2011, Année
"Romantique"
Neptune revient en Poissons, comme
au XIXème siècle...
Par Laurence LARZUL
J'ai passé un bon réveillon, pas vous ?
Ce, en compagnie de gens que je ne fréquente pas
tous les jours, et même quelques charmants
inconnus. Ce fut l'occasion d'une discussion à
baton rompu pourrait-on dire... Enfin, l'occasion pour
moi de donner "en live" ma réponse à un
propos que je vois se propager comme la misère sur
le monde : "la religion est la responsable de tous les
maux. Il faut en finir avec elle !".
Pourtant, je pensais que Benoît XVI était
devenu "sympa" en admettant la capote comme pis aller et
moindre mal pour ceux qui ne peuvent pas se retenir. Et
bien non, il a toujours tout faux étant
donné qu'il "chapeaute" quelques pervers
pépères venus se faire oindre par le saint
sacrement. On s'en doute : à l'insu de leur plein
gré.
C'est comme pour le cyclisme donc, quelques
dopés de l'éros liturgique et voilà
que s'écroule toute la baraque et que l'on perd la
foi. La religion rend elle pervers ? Ou bien est-ce le
pervers qui trouve plus seyant d'oeuvrer sous la
bénédiction béatifique de
l'église afin de porter la robe tandis qu'on est
garçon ? Bref, nous voilà confondus une
nouvelle fois dans l'histoire de l'oeuf et de la poule.
Puis, du bébé et de l'eau du bain, tous
deux jetés en pâture au
mécontentement publique. Lequel, on le sait, "fait
sa crise".
Et c'était attendrissant de voir cette peintre
espagnole, fort talentueuse au demeurant, m'expliquer
qu'après avoir été tentée par
le Carmel où elle a sérieusement
séjourné à ses 20 ans, dans sa
jeunesse donc, maudire toutes ces "mauvaises gens" qui ne
faisaient que prendre les autres pour des
imbéciles. Depuis, elle avait lu Krishnamurti et,
comme si je ne le connaissais pas, m'a invité
à aller le lire.
Oui, parce que c'est marqué dans les livres de
Krishnamurti que la religion : c'est pas beau, c'est pas
bien et même, tiens... C'est pas vrai.
Evidemment, cette peintre talentueuse ignorait qu'il
fut issu du mouvement théosophique
d'Héléna Blavatsky et qu'il fut
"marrainé" par Annie Besant qui vit en lui un
futur instructeur de l'humanité. Ce qu'il voulut
bien être. Mais à condition de renier ses
origines spirituelles et de le suivre dans ce même
reniement universel de l'enseignement des maîtres
?
Retour aux
sources
Et pourtant, il devait bien tout au mouvement
théosophique qui, bien avant lui, non pas
s'employa à détruire la religion, mais
à la réunifier en la faisant revenir
à "ses sources" authentiques et universelles
(tâche de "réconciliation" poursuivie
ensuite par un Jung et son RV Suisse d'Eranos
préfigurant un retour à la conscience
chamanique via Mircéa Elliade).
Le propos d'Héléna Blavatsky ne s'est en
effet jamais, ô grand jamais, élevé
contre la religion et la foi des êtres. Son propos,
a toujours été de montrer la source commune
à toutes ces croyances qui s'opposent. Elle a
invité l'homme à revenir aux sources de sa
foi, de son sentiment religieux. Jamais il ne lui serait
passé par l'esprit de dire à quiconque :
dieu n'existe pas, cesse de croire à tous ces
mensonges. Il n'y a pas d'invisible puisque tu ne le vois
pas. Ce n'est pas toi qui est aveugle, c'est l'invisible
qui n'est qu'une "vue de l'esprit" de quelques fous et
"illuminés". Ce qui était le propos des
positivistes matérialistes de son temps.
Bien au contraire, elle a voulu montrer comment chaque
religion dit au fond la même chose, tandis que
chaque chapelle ou église, dans son ignorance
sectaire, se croit seule à détenir la
vérité.
Alors non, ce n'est pas être fidèle
à Krishnamurti que de parler contre la religion.
