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De la Philosophie à
l'Astrologie Karmique...
En passant par la
psychanalyse.
Par Laurence
LARZUL
La philosophie ? Quel grand
mot ! Quel vaste sujet...
Dans l'impossibilité
de le circonscrire en un seul article, je me
contenterai d'évoquer "mon parcours" face au
sujet, en tant qu'astrologue ayant
évolué vers "le karmique". Je ne peux en
effet, omettre un "grand moment" qui fit date, on peut
le dire, dans mon histoire.
Très jeune, après avoir
été quantité de fois
"louangée" et "primée" par des
professeurs voyant en moi "un petit génie"
(aujourd'hui on me dirait "enfant indigo"), je me
fatiguais de cette "intellectualité
desséchante" dont on cherchait à
"inséminer" mon jeune esprit. Peu à peu,
je devins malade (angines à
répétition, mononucléose), puis
mauvaise élève et enfin rebelle et par
conséquent : virée en troisième.
C'était par ailleurs un âge où
"les garçons" étaient devenus à
mes yeux le sujet d'étude le plus
intéressant qui soit, à part l'art. Je
travaillais à "ma féminité".
Anticipant cette "lassitude réciproque" de
l'école et de moi-même, j'avais en effet
passé le concours des arts appliqués. Ne
l'ayant pas préparé, je le ratais.
Je me suis trouvé alors sans plus aucune
école pour m'accueillir à la
rentrée. Me vint une "improbable nostalgie" des
bancs de l'école, tant il est vrai qu'il faut
perdre les choses pour mieux les
apprécier...L'idée de n'être plus
en train d'apprendre, me devint soudain tout bonnement
odieuse. Je me revois encore, courant au rectorat pour
me faire ré-admettre dans le public -je venais
du privé- et tombant en syncope dans les files
d'attente, tant la mononucléose m'avait
affaiblie.
On m'adressa à une femme très
sympathique, proviseur d'un lycée du
18ème, qui me permit d'être reçue
directement par le proviseur d'un lycée tout
à côté de chez moi. On ne pouvait
rêver "solution" plus souhaitable, tandis que je
faisais auparavant une heure de trajet pour me rendre
à l'école. D'un mal sortait donc un
bien.
Je passerai ici les multiples "vexations" que
certains professeurs ont cru bon m'infliger ensuite,
du simple fait que je venais du privé. Je
repense à un certain professeur de physique qui
me mettait sur le dos "toute expérience
ratée" et le moindre "bruit ou grincement de
porte" dans son cours... Injustice qui révolta
la classe entière.
Mais j'étais heureuse ! Heureuse
d'être revenue "sur les bancs de
l'école"... Et puis surtout, plutôt que
d'arrêter de façon
prématurée le cursus vers le bac, je
trouvais excessivement motivant d'avoir, enfin : DES
COURS DE PHILOSOPHIE.
Je m'en réjouissais et m'en régalais
d'avance... Oui, à part l'art, je trouvais en
ceci une "vraie" motivation pour poursuivre jusqu'au
bac.
Certes, déjà, j'étais
plongée avec passion dans mes livres
d'astrologie, et il me fallait faire un effort quasi
surhumain (que je ne faisais d'ailleurs pas, le plus
souvent, sauf en extrême urgence) pour
m'intéresser aux "banalités"
scolaires... Mes professeurs me reprochaient mes
venues "touristiques", mais je peinais vraiment
à m'intéresser au ton monocorde avec
lequel certains professeurs nous débitaient "le
programme"... Je ne me passionnais vraiment que pour
les sciences économiques que mon professeur
savait rendre intéressantes, et le
français, bien sûr. Peu matheuse, ma
mère m'offrit les services d'un professeur
particulier qui fut d'un grand secours. Car de
même, je peinais à m'intéresser
à des mathématiques auxquelles, mon
professeur pourtant honnête, ne savait me donner
le "sens" que mon esprit philosophique recherchait
déjà. Du moment où j'ai compris
qu'il ne s'agissait que d'un "jeu" : je devins
très bonne. Ce qui m'avait "bloquée" :
c'est d'y chercher un sens quelconque. Si l'on me
permettait de comprendre que ces équations
étranges sur le tableau n'en avait aucun autre
que de constituer une "activité créative
de l'esprit" : je me mis à jouer avec un
plaisir qui resta malgré tout toujours un peu
"forcé".
Je n'ai jamais eu aucun complexe intellectuel face
à une discipline, les mathématiques, qui
à mes yeux : relevait de la "broderie" de bonne
femme (ou bien de "bonne fame"), dénuée
de sens et de raison. Pourtant, on me faisait valoir
que "pour réussir dans la vie", il fallait
être matheux... Toutefois, j'étais loin
cependant d'opposer les mathématiques à
la philosophie. Je considère et
considère toujours que les matheux nous
confectionnent, "les outils" : logiciels, internet,
favorisant notre "progrès philosophique", ne
serait-ce qu'en favorisant l'échanges
d'idées via internet.
Les "vues" des mathématiques sont
créatives, celles de la philosophie son
"reflexives" permettant de nous voir dans la
Création.
Autrement, il est vrai que l'enseignement scolaire
respirait "la mort" d'un ennui mortel et non la
vivacité de la Connaissance, telle que je la
cherchais.
Et puis j'avais vraiment le "travers type" du
surdoué, m'ennuyant et baillant dans ces
cours/laïus sempiternels tandis que mes acquis du
privé étaient de très bon niveau.
De la même façon d'ailleurs,
j'évite à présent ce "pensum"
à mes propres élèves par les
cours par correspondance... Tant j'ai appris à
quel point "l'ennui" est contraire à toute
véritable "Co-Naissance".
Je me réjouissais donc de la perspective de
ces cours de philosophie... Déjà je
m'imaginais un professeur brillant, intellectuellement
stimulant, magistral... Oui, déjà, je
rêvais de "trouver mon maître"...
