LA REVUE D'ASTROLOGIE KARMIQUE


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ASTROLOGUE ? OU CHAMANE ?

CE QUE M'A APPRIS L'ASTROLOGIE KARMIQUE QUE J'ENSEIGNE...

Laurence LARZUL

 

 

J'entendais ma consoeur, tenante de l'astrologie karmique, Dorothée Koechlin Bizemont dire que pratiquer l'astrologie karmique implique une bonne connaissance de l'histoire. Or, on verra dans mon propos que selon l'adage socratique du "Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'Univers et les dieux", la voie de la connaissance de soi qu'ouvre l'astrologie karmique telle que je l'enseigne peut aussi reconduire à une véritable "vision historique", par-delà le "dogme universitaire" et le consensus de notre temps. Ceci, en élevant notre niveau de conscience.

Ainsi vais-je relater dans cet article ma propre expérience. Expérience qui, je l'espère, permettra aussi de resituer l'astrologie karmique occidentale dans une perspective Universelle. En effet, par le biais de la reconquête de "notre âme" et de "son histoire", il nous est possible de revenir aux fondements même de l'Ame du Monde. Par ce chemin, nous voyons comment la Connaissance Subjective de Soi (C.S.S), peut acquérir vertu d'objectivité. Et c'est ici le chemin que nous a conseillé et indiqué, de longue date, Socrate.

En outre, à l'heure où nous voyons les rapports de force mondiaux se redessiner, avec l'ouverture à l'Est et le retour en puissance de la Chine, il est bon de comprendre l'histoire humaine au delà des conflits méditerranéens.

De source celte, pour ma part, j'avoue être lassée de ne voir de "débat médiatique" qu'entre juifs et arabes, comme si cette seule polarité comptait dans notre monde. Il semble temps de voir le monde d'un autre oeil, dans une perspective plus "taoïste" nous permettant de sortir des dualités éternellement conflictuelles.

 

Au commencement, vint une interrogation, restée sans réponse...

J'ai la chance d'appartenir, par lignée maternelle, à une famille bigoudène des plus sédentarisée. Tout le monde connaît la bigoudène et sa coiffe, rendue célèbre et populaire même dans les publicités télévisuelles de notre époque. Mais qui sait où est la Bigoudénie, ou plus sérieusement : le pays bigouden ? Ce tout petit "pays" se trouve au "bout de la terre" si l'on en juge depuis l'orient européen. Et de fait, ce "tout petit pays" se situe dans un département qui s'appelle le "finistère" (la fin de la terre), mais le finistère sud. Autrement dit : si vous allez au sud, au bout de la terre : et vous trouvez la Bigoudénie. Ceci étant dit, bien que jusqu'à mon grand père on y parlât couramment et plus volontiers le breton (longtemps interdit d'enseignement dans les écoles) que le français, ce "pays" est dorénavant un département tout à fait français.

Mais ne serait-ce pas la définition du pôle sud ? : Au sud, au bout de la terre ?

Au commencement, vint une interrogation...

C'est un comble de se "chercher des racines" tandis que l'on appartient à un peuple enraciné de si longue date ! Mais voilà, il m'a fallu comprendre pourquoi j'avais hérité du patronyme maternel, plutôt que du patronyme paternel...

Et pourquoi on m'appelait, moi, "larzulette" et non mes cousins, étant petite. En grandissant, j'ai su que ce patronyme était apparenté à la légende arthurienne et à la symbolique celte de l'Ours puisqu'on y trouve la racine "arz" qui signifie ours... Mais ce n'est encore rien...

Au commencement...

Il y a eu la photo de mes arrières grand-parents... Il m'a fallu comprendre pourquoi mon ancêtre avait le type asiatique.

Au commencement, je suis aussi née avec six doigts à chaque main. On m'a rendu "présentable" dès la naissance en les coupant comme un appendice indésirable.

J'en garde deux mignons moignons de doigt d'enfant que régulièrement on a pris pour des "verrues". Et..., petite, j'étais à ce sujet sans réponse. Un peu plus "savante", plus tard, j'ai pu dire que je faisais partie de ces naissances à "doigts surnuméraires" comme on dit (en plus d'être "enfant naturel" ce qui m'a toujours plu d'affirmer car je trouve l'expression jolie et sous-entendant que les autres cas seraient artificiels ?).