Ce n'est pas être fidèle à Blavatsky
que de devenir mécréant au prétexte
que chaque croyant voudrait résumer la vie
à l'idée qu'il s'en fait, selon son propre
credo.
Car vouloir conduire l'homme à s'en rapporter
à lui seul, -comme s'il avait avait "la science
infuse"-, c'est entrer dans un nouveau mensonge. En
effet, qui s'intéresserait "au bien", si on ne lui
avait enseigné ? Qui poursuivrait un idéal,
si on ne lui avait rapporté les paroles du Christ
?
Le bien n'est pas naturel à l'homme. Du moins
pas plus que le mal. Bien que notre époque
"blindée d'informations" le croit. Non, si l'on se
fie au nouveau credo de nos nouveaux dieux : l'argent, la
science et leur joyeux "mélange" : la finance...
On peut piétiner bien des principes christiques en
son nom et justifier bien des crimes. Car il est tout
bonnement impossible à l'homme de ne croire en
rien. Celui qui prétend ne croire en rien, en
finit par ne croire qu'en l'argent et à
adhérer aux croyances de la société
ultra libérale selon laquelle, le dieu est dans le
marché et il faut se soumettre à sa loi car
nulle transcendance ne viendra sauver celui qui
n'obéit à sa bonne parole. En
témoigne les cours de la bourse, suivant au doigt
et à l'oeil toute déclaration publique de
notre "élite" de la finance, s'improvisant chef
d'orchestre d'une fugue aux allures de fuite en
avant.
Dire la religion coupable de tous les maux, c'est
vraiment justifier l'injustifiable et adhérer
inconsidérément à une parole louable
peut-être, mais mal comprise. Krishnamurti a
enseigné à l'homme à
réfléchir par lui-même et sur
lui-même. Ce qui en aucun cas, ne veut dire oublier
le divin, mais signifie au contraire se mettre ainsi en
mesure de mieux l'entendre en nous. Mais,
déjà, Socrate nous avais enseigné le
"connais-toi, toi même", rien de bien
"révolutionnaire" donc... Juste un rappel.
Pour ma part, si je considère et déplore
"les méfaits" de l'inquisition, j'ai aussi
idée d'une certaine "nécessité
historique" liée à l'établissement
d'un pouvoir temporel. Mais, on ne peut nier que ceci
nous a conduit à vivre dans une
société "sûre" (ou presque). Ce n'est
qu'à notre époque que ceci se
"délite" justement, en raison de cette perte des
valeurs chrétiennes traditionnellement
enseignées par l'église). Le retour de la
barbarie ne tient qu'aux méfaits de "l'animal
intellectuel" qui n'a pas intégré la foi en
un ordre transcendant tel qu'enseigné par toutes
les religions dans la version "exotérique" de la
connaissance de dieu.
Notre époque refuse toute culpabilité,
tandis que déjà, se sentir "coupable" est
une façon néfaste de vivre la
responsabilité saturnienne... Alors, où
va-t-elle sur ce chemin ? La seule façon de ne
plus se sentir "coupable" est pourtant bel et bien
d'assumer ses responsabilités, de vivre en accord
avec le réel, et non de le fuir...
Alors quoi ? Le pape fait une concession et puis alors
? Est-ce son rôle à lui, à l'heure
pornocratique, de dire : "faites comme bon vous semble,
copulez à votre aise et ne vous plaignez pas si
vous attrappez le sida ? N'est-il pas là, à
l'inverse, pour "porter une parole" qui conduise l'homme
à désirer s'élever au
délà de son animalité ?
En quoi est-ce "un progrès" que le Pape
s'aligne sur la pensée commune et fasse en cela
plaisir aux grands médias ? Voulez-vous qu'il se
mette à parler comme Lady Gaga pour mériter
ses fastes de star ? Celui qui en est à tromper sa
femme, croyez-vous qu'il se soucie de la parole du pape ?
Les grands médias seraient-ils jaloux que cette
parole ne soit pas "inféodée" à la
souveraineté du peuple, mais cherche
précisément à l'élever au
déjà de "l'opinion" que les médias,
à l'inverse, "sonde" à grand renfort
d'audimat ? Il est heureux que le pape ne se soucie pas
plus que ça de son "audimat", lui. Et ne s'aligne
donc pas sur la pensée commune, mais cherche
à l'élever.
