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Les mots et les maux que je déteste...

Et ceux que je leur préfère.

Ou bien l'inverse...

Par Laurence larzul

 

Faut-t'il encore faire un dessin, après la PNL, pour expliquer à quel point les mots que nous utilisons traduisent une certaine approche du réel ?

Non, je ne disserterai pas sur le sujet. En revanche, je veux bien donner mon "lexique" personnel et pourquoi j'ai choisi celui-ci plutôt que l'autre.

 

ECRIVAIN

Je n'aime pas le mot "écrivain" qui dit "écrit vain". On voudrait le féminiser, et alors : ça donnerait l'horreur de "l'écrit vaine" (qui en plus n'est pas accordé au niveau des genres).

Je crois ce mot tout autant impossible qu'improbable dans la mesure où la femme, historiquement, n'a jamais "écrit" la vie : elle l'a toujours DONNÉE.

L'homme "écrivain" n'a jamais fait que "commenter" ce travail.

Un peu, à mes yeux, comme un commentateur de match de foot commente un match.

Puisque j'ai pris la plume, ce qui devrait faire de moi un "écrivain" qui version féminisée donnerait "écrivaine", je dis clairement que je lui préfère alors le mot "écriveuse", qui rime avec rêveuse et inventeuse.

Je n'aime déjà pas le mot "écrivain" pour les hommes, mais alors je ne vois vraiment pas comment il pourrait être "féminisé".

 

VAGIN

Je n'aime pas le mot "vagin" décrivant l'anatomie de la femme et qui dit lorsqu'on l'entend et l'écoute avec la "langue des oiseaux" : "vas, geins", continue de féconder la "vallée de larmes" de ce monde.

Ce mot contribue à un état de "femellitude" que j'honnis et qui n'a rien à voir avec LA FEMME.

Je lui préfère le mot "Utérus" par son apparentement à Utopie... U-topie décrivant "un lieu non situé" comme U-térus, dans ce cas, nous parle toujours d'un "lieu non situé" mais nous évoque "erre-us" et nous invite donc au voyage dans les us et coutumes, une "errance" dans les moeurs afin de retrouver le lieu de l'utopie véritable...

Utopie n'a en effet jamais voulu dire (tel que le comprends l'homme moderne) : lieu impossible. Il veut dire : lieu inconnu, non situé, non localisé ...

Et aux dernières nouvelles, bien que le GPS soit dicté par une voix féminine, on a pas vu que personne ne l'ai trouvé.

On a continué de voir un homme fémininement assisté.

A continuer de chercher et rechercher : donc.

Le GPS après le "point G"...

 

AUTEUR

J'aime bien ce mot. Même féminisé.

Mais je ne vois pas par quel "subterfuge", on lui a ôté son H. C'est à dire que la vérité de "l'Auteur" véritable est absolument liée à la Hauteur de sa source.

Et alors on comprend que le H est indispensable ! On peut y voir, si vous observez la lettre H, le début de l'échelle qui le mènera l'auteur sa "sa" source d'inspiration authentique".

J'aime donc bien que Auteur sonne comme Hauteur, mais je n'aime pas qu'on lui ai ôté l'échelle.

Bon, ceci dit, c'est que le H, il l'a souvent "intériorisé", soit par "la haine" d'un monde qui n'est es précisément pas à la "hauteur" de son inspiration/aspiration et qu'il a compris qu'il devait alors : le créer.

Soit par la H (hâche) qui l'a conduit à couper toutes les branches ralentissant son ascension dans "l'arbre de vérité".

 

OMBRE/NOMBRE

Ombre

J'aime bien le mot ombre. A cause de sa "naturelle relativité".

Evidemment, dans les pays occidentaux du nord, on aime pas beaucoup qu'on nous "fasse de l'ombre" tandis que l'on cherche "sa place au soleil".

Mais lorsque je suis allé en octobre en Egype, alors que le soleil dardait encore de tous ses feux, tandis que la rare végétation nous faisait peu d'ombre, je me suis dit : mais ici, c'est la place à l'ombre qui est chère.

Et oui. L'ombre protège dans les pays du sud où elle est rare. Peu d'arbre, peu de construction, beaucoup de désert...

 

Nombre

Je n'aime pas du tout le mot "nombre"... Parce qu'il évoque bien trop ce monde où il y a peu d'arbre, peu de construction et pourtant : beaucoup du soleil, recherché par les occidentaux qui ne veulent pas qu'on leur fasse d'ombre.

Le "nombre" des individus bénéficiant toute l'année du soleil mais devenus incapables de jouir de ce "bonheur naturel" s'est fortement accru. A la mesure du bonheur de faire l'amour et des enfants au soleil et d'engendrer ainsi : des pauvres en multitudes.

 

Dans le "nombre", loué et sanctifié par les occidentaux désireux de "faire du chiffre" et obéissant à "la loi du nombre", je vois la réalité d'un Soleil qui déteste son ombre : Et qui ne peut que chercher à rentabiliser/rationaliser/monnayer son n/ombre.

Ceci n'a strictement rien de divin.

 


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LA REVUE est une parution de l'Association LE MILIEU DU CIEL, L'ECOLE D'ASTROLOGIE KARMIQUE DE LAURENCE LARZUL

 

 

 
 

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