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L'astrologie karmique comme nouvel Humanisme... dans les pas de Montaigne

 

Est-t-il possible d'être autre chose qu'Humaniste, lorsqu'on est astrologue ?

 

Lorsqu'on sait que bien avant nous, à la Renaissance, Michel de Montaigne, une des grandes figures de l'Humanisme a dit :

"La mort est bien le bout, non pourtant le but de la vie.", on conçoit alors que l'astrologie Karmique ne fait que s'inscrire dans cette longue lignée philosophique, typiquement française et appartenant pleinement à "son identité" (puisque cette question nous travaille, actuellement). Explication...

 

Tout d'abord, il faut sans doute dire qu'il existe deux démarches menant à l'astrologie.

L'une consiste en un certain goût pour "l'extraordinaire", ce qui sort du commun. L'autre, elle, réside, en l'amour de la vérité, de la sagesse et de la justice. Laquelle a toujours habité l'homme. Tant qu'il est homme. Ce qu'il oublie de plus en plus d'être...

Beaucoup de gens s'intéressent en effet à "l'Inconnu", uniquement parce qu'il est inconnu, et donc "étrange". Cet "instinct" en l'homme fait le succès de toute la littérature gothique, fantastique où le surnaturel rivalise avec le surréaliste... Et le succès de toute la littérature, tout court, laquelle cherche non point la vérité mais : l'évasion du réel. Et ce type d'individu, ayant vraiment le goût de "l'étrange" ira plus volontiers vers ce genre de littérature, que vers la religion. Bien trop conformiste, selon elle. Ou la philosophie, bien trop moraliste en "son essence".

La moyenne des individus est en effet bien plus en quête "d'extraordinaire", "d'étrange" que de vérités. Sinon, nous évoluerions dans un monde de "sages" où l'on n'aurait d'écoute que pour la sagesse. Non pas pour toutes sortes de "vendeurs d'illusions" et "autres cauchemars sympas", parmi tous les artefacts à disposition...

Comme nous l'a déjà dit Pascal, "l'intelligence ne convainct que la raison", tandis que déraisonner est bien plus agréable, faudrait-t-il ajouter.

Généralement, lorsqu'on "atterrit" de cette "évasion provisoire", on appelle cela "une gueule de bois". Sur le plan personnel (ou bien "une descente" pour les plus atteints par le syndrome de "fuite du réel" qui les portent à l'addiction toxique).

Sur le plan collectif : on appelle cela "une Crise"... Laquelle si elle n'est pas trop grave, précède une "remontée", mais si elle n'est pas "foncièrement soignée" (par une vraie cure psychanalytique de la société), aboutit à une dépression profonde. Quand ce n'est à "l'inéluctable" guerre, succédant généralement à la dépression, dans un mouvement de révolte impuissante qui ne trouve d'autre issue que de se détruire.

Comme il est dorénavant interdit de la faire ouvertement, certains évoquent des "génocides" programmés par quelqu'industrie pharmaceutique, au nom d'un "grand potentat" dont tout le monde ignore le nom, mais sait en toute certitude qu'il n'est pas Dieu (qui lui n'est ni si sournois, ni si pervers, ni si maléfique. On le sait seulement impuissant à faire le bien que les hommes désirent, ou pire : indifférent).

Bref, le sujet de cet article n'est pas de "refaire le monde". On constatera d'ailleurs que depuis des éons il se défait et se refait très bien tout seul. Et que, concernant "le monde", l'individu n'a pas grand chose à dire en vérité. "Le monde", s'en fout de l'individu : il tourne, il roule, il va, il croît, il décroît, à sa guise, semble-t-il.

Dans l'image du Tarot, la carte du Monde, la lame XXI, est juste une femme (certain dirons androgyne, lui supposant un sexe d'homme -qui serait caché- tandis qu'on lui voit fort bien les seins) qui danse au centre d'une couronne de laurier.

Nous nous contenterons d'y voir que "le sexe est caché".

Quoi que le quidam en pense, Madame/Monsieur Le Monde, selon l'image fort traditionnelle du Tarot : danse, à son rythme à son gré, comme ça lui chante.