En vérité, qu'il tienne son rôle
de Pape du mieux qu'il peut, c'est bien tout ce que notre
société libre et démocratique lui
demande. Parce qu'à part lui et "ses bulles", et
de façon tout aussi mentalement
"inféodante", nous avons les bulles du
marché. Que nous disent-elles ces bulles ? Des
choses fort peu chrétiennes telles que : "virez
moi tous ces parasites de travailleurs, les machines font
le boulot à présent et nos pool
téléphoniques répondent
présent, même pour confirmer qu'il n'y a
plus de pilote dans l'avion en pilotage automatique. Nous
allons gagner bien plus d'argent sans ces inutiles
travailleurs d'un autre âge qui en plus de l'argent
qu'on leur vend pour jouer le seul rôle de
consommateur qu'on leur laisse, voudraient encore du
travail ! Le monde est grand et ce n'est pas une
poignée de surendettés jetés
à la rue qui vont épuiser les ressources du
capital, réjouissez vous ! Notre divine providence
vous apportera beaucoup d'argent. Vous en gagnerez en
dormant, ne vous inquiétez pas, le capital
travaille pour vous. Au diable ces fichus humains qui
prétendent à vivre, dormez tranquille. Nous
vous épargnons même le soucis de vous
préoccuper de votre épargne, voyez comme
nous incarnons le progrès ! Tandis que tous ces
esprits rétrogrades voudraient vous faire croire
que vous devez encore faire travailler le
prolétariat. Vous avez raison, vous,
détenteur de capital, d'être capitaliste.
Les autres n'ont que des idées saugrenues,
simplement parce qu'ils ne sont pas "les élus" du
capital. N'allez pas les plaindre, s'ils avaient
travaillé, ils en auraient, comme vous qui gagnez
de l'argent en dormant ! Y a-t-il commune mesure entre le
sommeil, la nuit, d'un riche et la journée d'un
travailleur ? Non, il n'y en a plus. Voilà
pourquoi vous devez vous considérer comme "les
élus du nouveau monde". Celui de vos rêves
les plus fous...
Alors oui, moi je trouve le Pape sympathique lorsqu'il
enjoint l'homme à dépasser ce
féodalisme matériel au nom d'idéaux
christiques. Même s'il ment d'ailleurs... Je
préfère ses mensonges à ceux du
marché. Pourquoi ? Mais parce que personne ne ment
voyons ! Chacun dit la vérité qui
l'arrange.
Il se trouve que je m'arrange mieux avec la
vérité de l'église qu'avec celle du
marché, curieux, non ?
Bon... Enfin... Je ne vais pas vous repasser le disque
qui tourne à l'envi depuis le début de la
crise et le caractère parfaitement indescent de
l'écart de revenu entre riches et pauvres,
n'est-ce pas ? J'énonçais
déjà en 1995 alors que "l'Horreur
économique" venait de paraître, me faisant
gentiment épingler comme "rouge" (là
où je n'avais que simple "bon sens conscient et
anticipateur"), la nécessité de lier le
salaire le plus haut au salaire le plus bas pour "raison
garder"... On attend toujours.
Neptune en Poissons, le
retour
Simplement voilà, tout ce préambule est
là pour vous annoncer la bonne nouvelle
astrologique de l'année 2011: Neptune entre en
Poissons dès le mois d'avril ! Comme son cycle est
de 165 ans, il nous suffit de revenir à la
moitié du XIXème siècle pour se
faire une idée de ce qu'il "propage" sur les
hommes lorsqu'il est dans son signe. Car oui, le Poisson
est le domicile naturel de Neptune. Comme cette
planète n'a été découverte
qu'en septembre 1846, alors qu'il entrait
précisément dans son signe, ce, grâce
à Johan Galle, astronome allemand qui confirma par
ses observations les calculs et la théorie
d'Urbain le Verrier, lequel, sans le connaître,
émis la même hypothèse que son
homologue anglais, John Adams.