Au lieu de cela, il advint une toute petite femme
d'une cinquantaine d'année, dont je me souviens
le cheveux roux soigneusement mis-en-plis et les
mocassins violets à pompon, impeccablement
vêtue pour tenir boutique dans le XVIème
arrondissement. Mais nous étions dans un
lycée du XVème arrondissement...
Loin de moi l'intention, pourtant, de la faire
pleurer et de l'humilier en public. Cet
événement fâcheux advint
toutefois, le jour où, dans son cours, nous
abordâmes le sujet de l'astrologie. La dame
était probablement dépressive et au seul
constat de son incompétence à
répondre à mes questions ardentes et
à ma verve, elle fondit en larme, perdant
lamentablement la face du professeur respectable
qu'elle devait être.
Il n'était pourtant pas dans mon intention
de prendre le pouvoir sur la classe, mais j'avoue
n'avoir jamais, même dans les pires cauchemars,
pu imaginer si piètre adversaire. Un professeur
de philosophie aussi inapte à toute "joute
oratoire" ? Cet épisode, bien
évidemment, ne la fit pas "briller" aux yeux de
la classe tandis que nous étions à la
rentrée.
J'avais toutefois fait triompher la cause de
l'astrologie aux yeux de mes compagnons de classe de
philosophie. Et cela, seul importait. A
l'époque, ma Lune Sagittaire tout à son
feu et à sa flamme, tirait ses flèches
à vue et sans sommation et mon Mercure
Gémeaux n'avait pas sa langue dans sa poche.
Parler de "force de persuasion" est peu dire. Je ne
lâchais mon interlocuteur que "convaincu" ou
bien mort... de fatigue. Je mettais d'ailleurs
déjà à profit cette belle
presdisposition dans des activités commerciales
pour me faire de l'argent de poche. Ainsi vendais-je
des choses aussi surréalistes que la
"3ème main de la ménagère" au
concours Lépine de la foire de Paris, mais
surtout, je parvins un jour à "vendre un
tableau à un aveugle" (qui fut fort satisfait
se son acquisition), ce qui fit date aussi quant
à mon "auto-formation". Je conçus la
nécessité d'user avec scrupule de cette
"foudre de guerre" que j'avais au bout de langue. Quoi
qu'il en soit, face à ce professeur,
j'attendais du "répondant" et m'imaginais
naïvement que tout philosophe, à
défaut d'être astrologue, devait au moins
être capable de parler de l'astrologie... Mais
elle tenta vainement de faire admettre cette
fâcheuse "impasse" pour normale et de nous
ramener aux textes et références qu'elle
ânonnait avec une totale absence de
conviction...
J'aurai pardonné à cette femme cette
médiocrité (quoi qu'elle fut à
mes yeux "sacrilège" de la philosophie), si
elle ne l'avait ensuite "parachevée" en me
poursuivant de sa vindicte, affublant
systèmatiquement mon travail de mauvaises
notes, tandis qu'elle n'avait qu'éloge pour
celui de l'"ami futur banquier" que je faisais
travailler avec moi sur les textes qu'elle nous
donnait à étudier. Ce qu'elle ignorait,
c'est que c'était moi qui lui faisait des cours
particuliers. A lui elle mettait de bonnes notes, et
à moi pas !
Constatant cela : j'ai tout bonnement
arrêté d'aller à ses cours. Ce qui
me valut bien évidemment une fort mauvaise
appréciation lors du passage au bac. Et ce qui
ne m'empêcha pas d'avoir au bac une note
'honnête" et bien méritée. Au
passage, j'exprime ici ma gratitude éternelle
pour mon ami Jean Jacques, Balance/Balance qui en tant
que délégué de classe a toujours
su "négocier mes passages" auprès des
professeurs. Que serait devenue mon âme rebelle
et insoumise sans lui le "diplomate né" ? Sa
façon de donner raison à tous, pour
irritante quelle me parut parfois, me fut bien
utile... Il est malheureusement mort à 30 ans
et c'est un ami que je continue de regretter.
Il va de soi, que suite à cette mauvaise
expérience, j'ai relativisé "mon
enthousiasme" pour toute forme de cursus de
l'Education Nationale. La déception
était : SEVÈRE ! Je m'étais fait
"un idéal" des cours de philosophie et
j'étais tombée sur la plus minable des
professeurs qu'il soit possible de concevoir et
d'imaginer.
La rencontre d'un Ange
philosophe et dentiste
Mais mon rapport à "une certaine
philosophie", ne s'arrête pas là... Plus
récemment, j'ai eu un dentiste se
prénomant "Ange". Quand je lui parlais
d'astrologie, il s'enthousiasma et m'évoqua son
"passe-temps" philosophique... Toute une conversation
s'ensuivit à propos de la bouche et de la
"métaphysique" qui pouvait en naître.
A dire vrai, je ne suis pas très
habituée à rencontrer un dentiste
philosophe qui s'appelle Ange. Mais enfin, lorsqu'on
sait que la philosophie veut dire "amour de la
sagesse", on peut imaginer que l'homme en question se
soit fondamentalement "épris" de la "dent de
sagesse" au point d'y trouver matière à
philosopher...
J'ai trouvé cela drôle, pittoresque et
charmant. Mais enfin : je n'étais pas venue
là pour philosopher (qui pense à
philosopher chez le dentiste ???). J'ai donc
laissé l'Ange à sa "réflexion
dentaire"...
Enfin, après ma déception de
terminale, il était est tout de même
consolant de constater qu'un homme puisse "philosopher
sur son horizon buccal quotidien"... Sa philosophie
avait, à bien des égards, une dimension
esthétique plutôt qu'éthique, et
là, franchement : les goûts les
couleurs...