Qu'exprime donc d'autre cette carte qu'une "liberté" profondément enviable ? Et elle s'appelle "LE MONDE", succédant à celle du "JUGEMENT"...

On se doutera alors qu'un monde qui préfère la "déraison" au "jugement" (c'est à dire à la faculté de juger de lui-même et des choses) parvient difficilement à s'appeler MONDE. Car "le jugement", ne survient qu'à condition de ne pas délaisser "la raison", et donc : l'intelligence.

"Soyons fou" dit l'humour. Et si être "fou" (Arcane 22 -la dernière ) dans notre monde consistait à être enfin : intelligent ? Et à se donner les moyens de l'être ?

On dirait bien, en effet, que faute de s'intéresser encore à la question du "sexe des anges", l'homme n'en est plus venu qu'à s'intéresser au sexe tout court. Quoi qu'il en soit, à ses obsessions, on peut reconnaître la santé mentale d'une société : l'argent, le sexe et puis bien sûr, l'hygiène parce que devenu trop "sale" : il faut se laver et récurer dans tous les coins.

Et puis bien sûr, cette société là n'est pas du tout méfiante. Mais si elle peut aller surveiller par caméra interposée le "démon" qu'elle n'a pas vu en elle : allons-y. La vidéo-surveillance fait le bonheur de "l'interné" en asile psychiatrique ! Car c'est bien ainsi que semble se voir devenir l'homme de notre siècle. Avec la "peur de son ombre et de son nombre" qu'il se refuse à aller soigner en psychanalyse.

Certains se servent aussi de l'astrologie uniquement pour voir le démon qui est en l'autre sans regarder le sien. "Horoscope", veut dire étymologiquement "le regard de l'heure" (on montait sur papier "le ciel" pour mieux voir, -comme des dieux-, ce qu'il se passait en l'homme et sur terre. Nous n'avions alors besoin ni d'un Yann Arthus Bertrand, ni d'un Nicolas Hulot pour considérer "la terre vue du ciel" )... Ce sont les astrologues et les chamans que l'on interrogeait sur la question. Le "voyage astral" a existé bien avant l'invention de l'aviation.

L'astrologie remonte aux sumériens, qui, ne l'oublions pas, n'avaient ni Rolex (tout au plus des astrolabes et autres cadrans solaires) ni "montres à complications" pour se situer dans "l'espace-temps". On découvre l'existence de ces "montres à complications" dans les "Confessions d'un banquier pourri", le nec plus ultra de cette élite de la finance pour laquelle décompter le temps -tandis qu'ils brassent de l'argent exponentialisé en subprimes logarithmés- est devenu bien trop simpliste. Ce qui interrogera sur la relation pourtant pérenne du temps et de l'argent. En réalité, l'argent "travaille" au rythme de l'informatique, tandis que l'homme, lui, n'a toujours que 4 membres et une tête pour ce faire.

A l'heure où naissait l'astrologie, ainsi que les calendriers, la nécessité de se situer dans l'espace-temps se limitait à l'impératif de "la survie" sur cette planète dont on ignorait et la circonférence et la géographie. Légitime, donc. Comme la boussole. Comme l'instinct.

Alors, la "Fin des Temps" ne serait-t-elle pas, aussi, cette "fin de l'argent" par la décorrélation évidente des deux ??? Qu'est-ce que l'homme pourrait bien avoir finalement à faire d'un argent qui ne lui sert plus à mesurer la valeur de son temps ? Et qui n'amuse plus que des traders vissés sur leurs écrans se moquant éperduement de ce que devient le monde tant il sont fascinés, voire hypnotisés, par ces nombres qui s'affichent sur leur ordinateur ? Comme autant d'ombres ?

Quand le monde se met à dépendre de ce qui relève, au fond, d'une Game Boy peu sérieuse au regard du très imple impératif de manger fait à tout homme vivant, on se doute qu'il ne peut aller bien loin. Mais ce qui apparaît comme encore moins sérieux, c'est d'attendre de ces gens sous hypnose qu'ils arrêtent de jouer. Autant espérer d'un joueur de poker qu'il arrête de lui-même de s'adonner à son "addiction" sans lui lui fermer les portes du casino et lui signifier clairement son interdiction de séjour. Si les "démons du jeu" était aisés à dompter, cela se saurait.

