quoi que ce soit de persuasif à ce sujet. Mais récemment j'ai observé chez moi une série de rêves qui, de toute apparence, décrivent le processus de réincarnation d'une personnalité défunte de ma connaissance... Mon observation donc étant subjective et isolée, je veux seulement mentionner son existence, mais non son contenu. Je dois avouer cependant que, depuis cette expérience, je considère d'un oeil quelque peu différent le problème de la réincarnation, sans toutefois pouvoir, il est vrai, défendre une opinion avec certitude."

 

Quand l'astronomie sera redevenue astrologie....

A en croire, Lou Andréa Salomé, c'était ainsi que la doctrine de "l'Eternel Retour", selon Nietzsche, pourrait être acceptée à nouveau. On donne ici raison à Jung qui le trouve "irréaliste". En effet, à défaut d'un retour de l'astronomie à ses racines astrologiques, on peut dire que c'est l'astrologie elle-même, qui revient à ses racines gnostiques en devenant karmique.

Jung reprochait aux philosophes de ne faire que "philosopher en l'air" et, de là : il a contribué à la naissance de la psychanalyse.

Ne peut-on, à présent, faire reproche aux psychanalystes de ne faire que "psychanalyser en l'air", s'ils ne se dotent de l'outil précieux de l'astrologie karmique en comprenant bien le propos des pères de la psychanalyse ? Car précisément, voilà bien l'outil attendu par Jung, par Nietzsche (et tant d'autres penseurs du début XXème...), de sorte à être parfaitement convaincu de la réincarnation. et du karma

Car si je rappelle que c'est l'astrologie, dès mon jeune âge, qui m'a conduit à admettre la réincarnation, que dire d'une astrologie karmique "aboutie" sur laquelle "l'homme en quête de lui-même" peut prendre un solide et consistant appui pour se réaliser ?

Alors, l'astrologue du XXIème redevient un véritable "philosophe" sachant philosopher juste pour trouver une vérité "juste" qui soit moins le fait d'une "croyance" que le fait d'une vieille et antique "science", ainsi régénérée...

Quant à la question gnostique de l'origine du mal, il me semble par là en avoir trouvé une piste de réponse la plus certaine... Et il est plutôt réjouissant que l'oeuvre de Jung ayant "essaimé" (et remercions ici M. Cazenave qui en a fait le but de sa vie), ce type de questionnement devienne plus partagé.

Car à son époque, il s'interrogeait sur la naïveté de Nietzsche considérant que : "Son malentendu morbide, pensais-je, avait été de livrer le numéro 2 (l'ater ego), avec une naïveté et un manque de réserve excessifs, sans un monde totalement ignorant de pareilles choses et incapable de le comprendre. Il était animé de l'espérance enfantine qu'il rencontrerait des hommes qui pourraient éprouver son extase et comprendre "la transmutation de toutes les valeurs". Mais il ne rencontra que des Philistins instruits et même, circonstance tragi-comique, il en était un lui aussi, qui, comme les autres, ne se comprit pas lui-même quand il culbuta dans le monde du mystère et de "l'indicible" qu'il voulu prôner à une masse amorphe et abandonnée des dieux..."

Jung conclut : "Je m'aperçus que l'on n'aboutit à rien si l'on ne s'entretient pas de ce qui est connu de tous."

 

S'entretenir de ce qui est "connu de tous"...

A défaut d'être "connue de tous", l'astrologie s'est considérablement démocratisée comme "voie de connaissance de soi". Il faut constater d'ailleurs, que depuis qu'elle parle de karma, de nouveaux esprits viennent à elle qui, sans cela, n'y seraient jamais venus. Ils y viennent "par croyance" en la réincarnation et ainsi développent "une science"... Une "science astrologique" remplissant le plus bel office qui soit pour l'avènement d'un monde meilleur, où le Samsara se délivrerait toujours et davantage du "poids de la faute"...

Car ce qui empêche probablement "l'homme commun" de devenir "philosophe" : c'est la peur. La peur de mourir, bien sûr, même de mort symbolique. C'est pourquoi les philosophes les plus "hauts en esprit", avant d'encourager l'intellectualité, ont tous encouragés L'AMOUR DE LA VIE.

Jesus l'avait déjà dit en nous parlant d'Amour, car avant d'aimer son prochain, savoir "AIMER LA VIE" et par conséquent, "son prochain comme soi-même", est la première des sciences et des sagesses.

Aimer et réussir sa vie, est un préalable avant que de prétendre "aimer et réussir sa mort" : les grands philosophes de l'histoire n'ont jamais rien dit d'autre, au fond. Jusqu'à/depuis Saint Augustin avec son "aimes, et fais ce que tu veux"...