Il fut aisé pour les astrologues de
circonscrire le champ symbolique de Neptune, puisqu'il
fut d'emblée magnifié par sa
présence en Poissons. Bien sûr, nous
étions en pleine ère industrielle, mais
Neptune nous fit retenir de cette ère, non pas
tant la mécanisation (plutôt propre à
Uranus porteur de "progrès technologique") que la
naissance d'un nouveau genre humain : le
prolétaire. Celui, qui, issu des campagnes vint
travailler en ville pour faire marcher et tourner toutes
ces belles machines toutes neuves. Et n'est-il pas juste
de voir en lui l'ancêtre de l'"homo financiarus"
qui nait en ce début de millénaire ? Car,
comment le capital aurait pu fructifier sans ce
prolériat "exilé" de sa campagne ?
Alors, il convient plutôt de s'arrêter, au
sujet de Neptune, à une certaine "duplication"
d'un monde naturel qui entrait dans sa phase de
"mécanisation". La naissance de la photographie et
du télégraphe pouvant s'apparenter à
la naissance de l'imprimerie. On allait crescendo
déjà dans l'art de la duplication du vrai
et de l'original. Là est bien un des
caractères de Neptune, créant le faux,
là où est le vrai, semant le
"faux-semblant", le "trompe-l'oeil", la fameuse
"contre-façon" dont les créateurs tirant
encore royalties de leur création conseillent de
se méfier à grand renfort de
publicités... C'était avant l'ère du
"piratage", danger avéré des océans
neptuniens souvent trop brumeux**...
Mais ce qui retraduit probablement le mieux son
passage en Poissons, c'est bien l'oeuvre d'un Victor Hugo
ou bien un Zola, s'émouvant, soudain, de ces
pauvres hères que l'on sortait de leur campagne
pour travailler sur la machine. En musique, c'est la
résurgence de Bach sorti de l'oubli baroque par
les romantiques tel que Chopin, Schumann... Oui, si
Neptune est lié à l'image, il l'est aussi
à la musique comme "guérisseuse" naturelle
de l'âme, tel que la concevait Bach pour qui la
musique devait soigner l'âme et louer dieu, car
sinon, elle n'était vouée qu'au diable.
L'occidental, du moins en France, avait appris "la
charité chrétienne", mais avec Neptune en
Poissons, nous avons vu naître : la compassion,
puis, maintenant "l'empathie"*. Sous la plume de
maître littéraire tels que Zola ou bien
Victor Hugo, le monde put s'émouvoir pour la
condition des "petites gens" fort maltraités. Marx
se pencha à leur suite sur ce problème
nouveau à son époque, en rappelant que son
livre paru pour la première fois en 1867, lorsque
Neptune fut entré en Bélier.
De la même façon, et sous cette
même influence, nous pouvons espérer de la
part de tous les pays émergeant, une même
sensibilité pour les difficultés
engendrées par la croissance de leur
société. Je pense à ces paysans
chinois que l'on a fait venir en ville aux seules fins de
bâtir la ville des jeux olympiques sans soucis de
leur sort une fois les travaux finis. Oui, on peut
espérer que ce soucis des "droits de l'homme" soit
plus universel en 2011 et ne soit pas seulement une
spécialité française ou bien
occidentale. A cet égard, la France devrait
retrouver ses propres sources d'inspiration face à
un même phénomène
"d'industrialisation" sortant le peuple des campagnes
(lorsqu'on ne va pas les asphyxier directement sur place,
comme on a pu le voir lors d'un reportage
présentant des "vendeurs de crédits" venant
"assommer" de pauvres paysans au fin fond de leur
campagne en Inde, les poussant au suicide, sans
même être jamais passé par la case
"urbanisation").
La musique ne fait pas
qu'adoucir les moeurs, elle soigne ! L'âme, bien
sûr...
Pour ce qui est de la musique, déjà, en
2010, nous avons appris qu'à Montpellier,
l'université a vu ses recherches couronnées
et validées par un grand journal scientifique
quant à l'efficience thérapeutique d'un
certain protocole que l'université a mis au
point.