J'étais donc, alors, une enfant naturelle à doigts surnuméraires.

 

Maintenant j'ai l'outil de l'astrologie karmique...

Et aussi celui de la généalogie puisqu'un parent s'est occupé de "réédifier" "notre arbre", jusqu'à la 10ème génération, soit : les années 1650 à peu près. Et j'y découvre, dans l'ascendance Larzul/Lecorre (mon arrière grand mère s'appelant Agathe Lecorre) : une seule et unique "paire" de Laurence, l'une enfantant l'autre, au début du XVIIIème siècle. La mère s'est mariée à la famille Quinquis en 1726.

Mais j'apprends bien davantage encore en m'intéressant à la ville de Lorient, à 60 km de Quimper, et au comptoir des Indes créé au XVIIème siècle, aussi. La Bigoudénie n'a, en effet, pour frontière avec "le nouveau monde" que la mer Atlantique et son immensité...

Ce qui explique très certainement la "particularité bretonne" dans la construction culturelle de notre France. Un pied dehors (grâce à ses navigateurs, les ports bretons étant très actifs dans les temps anciens) et un pied presque dedans le territoire français. Si mon nom illustre dorénavant la connaissance astrologique, nous avons aussi un Le Corre (patronyme présent dans mon ascendance) grâce auquel s'est construit un le livre des "Régimes Horaires pour le monde entier" édité aux Editions Traditionnelles.

Toujours est-il que la ville bretonne de Lorient tient bel et bien son nom de son ouverture sur l'Orient.

Dans sa peinture, Gauguin qui s'est épris de l'esthétique du pays bidougen tout en s'inspirant, par ailleurs, des estampes japonaises synthétise bien, à lui seul, la "modernité" des influx de cette région restée longtemps "à part". Et je passe sur l'évidence de l'existence de "Druidesse" dont cette culture celte a toujours connu et respecté le savoir.

Au commencement, nous avions donc une petite larzulette, parisienne, qui allait passer ses vacances en bord de mer avec ses deux "verrues" aux mains, arpentant verger, prairie et plages... en compagnie de parentes à la coiffe tout aussi curieuse que peu pratique au vent du bord de mer, et qui plus est, parlant une langue étrangère et se demandant tout simplement :POURQUOI ?

Aux casemates ornant gravement la plage tempétueuse de Tregennec, elle avait réponse, car c'était là l'histoire récente. Mais "l'autre" histoire ? Quelle était elle ?

Au commencement, il y avait donc cette femme au type asiatique, sur la photo...

 

Maintenant, il y a l'outil de l'astrologie karmique pour comprendre l'Histoire.

Je ne me suis pas intéressée de près à cette Laurence CARIOU, mariée en 1726. Elle est pourtant la seule de l'arbre généalogique à porter mon prénom. L'année 1726 nous ramène toutefois au "siècle des lumières"...

On avait alors chassé l'astrologie du "champ des savoirs", depuis 1666 par ordre de Colbert qui entendait créer "l'Académie des sciences" et pensait nécessaire d'en chasser l'astrologie.

On avait par ailleurs créé le "Comptoir des Indes" et il y avait depuis lors un échange institutionnel entre la ville de Pondichéry et Lorient.

Oui, mais si de nombreux bretons ont effectivement le type indien, mon arrière grand-mère a le type asiatique(*), elle !

Alors ?

Alors remontons à Marco Polo (1254-1324), noble voyageur vénitien qui resta 17 ans au service du grand Khan Koubilaï, descendant de Gengis Khan. Il revient de son périple avec une "carte du monde", relatant la première des grandes explorations en Asie. Les indications qu'il a laissées ont longtemps formé le fonds de la géographie et de la cartographie pour l'extrême Orient.

Avant lui, un Ptolémée dont le Tétrabible fait référence comme fondement de "l'astrologie savante", ignorait tout de ces contrées.

