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Lien entre Astrologie Karmique et psychologie

Question et réponses avec les élèves débutants

J'entends parfois dire tout et n'importe quoi à propos de l'astrologie, de ses "pseudos" diverses écoles (tandis que l'astrologie est fondamentalement "une" avec pour objectif la réunification de l'Etre) et donc, il n'y a jamais trop à dire pour réaffiner et repréciser sa pratique lorsqu'elle verse plus particulièrement son étude dans le domaine karmique.

Surtout pour le débutant qui arrive en astrologie avec une astrologie karmique déjà "élaborée" et ne peut en cela mesurer les "progrès" qu'elle apporte surtout à la pratique. Ce serait une erreur de penser qu'elle se "spécialise" tandis qu'elle perfectionne et peaufine l'outil astrologique. Ce, en investiguant plus avant dans "la psychologie des profondeurs".

J'ai moi-même commencé à l'ère pré-ordinateur et internet, avec pour seule lecture l'astrologie traditionnelle, dont un André Barbault n'ayant lu que Freud et non pas Jung... Bref, dans un cadre beaucoup plus "rudimentaire" qu'il ne l'est à présent.

La pensée astrologique s'est certes "enrichie" mais pour le débutant, ce peut être source de confusion plutôt que d'enrichissement.

 

Bonjour,

Je me demande comment peut-on faire le lien, entre les éléments karmiques et le reste d'un thème, tel que l'ascendant, son maître ou les autres planètes, s'ils ne sont pas en lien par aspect ou maîtrise avec les RK ou la Lune noire ?

En fait, comment créer « le pont » entre l'analyse karmique et l'analyse psychologique d'un thème.

Merci .

Agnès

 

Re (2) : Lien entre AK et psychologie

Message publié le le 20/07/2010 à 10:05:25

Bonjour Agnès,

Tout d'abord, votre formulation : "comment créer « le pont » entre l'analyse karmique et l'analyse psychologique d'un thème." n'est pas juste car cela voudrait dire qu'il y a une opposition entre psychologique et karmique.

Or, ce que nous étudions en AK, c'est la "psychologie des profondeurs" et donc le plan de l'âme dont la mémoire est "chargée" de tendances héritées que ce soit par mémoire familiale (et là nous sommes davantage dans le psychogénéalogique) ou des mémoires plus anciennes, selon le niveau d'individuation de l'individu.

En effet, certaines âmes doivent d'abord travailler au plan de la mémoire familiale qui aura davantage d'impact sur leur psychologie que tout autre chose.

L'individuation, elle, confrontera l'individu à l'inconscient collectif, mais il devra s'être quelque peu dissocié de l'inconscient familial pour être devenu une "entité autonome" (première étape de "l'individuation. Comme dirait Ruperti, il devient alors "individu" tandis qu'auparavant il n'était que partie du groupe familial ne "résonnant" qu'à cette cellule au plan de l'âme).

Donc j'aurai bien aimé que Eli vous réponde d'abord car je crois avoir répondu récemment à cette question sur le forum, en rappelant ceci (à propos des planètes dominantes) :

Le thème, au niveau de la "persona" le "masque apparent" sera étudié de façon "classique" avec :

- Signe solaire et signe lunaire

- signe ascendant

- position du maître d'asc

- détermination de la dominante

- répartition des éléments

 

Nous aurons alors une idée de la "personnalité" et donc des "outils" à la disposition de l'âme pour se réaliser dans l'existence.

Tout l'art de l'interprétation en karmique consistera à voir en quoi la personnalité est bien "équipée" pour réaliser sa mission et relever "les défis" imposés par son karma (ou dharma : devoir).

De là pourront être cernés : des difficultés de destinée.

C'est en ce sens que l'astrologie karmique est un PERFECTIONNEMENT de l'astrologie classique qui restait parfois sans réponse pertinente face à certains faits.

Je pense au cas dont je parle dans "Comprendre la Lune Noire", reprenant un sujet que Liz Green avait étudié dans un livre présentant un individu comme psychologiquement régressif, haïssant sa mère, et vivant dans un univers infantile entouré de peluches.