Alors, alors... Nous revenons à Nietzsche,
dont l'aspect "fascinant" ne tient probablement
qu'à l'ignorance des hommes... Lou
Andréa Salomé, revisitant "son oeuvre"
qu'elle voyait mal comprise, a raison de n'y voir que
sa propre psychanalyse. De même, l'astrologue
observant son Pluton maître d'ASC en
Bélier et en V, voit quasiment traduit mot
à mot sa fameuse "volonté de puissance".
Et il est probablement plus "juste" de le voir comme
"artiste", un solitaire parlant de lui-même
à lui-même et doutant qu'à
n'être pas entendu de tous : il existât
encore. Cette philosophie-là, certes, est
préférable à l'aride façon
dont la philosophie a évolué ensuite,
s'enferrant dans des vues de plus en plus abstraites
et décharnées.
Tant, un certain esprit masculin, voudrait vraiment
se croire : "indépendant de son oeuvre et de sa
création", (dès lors que ça
"tourne vinaigre ?). Nietzsche, lui, ne commit pas
cette erreur. Ce qu'il dit textuellement à Lou
Andréa Salomé, trouvant en son
idée de faire se rejoindre" l"oeuvre et
l'homme" : le fait d'une âme soeur, qui l'aurait
vraiment compris.
C'est en ce sens que Nietzsche peut être
considéré comme "père fondateur"
de la psychanalyse. Par lui, la véritable
"philosophie" est revenue à sa dimension de
"quête" et a pris la forme de cette nouvelle
discipline, naissant avec son temps : la psychanalyse.
Ceci, dans la lignée souterraine d'un Rabelais
qui créa en son temps le "Géant"
Gargantua, comme Nietzsche enfanta son "Surhomme".
Tout deux, par leur oeuvre, faisant miroir à
l'Homme qui se cherche dans le chaos d'une vie
bouillonnante...
Si quelque maître en psychanalyse avait
guidé Nietzsche (tandis que celui-ci n'est
né qu'après lui, c'est à dire :
après l'avoir lu et pensé et il
s'appelait Jung), il lui aurait sans doute
déconseillé de faire paraître des
ouvrages dont Nietzsche lui-même sentait et
pressentait que : nul autre que lui-même ne
pouvait le comprendre. Se concevant alors comme un
Zarathoustra transcendant les âges et se
re-fécondant pour une renaissance future. Et un
à-venir plus certain ?
Tout en touchant la folie, on peut dire qu'il avait
retrouvé la "Mnemosyné" des anciens
grecs grâce à la doctrine de "l'Eternel
Retour".
Ceci est bien entendu mon point de vue d'astrologue
karmique sur Nietzsche et pensant Nietzsche, un
siècle après lui et la naissance de la
psychanalyse et, surtout, la lecture de Jung. Mais
même en ne pratiquant qu'une psychologie
primaire, on ne peut douter qu'il aspirait très
certainement à "s'accoucher" comme Homme. Ceci
pour s'expulser de cet univers féminin dans
lequel il était né et resté
enfermé, comme dans l'utérus d'une
géante inconnue (Jupiter en Poissons/IV). Et il
faut être effectivement "surhomme" pour
naître à soi-même et accéder
ainsi à la "co-naissance" réelle.
Depuis lui, et grâce à
l'avènement de la psychanalyse... Nous sommes
revenus, pour ce faire, à la traditionnelle
"maïeutique" de Socrate... (l'accouchement
progressif de soi).
Ce retour de la maïeutique fut rendu "urgent",
tant on dut constater le danger qu'il y avait à
se psychanalyser "tout haut". L'"engeance
antisémite" (selon l'expression de Nietzsche)
récupérant son "Surhomme" pour
l'interpréter et "l'agir" à son aise et
à sa triste guise ... Tous les maîtres de
l'antiquité savaient ce danger, et de
là, vient la logique "des mystères" et
du secret de "l'initiation".
L'astrologie karmique, l'astrologie humaniste,
ainsi que la psychanalyse de Jung sont probablement la
forme la plus "aboutie" de la philosophie en tant que
"quête de sens" et non de transmission
quelconque "d'un corpus de connaissance". Toute
philosophie n'est en effet véritablement
"parachevée" que pour celui qui l'a
menée jusqu'à son terme en tant
qu'"amoureux de la sagesse", c'est à dire,
avant tout : de sa propre "sagesse" d'un homme devenu
enfin "sage". Ceci, avec tout le risque existentiel
que cela suppose ce dont nous parle les initiations
antiques qui ne cachaient pas le risque "de vie ou de
mort" de tout accès à la
véritable "co-Naissance", laquelle s'apparente
à l'idée du "deux fois né" du
religieux et ne peut venir couronner que "le
héros" à la poursuite de sa propre
légende et poursuivant son
"épopée".
De ce point de vue, il est regrettable que tout
philosophe, à défaut de faire une
psychanalyse, ne s'aide donc de l'astrologie karmique
pour cheminer au mieux sur cette voie dans le respect
du maître philosophe que fut Socrate -et qui ne
fut jamais détrôné-, puisque sa
parole continue de nous être transmise dans les
âges.
Ainsi, voit-on des gens se proclamant philosophe
tout en restant superbement ignorant ... de leur
propre personne. Jusqu'au point, comme on va le voir,
de croire bon parler "à la place de". Il ne
s'efface même pas derrière lui, comme on
le devrait devant un maître, non : il prend sa
place, et déforme sa pensée tout en
étant convaincu de l'expliquer à moins
connaissant que lui... C'est à dire qu'aux
erreurs de Nietzsche, si tant est qu'il en ai fait en
tant que penseur (car son "erreur" est bien plus
ontologique que philosophique), il rajoute les
siennes. De "deformations en déformations" que
l'on ne s'étonne pas que l'étudiant
philosophe s'égare toujours et davantage.