On parle de fin des temps... Neptune est dans son
signe, le Poissons, le dernier signe du zodiaque,
où un cycle s'achève... Là où
Pluton en Capricorne "résiste" encore, Neptune en
Poissons apporte le facteur "diluant" nécessaire
à la disparition des schémas
obsolètes et des blocages peureux. Oui, c'est un
beau tandem que vont former Pluton/Capricorne et
Neptune/Poissons, grâce à leur alliance en
signe de terre et d'eau, les nouvelles valeurs plus
humanistes vont pouvoir germer et croître. Ceci,
est de nature à endiguer l'aspect plus "guerrier"
d'Uranus en Bélier au carré de Pluton
Capricorne, résolument révolutionnaires,
mais destructeurs. Ce sextile en Eau/Terre peut, à
l'inverse, nourrir un feu novateur se distanciant sans
heurt des schémas caduques pour créer une
nouvelle géométrie du possible.
Bref, c'est peu dire qu'avec Neptune en Poissons, tout
ce qui est de l'ordre de l'âme, de l'aspiration de
l'homme à s'humaniser va enfin : baigner dans
l'huile. Planète du génie et de
l'inspiré, elle aide l'homme à s'aventurer
dans l'inconnu sans crainte... Là où un
Pluton en Capricorne, lui, peut le crisper dans la
peur.
Après son passage en Verseau d'où il a
rendu tout le monde plus ou moins "addict" de la nouvelle
technologie internet, Neptune en Poissons promet de
relier davantage les hommes sur le plan sensible,
spirituel, bien plus que technologique. Neptune en
Poisson n'est pas "religieux", il est naturellement
mystique et communie avec toute la souffrance humaine et
"le vivant". Ceci, espérons le, pour
l'élever à un niveau de salut, de
santé et de foi en un ordre supérieur.
Qui sera "touché par la
grâce" neptunienne cette année
?
Neptune, dans la vie, ne fait pas grand chose d'autre
que de rappeler l'homme à son âme, voire
à Dieu... Et la bonne nouvelle est que ce sont les
signes de terre, par nature matérialistes a
priori, qui seront les plus concernés par "sa
révélation", laquelle peut mener à
l'ascension et à la fusion avec "le tout". Les
natifs du tout début Taureau, Vierge, Capricorne
seront donc au premier chef concernés... Ainsi que
ceux nés au début du signe des Poissons,
Cancer, Scorpion. Les autres signes mutables du premier
décan : Gémeaux, Vierge, Sagittaire
risquent de "muter" pour de vrai, mais dans la confusion.
Attention les mutants ! Vous êtes mutables, certes,
mais non amphibie, ce sera l'occasion de sortir votre
queue de saurien pour renaître à une
dimension plus "nature" fondée sur l'instinct du
vrai qui vous travaille au corps, subissant par ailleurs,
par quinconce, trigone, ou semi-sextile, l'influx
plutonien. Oui, Mercure maître des deux signes
cités et Jupiter, maître du dernier, devront
de toute évidence revoir leurs "évidences
bibliques" sous un tel influx archaïque. Lequel peut
remonter à leur conscience, comme une lame de
fond. Autant la voir venir pour éviter les
dégâts. Il leur est conseiller de
lâcher prise avec des certitudes bien trop
intellectuelles, de laisser fondre comme un gros bonhomme
de neige toute construction mentale mal fondée,
sous peine d'être entraîné dans la
dérive de la déraison du plus fort que
soi...
Cet influx touchant à nos croyances, Neptune
revenu dans les eaux primordiales des Poissons devrait
nous les rendre régénérées et
en accord avec notre humanité et ses
légitimes aspirations au bien, au beau, au
vrai...
A cet égard, je vous ai concocté un
petit "calendrier des anges", vous rappelant à
chaque nouvelle lune de prier l'ange "officiant". Ceci,
parce que nous n'allons pas réécrire le
XIXème siècle, n'est-ce pas ? Il est temps
de vous relier à votre propre spiritualité,
votre âme. Vous n'allez plus à la messe
dominicale certes, aussi un petit calendrier
illustré de photos originales, vous rappelant de
vous relier chaque mois aux anges, est un bon moyen de
rester connecté "au-delà" des vicissitudes
du quotidien, "relié" au grand tout.