Citons cosmovisions.com : "Marco Polo et la connaissance de l'Asie. Pour bien apprécier l'influence que la relation des voyages de Marco Polo eut sur les progrès de la navigation et du commerce, il faut se rappeler que les anciens ne connaissaient rien du nord de l'Asie et qu'ils ne soupçonnaient même pas l'existence des vastes contrées qui la terminent àl'est. Les notions qu'ils avaient transmises sur l'Orient aux peuples modernes de l'Europe s'effacèrent même en quelque sorte ou furent rendues inutiles dans leur application par le déclin rapide de l'empire romain en Occident et par l'établissement de l'empire des califes. Des villes anciennes avaient disparu, de nouvelles villes avaient été fondées et agrandies, de nouveaux Etats s'étaient formés, de nouvelles religions avaient triomphé, de nouvelles langues s'étaient répandues, de nouvelles dénominations avaient partout prévalu, pendant que les peuples de l'Europe, en proie à la désorganisation ou divisés par des guerres sanglantes et plongés dans les ténèbres de l'ignorance par un clergé obscurantiste, étaient devenus de plus en plus étrangers les uns aux autres et au reste du monde.

Deux grands événements.les Croisades et les conquêtes de Gengis-Khan, concoururent au commencement du XIIIe siècle à faire cesser cet isolement. Les Croisades forcèrent les diverses nations européennes à se réunir sous les mêmes tentes, à faire partie de la même confédération et à se considérer en quelque sorte comme les membres d'une même famille ; il leur fallut enfin apprendre à connaître ces contrées orientales qu'envahissaient leurs armées.

Les hordes que commandait Gengis-Khan inondèrent tout à coup l'Asie et l'Europe. Elles envahirent en peu d'années, ou rendirent tributaires de leurs armes, la Chine, le Tibet, la presqu'île au delà de I'lnde, les deux empires mongols de Kashgar et de Kaptchak (La Horde d'Or), la grande et la petite Boukharie, le Khoraçan, le Kurdistan, l'Irak-Arabi (à peu près l'Irakactuel) et une partie de l'Asie Mineure. L'empire des Mongols s'étendait depuis l'Altaï jusqu'à l'Himalaya, depuis la mer du Japon jusqu'à la mer Noire, depuis l'embouchure de l'Amour jusqu'à celle de la Vistule, depuis l'île de Sumatra jusqu'à l'île Sakhaline. Ce fut alors qu'on soupçonna pour la première fois en Europe la vaste étendue de ces plaines du nord del'Asie, que l'Antiquité désignait sous le nom vague de Scythie.

Ce fut donc seulement alors que les grandes et riches contrées qui terminaient à l'Orient cette partie du monde, sortirent en quelque sorte, pour les peuples de l'Occident, du sein de l'Océan où les systèmes des anciens géographes les avaient plongées.

En peu d'années, Témoudjin, s'étant fait proclamer en 1206 souverain de tous les Mongols (autrement dit Gengis Khan, ou puissant Khan), agrandit prodigieusement ce faible héritage. A sa mort, en 1227, son immense puissance s'exerçait à l'Ouest, au delà de la mer Caspienne et de la mer Noire, jusqu'à la Bulgarie, la Serbie, la Hongrie et la Russie; à l'Est, jusqu'à la mer, y compris la Corée; au Sud, ses territoires étaient bornés par les débris de l'empire des Kin, le Tibet, l'empire de Delhi et ce qui restait de l'empire kharezmien. L'empire fut divisé entre ses quatre fils qui lui avaient servi de lieutenants dans ses conquêtes."

Mais bien avant Gengis Khan, les Huns étaient déjà passés par là En effet, dès le Vème siècle, les Huns, avec à leur tête Attila avaient fait trembler Venise et occasionné la Sainteté de Geneviève, mère fondatrice de Paris qui leur a résisté.

..."Le plus redouté des chefs barbares lors des grandes invasions mourut en 453, et la terreur de son nom lui valu le surnom de Fléau de Dieu. Ce peuple à peine entrevu jusque-là s'était rué sur le monde gréco-romain de l'Empire, entraînant, déplaçant ou détruisant ceux des Barbares que l'ancienne société était habituée à voir à côté d'elle, Goths, autres Germains, Slaves, etc.

