Bonjour,
Je me demande comment peut-on faire le lien,
entre les éléments karmiques et le
reste d'un thème, tel que l'ascendant, son
maître ou les autres planètes, s'ils
ne sont pas en lien par aspect ou maîtrise
avec les RK ou la Lune noire ?
En fait, comment créer « le pont
» entre l'analyse karmique et l'analyse
psychologique d'un thème.
Merci .
Agnès
Re (2) : Lien entre AK et psychologie
Message publié le le 20/07/2010 à
10:05:25
Bonjour Agnès,
Tout d'abord, votre formulation : "comment
créer « le pont » entre l'analyse
karmique et l'analyse psychologique d'un
thème." n'est pas juste car cela voudrait
dire qu'il y a une opposition entre psychologique
et karmique.
Or, ce que nous étudions en AK, c'est la
"psychologie des profondeurs" et donc le plan de
l'âme dont la mémoire est
"chargée" de tendances
héritées que ce soit par
mémoire familiale (et là nous sommes
davantage dans le psychogénéalogique)
ou des mémoires plus anciennes, selon le
niveau d'individuation de l'individu.
En effet, certaines âmes doivent d'abord
travailler au plan de la mémoire familiale
qui aura davantage d'impact sur leur psychologie
que tout autre chose.
L'individuation, elle, confrontera l'individu
à l'inconscient collectif, mais il devra
s'être quelque peu dissocié de
l'inconscient familial pour être devenu une
"entité autonome" (première
étape de "l'individuation. Comme dirait
Ruperti, il devient alors "individu" tandis
qu'auparavant il n'était que partie du
groupe familial ne "résonnant" qu'à
cette cellule au plan de l'âme).
Donc j'aurai bien aimé que Eli vous
réponde d'abord car je crois avoir
répondu récemment à cette
question sur le forum, en rappelant ceci (à
propos des planètes dominantes) :
Le thème, au niveau de la "persona" le
"masque apparent" sera étudié de
façon "classique" avec :
- Signe solaire et signe lunaire
- signe ascendant
- position du maître d'asc
- détermination de la dominante
- répartition des
éléments
Nous aurons alors une idée de la
"personnalité" et donc des "outils" à
la disposition de l'âme pour se
réaliser dans l'existence.
Tout l'art de l'interprétation en
karmique consistera à voir en quoi la
personnalité est bien
"équipée" pour réaliser sa
mission et relever "les défis"
imposés par son karma (ou dharma :
devoir).
De là pourront être cernés :
des difficultés de destinée.
C'est en ce sens que l'astrologie karmique est
un PERFECTIONNEMENT de l'astrologie classique qui
restait parfois sans réponse pertinente face
à certains faits.
Je pense au cas dont je parle dans "Comprendre
la Lune Noire", reprenant un sujet que Liz Green
avait étudié dans un livre
présentant un individu comme
psychologiquement régressif, haïssant
sa mère, et vivant dans un univers infantile
entouré de peluches.
Elle ne comprenait pas pourquoi car si l'on
montait le thème de façon
"classique", c'était une Balance asc Cancer
avec un amas plutôt harmonique en maison IV.
Aucun aspect de tension ne venait expliquer "cette
psychologie" plutôt pathologique.
Or, dès que l'on montait le thème
avec les indices karmiques, que trouvait-on ?
Une conjonction Lune/Lune Noire au NS sachant
que la Lune était maître d'asc.
Là, l'aspect "regressif" et "pathologique"
était on ne peut plus clair !
Quoi qu'il en soit, c'est en vous appliquant
à bien mettre en oeuvre la méthode
que j'enseigne que vous pourrez déceler "ces
finesses" dans le thème. La méthode
est "résumée" à la fin de
l'ABC.
Bonjour Laurence,
je suis en train d'étudier la
différence entre tempérament et
caractère, aussi, je vous ferais un retour
après mes vacances.
