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Nos astrologues ont du talent... A vivre.

Chantal, n'a jamais fait taire "le bruit" que faisait son âme... qu'il soit discordant ou harmonieux son prénom lui a sans doute intimement fait savoir qu'il s'agissait d'un même "chant" qu'il faut entendre/comprendre ... Elle nous explique astrologiquement ce qui l'a conduit à écrire cette "partition en 100 pages", qu'elle a si sensément titré : "Hurlure", comme la gravure d'un bruit dont à présent elle nous enchante.

 

Je suis une élève de Laurence L. Ce n'est qu'après-coup, en étudiant mon thème à la lumière de l'astrologie karmique que je peux comprendre ce qui m'a animé pour écrire ce récit.

Tout d'abord, je vous transcris le résumé de la " quatrième de couverture " pour vous situer l'histoire. Il a été écrit par une de mes amies qui a vocation de critique littéraire.

" Hurlure ou les brûlures de la passion et les cris de l'âme. Dès les premières pages, le ton est donné, le lecteur est invité à la confidence, aux révélations. C'est alors que prend place un témoignage poignant, celui d'une histoire d'amour passionnée qui s'est achevée trop tôt. La lecture devient promenade, le lecteur se faufile au coeur du labyrinthe de la mémoire et des souvenirs, découvre des tableaux de vie marqués par la nostalgie, le regret, et surtout et avant tout par l'amour.

C'est l'amour de la mère, de l'amant, de l'autre et finalement de soi qui est ici tout à tour sondé, analysé, ressenti, rejeté, malmené pour en fin de compte devenir la substance même de l'écriture, de l'être.

Hurlure est une leçon de vie et de courage, étayée par une analyse psychologique et un travail sur soi qui font de ce récit une expérience unique tout en faisant écho à des sentiments universels.

Des éclats d'amour, des éclats de mémoire, autant d'éclats d'une image de soi brisée, que l'auteur nous livre en toute humilité. "

 

Que retrouve t-on dans mon thème natal qui me prédispose à ce genre d'écriture dans sa forme et dans son fond ?

Je suis Scorpion Ascendant Cancer, ma Lune est angulaire à l'Ascendant, conjointe à Pluton, maître du Soleil Scorpion/IV où l'on retrouve la composante lunaire. On peut dire que la Lune est la dominante du thème.

Par ailleurs, elle est Régente karmique du Noeud Nord Cancer, sextile à Neptune, co-régent. Or, mon récit est avant tout centré sur l'émotion, le ressenti avec une expression teintée d'un fond poétique.

Le corps du récit nous parle d'une souffrance due à un chagrin d'amour, d'un deuil quasi impossible à assumer face à la rupture... Or, que trouve t-on dans mon thème ? Une maison XII Cancer locataire de mon Saturne RKNS conjoint au NN (cet indice indique que l'expérience demandée par le NN a déjà été vécue, qu'elle est une voie de perfectionnement ou une sorte de redoublement). Où passais-je mon enfance ? Pensionnaire dans une école religieuse, dans mon tout jeune âge. On peut y voir l'empreinte de ce passé karmique Capricorne où se rejoue un sentiment d'isolement et de solitude dans une institution fermée .

Mais d'où vient ce Saturne sinon d'une rigidité morale ayant donné un mental sévère, rigoureux, ayant asséché et ligoté le monde des émotions autrefois, ne pouvant se déployer qu'à travers des épreuves familiales sévères ?

L'enfance fut austère comme l'indique le Noeud Sud qui recrée, en général, les conditions du passé. Sans doute cette épreuve était-elle nécessaire pour que l'émotion brimée, refoulée, suite à la séparation douloureuse avec la mère, le foyer, puisse, par les souffrances des premières blessures narcissiques, faire saigner le coeur afin qu'il aille vers sa sensibilité lunaire ? Des conditions à l'abord néfastes pour lui rouvrir le coeur... l'amener, plus tard, à faire un travail sur soi qui convient bien au Soleil Scorpion, à son désir ardent, Soleil/Mars carré Lune/Pluton, d'aller aux sources de ses conflits et de sa souffrance pour lui donner un sens.

Les premières blessures sont celles pour se défusionner d'une mère qui est elle-même Cancer, Pluton à l'Ascendant, comme une marque de fabrique. Et, comme tout recommence tant qu'on n'a pas épuré son karma... l'épreuve se réitère lors d'un transit plutonien, à l'âge adulte, à travers un amour idéalisé que la rupture anéantit... faisant revivre les cendres d'un passé.