Attila passa les derniers mois de sa vie dans son palais de bois, sur les bords du Danube, non loin de l'actuelle Budapest, où il s'entourait d'un luxe pris de toutes parts. Son empire ne put lui survivre. L'immense ébranlement causé par ces quelquesannées n'en a pas moins eu des conséquences durables pour la géographie de l'Europe centrale. Quatre siècles et demi après Attila, les Magyars installés dans la plaine du moyen Danube, revendiqueront encore l'héritage du roi des Huns. Une réhabilitation de celui qui avait été le Fléau de Dieu était en route. La poésie allemande du Moyen Age, elle-même, a couvert de ses broderies bienveillantes le portrait d'Attila (Niebelungen, Walther d'Aquitaine...). (Edouard Sayous)." (Source = Cosmovisions.com)

Lorsqu'on sait cela, on constate qu'une grande part de notre histoire a été occultée par la Royauté chrétienne alors établie. On nous parle d'un "Moyen Age" obscur et obscurantiste. C'est qu'alors, "le monde" était sous domination mongole. Il n'était plus tant question ni de grecs, ni de romains mais bel et bien de guerres de religions, le peuple mongole dominateur et féroce, constituant "l'instance conciliatrice" entre islamistes et chrétiens. Chacune des parties cherchant à négocier avec les descendants de Gengis Kahn qui était alors "empereur du monde" tel qu'il était connu à l'époque.

 

Revenons aux sources officielles de l'astrologie...

Chacun s'accorde à en trouver l'origine en Mésopotamie et, plus précisément, en Chaldée. Encore que des travaux récents nous démontrent que c'est dès l'âge rupestre que l'homme s'est attaché à compiler la connaissance du ciel. Le zodiaque serait donc né dans ces grottes, les dessins d'animaux représentant en réalité des configurations astrales et ces grottes étant des lieux "sacrés" et non destinées à l'habitation. Les premiers "temples" en somme.

Mais citons le bref historique plus récent et tel que longtemps "connu" de notre ami Hubert Brun extrait de son mémoire de D.E.S.S. :

"... Histoire de l'astrologie

Les premières observations astronomiques des Sumériens remonteraient à 5000 ans av .J.C. La dévotion pour les astres et les observations astronomiques se mêlaient dans une pratique religieuse d'essence mythologique. Ce point est caractéristique de ces civilisations mésopotamiennes et, ceci, jusqu'à la chute de l'empire chaldéen au VIème siècle av. J.C. Les Chaldéens croyaient en une unité originelle (l'océan primitif) qui s'était transformée en un monde dialectique où le ciel et la terre se correspondaient. A la chute de l'empire chaldéen, au VIème siècle av. J.C (invasion Perse), les prêtres astrologues se dispersent à travers le monde. Dès cette époque, l'astrologie infiltre en profondeur l'empire Perse et, par cette voie, atteint l'Egypte (à partir du IVème siècle av. J.C) et, plus tard, l'Inde et la Chine.

Les marchands chaldéens introduisent l'astrologie en Grèce sous Périclès (Vème siècle av. J.C) et l'émigration de prêtres chaldéens suit rapidement. Hérodote (484-425 av. J.C), historien grec disait déjà : "en observant le jour de naissance de quelqu'un, on lui prédit le sort qui l'attend". Platon (427-347 av. J.C), dans la Timée élève l'astrologie au niveau d'une science et son disciple Aristote (384-322 av. J.C) qui sera le précepteur d'Alexandre le Grand, connaît bien l'astrologie chaldéenne. En fait, depuis Hérodote, la plupart des philosophes grecs connaissaient l'astrologie et lui avaient emprunté beaucoup. Mais il faut attendre le chaldéen Bérose (330 av. J.C), historien et astrologue, pour que l'astrologie se propage réellement dans toute la Grèce.

A l'époque des conquêtes d'Alexandre, l'astrologie diffuse largement de la Macédoine jusqu'à la Perse. De grands noms se succèdent: Aristarque de Samos (320-250 av. J.C) qui propose de placer le soleil au centre du système solaire, Hipparque de Nicée (125 av. J.C) qui découvre la précession des équinoxes. Mais il faudra attendre C. Ptolémée (150 après J.C) pour quel'astrologie se dégage de ses origines mythologiques. Dans Tétrabiblon, Ptolémée se penche sur le problème de la dialectique des échanges entre macrocosme et microcosme et c'est sous le terme de "sympathie" entre corps céleste et terrestre qu'il résume sa doctrine qui restera en vigueur jusqu'à la renaissance. De plus, sa théorie tient compte des conditionnementsextra-horoscopiques (éducation, milieu socio-familial, sexe, etc.).