Je suis tombé sur un article de Samuel
DJIAN GUTENBERG qui m'a beaucoup interressé,
aussi, je voulais avoir votre avis sur sa
conception de la lune et du soleil, avant de
pousser plu loin mes investigations :
http://www.csdjian-cret.com/Soleil-Lune.htm
Etant concerné par un carré soleil
lune, je me sens d'autant plus concerné par
l'intégration de ces deux luminaires,
surtout qu'il fait référence au
soleil et à la maison ou il se trouve comme
étant, je le cite, « Dans notre
thème, le Soleil représente en fait
le Chemin par lequel nous pouvons accomplir notre
destinée. »
Merci d'avance pour votre réponse
Laurence.
A bientôt,
Fabien.
Bonjour Fabien,
Je dois répondre à d'autres mails
avant d'aller lire cela, mais ce qu'il faut savoir
tout de même c'est que je crois que c'est de
façon assez récente que Samuel
intègre les noeuds lunaires dans son
approche. Je ne sais donc de quand date son article
que j'irai lire.
Mon livre sur les noeuds lunaires est en projet
de réédition mais d'ores et
déjà je ne suis pas d'accord pour
affirmer que : "le Soleil représente en fait
le Chemin par lequel nous pouvons accomplir notre
destinée", il aurait dit le "moyen" j'aurais
trouvé cela plus juste.
A plus tard après lecture de
l'article.
Laurence
Rebonsoir Fabien,
J'ai eu le temps d'aller lire l'article avant
que vous ne boucliez vos valises et je le trouve un
peu "léger" et c'est ici que je rappelle
tout de même que l'astrologie karmique que
j'enseigne est nettement plus "pointue" au niveau
technique tandis que je trouve toujours les
praticiens du courant Humaniste trop "flou" dans
leurs concepts.
Comme je l'ai dit sur le forum, la Lune
représente "le sensible" et les
"conditionnements reçus" par les "us et
coutumes" familiaux du vécu sensible. C'est
"la vie inconsciente d'elle-même" qui se
forme et s'informe par l'acquis mémoriel. Le
Soleil, lui, représente notre
volonté, notre conscience, notre
"étincelle divine" celle qui nous faire dire
"je suis" (donc je pense... Grâce à
Mercure toutefois).
Ces deux pôles ont donc une fonction
complémentaire dans la psyché et l'un
représente sa part féminine
"réceptrice" (la Lune) et l'autre sa part
masculine émettrice (Soleil)... Dans le cas
d'un carré, comme le vôtre, il y a
"dissociation" de la difficulté à
vivre les deux pôles à la fois et
harmonieusement. La "tradition" dit qu'il y a eu
souvent mésentente dans le couple parental
et donc une vision "conflictuelle" du
féminin et du masculin, l'un semblant devoir
vivre nécessairement au détriment de
l'autre.
Mais il est important d'inscrire cela dans un
"processus" car la relation soli-lunaire dans un
thème en dit assez long sur le stade de
croissance intérieur au moment de
l'incarnation. Et c'est là que je recommande
"Les Multiples Visages de la Lune", l'ouvrage le
plus "fin" et le plus complet sur le sujet.
Je n'ai pas le thème de Samuel, dans avec
un Soleil en Verseau et une Lune en Poissons, il
est donc né peu après une nouvelle
lune, et c'est cela qui est le plus important sur
le plan psychologique, en plus de la position
effective des astres en signes.
Voilà, bonnes vacances encore Fabien.
Laurence
PS : je précise que je parle de mon livre
sur les noeuds lunaires car, eux, clairement
parlent "du chemin" à parcourir.
Re (1) : Question de Fabien sur le couple
soli-lunaire
Message publié le le 23/07/2010 à
21:01:51
Bonsoir Laurence,
je suis arrivé sur cet article car
j'étudiais la différence entre le
caractère et le tempérament, ce qui
m'a amené à étudier
(ça,moi,surmoi et le soi)
Aussi, j'ai voulu commencer à faire le
lien avec l'astrologie et je tombe sur son article
qui laissait à penser que le soleil
représente le Soi, ce qui était en
contradiction avec le fait que le principe
d'inviduation de Jung qui rapproche le Soi de
l'âme.