Quelle est donc cette "folie" qui fait croire que l'on arrêtera cette course folle sans faire preuve d'une ferme sévérité ? La première des mères de famille sait pourtant comme il est difficile de sevrer son adolescent accroc au jeu informatique...

Par quel tour de passe passe fait-on encore croire -et parvient-on encore à convaincre- qu'un argent "virtuel" devrait mener un monde, lui, pourtant, bien toujours "réel" ?

 

PAUSE :


Pourtant Montaigne avait déjà dit :

"On construit des maisons de fous pour faire croire à ceux qui n'y sont pas enfermés qu'ils ont encore la raison." [Montaigne]


L'astrologie pour l'homme encore libre et nourrissant encore l'ambition d'être HUMAIN...

Toute l'astrologie, depuis la nuit des temps, s'est donc bâtie sur cette nécessité de "repère" pour l'homme "perdu dans la nuit".

Et malgré tous les progrès et conquêtes de l'homme, on constate qu'il demeure, à l'heure de l'électricité répandue sur la presque totalité du globe : perdu dans SA nuit.

D'où la toujours très actuelle nécessité et raison d'être de l'astrologie. Elle a survécu malgré tous les anathèmes parce qu'elle répond profondément à un besoin et une nécessité pour l'homme.

Elle résume, à elle seule, toute l'expérience humaine/sensible de savants observateurs, ce sur des siècles entiers. Ces savants observateurs n'ont jamais admis et ne se sont jamais résolu à croire pour vrai que "leur raison d'être" en tant qu'homme, se résumait à se débattre contre une matière et une nature qui leur serait pour toujours hostile et inhospitalière.

Et l'homme du XXIème siècle cherche toujours en la nuit de SA nature

La SAGESSE, intrinsèque à l'Astrologie a toujours été de faire admettre à l'homme : la sagesse de SA Nature. Par l'astrologie, cette "nature" qui parait si dure, si contraire, féroce et sauvage, indomptable et cruelle : lui devient compréhensible et intelligible.

Par l'astrologie, peu à peu, l'homme "s'éduque", "s'élève" à une compréhension supérieure de sa propre "Nature" destinée à rejoindre et s'unir à un "au delà de lui", encore "en enfance", ici.

Ce sont les fondements même de la raison d'être véritable de l'astrologie.

Mais nous avons vu que parfois, seul le "goût de l'extraordinaire" peut y mener.

Et pourtant, pour le praticien, l'astrologie, n'a rien d'extraordinaire. Elle élève juste le niveau de conscience de "l'enfant humain" pour lui permettre de comprendre que ce qui lui semble "extraordinaire", est en réalité : normal. Comme un parent le fait pour son enfant, lui expliquant : comment marche le monde, quels en sont les "rouages" et "les lois".

Ce statut "extraordinaire", dont les astrologues se défendent (fort mal, se voulant "scientifiques" tandis qu'il sont surtout "savants" au sens propre), est historiquement né au siècle des lumières, où le monde "instruit", s'est soudain partagé entre "les bons et les méchants".

Les "lumières" d'alors n'étaient que celles des pédants s'appropriant une "science" dont il récoltaient "le fruit", sans jamais l'avoir eux-mêmes cultivé. Seuls les "initiés" se sont adonné, dans le secret de leur laboratoire, à cette culture de l'être.

 

PAUSE


Pourtant Montaigne bien avant eux avait dit :

 "Nous ne travaillons qu'à remplir la mémoire, et laissons l'entendement et la conscience vides." 

"Mieux vaut tête bien faite que tête bien pleine."


De l'Opacité première des Lumières du siècle des lumières.

Les "lumières des Lumières" avaient oublié cela. Remplissant les mémoires d'encyclopédies qui se voulaient "savantes" sans jamais rien n'avoir cultivé en leur être (ce qui revient à inventer la charrue sans savoir s'en servir). Voltaire est sans doute le plus "brillant" exemple de l'ingratitude sarcastique de ce siècle qui ne se sachant "doctement ignorant", préféra, du moins, inventer un "Candide" qui le serait pour lui.