C'est " l'homme de sa vie ", lors du carré de Pluton (lui-même très plutonien: Pluton/Mars au MC, Ascendant Scorpion) qui qui va réactualiser le manque... dont on ne peut que souffrir tant que cette Lune/Pluton demeure gloutonne et ne peut que crier son désir d'être remplie à jamais de la présence de l'autre... dont l'absence est pire que la mort, sa propre mort... c'est tout l'objet du récit d'Hurlure.

Dans le récit, elle a épousé son ombre qui la détruit... puis chemine par les méandres du souvenir, de la mémoire (La Lune) pour donner du sens à l'épreuve.

Mais elle est encore une enfant Cancer aveuglée par ses blessures, ses désirs non satisfaits (Chiron/Lune noire) qui crie son désespoir du manque... Il lui faut beaucoup de temps pour mûrir et faire le travail sur soi que nécessite ses aspects destructeurs (Lune et Soleil, les figures parentales, reliés toutes les deux à Pluton...).

Le travail analytique conforme à sa nature Scorpion la conduit naturellement sur le chemin de l'écriture rapportant dans un premier temps ses rêves, inspirant ses premiers écrits (Mercure Scorpion sextile à Jupiter/Vierge) et, quand elle jette ses états d'âme sur le papier, lors du récit relatant " Hurlure "... c'est encore un morcellement d'émotions informes comme une puzzle qu'elle relie peu à peu se laissant guider par la Lune (le souvenir, la mémoire) et Neptune qu'elle traduit dans la forme et l'aspiration à prendre de la hauteur, s'élever de l'épreuve par un besoin teinté de mysticisme.

Saturne et Mercure sont les deux régents karmiques du Noeud Sud. Il fallait casser l'armure de Saturne par des expériences douloureuses et traumatisantes de la petite enfance pour se diriger vers les deux régents du NN : Lune et Neptune.

Or, dans mon récit, je livre sans fard, dans la simplicité lunaire, mes émois face à la rupture. Pour ce, j'utilise Mercure, co-régent de mon NS/VI, maître de la III qui contient la Lune noire, le manque et le désir à la fois, tout l'objet du récit... Mercure, utile pour mettre en mots les maux... Mercure qui, en Scorpion/V s'y prête, m'entraînant sur les chemins de la compréhension des causes profondes des événements vécus, que ma mémoire (Lune/Asc.) a si bien enregistrés. Il me suffit de me remémorer l'émotion pour que, quelque 40 ans plus tard, je puisse la décrire comme si elle s'était produite la veille, puissante, intacte. Mercure qui stigmatise cette Lune noire conjointe à Chiron (la blessure) et dont je peux me guérir moi-même (Chiron représente aussi l'étude astrologique).

Chiron en Vierge/III nous parle d'une blessure de deuil dans la fratrie. Or, la mort d'un frère mort en bas âge, quand je suis sa cadette, demeure à jamais le " petit frère " ... et le deuil que ma mère n'a jamais pu faire, perte d'amour idéalisé, reprise à mon compte...

" Parti.. mais vivant, vivant mais mort " est une des premières phrases d' " 'Hurlure ".

Peu à peu, en reliant la souffrance du présent aux événements passés, se produit un dégagement décrit au cours de l'épilogue où je me réapproprie Saturne dans son sens positif, trouvant la sagesse dans l'épreuve, car il ne s'agit pas de tourner le dos au Noeud Sud mais d'en garder son côté constructif. Ici, il fallait que je trouve du sens à l'épreuve afin de contenter ma quête de l'âme représentée par le NN/XII et Neptune son co-régent karmique.

C'est ainsi que cette sagesse s'empreint de forme poétique, naturellement.

On pourrait objecter qu'à travers un récit de ce genre, l'on est trop complaisant avec soi-même. Oui, mais cela fait partie d'un tel chemin de vie inscrit dans l'axe des noeuds lunaires: ici, les épreuves familiales pour aller vers un chemin initiatique, me complaisant certes, dans une sorte de masochisme moral, de sacrifice, d'auto-flagellation, expérience qui mène naturellement à l'humilité, la compassion envers ceux qui souffrent...

Ce faisant, je me suis construite un " rocher dans mon océan ": image donnée par Laurence L dans son ABC de l'astrologie karmique pour figurer un Saturne Cancer en maison XII. Un rocher construit pas à pas par un travail d'introspection propre au Scorpion/Cancer, en profondeur, jusqu'aux causes initiales, qui dépassent les traumas de l'enfance vus classiquement en analyse... pour retrouver les causes premières qui remontent aux incarnations précédentes... et ne peuvent se comprendre profondément qu'à cette lueur.