Pourtant, j'ai accroché sur le fait que
d'essayer de "retrouver" son Soleil était
à rapprocher du cheminement pour retrouver
son âme, dans la mesure ou comme il le disait
on ne restait pas au niveau horizontal (cf: la lune
= besoins) mais on essayait de s'élevait en
devenant Soi même.
Pouvoir dire "je suis" est corrolaire ou
nécessaire ou prérequis au fait de
retrouver son âme?
Aussi, je me demande si le Soleil
représente le Moi qu'il faut certes
connaître mais ensuite laisser de coté
petit à petit pour laisser place au Soi
(recherche de l'âme)
ou s'il représente autre chose.
Qu'en pensez-vous?
Fabien.
Re (2) : Question de Fabien sur le couple
soli-lunaire
Message publié le le 24/07/2010 à
09:20:07
Et bien Fabien,
Lorsque vous démarrez, vous ne faites pas
les choses à moitié. Mais là
je crains que vous extrapoliez un peu trop la
question, fort intéressante, mais dont la
réponse se "mettra en place" dans votre
esprit à mesure que vous progresserez dans
la pratique... Sinon, là encore, vous allez
faire du "par coeur" ou bien mal
réfléchir car n'ayant pas tous les
éléments pour le faire car toute
cette réflexion est un peu subsidiaire et ne
peut s'éclairer qu'une fois que l'on
possède bien l'outil astrologique.
Ce que je peux d'ores et déjà vous
dire, pour rester dans le cadre de vos propos,
c'est qu'en tant qu'étincelle divine, le
Soleil s'apparente davantage au Moi qu'au Soi,
lequel, lui, comme je l'ai dit est d'un ordre de
grandeur supérieur et correspondrait
davantage à un cercle solaire ayant pris la
taille du cercle zodiacal pour vous donner une
image.
N'oublions pas que selon Jung, le Soi exprime :
LA TOTALITÉ et ne saurait donc relever d'un
seul luminaire du thème ! Même s'il
est vrai que le Soleil représentant le Moi,
il "focalise" cette totalité pour la
"recentrer" en une unité tout d'abord du Moi
puis, du Soi. Et cela passe bien entendu par le
travail de la conscience solaire en soi.
Le Soleil est relié à
l'idée de "centre". Mais un Soleil non
réalisé, se prendra pour "le centre
du monde" alors qu'il n'est qu'un pitoyable petit
ego périphérique au zodiaque et ayant
encore besoin de s'agrandir, s'instruire, se
réaliser.
Donc, si on dit à un petit Soleil qu'il
est le Soi aïe aïe je crains qu'il
explose comme une supernova avant terme ! (il est
assez symptomatique à ce sujet que tous les
artistes cherchant renom et notorité,
à devenir "star" (et donc étoile,
comme un soleil) parlent "d'exploser" sur la
scène socio-médiatique et que cela
débouche sur "le melon", la "grosse
tête" ce que Jung appelle : une inflation
psychique). Non, il n'est qu'étincelle
divine, tout d'abord.
En aucun cas il ne peut-être "Chemin" mais
il est bel et bien "Moyen" de réalisation.
Je crains qu'en le disant "chemin" on
l'égocentre encore davantage qu'il ne l'est
par nature et que l'on mène ainsi l'individu
à l'impasse, négligeant de
considérer le reflet de son ego solaire en
tous et en toutes choses (via les projections). Et
donc non seulement dans l'ensemble de son
thème, mais aussi des interrelations qu'il
peut nouer.
Voilà : toutes ces questions d'ordre plus
psychanalytiques sont abordées dans un cours
à la fin du cursus.
Pour l'instant, et c'est sans doute ce qui
distingue mon école des autres, je tiens
à ce que vous soyez bon "en pratique",
plutôt qu'en théorie et philosophie.
C'est de la "pratique" que ressortira pour vous une
compréhension philosophique.
Comme pour un musicien, c'est du fait que l'on
possède bien ses gammes, que l'on sait
manier son instrument que l'on peut exprimer et
"saisir" le sens subtile de la musique.
Sinon, on acquiert une connaissance
théorique et superficielle que l'on "plaque"
sur sa pensée, et c'est ce que je constate
par exemple chez beaucoup issus du courant
humaniste ou même Liz Green dont l'aspect
"technique astrologique" est loin d'être au
point.