C'est ainsi, en effet, que je découvre un
site où le "néophyte" peut parler
à Nietzsche lui-même. A priori,
l'idée est bonne. Mais on reste quelque peu
consterné d'y lire ceci :
Cher Friedrich Nietzsche,
Je souhaiterais vous entretenir sur un point que
vous avez soulevé au sein de votre oeuvre,
c'est celui du surhomme. À mon sens cette
conception n'a pas été comprise par
tous, pour ma part je conçois le surhomme comme
un homme ordinaire qui a eu le courage d'affronter ses
peurs et ses contradictions, d'être
plongé en lui-même pour y trouver les
réponses qu'aucun dieu n'a pu lui donner et
d'en être sorti renforcé. Apte à
aider ses semblables à en faire de même
à l'image du sage, suis-je dans le vrai?
Autre chose, qu'avez-vous à répondre
contre l'utilisation atroce de ce mythe du surhomme
par l'Allemagne fasciste?
Cordialement,
Michael Abitbol
Friedrich Nietzsche
Cher Monsieur Abitbol,
Tout comme dans votre précédent
message, vous frôlez sans toucher. Il me semble
que vous avez décidé que ma philosophie
s'approche de la pensée Zen, et que vous
attendez une confirmation.
Tout d'abord, il est vrai que la philosophie Zen a
des points communs avec la mienne. Et pourtant, elles
sont fondamentalement opposées. Si nous nous
rejoignons dans la reconnaissance de la Beauté
dans la Vie, l'approche Zen est une philosophie de
l'essence. Il est de la nature d'une fleur
d'être. Ma conception est volontaire, non
essentielle. Je pourrais tenter un parallèle
avec le Zen en disant qu'il est de la nature d'une
fleur de vouloir sa volonté, de vouloir
l'Éternel Retour de toutes choses. Attention,
ne confondez pas avec la réincarnation.
L'Éternel Retour est un éternel retour
immédiat, non futur.
Tout va, tout revient; éternellement tourne
la roue de l'être. Tout meurt, tout refleurit,
éternellement se poursuit l'année de
l'être. Tout se brise, tout s'assemble à
nouveau; éternellement se bâtit la
même maison de l'être. Tout se
sépare, tout se salue de nouveau; l'anneau de
l'être se reste éternellement
fidèle à lui-même. À chaque
instant l'être commence; autour de chaque Ici
roule la sphère Là-bas. Le centre est
partout. Courbe est le sentier de
l'éternité.
Le Zen abandonne son monde, son être, son
émotion, fait le vide, est le vide. Le Surhomme
veut sa volonté, devient sa volonté, est
sa volonté. Il n'y a point d'être
derrière l'acte, l'effet et le devenir;
«l'acteur» n'a été
qu'ajouté à l'acte-l'acte est tout.
Bien à vous,
F. Nietzsche
(http://www.dialogus2.org/NIET/lemythedusurhomme.html).
Ce Nietzsche-là n'est
pas le mien... Ni celui de Jung, ni celui de Lou
Andréa Salomé
Ainsi, selon ce Nietzsche-là, nous ne
devrions pas commettre l'erreur de voir dans l'Eternel
Retour, une quelconque allusion à la
réincarnation. Il m'est avis que de la
même façon qu'avec "l'engeance nazi",
Nietzsche doit se retourner dans sa tombe à
entendre ce type de réponse faite en son
nom.
D'où la nécessité d'aller lire
Lou Andréa Salomé pour se faire une
idée plus juste du véritable Nietzsche,
lequel n'était certainement pas ignorant des
doctrines orientales auxquelles Shopenhauer l'avait
familiarisé, comme il y avait
familiarisé Jung d'ailleurs. Et il y est bel et
bien question de réincarnation.
p 341 du Gai Savoir, il dit : "Que dirais-tu si un
jour, si une nuit, un démon se glissait dans ta
solitude la plus reculée et te disait : "Cette
vie telle que tu la vis maintenant et que tu l'as
vécue, tu devras la vivre encore une fois et
d'innombrables fois ; et il n'y aura rien de nouveau
en elle, si ce n'est que chaque douleur, chaque
plaisir, chaque pensée et chaque
gémissement, et tout ce qu'il y a
d'indiciblement petit et grand dans ta vie devront
revenir pour toi, et le tout dans le même ordre
et la même succession -cette
araignée-là également, et ce lair
de lune entre les arbres, et cet instant-ci et
moi-même. L'éternel sablier de
l'existence ne cesse d'être renversé
à nouveau - et toi avec lui, ô graind e
poussière de la poussières ç " -
Ne te jettterais-tu pas sur le sol, grinçant
des dents et maudissant le démon qui te
parlerait de la sorte ? Ou bien te serait-il
arrivé de vivre un isntant formidable ou tu
aurais pu lui répondre : "Tu es un dieu, et
jamais je n'entendis choses plus divines" Si cette
pensée exerçait sur toit son empire,
elle te transformerait, faisant de toi, tel que tu es,
un autre, te broyant peut-être : la question
posée à propos de tout et de chaque
chose : "Voudrais-tu encore une fois ceci une fois et
d'innombrables fois ?" pèserait comme le poids
le plus lourds sur ton agir ç Ou bomebien de n
te faudrait-il pas témoigner de bienveillance
envers toi-même, et la vie, pour ne
désirer plus rien que cette dernière,
éternelle confirmation, cette dernière,
éternelle sanction ?"
Lou Andréas Salomé poursuit dans son
ouvrage Friedriche Nietzsche à travers son
oeuvre : "A cette époque, comme nous
l'avons déjà dit, l'idée de
l'éternel retour n'étais pas encore pour
Nietzsche une certitude, mais une appréhension.