Elle ne comprenait pas pourquoi car si l'on montait le thème de façon "classique", c'était une Balance asc Cancer avec un amas plutôt harmonique en maison IV. Aucun aspect de tension ne venait expliquer "cette psychologie" plutôt pathologique.

Or, dès que l'on montait le thème avec les indices karmiques, que trouvait-on ?

Une conjonction Lune/Lune Noire au NS sachant que la Lune était maître d'asc. Là, l'aspect "regressif" et "pathologique" était on ne peut plus clair !

Quoi qu'il en soit, c'est en vous appliquant à bien mettre en oeuvre la méthode que j'enseigne que vous pourrez déceler "ces finesses" dans le thème. La méthode est "résumée" à la fin de l'ABC.

 


Bonjour Laurence,

je suis en train d'étudier la différence entre tempérament et caractère, aussi, je vous ferais un retour après mes vacances.

Je suis tombé sur un article de Samuel DJIAN GUTENBERG qui m'a beaucoup interressé, aussi, je voulais avoir votre avis sur sa conception de la lune et du soleil, avant de pousser plu loin mes investigations :

http://www.csdjian-cret.com/Soleil-Lune.htm

Etant concerné par un carré soleil lune, je me sens d'autant plus concerné par l'intégration de ces deux luminaires, surtout qu'il fait référence au soleil et à la maison ou il se trouve comme étant, je le cite, « Dans notre thème, le Soleil représente en fait le Chemin par lequel nous pouvons accomplir notre destinée. »

Merci d'avance pour votre réponse Laurence.

A bientôt,

Fabien.

 

Bonjour Fabien,

Je dois répondre à d'autres mails avant d'aller lire cela, mais ce qu'il faut savoir tout de même c'est que je crois que c'est de façon assez récente que Samuel intègre les noeuds lunaires dans son approche. Je ne sais donc de quand date son article que j'irai lire.

Mon livre sur les noeuds lunaires est en projet de réédition mais d'ores et déjà je ne suis pas d'accord pour affirmer que : "le Soleil représente en fait le Chemin par lequel nous pouvons accomplir notre destinée", il aurait dit le "moyen" j'aurais trouvé cela plus juste.

A plus tard après lecture de l'article.

Laurence

 

Rebonsoir Fabien,

J'ai eu le temps d'aller lire l'article avant que vous ne boucliez vos valises et je le trouve un peu "léger" et c'est ici que je rappelle tout de même que l'astrologie karmique que j'enseigne est nettement plus "pointue" au niveau technique tandis que je trouve toujours les praticiens du courant Humaniste trop "flou" dans leurs concepts.

Comme je l'ai dit sur le forum, la Lune représente "le sensible" et les "conditionnements reçus" par les "us et coutumes" familiaux du vécu sensible. C'est "la vie inconsciente d'elle-même" qui se forme et s'informe par l'acquis mémoriel. Le Soleil, lui, représente notre volonté, notre conscience, notre "étincelle divine" celle qui nous faire dire "je suis" (donc je pense... Grâce à Mercure toutefois).

Ces deux pôles ont donc une fonction complémentaire dans la psyché et l'un représente sa part féminine "réceptrice" (la Lune) et l'autre sa part masculine émettrice (Soleil)... Dans le cas d'un carré, comme le vôtre, il y a "dissociation" de la difficulté à vivre les deux pôles à la fois et harmonieusement. La "tradition" dit qu'il y a eu souvent mésentente dans le couple parental et donc une vision "conflictuelle" du féminin et du masculin, l'un semblant devoir vivre nécessairement au détriment de l'autre.

Mais il est important d'inscrire cela dans un "processus" car la relation soli-lunaire dans un thème en dit assez long sur le stade de croissance intérieur au moment de l'incarnation. Et c'est là que je recommande "Les Multiples Visages de la Lune", l'ouvrage le plus "fin" et le plus complet sur le sujet.

Je n'ai pas le thème de Samuel, dans avec un Soleil en Verseau et une Lune en Poissons, il est donc né peu après une nouvelle lune, et c'est cela qui est le plus important sur le plan psychologique, en plus de la position effective des astres en signes.