Et, sans conteste, on peut dire que l'astrologie karmique vient parachever la philosophie en donnant de bonnes raisons à l'homme d'aimer et sa vie, et sa mort, tout à la fois. Je ne connais aucune autre science qui remplisse, à notre époque : ce plus bel office... Je n'ai jamais voulu ajouter à mon école d'astrologie un qualificatif de "psychanalytique", pas plus que l'école humaniste ne l'a fait, considérant que se dire d'obédience jungienne suffit. Il n'y a à mes yeux de véritable psychanalyste que jungien. Même si Sri Aurobindo se gaussait de la psychanalyse naissante, puisqu'il considérait que tout cheminement spirituel implique une connaissance "psycho-spirituelle". Mais ce dernier, n'a pas vraiment, et humblement, comme Jung, élaboré un "matériau" qui permette d'opérer la transition entre rationel et irrationnel, ou encore, le naturel et le surnaturel, pour l'homme en chemin. Ce "matériau" ne vaut en réalité que pour l'occidental issu d'une matrice judeo-chrétienne et positiviste. Un homme qui n'existe pas encore et qui est "à naître".

Car nous avons tous un "chinois" incompréhensible qui peut se réveiller un jour en nous... C'est à dire un "casse-tête" qu'il faut éviter de traiter "à coup de marteaux"... C'est l'enseignement de ce superbe film "Maître Taï Chi" qui, en forme de parabole, nous rend compréhensible, à nous occidentaux, le sens profond des "arts martiaux" et de "la Maîtrise spirituelle" pour qui rencontre son ombre...

Très jeune, je "cherchais mon maître" et c'est en lui, en Jung, bien que je ne l'ai jamais cotoyé ni rencontré autrement "qu'en esprit", que j'ai trouvé enfin celui qui "surplombait de très haut" "mon chemin" et ma réflexion de "femme savante" (que l'on qualifia longtemps de sorcière)...

Reconcevant "sa pensée", je ne peux que "m'abîmer" en un amour et une reconnaissance infinie pour l'immensité du travail qu'il a accompli...

Malraux, lui, nous a rappelé que "Les idées sont faites pour être vécues"... Et l'Astrologie Karmique est probablement la compagne la plus sûre pour "nous vivre en idée" sur le chemin d'un Idéal retrouvé.

Il reste, quoi qu'il en soit, que se structurer mentalement, -au lieu de développer une intellectualité aride et abstraite-, reste le meilleur moyen de développer un "point de vue conscient et ferme, capable de parlementer avec lui" ..." (ainsi que le dit Jung à propos de notre point de vue sur l'inconscient, cité dans mon Comprendre la Lune Noire). En ce sens, je considère l'astrologie karmique comme étant "le yoga mental" qui selon lui avait besoin d'advenir pour l'occidental.

© Laurence LARZUL - le 4 mai 2009.


A lire :


A propos des chiffres et des mathématiques, on s'instruira utilement des conditions de leur naissance en visitant ces liens :

http://lechiffre.free.fr/chapter1/A-Histoire/titre1.html

http://lechiffre.free.fr/chapter1/B-Naissance/titre1.html

http://lechiffre.free.fr/chapter1/C-Graphique/titre1.html

 

Et on se donnera toute liberté, fort de son sens littéraire, qui par delà la cacophonie des polémiques, nous donne tout loisir d'écouter la "langue des oiseaux", d'entendre dans la Description de la Bête de l'Apocalypse de Saint Jean, dénonçant le chiffre 666 qu'il dit être un "nombre d'homme".

Oui, on se donnera toute liberté de n'y voir en réalité qu'une "ombre d'homme". J'ai croisé la "mère" de la nombrologie, Claude de Milleville, qui savait vous faire parler l'inconscient, rien qu'à vous demander des chiffres...

Nulle personne instruite, bien sûr, ne vous dira clairement : 666, de crainte de voir apparaître "la Bête"... C'est dommage...

Mais enfin, commencer à apprendre à la dompter, est sans doute un préalable...

Seuls les porcs, contents de leur porcherie, l'affirment haut et fort, leur dévotion au 666. Et leur nature "d'ombre". Ils ont bien raison au fond, ils font oeuvre utile, puisque c'est en rencontrant "son ombre" que l'homme accède à la vraie lumière et sort enfin de "la caverne"... Et autrement qu'en "allégorie".

Aux dernières nouvelles : Claude de Milleville pratique la "Nombroscopie" auprès de Brigitte Lahaie... Je ne suis pas sûre que la "pureté" de son enseignement y gagne, mais ça vaut le détour...


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