Il comptait faire dépendre la façon dont
il en parlerait de la mesure dans laquelle les
sciences lui en apporteraient la confirmation. Nous
échangeâmes sur ce sujet toute une
correspondance, et il ressortait toujours de ses
déclarations qu'il pensait trouver la base
irréfutable de sa théorie dans
l'étude de la physique et de la constitution de
l'atome - ce en quoi il se trompait. ...Une
étude superficielle suffit à le
convaincre qu'il ne trouverait pas dans la
théorie atomiste la base scientifique de sa
doctrine. La crainte de voir se confirmer son
hypothèse fatale ne se réalisa donc pas,
et il sembla délivré de la tâche
d'annonciateur, dont la perspective l'emplissait d'une
véritable épouvante. ...
"Ce qui le précipita dans la doctrine
mystique du retour éternel, ce fut le besoin de
conférer aux choses une valeur plus
profonde, de découvrir et d'interroger les
problèmes et ultimes et suprêmes de la
vie ; tout ce qu'il avait connu en tant que
métaphysicien, mais qui lui avait cruellement
manqué en tant que positiviste, le poussait
dans la mystique de sa théorie du retour
éternel. Que lui important que cette doctrine
entraînât, pour lui, un surcroît de
tortures ? Que lui importait qu'elle le broya¨t ?
Il préférait encore supporter la douleur
de vivre que celle, bien plus grande, de renoncer
à inculquer à la vie un esprit ou un
principe divin.
Et elle le cite à nouveau : Quand on
possède le "pourquoi ?" de sa vie, on
s'accomode à peu près de tous ses
"comments ?" dit-il dans Crépuscule des
idoles..
Même si elle confirme que l'exposé de
sa doctrine reste un peu "floue", elle reprend : "Dans
une de ses premières oeuvres, la
deuxième "Considération inactuelle", "De
'l'utilité et des inconvénients de
l'histoire pour la vie", Nietzsche fait allusion, en
passant, à la philosophie du retour" des
pythagoriciens, et en parle comme d'un moyen
approprié pour donner à "chaque fait sa
particularité et son unicité" une
signification qu'il ne pourra plus perdre ; mais il
ajoute qu'une telle doctrine ne saurait revendiquer
une place dans notre pensée, aussi longtemps
que l'astronomie ne sera pas redevenue l'astrologie.
Il est certain que les difficultés
théoriques qui s'opposent à une
renaissance moderne de cette ancienne idée ne
lui sont pas apparues moins clairement à la fin
de sa carrière qu'à l'époque
où il croyait à la métaphysique
de Shopenhauer."
A la fin de son parcours, dit-elle : "Nietzsche a
complètement renversé la vieille
doctrine hindoue selon laquelle l'âme est
condamnée à renaître
éternellement, jusqu'au jour où elle
échappe à cette malédiction en
renonçant à elle-même. Le
suprême but moral de la vie n'est pas de se
délivrer du cycle des réincarnations,
mais de l'accepter avec joie, de se rallier à
lui ; le plus haut idéal ne s'appelle pas
"nirvana", mais "samsara".
En effet, le point de vue de Nietzsche était
celui d'un "instinct de vie" qui a ses yeux devait
fonder toute philosophie digne de ce nom. Loin de lui,
l'idée donc, d'abandonner cette "bonne vieille
terre" comme l'enseigne un certain bouddhisme
désireux d'une "libération", à
laquelle il n'aspirait pas vraiment en tant que
chrétien, à la base. Pas plus qu'il ne
trouva sens à ce que l'on aime un dieu absent,
plutôt que de donner de l'affection à son
prochain, bien présent, lui. Non, cette
doctrine de la réincarnation, ne lui plaisait
que sous l'angle du Samsara, d'une vie
véritablement "éternelle", traversant
morts et renaissances avec joie ! Et on peut se
convaincre qu'avec son corps souffrant qui lui
gâcha toute sa vie l'existence, il ne put
qu'aspirer à se défaire de ce manteau de
chair souffrante, pour revêtir un nouvel habit,
plus conforme à la joie d'être et vivre
qu'il entendait que chacun eût comme "bien
intime".
Si la vie devait "s'achever" avec sa
"réalité biologique" tandis qu'il
était seul, sans amour, souffrant dans sa chair
et trahi par ses affections et par sa propre soeur :
quel désespoir sans nom !
Cette "vanité" en laquelle il voyait aussi
vertu, qu'elle aurait été vaine,
vraiment vaine... Souffrir d'une vie
écourtée et inutile ? A quoi bon ? Ce
désespoir là, faillit bien le
"terrasser" au sens spirituel du terme.
Mais si, par ailleurs, à propos de l'Eternel
Retour, il se demande s'il s'agit de la parole du
démon ou bien de dieu, c'est qu'il reste encore
marqué par son héritage protestant
familial, conscient qu'une telle thèse,
l'éloignait à jamais de toute
idée d'enfer et de paradis inculquée par
des siècles d'endoctrinement religieux auquel
sa famille prit une part active. Là s'agitait
encore, comme dans un dernier soubressaut, le karma
d'un Jupiter rétrograde en Poissons et en
maison IV et RKNN, contraint de revoir les fondations
de sa morale.
Toutefois, sa joie, fut aussi de ne point revenir
bredouille de son exploration de la mémoire...
Il venait de trouver un trésor ! Une joie que
son corps souffrant ne put sans doute pleinement
"encaisser", sa "guérison" étant surtout
au plan spirituel. Mais son prochain habit de chair,
sans doute serait plus beau, plus neuf et plus
vaillant, en une prochaine incarnation... Dès
lors, il pouvait bien sombrer dans une apparente
déraison. Puisqu'il savait avoir
retrouvé la "véritable raison" de son
incarnation. Et sans doute, ainsi, avait-il aussi
guéri son père de cette maladie dont il
avait hérité. Comme une pensée
fausse qui "faite chair" , puis, léguée
de "pères en fils" se targuant d'une
autorité imméritée, ne peut que
finir par être souffrante et torturante.