Voilà, bonnes vacances encore Fabien.

Laurence

PS : je précise que je parle de mon livre sur les noeuds lunaires car, eux, clairement parlent "du chemin" à parcourir.

 

Re (1) : Question de Fabien sur le couple soli-lunaire

Message publié le le 23/07/2010 à 21:01:51

Bonsoir Laurence,

je suis arrivé sur cet article car j'étudiais la différence entre le caractère et le tempérament, ce qui m'a amené à étudier (ça,moi,surmoi et le soi)

Aussi, j'ai voulu commencer à faire le lien avec l'astrologie et je tombe sur son article qui laissait à penser que le soleil représente le Soi, ce qui était en contradiction avec le fait que le principe d'inviduation de Jung qui rapproche le Soi de l'âme.

Pourtant, j'ai accroché sur le fait que d'essayer de "retrouver" son Soleil était à rapprocher du cheminement pour retrouver son âme, dans la mesure ou comme il le disait on ne restait pas au niveau horizontal (cf: la lune = besoins) mais on essayait de s'élevait en devenant Soi même.

Pouvoir dire "je suis" est corrolaire ou nécessaire ou prérequis au fait de retrouver son âme?

Aussi, je me demande si le Soleil représente le Moi qu'il faut certes connaître mais ensuite laisser de coté petit à petit pour laisser place au Soi (recherche de l'âme)

ou s'il représente autre chose.

Qu'en pensez-vous?

Fabien.

 

Re (2) : Question de Fabien sur le couple soli-lunaire

Message publié le le 24/07/2010 à 09:20:07

Et bien Fabien,

Lorsque vous démarrez, vous ne faites pas les choses à moitié. Mais là je crains que vous extrapoliez un peu trop la question, fort intéressante, mais dont la réponse se "mettra en place" dans votre esprit à mesure que vous progresserez dans la pratique... Sinon, là encore, vous allez faire du "par coeur" ou bien mal réfléchir car n'ayant pas tous les éléments pour le faire car toute cette réflexion est un peu subsidiaire et ne peut s'éclairer qu'une fois que l'on possède bien l'outil astrologique.

Ce que je peux d'ores et déjà vous dire, pour rester dans le cadre de vos propos, c'est qu'en tant qu'étincelle divine, le Soleil s'apparente davantage au Moi qu'au Soi, lequel, lui, comme je l'ai dit est d'un ordre de grandeur supérieur et correspondrait davantage à un cercle solaire ayant pris la taille du cercle zodiacal pour vous donner une image.

N'oublions pas que selon Jung, le Soi exprime : LA TOTALITÉ et ne saurait donc relever d'un seul luminaire du thème ! Même s'il est vrai que le Soleil représentant le Moi, il "focalise" cette totalité pour la "recentrer" en une unité tout d'abord du Moi puis, du Soi. Et cela passe bien entendu par le travail de la conscience solaire en soi.

Le Soleil est relié à l'idée de "centre". Mais un Soleil non réalisé, se prendra pour "le centre du monde" alors qu'il n'est qu'un pitoyable petit ego périphérique au zodiaque et ayant encore besoin de s'agrandir, s'instruire, se réaliser.

Donc, si on dit à un petit Soleil qu'il est le Soi aïe aïe je crains qu'il explose comme une supernova avant terme ! (il est assez symptomatique à ce sujet que tous les artistes cherchant renom et notorité, à devenir "star" (et donc étoile, comme un soleil) parlent "d'exploser" sur la scène socio-médiatique et que cela débouche sur "le melon", la "grosse tête" ce que Jung appelle : une inflation psychique). Non, il n'est qu'étincelle divine, tout d'abord.

En aucun cas il ne peut-être "Chemin" mais il est bel et bien "Moyen" de réalisation. Je crains qu'en le disant "chemin" on l'égocentre encore davantage qu'il ne l'est par nature et que l'on mène ainsi l'individu à l'impasse, négligeant de considérer le reflet de son ego solaire en tous et en toutes choses (via les projections). Et donc non seulement dans l'ensemble de son thème, mais aussi des interrelations qu'il peut nouer.