Chez les Romains, l'astrologie était une pratique courante, les astrologues s'appelaient les "chaldéens" et leur pratique étaient tellement populaire (et mercantile) que certains empereurs les ont chassés de Rome. En effet, le déterminisme rigoureux de l'astrologie chaldéenne s'opposait à la conception romaine de la liberté individuelle. Aussi, c'est parmi les stoïciens qu'elle eut le plus de succès. L'astrologie fut répudiée à l'époque romaine pour des raisons politiques et religieuses. La divinationétait devenue une menace pour le pouvoir politique, comme le fait remarquer R. Guidieri (1974) : "un empereur dont on saurait quand il mourra serait déjà un empereur mort. Personne n'accomplirait son devoir civique, les impôts ne pourraient plus être perçus, tous chercheraient à savoir le nom du futur empereur, les coteries s'organiseraient, la police changerait de camp.. C'est bien pour cela que Septime Sévère n'a pas fait peindre sur le plafond la totalité de son thème zodiacal : n'importe quel astrologue aurait pu prédire la date de sa mort.

De même, l'astrologie est discréditée par le pouvoir religieux car, nous dit R.Guideri (1974) : "pour les Chrétiens, les faux dieux du paganisme ne peuvent donner que de faux oracles. Le vrai dieu d'Israël donne des prophéties vraies. La différence est au niveau du divin." Et plus loin, il ajoute : "un autre clivage apparaît, il porte sur le rôle joué par l'homme en matière de divination. Dieu n'est pas plus accessible aux humains pour les chrétiens que pour les néoplatoniciens, et la même nostalgie du divin les habite. Même si tenter de connaître la volonté de Dieu n'est qu'une entreprise intellectuellement lamentable aux yeux des néoplatoniciens, elle est coupable et condamnable pour les Chrétiens. Le mortel en effet, s'il imagine pouvoir accéder à ce qui est caché, dépasse son humble condition. Cette audace ne peut lui être inspirée que par le diable." ..."

 

Est-il sérieux de penser, dès lors, que Ptolémée ignorait l'existence de la Scythie tout en se présentant comme "la référence" source des astrologues?

Rappelons qu'après lui, Attila surgissait donc de sa lointaine Asie pour exprimer "le fléau de dieu"...

Nous sommes plutôt en droit de penser à un essaimage bien antérieur de ce savoir, même si nul écrit connu n'en a laissé trace, tout au moins en occident. Je ne m'aventurerai pas à évoquer les sources premières de l'astrologie tibétaine dont j'ignore tout mais en revanche, revenant à mes propres sources, je comprends mieux pourquoi ce fut une évidence que d'intégrer le karma dans ma pratique occidentale.

 

Nous allons voir pourquoi...

Premier acte : l'inversion de mes noeuds lunaires

En théorie, l'inversion des noeuds lunaires est supposée nous ramener à l'influx des vies antérieures afin de motiver l'évolution inscrite vers le Noeud Nord. A la pratique, que se passe-t'il ?

Dans mon thème, l'axe des noeuds est situé en Verseau/Lion, le NN étant à 11° Lion. C'est en mai 1990, alors que le Noeud Nord passe sur mon Noeud Sud que j'ai l'occasion, grâce à un ami qui va réaliser un film là bà, de faire un voyage à Budapest. Le mur n'est pas encore tombé (il le sera bientôt), mais je fais mes premiers pas en direction de l'est européen.

A cette occasion, je m'ouvre à la civilisation finno-hougrienne et découvre le chamanisme, dont j'ignorais tout, mais dont la tradition restait très vivace de ce côté-ci de l'Europe. C'est ainsi que, pour la première fois de ma vie, je découvrais qu'il existait des gants de chaman avec 6 doigts !!! Quelle révélation ! J'apprenais qu'il me faudrait me rendre plus loin, en Russie, à Saint Pétersbourg pour en voir un exemplaire dans un musée. Inutile de dire que ce fut pour moi une révélation que de commencer à trouver un début d'explication dépassant le niveau "verrue surnuméraire" à mes 6 doigts de naissance ! Oui, c'était bien tout un pan de connaissance qui m'avait été voilé qui se présentait alors à moi, et il s'appelait "chamanisme". J'ai évidemment compulsé tous les ouvrages traitant du sujet et plus particulièrement celui de Mircéa Eliade, excessivement bien fait et documenté.