En ce qui concerne l'épopée de son
âme et de sa conscience, 54 ans d'incarnation et
de quête sans tricherie lui avait suffit pour
remédier à cela.
Sur Wikipédia, on lit que Steiner aurait
tenté de "le récupérer". Ce sur
quoi je n'ai pas d'information.. Mais quand bien
même il y aurait eu contact entre eux, il y a
quelque progrès pour un philosophe positiviste
à accéder à la théosophie,
même si avec Steiner, elle se fit
anthroposophie, conformément au consensus
intellectuel de son temps pour lequel il était
entendu du "dieu est mort". Et ne lui survit donc plus
que l'Homme (theo : dieu, anthro : homme). Nous
sommes, quoi qu'il en soit, avec ces divers
personnages, plongés dans l'Allemagne du
début XXème dont on sait l'importance
dans l'écriture du XXème siècle.
Seul Jung était Suisse, de langue
germanique.
De Nietzsche à
Jung
Et de la compréhension de Nietzsche, nous en
venons tout naturellement à mieux comprendre
Jung. Peut-t-on en effet comprendre l'oeuvre de ce
dernier, sans se souvenir, comme il en témoigne
dans son ouvrage "MA VIE" que c'est pour avoir
été contemporain de Nietzsche et l'avoir
bien lu qu'il se fit cette réflexion : "J'en
voulais aux philosophes de parler de tout ce qui
était inaccessible à l'expérience
et de se taire chaque fois qu'il se serait agi de
répondre à une expérience. Il me
semblait bien que j'étais une fois et en
quelque lieu tombé dans une vallée de
diamants mais je ne pouvais convaincre personne et
même pas moi-même, à y regarder de
plus près, que les échantillons de
pierres que j'en avais rapporté étaient
autre chose que du simple gravier."
Jung voyait dans le Zarathoustra de Niezsche
l'équivalent du Faust de Goethe.
A la différence de Nietzsche, la
"vanité", dans la double acception de "vain" et
"d'orgueilleux", n'eut aucune prise sur Jung qui se
flattait d'une vie simple de père de cinq
enfants, médecin dévoué à
ses malades. Parlant de ces saines contraintes, il dit
: "Elles me prouvèrent, jour après jour,
que j'existais réellement et que je
n'étais pas seulement une feuille
ballottée au gré des vents de l'esprit,
comme un Niezsche. Nietzsche avait perdu le contact
avec le sol sous ses pieds parce qu'il ne
possédait rien d'autre que le monde
intérieur de ses pensées - qui
d'ailleurs, possédait plus Nietzsche que
lui-même ne le possédait. Il était
déraciné et planait sur la terre, et
c'est pourquoi il fut victime de l'exagération
et de l'irréalité. Cette
irréalité était pour moi le
comble de l'abomination. Car ce que j'avais en vue,
c'étaient ce monde-ci et cette vie-ci. Quelque
ballotté et perdu dans mes pensées que
je fusse, je ne perdais cependant jamais de vue que
toute cette expérience à quoi je me
livrais concernait ma vie réelle, dont je
m'efforçais de parcourir le domaine et
d'accomplir le sens. Ma devise était "Hic
Rhodus, hic salta" (C'est ici Rhodes, c'est ici que tu
dois danser).
Dans ce même ouvrage, il précise
d'ailleurs : "Certes, je ne croyais pas à la
réincarnation ; par contre, la notion que
l'Indien appelle karma, m'était naturellement
familière."
Ce que l'on peut dire en tout cas, c'est que Jung
fut particulièrement "sensible" au combat
intime de Nietzsche avec l'ombre. Et l'aspect tout
à fait pathétique de la faiblesse de
l'homme face à ce "combat de Titan". Une
question de taille lui était posée et il
s'attela à la tâche d'y répondre.
L'ensemble de son oeuvre ne fait pas autre chose que
répondre à cette question du combat de
l'Homme avec l'ombre. Richard Wihelm lui apporta la
réponse qui ne pouvait venir que d'une Chine
capable de "penser" le paradoxe. Ainsi dit-t-il : "Ou
bien Richard Wilhelm avait-il raison quand il me
disait en plaisantant que j'avais peut-être
été dans une vie antérieure un
Chinois rebelle qui devait - en guise de punition -
découvrir en Europe son âme orientale
?"..."
Ainsi, mesurant le parcours intellectuel que Jung
fit à la suite de Nietzsche, on comprend mieux
pourquoi je parle sur mon site de "continuer" l'oeuvre
de Jung. C'est parce que lui-même le dit : "Par
exemple : les questions que je soulève et les
réponses que j'essaie de leur apporter peuvent
ne pas être satisfaisantes. Dans ces conditions
quelqu'un qui a mon karma -donc peut-être
moi-même- devra alors renaître, pour
apporter une réponse plus complète."
J'avoue avoir été fortement
"ébranlée" à la lecture de cette
phrase... Sachant qu'il est mort en juin 1961 et que
j'ai été "conçue" en août
de cette même année. Adhérant en
tous points à sa pensée, je me suis dis
à moi-même : "et bien dis donc, je suis
revenue fissa finir le travail !"
Et alors étais-je Jung ou bien ne suis-je
que dans sa "filiation d'esprit" ? Quelle importance,
en réalité ? Aucune... Toutefois, nul ne
pourra me dire (à part moi-même
m'expliquant à moi-même) pourquoi j'ai
appelé mon chat Chinois, tandis que je ne suis
en rien sinophile et que je me suis souvenu, de la
question enigmatique de Lao Tseu en écrivant
sur la Lune Noire : "Peux-tu ouvrir les
célestes battants, en jouant le rôle
féminin ?".