Voilà : toutes ces questions d'ordre plus psychanalytiques sont abordées dans un cours à la fin du cursus.

Pour l'instant, et c'est sans doute ce qui distingue mon école des autres, je tiens à ce que vous soyez bon "en pratique", plutôt qu'en théorie et philosophie. C'est de la "pratique" que ressortira pour vous une compréhension philosophique.

Comme pour un musicien, c'est du fait que l'on possède bien ses gammes, que l'on sait manier son instrument que l'on peut exprimer et "saisir" le sens subtile de la musique.

Sinon, on acquiert une connaissance théorique et superficielle que l'on "plaque" sur sa pensée, et c'est ce que je constate par exemple chez beaucoup issus du courant humaniste ou même Liz Green dont l'aspect "technique astrologique" est loin d'être au point.

Ce qui ne les empêche pas de mener des réflexions philosophiques intéressantes, mais quelque peu "déconnectées" de la technique astrologique. Autant dans ce cas rester simple psy ou bien philosophe. Etre astrologue, c'est autre chose. C'est un art, et il faut bien maîtriser sa "techne".

Sinon, si l'on reste à une approche théorique, on peut devenir un bon "critique" mais jamais un "bon artiste". On reste dans la périphrase.

Il y a tout un courant astrologique "psychologisant" mais qui du coup "sépare" le psy du concret. Or, c'est l'inverse qu'il faut faire, il considérer les choses concrètes pour voir en quoi elles se relient au psy.

Ainsi, vous n'aviez pas besoin de partir dans des considérations sur "le soi" a propos du "caractère" qui relève plutôt de la Persona (masque apparent) et donc de la façon dont l'individu s'exprime dans la vie courante.

La "psychologie des profondeurs" tenant compte de toutes les découvertes de la psychanalyse passe "au delà" de la persona (derrière le masque) et c'est ce qui fait que nous sommes passé d'une astrologie "caractérologique" à une astrologie transpersonnelle, transgénérationnelle, psychanalytique et karmique.

Mais à la base, on s'employait uniquement à décrire un "caractère". Vous étiez bien parti en le distinguant du tempérament en ce que ce dernier a davantage trait à "l'énergie" avec lequel l'individu exprime ce caractère.

 

Le Surmoi : Saturne

Par contre, je veux bien vous repréciser d'ores et déjà "le surmoi" car il est important de le distinguer du "Soi" (beaucoup font l'erreur de les confondre en cheminant spirituellement). Le "surmoi" en tant que "gendarme intérieur" relève, lui, de Saturne.

Il est l'instance "éducatrice/limitative/culpabilisatrice" du thème qui a pour fonction de "castrer" mais surtout "élaguer" toutes les tentations solaires de céder à l'hybris, c'est à dire à agir de façon déplacée face au réel, dans la démesure autocratique et égocentrée.

Il représente en ce sens : les parents, les modèles, les maîtres auxquels nous nous identifions, nous modelons et nous "raccrochons" pour nous construire en tant qu'individu. Il est "le gendarme intérieur" qui a intégré tous les "il faut, il faut pas" que l'on a entendu en chemin. Au stade de Saturne, il faut avoir intégré tous les interdits assimilé les contraintes obligeant à surmonter le naturel. Grâce à Saturne, l'ego a appris à fonctionner dans le concret, à être "opérationnel" en se conformant aux modèles.

Saturne est donc premièrement essentiellement : conformiste (bien plus que Jupiter qui "adhère" mais dépasse souvent les bornes).

Donc, lorsque vous dites cela, Fabien : "essayer de "retrouver" son Soleil était à rapprocher du cheminement pour retrouver son âme, dans la mesure ou comme il le disait on ne restait pas au niveau horizontal(cf: la lune = besoins) mais on essayait de s'élevait en devenant Soi même. "

Ce n'est pas tout à fait juste en ce sens que vous n'avez pas besoin de "retrouver" votre Soleil puisqu'il est là, tout le temps lorsque vous dites "moi", "je". Celui qui vous conduira à la verticalité, au dépassement des besoins : c'est Saturne. Et comparé au Soleil, il peut être vu comme "son ombre" qui l'empêche de rayonner pleinement la joie de vivre (en ce sens Liz Green a raison d'y voir un "vieux démon").