Auparavant : il n'y avait qu'ignorants à instruire et terres à labourer pour se nourrir. Mais surtout un clergé fort avare de sa science et très gourmand en propriétés, commençant à peine à confondre "les biens " et "le bien".

On ne rappelle pas assez que jusqu'à la Renaissance, avant les méfaits de l'inquisition, tout individu "savant" c'est à dire selon les termes de l'époque "scientifique" (et surtout intellectuel curieux se mettant sous la dent tout manuscrit disponible), se versait dans l'étude de l'astrologie, de l'alchimie, de la médecine qui se partagea longtemps entre la médecine hermétique et la médecine se recommandant de Galien, comme l'astrologue se recommande encore de Ptolémée, tout deux fabricant "le traité" qui servirait de base à l'élaboration de leur science respective. A Molière comme à Voltaire ces "héritiers dogmatiques" ne donnèrent que des raisons de se moquer et de rire. Rappelons que pour en venir à dogmatiser ainsi, il fallait auparavant être passé par l'ordination et être devenu ou prêtre, ou abbé. Car seule l'église prétendait à une quelconque "connaissance". La "foi en dieu" (du moins manifestée) était donc un préalable à l'accès à la connaissance.

Comme en Inde et en d'autres pays, le sacerdoce était encore associé à la connaissance. On était noble, soit de robe, soit d'épée (au combat ou au service à dieu). Et, dans le même temps, l'église devenait "un ascenseur social" (celui de l'époque et le seul possible (à part des "coulisses" ayant toujours existé et fort peu glorieux).

Dès lors, tous les "ambitieux" s'y sont engoufré, et à leur tête, se sont retrouvé : les bons et les méchants. Ceux qui suivaient aveuglement "le dogme" : obéissants repentis de "la chute" sauvée par le Christ (et lui seul bien sûr, "le chef absent" et dont on fait tout ce que l'on veut et auquel on fait dire tout ce que l'on veut bien en comprendre. Un tel clergé, s'il est oublieux de "la foi véritable" ne peut faire que cela tandis que certains continuaient de "chercher la justice" au nom de ce même Christ).

Au sacerdoce et en théologie, on ne combat qu'à coup de plume. Ce vieux "combat" de la connaissance comme "pouvoir" ou de la connaissance comme "chemin vers le vrai", ne date pas d'hier. Il fut des plus ardents à la Renaissance... Jusqu'à ce que seule la force réponde, avec la folie inquisitoriale.

Mais cet article n'a pas pour dessein de refaire le monde qui se refait très bien tout seul. Déjà dit.

Voilà bien la raison pour laquelle la religion fait des guerres. Plutôt que de construire un monde meilleur. Non pas à cause de "la religion", dont le but véritable est de "relier" l'homme à sa destination divine, mais à cause de méchants petits chefs, qui torturent, qui condamnent, qui tuent : ce, au lieu de chercher.

PAUSE


Pourtant Montaigne avait déjà dit :

 "Sur le plus beau trône du monde, on n'est jamais assis que sur son cul !"

 "Ne cherchons pas hors de nous notre mal, il est chez nous, il est planté en nos entrailles."

 "Je n'ai vu, dit-il, un plus grand monstre ou miracle que moi-même."

 "C'est aux chrétiens une occasion de croire, que de rencontrer une chose incroyable."


L'illusion des hommes non désillusionnés, au sens propre

Ces "petits chefs remplaçant le grand absent" voudraient tout à la fois que ce monde : soit, ait toujours été et demeure", comme eux-mêmes, refusant la réalité du fait qu'ils doivent mourir un jour. Ils préfèrent tuer. Eux-même, ou un autre.

Or, s'il est bien un enseignement que le Christ ait livré, sur le plan spirituel, c'est l'inocuité totale de la mort sur la vie.

Il a montré l'exemple, car ce qu'il nous a dit c'est : "voyez, on me tue, mais je suis encore vivant". Et 2000 ans plus tard : qui peut dire que le Christ est mort ? Tandis qu'il continue de vivre dans l'âme de tous ? Sauf chez les morts-vivants qui prennent leur mort pour la vraie vie (il en est, car on peut mourir spirituellement avant que de mourir vraiment).