Quant au "combat avec l'ombre" (autrement
nommé "alter ego" et "gardien du seuil) je ne
saurai trop recommander ce magnifique film qui nous
vient précisément de Chine :
"Maître Taï Chi"... On peut le voir comme
une belle parabole, en parallèle d'une lecture
"avertie" du livre des Transformations qui, pour
être "divinatoire", a tout d'initiatique et
strictement rien de "prédictif".
En attendant, Jung savait bien que : "Ce que
j'éprouve comme résultante des vies de
mes ancêtres ou comme karma acquis dans une vie
antérieure personnelle pourrait peut-être
tout aussi bien être un archétype
impersonnel qui tient aujourd'hui le monde entier en
haleine et qui m'a particulièrement saisi, par
exemple, le développement séculaire de
la triade divine et sa confrontation avec le principe
féminin, ou la réponse, encore à
trouver, à la question des gnostiques sur
l'origine du mal, en d'autres termes, l'imperfection
de l'image chrétienne de Dieu."
Et s'il était conscient d'avoir
contribué à une "grande
élucidation", il précise : "Le
problème du karma m'est resté obscur, de
même que celui de la réincarnation
personnelle ou de la métempsycose. Je prends
note avec respect de la profession de foi indienne en
faveur de la réincarnation et je regarde autour
de moi, dans le champ de mon expérience, me
demandant si n'importe où et n'importe comment
ne se produit pas un événement qui
puisse légitimement évoquer la
réincarnation. Il va de soi que je laisse de
côté les témoignages, relativement
nombreux chez nous, de croyance à la
réincarnation. Une croyance me prouve seulement
l'existence du "phénomène croyance",
mais nullement la réalité de son
contenu. Il faut que celui-ci se révèle
à moi empiriquement, en lui-même, pour
que je l'accepte. Jusqu'à ces dernières
années, bien que j'y eusse apporté toute
mon attention, je n'avais pas été
à même de découvrir quoi que ce
soit de persuasif à ce sujet. Mais
récemment j'ai observé chez moi une
série de rêves qui, de toute apparence,
décrivent le processus de réincarnation
d'une personnalité défunte de ma
connaissance... Mon observation donc étant
subjective et isolée, je veux seulement
mentionner son existence, mais non son contenu. Je
dois avouer cependant que, depuis cette
expérience, je considère d'un oeil
quelque peu différent le problème de la
réincarnation, sans toutefois pouvoir, il est
vrai, défendre une opinion avec certitude."
Quand l'astronomie sera
redevenue astrologie....
A en croire, Lou Andréa Salomé,
c'était ainsi que la doctrine de "l'Eternel
Retour", selon Nietzsche, pourrait être
acceptée à nouveau. On donne ici raison
à Jung qui le trouve "irréaliste". En
effet, à défaut d'un retour de
l'astronomie à ses racines astrologiques, on
peut dire que c'est l'astrologie elle-même, qui
revient à ses racines gnostiques en devenant
karmique.
Jung reprochait aux philosophes de ne faire que
"philosopher en l'air" et, de là : il a
contribué à la naissance de la
psychanalyse.
Ne peut-on, à présent, faire reproche
aux psychanalystes de ne faire que "psychanalyser en
l'air", s'ils ne se dotent de l'outil précieux
de l'astrologie karmique en comprenant bien le propos
des pères de la psychanalyse ? Car
précisément, voilà bien l'outil
attendu par Jung, par Nietzsche (et tant d'autres
penseurs du début XXème...), de sorte
à être parfaitement convaincu de la
réincarnation. et du karma
Car si je rappelle que c'est l'astrologie,
dès mon jeune âge, qui m'a conduit
à admettre la réincarnation, que dire
d'une astrologie karmique "aboutie" sur laquelle
"l'homme en quête de lui-même" peut
prendre un solide et consistant appui pour se
réaliser ?
Alors, l'astrologue du XXIème redevient un
véritable "philosophe" sachant philosopher
juste pour trouver une vérité "juste"
qui soit moins le fait d'une "croyance" que le fait
d'une vieille et antique "science", ainsi
régénérée...
Quant à la question gnostique de l'origine
du mal, il me semble par là en avoir
trouvé une piste de réponse la plus
certaine... Et il est plutôt réjouissant
que l'oeuvre de Jung ayant "essaimé" (et
remercions ici M. Cazenave qui en a fait le but de sa
vie), ce type de questionnement devienne plus
partagé.
Car à son époque, il s'interrogeait
sur la naïveté de Nietzsche
considérant que : "Son malentendu morbide,
pensais-je, avait été de livrer le
numéro 2 (l'ater ego), avec une
naïveté et un manque de réserve
excessifs, sans un monde totalement ignorant de
pareilles choses et incapable de le comprendre. Il
était animé de l'espérance
enfantine qu'il rencontrerait des hommes qui
pourraient éprouver son extase et comprendre
"la transmutation de toutes les valeurs". Mais il ne
rencontra que des Philistins instruits et même,
circonstance tragi-comique, il en était un lui
aussi, qui, comme les autres, ne se comprit pas
lui-même quand il culbuta dans le monde du
mystère et de "l'indicible" qu'il voulu
prôner à une masse amorphe et
abandonnée des dieux..."
Jung conclut : "Je m'aperçus que l'on
n'aboutit à rien si l'on ne s'entretient pas de
ce qui est connu de tous."
S'entretenir de ce qui est
"connu de tous"...
A défaut d'être "connue de tous",
l'astrologie s'est considérablement
démocratisée comme "voie de connaissance
de soi". Il faut constater d'ailleurs, que depuis
qu'elle parle de karma, de nouveaux esprits viennent
à elle qui, sans cela, n'y seraient jamais
venus. Ils y viennent "par croyance" en la
réincarnation et ainsi développent "une
science"... Une "science astrologique" remplissant le
plus bel office qui soit pour l'avènement d'un
monde meilleur, où le Samsara se
délivrerait toujours et davantage du "poids de
la faute"...