Mais au niveau spirituel, Saturne peut devenir très "limitatif" car sa fonction "éducatrice" concerne l'âme en expérimentation sur cette terre. Saturne "limite" le champ séparant la vie humaine de la vie divine. C'est en ce sens qu'il est "gardien du seuil".

Certains le disent : "le Seigneur du Karma", mais c'est le mettre sur "un trône" très relatif. Car cela n'est vrai qu'en raison du fait que l'âme n'a pas intégré les limitations du vécu. Dès lors, elle doit revenir pour refaire l'expérience et la corriger ou la compléter.

Saturne est "le gardien du seuil" qui ne nous permet pas de franchir un pallier supérieur tant que ceci n'est pas fait. Il a tout simplement à voir avec "la triste condition humaine", avec tous les deuils, souffrances et difficultés que cela suppose et qui fait que l'on aspire à rejoindre dieu -vu comme délivrance paradisiaque et perfection- pour y échapper. Mais il ne permet pas d'échappatoire indépendamment de quelque "mérite" et effort en direction de notre élévation morale. Tant que l'on triche -ou ne comprend pas au sens de "prendre avec soi"-, Saturne sanctionne et génère un karma.

Rester donc au stade "conformiste" en référence aux interdits de ce monde, c'est à dire prendre le Surmoi pour le Soi, peut longtemps "bloquer" l'individu dans une croissance supérieure (et divine).

Tant que l'on est pas "droit comme la justice" (et donc "solide" dans sa verticalité) ainsi que le Surmoi nous enseigne à le devenir, on ne peut sans risque de grave dysfonctionnement psychique s'aventurer plus loin.

Voir d'ailleurs l'article que je viens de mettre en ligne écrit par Odette qui s'initie tout juste à la Lune Noire après deux tours de Saturne...

Mais rappelons ici donc qu'avant la découverte de Uranus, Neptune, Pluton les planètes s'arrêtaient à Saturne qui "limitait" le septénaire traditionnel.

On ne pouvait passer les étapes initiatiques supérieures tant que l'on était pas "à la hauteur" des exigences de Saturne et donc conforme aux attentes du Surmoi.

Mais, pour réaliser le Soi, c'est à dire l'Etre suprême, l'Etre divin en soi, il faut pouvoir dépasser le gendarme intérieur et en ce sens se confronter : au gardien du seuil.

 

Sur le plan de la justice, on peut apparenter Saturne au passage devant le tribunal et à la parole accusatrice du procureur... Ce, bien plus encore qu'au juge lui-même qui là, est lié au Soleil en tant qu'intime souveraineté (capable de lumière par delà l'ombre de Saturne).

C'est pourquoi, avant d'être source de sérénité et de sagesse, Saturne est surtout source de "culpabilité" et qu'il importe de travailler à être "en accord" avec sa propre conscience solaire pour pouvoir surmonter en confiance la "parole accusatrice". Sinon, Saturne est "écrasant" et sous le poids de son verdict, tel Icare, notre Soleil chute à nouveau dans la matière au lieu de revenir à sa dimension cosmique.

Les gens qui confondent le Surmoi et le Soi restent au stade du jugement d'autrui au lieu de s'intérioriser, entrent dans une logique de "pouvoir moralisateur" sur les autres et jouent les gourous (mauvais, bien sûr). Mais ils ont un public chez ceux qui ont encore besoin d'instance parentale pour grandir et leur dire ce qu'il faut faire ou pas. Le problème, c'est que Saturne a davantage pour but de maintenir autrui sous sa dépendance que de l'aider à s'affranchir et à se réaliser par lui-même.

Au stade de Saturne, savoir "être seul", se fier à son propre jugement est indispensable. Il symbolise "la fiabilité" car on ne peut faire cela qu'à condition d'avoir travaillé l'ego solaire à devenir "Juste". Et en général, on se sera "ramassé" de multiples fois et fait bien des erreurs (et "rien compris") avant de le devenir... C'est là que la réincarnation est nécessaire au perfectionnement de soi et à la réalisation du Soi.