Ces gens là ont vraiment besoin de la pornocratie pour que "la bête" au moins trouve quelque plaisir en la vie, cette "bête" relative à leur dimension archaïque à laquelle ils se soumettent bien volontiers, faute de parvenir à s'élever à un "plus haut". La perte de l'âme et l'absence de sensibilité qui s'en suit pour celui qui renonce à servir ce qu'il y a de plus noble en lui, pour s'asservir à ce qui est le plus vil, l'ignorance de leur être véritable, donc, leur ferme à jamais toute porte du plaisir réel qui est celui de se sentir "vivant en l'amour".

 

PAUSE


Déjà Montaigne l'avait dit :

Les biens de la fortune encore faut-il avoir du sentiment pour les savourer. C'est jouir, non le posséder, qui nous rend heureux.


Et pourtant, l'Amour est partout, car il est la "grande force" qui maintient l'Univers en vie.

Or, on voit partout se répandre un discours selon lequel, moins on serait aimant et humain : plus on serait gagnant. La terre elle-même finit par montrer à quoi mène une telle "aberration de l'esprit". Ce qui démontre bien qu'un tel discours n'est alors plus "fécondant" pour la vie.

Mais on peut croire que "Le Monde" a prévu une telle "perte", comme le serpent perd sa peau, sa vieille peau, pour mieux renaître.

La pornocratie n'étant qu'un "remède de cheval", pour serpent. C'est à dire pour un cerveau réptilien en voie d'oublier jusqu'à son instinct même de survie. Le serpent en l'homme, en lui qui change de peau, s'en prend à "des cochonnes", (voyez comme même Noé ne saurait plus s'y retrouver dans un tel capharnaüm malgré son zoophilisme avéré dans la mémoire des siècles...)

L'alliance du cheval, du serpent et de "la cochonne" peut-t'il engendrer un : nouvel homme ? On en doute. Ce genre de personnage hybride, bien connu par "la légende" s'appelle de longue date : une chimère.

Mais rassurez vous, les "scientifiques" vous inventent bien mieux : un androïde entièrement perfectionné : botox, silicone, psychisme implanté : une pure merveille du génie humain ! Bien mieux que notre pauvre vieille génétique. Non, l'homme fait mieux en manipulant "l'autre" plutôt qu'en travaillant sur lui-même : soyons en sûr ! (Pour ceux qui ont besoin de points sur les i : j'ironise, bien sûr !)

Car le mythe Ouranos, Uranus, maître du Verseau, et supposé donc nous introduire en une "nouvelle ère" devrait nous rappeler qu'on a fini par le châtrer parce qu'il engendrait : des monstres. Trop "libre" de faire n'importe quoi : il faisait si bien n'importe quoi, que "le divin Saturne" l'a empêché de continuer !

Les athées diront que c'était tellement n'importe quoi que ça ne pouvait aboutir qu'à la destruction. Et ils auront tout aussi raison que les croyants. On constatera que aux croyants ou aux athées : seule "la légende" survit. (D'où l'intérêt de la rejoindre et de la poursuivre ?)

 

L'homme de notre siècle continue de ne croire pour vrai que ce qu'il voit, mais ne voit pas les prodiges continuels qui s'opèrent sous ses yeux

Cela pourquoi ? Parce qu'il s'est familiarisé avec "le prodige" consistant tout simplement à allumer l'électricité, ou mieux maintenant : utiliser internet qui lui permet de franchir les limites de l'espace et du temps.

Il voit. Mais il ne croit pas. Ce n'est pas assez "extraordinaire" puisque ça lui sert journellement.

Cela pourquoi ? Parce que l'homme continue de vouloir "objectiver" le monde, comme s'il était différent de lui, tandis qu'il en est à peine à être au niveau du "sujet" d'un roi, qui serait ou lui même, ou dieu. C'est à dire qu'il ne sait pas "servir" : ni à lui, ni au monde. Non, il préfère : déraisonner, s'abandonner, renoncer...

En vérité, il voit, journellement "sa puissance" mais il n'y croit pas.

Et comme il n'y croit pas : il n'apprend pas à la gouverner. Et il continue de regarder la planète se détruire sans admettre qu'il est responsable de cela.

Il préfère penser qu'un "grand potentat", sournois, pervers, maléfique et qui ne serait bien sûr pas lui, est à l'origine de tout cela.