Car ce qui empêche probablement "l'homme
commun" de devenir "philosophe" : c'est la peur. La
peur de mourir, bien sûr, même de mort
symbolique. C'est pourquoi les philosophes les plus
"hauts en esprit", avant d'encourager
l'intellectualité, ont tous encouragés
L'AMOUR DE LA VIE.
Jesus l'avait déjà dit en nous
parlant d'Amour, car avant d'aimer son prochain,
savoir "AIMER LA VIE" et par conséquent, "son
prochain comme soi-même", est la première
des sciences et des sagesses.
Aimer et réussir sa vie, est un
préalable avant que de prétendre "aimer
et réussir sa mort" : les grands philosophes de
l'histoire n'ont jamais rien dit d'autre, au fond.
Jusqu'à/depuis Saint Augustin avec son "aimes,
et fais ce que tu veux"...
Et, sans conteste, on peut dire que l'astrologie
karmique vient parachever la philosophie en donnant de
bonnes raisons à l'homme d'aimer et sa vie, et
sa mort, tout à la fois. Je ne connais aucune
autre science qui remplisse, à notre
époque : ce plus bel office... Je n'ai jamais
voulu ajouter à mon école d'astrologie
un qualificatif de "psychanalytique", pas plus que
l'école humaniste ne l'a fait,
considérant que se dire d'obédience
jungienne suffit. Il n'y a à mes yeux de
véritable psychanalyste que jungien. Même
si Sri Aurobindo se gaussait de la psychanalyse
naissante, puisqu'il considérait que tout
cheminement spirituel implique une connaissance
"psycho-spirituelle". Mais ce dernier, n'a pas
vraiment, et humblement, comme Jung,
élaboré un "matériau" qui
permette d'opérer la transition entre rationel
et irrationnel, ou encore, le naturel et le
surnaturel, pour l'homme en chemin. Ce
"matériau" ne vaut en réalité que
pour l'occidental issu d'une matrice
judeo-chrétienne et positiviste. Un homme qui
n'existe pas encore et qui est "à
naître".
Car nous avons tous un "chinois"
incompréhensible qui peut se réveiller
un jour en nous... C'est à dire un
"casse-tête" qu'il faut éviter de traiter
"à coup de marteaux"... C'est l'enseignement de
ce superbe film "Maître Taï Chi" qui, en
forme de parabole, nous rend compréhensible,
à nous occidentaux, le sens profond des "arts
martiaux" et de "la Maîtrise spirituelle" pour
qui rencontre son ombre...
Très jeune, je "cherchais mon maître"
et c'est en lui, en Jung, bien que je ne l'ai jamais
cotoyé ni rencontré autrement "qu'en
esprit", que j'ai trouvé enfin celui qui
"surplombait de très haut" "mon chemin" et ma
réflexion de "femme savante" (que l'on qualifia
longtemps de sorcière)...
Reconcevant "sa pensée", je ne peux que
"m'abîmer" en un amour et une reconnaissance
infinie pour l'immensité du travail qu'il a
accompli...
Malraux, lui, nous a rappelé que "Les
idées sont faites pour être
vécues"... Et l'Astrologie Karmique est
probablement la compagne la plus sûre pour "nous
vivre en idée" sur le chemin d'un Idéal
retrouvé.
Il reste, quoi qu'il en soit, que se structurer
mentalement, -au lieu de développer une
intellectualité aride et abstraite-, reste le
meilleur moyen de développer un "point de vue
conscient et ferme, capable de parlementer avec lui"
..." (ainsi que le dit Jung à propos de notre
point de vue sur l'inconscient, cité dans mon
Comprendre la Lune Noire). En ce sens, je
considère l'astrologie karmique comme
étant "le yoga mental" qui selon lui avait
besoin d'advenir pour l'occidental.
© Laurence LARZUL - le 4 mai 2009.
A lire :
A propos des chiffres et des mathématiques, on
s'instruira utilement des conditions de leur naissance
en visitant ces liens :
http://lechiffre.free.fr/chapter1/A-Histoire/titre1.html
http://lechiffre.free.fr/chapter1/B-Naissance/titre1.html
http://lechiffre.free.fr/chapter1/C-Graphique/titre1.html
Et on se donnera toute
liberté, fort de son sens littéraire,
qui par delà la cacophonie des
polémiques, nous donne tout loisir
d'écouter la "langue des oiseaux", d'entendre
dans la Description de la Bête de l'Apocalypse
de Saint Jean, dénonçant le chiffre 666
qu'il dit être un "nombre d'homme".
Oui, on se donnera toute
liberté de n'y voir en réalité
qu'une "ombre d'homme". J'ai croisé la
"mère" de la nombrologie, Claude de Milleville,
qui savait vous faire parler l'inconscient, rien
qu'à vous demander des chiffres...
Nulle personne instruite,
bien sûr, ne vous dira clairement : 666, de
crainte de voir apparaître "la Bête"...
C'est dommage...
Mais enfin, commencer
à apprendre à la dompter, est sans doute
un préalable...
Seuls les porcs, contents de
leur porcherie, l'affirment haut et fort, leur
dévotion au 666. Et leur nature "d'ombre". Ils
ont bien raison au fond, ils font oeuvre utile,
puisque c'est en rencontrant "son ombre" que l'homme
accède à la vraie lumière et sort
enfin de "la caverne"... Et autrement qu'en
"allégorie".
Aux dernières
nouvelles : Claude de Milleville pratique la
"Nombroscopie" auprès de Brigitte Lahaie... Je
ne suis pas sûre que la "pureté" de son
enseignement y gagne, mais ça vaut le
détour...
Réagissiez
aux articles sur le forum ouvert au public
!