Ce qui ne les empêche pas de mener des
réflexions philosophiques
intéressantes, mais quelque peu
"déconnectées" de la technique
astrologique. Autant dans ce cas rester simple psy
ou bien philosophe. Etre astrologue, c'est autre
chose. C'est un art, et il faut bien
maîtriser sa "techne".
Sinon, si l'on reste à une approche
théorique, on peut devenir un bon "critique"
mais jamais un "bon artiste". On reste dans la
périphrase.
Il y a tout un courant astrologique
"psychologisant" mais qui du coup "sépare"
le psy du concret. Or, c'est l'inverse qu'il faut
faire, il considérer les choses
concrètes pour voir en quoi elles se relient
au psy.
Ainsi, vous n'aviez pas besoin de partir dans
des considérations sur "le soi" a propos du
"caractère" qui relève plutôt
de la Persona (masque apparent) et donc de la
façon dont l'individu s'exprime dans la vie
courante.
La "psychologie des profondeurs" tenant compte
de toutes les découvertes de la psychanalyse
passe "au delà" de la persona
(derrière le masque) et c'est ce qui fait
que nous sommes passé d'une astrologie
"caractérologique" à une astrologie
transpersonnelle,
transgénérationnelle, psychanalytique
et karmique.
Mais à la base, on s'employait uniquement
à décrire un "caractère". Vous
étiez bien parti en le distinguant du
tempérament en ce que ce dernier a davantage
trait à "l'énergie" avec lequel
l'individu exprime ce caractère.
Le Surmoi :
Saturne
Par contre, je veux bien vous repréciser
d'ores et déjà "le surmoi" car il est
important de le distinguer du "Soi" (beaucoup font
l'erreur de les confondre en cheminant
spirituellement). Le "surmoi" en tant que "gendarme
intérieur" relève, lui, de
Saturne.
Il est l'instance
"éducatrice/limitative/culpabilisatrice" du
thème qui a pour fonction de "castrer" mais
surtout "élaguer" toutes les tentations
solaires de céder à l'hybris, c'est
à dire à agir de façon
déplacée face au réel, dans la
démesure autocratique et
égocentrée.
Il représente en ce sens : les parents,
les modèles, les maîtres auxquels nous
nous identifions, nous modelons et nous
"raccrochons" pour nous construire en tant
qu'individu. Il est "le gendarme intérieur"
qui a intégré tous les "il faut, il
faut pas" que l'on a entendu en chemin. Au stade de
Saturne, il faut avoir intégré tous
les interdits assimilé les contraintes
obligeant à surmonter le naturel.
Grâce à Saturne, l'ego a appris
à fonctionner dans le concret, à
être "opérationnel" en se conformant
aux modèles.
Saturne est donc premièrement
essentiellement : conformiste (bien plus que
Jupiter qui "adhère" mais dépasse
souvent les bornes).
Donc, lorsque vous dites cela, Fabien : "essayer
de "retrouver" son Soleil était à
rapprocher du cheminement pour retrouver son
âme, dans la mesure ou comme il le disait on
ne restait pas au niveau horizontal(cf: la lune =
besoins) mais on essayait de s'élevait en
devenant Soi même. "
Ce n'est pas tout à fait juste en ce sens
que vous n'avez pas besoin de "retrouver" votre
Soleil puisqu'il est là, tout le temps
lorsque vous dites "moi", "je". Celui qui vous
conduira à la verticalité, au
dépassement des besoins : c'est Saturne. Et
comparé au Soleil, il peut être vu
comme "son ombre" qui l'empêche de rayonner
pleinement la joie de vivre (en ce sens Liz Green a
raison d'y voir un "vieux démon").
Mais au niveau spirituel, Saturne peut devenir
très "limitatif" car sa fonction
"éducatrice" concerne l'âme en
expérimentation sur cette terre. Saturne
"limite" le champ séparant la vie humaine de
la vie divine. C'est en ce sens qu'il est "gardien
du seuil".