 

PAUSE


Pourtant Montaigne a déjà dit :

"Il se trouve autant de différence de nous à nous-mêmes que de nous à autrui."

"Dire de soi plus de mal qu'il n'y en ait, c'est sottise, non modestie."

 "La parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute."


Alors voilà : pourquoi devient-t'on astrologue karmique ?

Parce qu'on a compris, déjà, tout cela. Parce qu'on a lu Montaigne. L'astrologie de base nous a déjà permis de voir que si l'on se borne à une seule incarnation, l'homme n'est réellement qu'un "fétu de paille" emporté par le courant de l'histoire. A part quelques héros, auquel il ne pourra jamais que s'identifier, et se soumettant à "cette belle image", qu'il envie, jalouse, ou bien tue, pour prendre sa place en une légende devenue chimère, oublieux que celle-ci, à son tour, sera reprise par un autre.

Alors quoi ? A quoi bon "devenir" quelque chose, puisque tel semblerait être "le destin" visible de l'homme : devenir un mort héroïque, au mieux.

Certains viennent à l'astrologie karmique, et au karma, parce qu'ils ne peuvent admettre cela. Par croyance, par certitude, par refus d'accepter la condition mortelle de l'homme.

Lorsque je suis arrivée en tant qu'auteur en astrologie karmique, c'est pour constater que les hommes étaient plus soucieux de s'inventer un passé qu'un avenir. Comme un désir de "rachat", un "repentir", un "remord" mais sans désir de vie, de futur, de conquête nouvelle.

J'ai donc rappelé, tout simplement, que l'avenir dépend non pas du passé, mais du présent et de ce que l'on comprend du passé au travers de ce présent. En rappelant que : on ne réécrit pas l'histoire.

En revanche, l'homme qui ne s'instruit pas de son passé se condamne à le répéter.

Et j'aime à rappeler à celui qui s'instruit de son passé via l'astrologie karmique qu'il existe un proverbe arabe qui conseille : jamais deux fois la même erreur. D'où l'intérêt de travailler à se rappeler : quelle erreur avais-je faite ? Ceci, quitte à se tromper à nouveau, afin de ne pas refaire celle-là.

Il est dans la nature de l'homme de faire des erreurs car c'est ainsi qu'il apprend. Mais faire deux fois la même le condamne à rester l'âne qu'il a déjà été et à ne jamais rien devenir d'autre.

 

PAUSE :


Pourtant Montaigne l'avait déjà dit :

Les choses ne sont pas si douloureuses ni difficiles d'elles-mêmes ; mais notre faiblesse et lâcheté les font telles.


 

Je me souviens d'ailleurs d'un échange avec un astrologue ouvert, mais fort peu convaincu du karma et me disant quelque chose comme : l'homme a "inventé" la réincarnation par ce qu'il refuse la mort. Je lui ai alors fait remarquer qu'il est un fait pour le commun de l'homme que de refuser la mort, mais dans ce même mouvement de "refus", il y en a certains qui vont se faire kryogéniser. C'est à dire que pour certains, seule la manifestation "physique" de leur être faisant preuve de leur existence, c'est en la kryogénisation qu'ils trouvent "un salut potentiel".

C'est cette même vision matérialiste qui laisse espérer à l'homme qu'il parviendra à une "transcendance" de la mort par l'androïde auquel il pourrait "implanter" son psychisme (certainement préalablement "congelé" ce qui est déjà le cas pour certains "morts-vivants" dont on ne peut que constater la psychorigidité nous renvoyant à l'Ere de la glaciation).

Tous ces matérialistes, faute d'avoir évolué en tant qu'Etre (par la "vraie" science), pensent que c'est la matière qui pourra "les prolonger" tandis que de tous temps, les êtres spirituels leur montrent "le chemin" de la vraie "survie". Et qu'en occident, il leur a fallu "prendre le maquis" car ils étaient persécutés par l'inquisition, sinon.