Ainsi, l'on apprend qu'il y a une prédestination et une auto-initiation pour devenir chaman . Celui-ci peut présenter très jeune des troubles que l'occident qualifierait de psychotiques, le futur chaman se montrant très asocial dans sa jeunesse. La tradition chamanique y voit le signe de l'élection des esprits que le jeune chaman devra apprendre à maîtriser. Il est dit que s'il refuse d'accepter sa mission, il peut mourir. Les malformations osseuses, dont le doigt surnuméraire fait partie, sont aussi le signe d'une prédestination : cette particularité génétique signera une vocation particulière au sein de cette société traditionnelle. Ceci a un sens plus profond qu'il y parait si l'on sait aussi que cette particularité est aussi associée à une disposition particulière du système nerveux central... Là où l'on sait à présent que le contact se crée avec les mondes sensibles et l'invisible. La particularité génétique est donc le signe d'une prédisposition a entrer dans ce type de contact. Il n'y a pas de "formation" au chamanisme. Ce sont "les esprits" qui élisent le futur chaman. On y est prédisposé, mais cela suppose une difficile auto-initiation...

M'ouvrant à cette nouvelle vision des choses, j'étais bien en phase d'inversion des noeuds, le NN passant à mon Saturne au NS en Verseau et en maison IX... Or, le Verseau parle de vies passées non seulement en Atlantide, mais aussi en Russie, au sud des plaines de Sibérie occidentale (Là où se trouve l'Altaï). Notons que H.P Blavatsky avait aussi le Noeud Sud en Verseau et qu'elle a du, sans sa jeunesse, subir ce type d'initiation sans savoir non plus de quoi il s'agissait, tant, déjà, il semble que la coupure avec les sociétés traditionnelles avaient eu lieu dans une Russie qui, au XIXème siècle, se piquait davantage de suivre les progrès de la culture occidentale que de revenir à ses sources traditionnelles.

 

Deuxième acte : retour des noeuds

Nous sommes en 1999, 9 ans plus tard, à l'approche du passage de l'an 2000 dont tout le monde redoute "le bug".

La guerre du Kossovo occupe l'actualité. J'ai compris le sens la sentence de Nostradamus et je sais que rien ne se passera d'autre que "l'Apocalypse intime" que je vis au sens de "révélation".

Je viens de lire l'ouvrage "la Chaman Blanche" d'Olga kharitidi Je tente sans succès d'entrer en contact avec elle. Une de mes élèves a une amie géologue qui a travaillé en Russie pour l'industrie pétrolière et parle très bien russe. Elle aussi a lu ce livre avec enthousiasme. Il ne faudra pas longtemps pour que notre voyage s'organise en direction de l'Altaï, toujours sur les traces d'une explication chamanique... Je me laisse guider : en août, nous irons rencontrer des chamans en Altaï, juste au moment de l'éclipse que je verrai donc de là bà, sur un ancien site chamanique tracé en cercles de pierre. Anatoly, notre jeune chaman ne nous apprendra pas beaucoup plus que ce que je sais déjà via mes lectures. De plus, le chaman ne travaille jamais en phase de Nouvelle Lune. Mais il est affirmatif : celui qui a 6 doigts n'est pas un chaman, sa tradition dit qu'il est "celui (ou celle) qui a le droit de lire les textes sacrés". Tout ceci m'est dit en langue altaï (claquant joliment au palais) et retraduit par Sylvie, coéquipière, et Lena, notre accompagnatrice russe.

En sortant de chez Anatoly, Slava, notre guide altaï, m'apprend qu'il est arrivé ici via le cheminement de son grand-père qui est venu du Tibet. Il avait avec lui des livres sacrés. Et lui aussi, comme son frère, a 6 doigts aux pieds...

C'est Sergueï qui nous reçoit, et nous guide. C'est un ancien champion alpiniste qui en a vu chuter et mourir. Habitant Novossibirsk, il a une datcha au pied de l'Altaï. Il a été le guide Mikhalkov pour les repérages de son film Urga, tourné non loin d'ici. Or, je suis allé avec d'autant plus d'enthousiasme en ce lieu que j'avais vu ce film auparavant... La beauté des vastes étendues de la steppe mongole m'avait fortement impressionnée.