Certains le disent : "le Seigneur du Karma",
mais c'est le mettre sur "un trône"
très relatif. Car cela n'est vrai qu'en
raison du fait que l'âme n'a pas
intégré les limitations du
vécu. Dès lors, elle doit revenir
pour refaire l'expérience et la corriger ou
la compléter.
Saturne est "le gardien du seuil" qui ne nous
permet pas de franchir un pallier supérieur
tant que ceci n'est pas fait. Il a tout simplement
à voir avec "la triste condition humaine",
avec tous les deuils, souffrances et
difficultés que cela suppose et qui fait que
l'on aspire à rejoindre dieu -vu comme
délivrance paradisiaque et perfection- pour
y échapper. Mais il ne permet pas
d'échappatoire indépendamment de
quelque "mérite" et effort en direction de
notre élévation morale. Tant que l'on
triche -ou ne comprend pas au sens de "prendre avec
soi"-, Saturne sanctionne et génère
un karma.
Rester donc au stade "conformiste" en
référence aux interdits de ce monde,
c'est à dire prendre le Surmoi pour le Soi,
peut longtemps "bloquer" l'individu dans une
croissance supérieure (et divine).
Tant que l'on est pas "droit comme la justice"
(et donc "solide" dans sa verticalité) ainsi
que le Surmoi nous enseigne à le devenir, on
ne peut sans risque de grave dysfonctionnement
psychique s'aventurer plus loin.
Voir d'ailleurs l'article que je viens de mettre
en ligne écrit par Odette qui s'initie tout
juste à la Lune Noire après deux
tours de Saturne...
Mais rappelons ici donc qu'avant la
découverte de Uranus, Neptune, Pluton les
planètes s'arrêtaient à Saturne
qui "limitait" le septénaire
traditionnel.
On ne pouvait passer les étapes
initiatiques supérieures tant que l'on
était pas "à la hauteur" des
exigences de Saturne et donc conforme aux attentes
du Surmoi.
Mais, pour réaliser le Soi, c'est
à dire l'Etre suprême, l'Etre divin en
soi, il faut pouvoir dépasser le gendarme
intérieur et en ce sens se confronter : au
gardien du seuil.
Sur le plan de la justice, on peut apparenter
Saturne au passage devant le tribunal et à
la parole accusatrice du procureur... Ce, bien plus
encore qu'au juge lui-même qui là, est
lié au Soleil en tant qu'intime
souveraineté (capable de lumière par
delà l'ombre de Saturne).
C'est pourquoi, avant d'être source de
sérénité et de sagesse,
Saturne est surtout source de "culpabilité"
et qu'il importe de travailler à être
"en accord" avec sa propre conscience solaire pour
pouvoir surmonter en confiance la "parole
accusatrice". Sinon, Saturne est "écrasant"
et sous le poids de son verdict, tel Icare, notre
Soleil chute à nouveau dans la
matière au lieu de revenir à sa
dimension cosmique.
Les gens qui confondent le Surmoi et le Soi
restent au stade du jugement d'autrui au lieu de
s'intérioriser, entrent dans une logique de
"pouvoir moralisateur" sur les autres et jouent les
gourous (mauvais, bien sûr). Mais ils ont un
public chez ceux qui ont encore besoin d'instance
parentale pour grandir et leur dire ce qu'il faut
faire ou pas. Le problème, c'est que Saturne
a davantage pour but de maintenir autrui sous sa
dépendance que de l'aider à
s'affranchir et à se réaliser par
lui-même.
Au stade de Saturne, savoir "être seul",
se fier à son propre jugement est
indispensable. Il symbolise "la fiabilité"
car on ne peut faire cela qu'à condition
d'avoir travaillé l'ego solaire à
devenir "Juste". Et en général, on se
sera "ramassé" de multiples fois et fait
bien des erreurs (et "rien compris") avant de le
devenir... C'est là que la
réincarnation est nécessaire au
perfectionnement de soi et à la
réalisation du Soi.
Après Saturne, nous abordons Uranus et
son mental intuitif qui le relie à une
conscience cosmique. Là, l'individu peut se
fier à son intuition sans soucis. Et il est
affranchi des diktats limitatifs et contraignants
du Surmoi.