Au passage, il me plaît d'évoquer Proust qui, en creusant ses émotions, et par son génie littéraire, a su en faire oeuvre d'art, réalisant, avant Freud, les fondements de la psychanalyse, par l'approfondissement de ses rêves, la découverte des émois refoulés, démontrant leur importance dans la psyché humaine, notamment dans la petite enfance.

Pour ma part, lorsqu'une odeur, une sensation me rappelait le passé, non seulement cela me permettait de reformer le souvenir, de le lier au présent mais de me reconnecter à la source... à mon Neptune. Et l'évocation du temps perdu... le fossé qui existe entre le souvenir idéalisé et le présent peut devenir acte de créativité.

Je voudrais ajouter que la littérature astrologique m'a enrichie d'une autre connaissance: les figures archétypales et dimensions mythiques décrites par Liz Greene dans son ouvrage " Jupiter et Saturne " en collaboration avec Stephan Arroyo.

Il me semble que la projection de la figure de la Gorgone, image mythique d'une femme de l'ombre relié à son masculin, " l'homme de glace " est traduit dans Hurlure... projection d'ombres réciproques entre deux êtres, une femme qui se sent outrée de ne pas être aimée comme il se doit... et la réponse de l'homme mutique qui ne ressent aucune culpabilité.

Autrement dit, je peux pratiquement analyser mon récit à la lumière des caractérisques fondamentales de mon thème et principalement des indices karmiques tels qu'enseignés par Laurence L. dont je reste une élève enthousiaste, séduite par son apport si enrichissant pour comprendre le sens de nos destinées.

 

Chantal V. - 9 avril 2010


Les astrologues du Milieu du Ciel ont du talent...

Il en aura fallu du temps pour que s'accouche "Hurlure", mais à force d'encouragement, l'auteure est parvenue à concrétiser son Neptune RKNN en maison III.

Inutile d'en rajouter sur le développement de l'article qui ci-dessus "astrologise" l'oeuvre littéraire car son auteur maîtrise les deux langues : celle des hommes et celle des dieux.

L'oeuvre littéraire, elle, se "déguste" comme on boirait le lait acide d'une mère qui s'est alchimisé en elixir de vie par l'accouchement douloureux de l'amour vécu, transmutant, un amour -toujours le même-, qui trop fort pour mourir, ne peut que renaître victorieux de l'épreuve.

Car, on l'a dit et répété, dans l'alchimie de la vie : "le poison est le remède" et, transmuté, il se fait nectar, elixir...

On ne souffre que d'amour blessé, on ne jouit et se réjouit que de sa guérison.

Et Chantal y apporte la délicate touche de la nostalgie qui nous rend la mémoire, même souffrante, si précieuse... On se prend alors à se souvenir de ses souvenirs, comme s'ils étaient nôtres.

C'est un livre à délecter pour se savoir moins seul face à la douleur/bonheur d'aimer... Et surtout se rappeler du bonheur d'être : vivant.

Car, ici, toujours ce que l'on croit qui va mourir, finalement ne fait que naître. S'y manifeste haut et fort, -hurlant si gentiment -: ce vivant. Au passé, au présent et "au présent".

Car quand est-il question de "futur" lorsqu'on accepte le présent du présent, lui étant pleinement présent ? Le chemin qui s'ouvre, dès lors, n'est que celui de l'éternité de l'âme et de l'amour. D'où son parcours jusqu'au "Milieu du Ciel"...

Au bout du compte, Chantal a joliment abattu les murs du temps de Saturne qui l'emprisonnait en une maison XII, fermée à sentir le renfermé... Inspirée par Neptune, elle a été ouvrir les fenêtres de la maison III... Alors, on sent bien comme enfin : elle respire un air bien plus pur qui circule sous la plume d'un féminin démiurge réinventant son univers, las de s'apesantir, décidé à laver son encre, pour voguer à nouveau, -d'ailleurs-, sur d'autres vagues à l'âme... Sans doute.

Par ce souffle là, qui traverse l'ouvrage -et fleure bon le large qu'elle a pris en hurlant doucement avec les vents gémissants comme autant de fantômes à chasser-, chacun peut se laisser bercer, entraîner, séduire, énivrer. C'est juste, à savourer.

Et à lire, pour "repousser", comme les fleurs de ce nouveau printemps (mais aussi nos démons !).

Laurence LARZUL - 11 avril 2010

 

 

Le prix: 18 euros

Commander en adressant votre chèque à l'ordre de Chantal Ropars à l'adresse suivante :

24, rue Abraham Bosse 37000 Tours

 

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LA REVUE est une parution de l'Association LE MILIEU DU CIEL, L'ECOLE D'ASTROLOGIE KARMIQUE DE LAURENCE LARZUL

 

 

 
 

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