 

Après Saturne, nous abordons Uranus et son mental intuitif qui le relie à une conscience cosmique. Là, l'individu peut se fier à son intuition sans soucis. Et il est affranchi des diktats limitatifs et contraignants du Surmoi.

Non pas qu'il les néglige, mais ils sont pleinement "intégrés" (compris et donc "pris avec soi") en tant que structure intérieure qui l'a "formé", "structuré", (fortifié et consolidé : ce qui est important à souligner et va a contrario d'un certain courant spiritualiste prônant "l'abolition" de l'ego. Non, il doit être très fort au contraire ! mais... équilibré et capable de maîtriser ses éventuels excès par "autorégulation").

Au stade d'Uranus, on est comme celui qui a peiné pour apprendre à tenir sur un vélo et on en a même oublié que l'on avait peiné. Les "réflexes" sont acquis, les "rouages" bien rôdés. On peut passer au plan supérieur.

Un mauvais Uranus, lui, se croit dispensé d'acquérir "la structure" et du coup : il fait n'importe quoi en ne se fiant qu'à lui. Il n'a pas intégré "les limites".

Il peut "capter" comme une antenne radio des messages venant d'ailleurs, mais il est incapable de les interpréter correctement, de remettre les choses à leur place parce qu'il n'est pas suffisamment clarifié et structuré.

C'est malheureusement ce que je constate chez beaucoup à l'heure actuelle ou l'éducation de base est très négligée. D'où, une grand confusion d'esprit aggravée par la pléthore d'images qui bombardent constamment d'être sans analyse. D'où l'urgence et l'accent que je mets sur la nécessité sur laquelle j'insiste de revenir au langage et à l'écrit. Ce que favorise d'ailleurs le bon usage d'internet.

Je viens d'ailleurs de lire l'article d'un psychiatre dans la revue de l'INREES qui ayant cotoyé de près "la folie" en a déduit que nous vivons en réalité dans une matérialité derrière laquelle est "un langage". D'où l'importance de Mercure dont j'ai déjà moulte fois parlé et aussi d'acquérir de la précision et de la rigueur dans notre langage... C'est ainsi que l'on échappe à la folie. Ce psychiatre en a une connaissance expérimentale là où de mon côté cela relève de "l'intuition juste". Et relier correctement notre langue maternelle à la langue astrologique est la bonne façon de relier le visible à l'invisible et pouvoir cheminer ainsi plus loin en conscience jusqu'au surmental puis supramental (selon la terminologie de Sri Aurobindo).

J'irai jusqu'à dire que l'astrologie est une "orthodoxie" de l'approche poétique en ce sens qu'elle structure notre seule "inspiration" dans l'appréhension de notre lien à l'Universel. Elle est la "droite parole" là où la poésie en représente les méandres par lequel Neptune nous rend accessible et quelque peu compréhensible l'invisible (de la même façon que le rêve, mais de façon plus "lucide").

Un ego en voie de complétude, apte à intégrer "sa Totalité" sera donc a priori et astrologue et poète... Mais ne confondra pas les deux approches bien que dans les deux cas, il devra utiliser le même médium : le langage et les mots.

Avec l'astrologie, il utilise Uranus. Avec la poésie, il s'inspire de Neptune. Dès lors, Pluton peut travailler une "belle matière"...

Comprendre cela, c'est comprendre pourquoi l'astrologie reste et restera toujours "la bonne médecine" pour l'âme en tant que "yoga mental" et bonne pratique du Jnana yoga, c'est à dire : le yoga de la Connaissance (ainsi que je le développe dans un article sur les divers Yoga).

Quelque part, on peut dire qu'apprendre l'astrologie c'est faire une bonne PNL, c'est à dire une bonne reprogrammation neuro-linguistique pour l'individu lambda encore pétri de confusion et de contradiction et non relié à la dimension cosmique... En rappelant que Cosmos veut dire originellement : ORDRE. Cela revient donc tout simplement à : se remettre en ordre.

 

© Collectif de l'Ecole du Milieu du Ciel de Laurence LARZUL- 24 juillet 2010

 

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