Personnellement, lorsque j'ai commencé l'astrologie, je n'avais aucune idée ni du karma, ni de la réincarnation. J'avais "la foi", mais plutôt chrétienne, selon mon éducation. Et j'étais bien trop jeune pour me préoccuper de ce que je deviendrai après la mort. La "voie" qui s'est ouverte par la conscience du karma a été une sorte d'Eureka pour le chercheur en "science humaine" que j'étais depuis l'adolescence. Et dès lors que le chemin s'est montré : je n'ai cessé de l'ouvrir, de le déblayer, et le mettre à jour.

Et plus j'avance, dans une "intuition" qui n'a cessé de se confirmer, plus s'ouvre encore avant une voie vers un inexploré vraiment EXTRAORDINAIRE. Non pas de cet "extraordinaire" que l'on trouve à pas cher dans les librairies, ou dans un DVD fabriqués par image de Synthèse. Non dans un extraordinaire qui se cherche, se découvre, se cultive... C'est juste "un chemin" que j'ouvre et qui se clarifie...

Certains s'y arrêteront pour en faire un "fond de commerce", comme on l'a fait de l'enseignement du Christ. Mais l'important, c'est "le chemin" qui s'ouvre et qu'il faut suivre.

Bien sûr que dans ces conditions, il n'est pas question de ne prendre l'homme que dans sa manifestation physique (de crainte de finir comme un "sorbet" dans un tiroir réfrigéré, kryogénisé), cela conduit à chercher : cette âme, dont on subit bien souvent "les états". Ces fameux "états d'âme" fort mal vus en société, mais si intimes, si vrais, si précieux et si fragiles. La psychanalyse, fille de l'astrologie est née à cause de ces derniers. Croire que seule la pharmacopée aura raison de ces "états d'âme", pour les "dompter" comme on voudrait croire "la nature" définitivement "domptée" : c'est se couper de son âme, et de là : aggraver un "mal être au monde".

Parce que l'astrologie a subi le joug d'un pouvoir religieux, puis d'un pouvoir scientiste, elle a failli, elle aussi : perdre son âme, et ne plus être cette "science naturelle de l'âme" qu'elle a toujours été, dès son fondement.

Il n'y a en l'astrologie aucune "croyance". Ce sont les croyants religieux dogmatiques, et leurs fils, les scientifiques sceptiques qui ont projeté sur elle toutes les failles de leur pensée sans équilibre car dénuée de profondeur sensible.

Il n'y a en l'astrologie qu'un sage cheminement historique consistant à réconcilier l'homme avec SA nature, avec LA nature, et pour finir : avec l'univers, le cosmos et bien sûr, Dieu, comme créateur de tout cela.

 

PAUSE


Pourtant Montaigne l'a déjà dit :

 Nature peut tout et fait tout.

 


Qui, dès lors, fait croire à un "surnaturel" sauf celui qui nie le pouvoir de SA nature ?

L'astrologie ? Science ? Art ? Religion ? Non, il est plus juste de dire qu'elle est "la sagesse" dont les hommes ont plus que jamais besoin dans ce monde fou.

D'elle vient la théologie, la philosophie, la science, la psychanalyse : elle est source et origine de tout ce que l'homme a bâti de meilleur en ce monde. 

Revenir à l'astrologie, c'est comme revenir à une mère sage. Non seulement elle nous console, mais elle nous explique tout... Pour l'astrologie : l'homme est toujours enfant et trouvera toujours en elle les moyens de GRANDIR. 

Mais certains pourront, comme des enfants, jouer avec les jouets qu'elle lui a donné, comme avec des billes. Et les échanger avec ses copains. En se contentant de regarder : qui gagnera la partie (laquelle, selon eux, consisterait à "savoir prédire l'avenir"). 

J'ai repéré en effet en l'homme qu'une grand part de son attrait pour le foot-ball consiste en "l'espoir" qu'il déplace sans arrêt dans le temps. J'appelle cela : "le complexe du match de foot". On a été nul sur ce match : mais on gagnera le prochain, c'est sûr ! Ainsi, de résultats nuls en résultats nuls garde-t-on l'espoir de "devenir meilleur" sans jamais rien faire pour l'être. On délègue cela à des personnages payés très chers pour le bonheur qu'ils donnent aux hommes de se croire déchargés de cette mission et de cette responsabilité. Et lorsqu'on a trop fait de ces hommes des dieux qu'ils sont loin d'être, on s'en prend : au temps (de la victoire, qui n'était pas encore venu, bien sûr (comme s'il allait venir tout seul !)).