Ces anges sont issus à la cabale et
évoqués dans l'ABC de l'Astrologie
Karmique. En tant qu'héritier de la
judéo-chrétienté, ces anges sont
vraiment la bonne façon de nous relier. Chaque
ange a "sa vertu", correspondant à certaines
corporations professionnelles, par exemple. A l'heure
où il semble que toutes les valeurs de la
société "sombrent" et ce, quel que soit le
domaine où l'on oeuvre, les contacter en
prière, parler à ceux que la Nouvelle Lune
rend plus particulièrement actifs, c'est
contribuer à assainir notre relation au monde.
Oui, Neptune en Poissons porte à s'unir "au
grand tout" et commencer par adresser une prière
à "ses parties" (puisqu'il y a en tout 72
génies de la cabale répartis sur le
pourtour du zodiaque, chacun occupant 5 degré d'un
cercle de 360° symbolisant "le tout"), c'est
vivifier et nourrir le "grand soleil" qui doit briller
sur l'horizon humain.
Il parait en effet que le Soleil, notre "bonne
étoile", boude actuellement. Je suis sûre
que c'est parce qu'il n'est pas assez prié. Jung,
dans une anecdote, rappelait déjà la foi
des peuplades primitives selon lesquelles, le soleil ne
se lève qu'en raison du fait qu'ils le prient pour
le faire ! A l'heure des expressions comme
"co-création" sont à la bouche de tous, il
conviendrait de se rappeler que l'univers naturel dans
lequel nous évoluons est déjà "une
création", voire la seule Création que nous
connaissions en tant qu'êtres en évolution
incarnés sur cette terre.
Co-créer ? Ou bien prier
?
A part cette création-là, il y a la
nôtre, celle des humains, celle que nous
réserve notre absence de foi et de
combativité qui laisserait triompher les
prédateurs de ressources naturelles ! Alors, mieux
vaut voter pour le credo qui a conduit à notre
univers jusqu'à cette date, plutôt
qu'adhérer à celui qui menace de nous mener
non à un nouveau monde, mais à
l'immonde.
Neptune entre en Poissons en avril, tandis qu'au
même moment, la Lune Noire entre en Bélier.
Cette dernière pourrait attiser des instincts
belliqueux (je pense à la Côte D'Ivoire).
Neptune en Poissons nous permet d'anticiper les
souffrances qui s'en suivraient... Aussi, est-ce le
moment de prier, ainsi, la Lune Noire Bélier
apportera bel et bien : de nouveaux leader cheap et une
régénération plutôt, comme
toujours, une "guerre de l'impasse" qui ne satisfait et
comble d'aise que les vendeurs d'armes.
Que nous disent Neptune et la Lune Noire en
Bélier ? La seule "arme" est la prière pour
s'élever et cesser de se laisser "guider" par de
mauvaises raisons, le plus souvent karmiques...
Tout le monde n'étudiera pas l'astrologie
karmique, et ne fera pas établoir son thème
en détail car l'heure n'est pas encore venue pour
lui de le faire. Mais prier, cela, des siècles
entiers nous ont appris à tous à le
faire...
S'il n'est pas inutile de prier les anges, il est vain
en revanche de pratiquer "l'angélisme" qui
voudrait que par une "loi d'attraction" venue
d'outre-galaxie nous attirions quelque "bonheur" sans
rien faire d'autre pour cela que le vouloir. Cela fait
bien longtemps que l'homme aspire au bonheur, il en
trouve un, parfois, ponctuel et égoïste. Que
personne ne croit que son bonheur est "parfait" tant que
des hommes sur cette terre meurent de faim et subissent
l'iniquité, c'est à cela qu'il faut
aspirer.
Alors, si vous, seul, petit, indigné et
impuissant n'y pouvez rien, vous pouvez au moins prier
les forces qui elles, peuvent ! Non pas satisfaire vos
aspirations égoïstes, mais rétablir un
ordre qui aille vers la vie, le divin, plutôt que
sa destruction... Et c'est bien en cela que vous pourrez
trouver "le bonheur" en 2011.
Je vous la souhaite riche en révélation
spirituelle, ainsi que nous le promet Neptune.
© Laurence LARZUL - 4 janvier 2011