Non pas qu'il les néglige, mais ils sont
pleinement "intégrés" (compris et
donc "pris avec soi") en tant que structure
intérieure qui l'a "formé",
"structuré", (fortifié et
consolidé : ce qui est important à
souligner et va a contrario d'un certain courant
spiritualiste prônant "l'abolition" de l'ego.
Non, il doit être très fort au
contraire ! mais... équilibré et
capable de maîtriser ses éventuels
excès par "autorégulation").
Au stade d'Uranus, on est comme celui qui a
peiné pour apprendre à tenir sur un
vélo et on en a même oublié que
l'on avait peiné. Les "réflexes" sont
acquis, les "rouages" bien rôdés. On
peut passer au plan supérieur.
Un mauvais Uranus, lui, se croit dispensé
d'acquérir "la structure" et du coup : il
fait n'importe quoi en ne se fiant qu'à lui.
Il n'a pas intégré "les limites".
Il peut "capter" comme une antenne radio des
messages venant d'ailleurs, mais il est incapable
de les interpréter correctement, de remettre
les choses à leur place parce qu'il n'est
pas suffisamment clarifié et
structuré.
C'est malheureusement ce que je constate chez
beaucoup à l'heure actuelle ou
l'éducation de base est très
négligée. D'où, une grand
confusion d'esprit aggravée par la
pléthore d'images qui bombardent constamment
d'être sans analyse. D'où l'urgence et
l'accent que je mets sur la nécessité
sur laquelle j'insiste de revenir au langage et
à l'écrit. Ce que favorise d'ailleurs
le bon usage d'internet.
Je viens d'ailleurs de lire l'article d'un
psychiatre dans la revue de l'INREES qui ayant
cotoyé de près "la folie" en a
déduit que nous vivons en
réalité dans une
matérialité derrière laquelle
est "un langage". D'où l'importance de
Mercure dont j'ai déjà moulte fois
parlé et aussi d'acquérir de la
précision et de la rigueur dans notre
langage... C'est ainsi que l'on échappe
à la folie. Ce psychiatre en a une
connaissance expérimentale là
où de mon côté cela
relève de "l'intuition juste". Et relier
correctement notre langue maternelle à la
langue astrologique est la bonne façon de
relier le visible à l'invisible et pouvoir
cheminer ainsi plus loin en conscience jusqu'au
surmental puis supramental (selon la terminologie
de Sri Aurobindo).
J'irai jusqu'à dire que l'astrologie est
une "orthodoxie" de l'approche poétique en
ce sens qu'elle structure notre seule "inspiration"
dans l'appréhension de notre lien à
l'Universel. Elle est la "droite parole" là
où la poésie en représente les
méandres par lequel Neptune nous rend
accessible et quelque peu compréhensible
l'invisible (de la même façon que le
rêve, mais de façon plus
"lucide").
Un ego en voie de complétude, apte
à intégrer "sa Totalité" sera
donc a priori et astrologue et poète... Mais
ne confondra pas les deux approches bien que dans
les deux cas, il devra utiliser le même
médium : le langage et les mots.
Avec l'astrologie, il utilise Uranus. Avec la
poésie, il s'inspire de Neptune. Dès
lors, Pluton peut travailler une "belle
matière"...
Comprendre cela, c'est comprendre pourquoi
l'astrologie reste et restera toujours "la bonne
médecine" pour l'âme en tant que "yoga
mental" et bonne pratique du Jnana yoga, c'est
à dire : le yoga de la Connaissance (ainsi
que je le développe dans un article sur les
divers Yoga).
Quelque part, on peut dire qu'apprendre
l'astrologie c'est faire une bonne PNL, c'est
à dire une bonne reprogrammation
neuro-linguistique pour l'individu lambda encore
pétri de confusion et de contradiction et
non relié à la dimension cosmique...
En rappelant que Cosmos veut dire originellement :
ORDRE. Cela revient donc tout simplement à :
se remettre en ordre.
© Collectif de l'Ecole du Milieu du Ciel de
Laurence LARZUL- 24 juillet 2010
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