Et alors, cette "Grande Dame" qu'est l'astrologie, les regarde avec miséricorde et bienveillance, mais en attendant qu'ils grandissent et la comprennent vraiment. 

En tant que mère : elle sait qu'elle ne fait que "les mettre au monde", surveiller avec bienveillance leur "devenir" mais jamais elle ne pourra être sûre de leur avenir, qui ne dépend que d'eux. Ce que la plupart n'aime pas savoir, préférant se croire "jouet" d'un destin pré-écrit et dont ils n'attendent que "les verdicts" comme on attend le résultat du match. Ou encore un "jugement" qu'on ne s'est jamais donné la peine d'acquérir, bien qu'instruit (car pour ce faire il faut persévérance et cohérence peu en vogue à l'heure du profit à court terme).

L'astrologie karmique parle toujours "en mère" pour dire aux hommes, certes, vous n'avez pas vraiment bien fait ce que vous deviez faire, mais une autre vie, vous donnera la chance de continuer de grandir... Et vos vies passées, vous apprendrez à les corriger. Un conseil : faites le dès cette vie, car vous gagnerez du temps, car sinon : vous devrez tout recommencer, selon la loi de "l'ETERNEL RETOUR".

"Du pain et des Jeux" a-t-on de longue date prôné pour une "paix sociale". Lorsqu'il ne reste plus que "jeux de dupe" et que ce n'est plus tant le pain, qui vient à manquer, mais la terre où le cultiver ? Il y a de quoi se mettre à se poser des questions enfin sérieuses.

En son temps, Montaigne a dit : L'ânerie humaine est la source des pires catastrophes... » . « ... Mais aussi une mine d'or inépuisable pour qui sait l'exploiter. »

Il semble bien qu'en la finance mondiale l'ânerie ait atteint "son sommet", celui de voir en "sa catastrophe annoncée" : une mine d'or.

On dira alors qu'il s'agit de l'histoire du serpent qui se mord la queue. Et alors, on s'interrogera intelligemment en ce que l'Ouroboros n'est peut-être pas qu'un mythe...

Catastrophe il y a déjà eu, catastrophe il y aura encore, tant que l'âne trouvera que son ânerie est : une mine d'or ! Qu'on sera obligé, encore, éternellement de répéter : ce que Montaigne à déjà dit à lui-même et aux hommes (puisqu'en humaniste il savait bien que lui et l'homme : c'était pareil) et que le déluge a déjà eu lieu et qu'on a déjà coupé les couilles trop stupidement fécondes d'Ouranos.

On me reprochera de citer Montaigne ? Pourtant Montaigne a déjà dit, préférant citer, lui aussi : pourquoi dire moi-même ce que d'autres ont déjà dit en mieux ?

Il n'a fait que "donner du style" à la vérité... Et j'aime assez, trouvant son style des plus "moderne". 

Merci à Marie de Gournay (née le le 6/10/1565), la "femme lettrée" qui fut sa jeune émule -telle une Andréa Salomé pour un Nietszche) pour avoir "soigné" la parution de son travail, tout autant que le sien... Tant on ne se souvient pas assez que toute femme "pensante" a toujours porté la parole de "son doux Jesus" pourvu qu'elle le trouve assez christique pour le faire. Il semble que Marie de Gournay ait trouvé un Montaigne à la hauteur de ce "projet" féminin.

Et Montaigne comme tout bon Poissons "crucifié" au sommet de la maison X en est une belle espèce par ce Soleil conjoint Lune Noire, Vesta, Neptune, Pallas et puis Céres (rien que ça !)... La maison X étant "le commet de la croix" : celui qui ne la porte plus, mais la "transporte" avec sagesse et maîtrise, comme le capitaine d'un vaisseau dont il garde le cap sur l'océan incertain de l'histoire... Une histoire dont il garde mémoire, par Saturne à l'ascendant Cancer qu'Uranus rénove.

 

Michel de Montaigne 28 février 1533 à 11 h 30 à Saint Michel de Montaigne

Que Montaigne vous inspire...

 

© Laurence LARZUL - 15 décembre 2009

 

 


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