Ces gens sont supposés être "des étrangers", mais j'ai le sentiment d'y retrouver des frères... Simplement, ils vivent dans des yourtes et se chauffent à la bouse de vache. Leur crème fraiche et leur confiture aux myrtilles vaut bien cependant celles de notre Normandie, et ne parlons pas des "boyaux" qu'ils cuisinent à la perfection et qui valent bien la meilleure des andouilles made in France. C'était une bonne surprise, je craignais que mes visites de courtoisie m'obligent à boire du beurre de yak! Non, à tous points de vue : je me suis régalée !

 

Dernier acte : l'éclipse

Il fait un temps maussade lorsque, ce 11 août 1999, nous montons sur un sommet des parages. Je suis la seule à avoir emporté un manteau de pluie et le fait est qu'arrivés au sommet, juste au moment de l'Eclipse : il pleut. Je suis donc la seule à pouvoir rester. Les autres sont redescendus à la voiture. Malgré les nuages, je m'adonne à ce "face à face" solitaire...

En redescendant : merveille ! Un double arc-en-ciel nous fait un spectacle plus magnifique encore.

Et ce, d'autant plus qu'un des pieds de l'arc-en-ciel tombe sur la maison de Roerich que nous venons de visiter. C'est un peintre originaire de la région, dont la femme, Helena, a traduit H.P Blavatsky en Russe. Ensemble, ils ont créé le mouvement "Agni Yoga" tout en menant des recherches sur la végétation de l'Himalaya, dans l'espoir d'y trouver la panacée contre le cancer.

Nicolas Roerich est très connu tant à Moscou qu'à New York où son oeuvre picturale est au musée. Ils sont peu ceux qui ont eu vent de lui en France... Et pourtant, c'est bien sur sa demeure que l'arc-en-ciel de l'éclipse a posé son pied...

L'Altaï où nous étions est situé à la frontière tout à la fois de la Chine et de la Mongolie... Et de là, nous avons des migrants tibétains fuyant les persécutions islamiques et communistes.

De là, sans aucun doute aussi, nous avions par le passé l'inverse : des altaïens migrant au Tibet.

Toujours est-il que je ne m'étonne plus de "pouvoir lire les livres sacrés" et d'en enrichir l'astrologie occidentale... Bien qu'originaire de "l'extrême occident de cet orient", je suis née avec 6 doigts... Et c'est ici, à la source tant du chamanisme, du lamaïsme, puis, et surtout, du bouddhisme que je trouve l'explication de ma vocation...

Il faut aussi se rappeler que notre région bretonne, bien que très mystique, a toujours été passablement réfractaire et rebelle à l'influence du bassin médittéranéen. Elle avait déjà ses propres sources spirituelles.

Il y aurait donc la "version officielle" de l'histoire et une autre version, plus vraie et authentique car relevant d'une "quête personnelle".

Par mon cheminement personnel, il s'est en effet agi d'expliquer (tout d'abord à moi-même) mon "intervention" dans l'astrologie pour en restituer la racine sacrée véritable. Et ceci m'a menée au berceau même du bouddhisme et des religions lamaïstes, comme trace de mes vies antérieures actualisées par ce simple "détail" génétique des 6 doigts, mystérieux et dénués de signification pour l'occident ignorant de ses sources.

Mon propos répondra donc à ceux qui croient, comme beaucoup, qu'il y aurait "un corpus fondamental" d'une astrologie immuable. Tandis qu'elle s'écrit dans les temps, grâce à une transmission via des lignées habilitées à la faire avancer. Ces 6 doigts faisant toute ma différence depuis la naissance, seraient donc la marque d'une "prédestination" dont on découvre l'explication aux sources du bouddhisme situées au sud Est des plaines de Sibérie occidentale. Ils valent bien mieux que tout noviciat au sein d'une confrérie bouddhiste pour "m'inspirer" cet enseignement pour une astrologie occidentale du XXIème siècle...

Raisonner dans le cadre étroit du judeo-christianisme tel qu'enseigné dans notre partie de l'Europe ne peut offrir qu'une vision limitée, et donc fausse, des choses. Une source spirituelle commune bien antérieure nous ramène à une source universelle qui est localisée en Sibérie bien plus qu'en Grèce ou en Egypte. D'ailleurs, il est tout à fait fortuit que dans mon voyage destiné à enquêter sur les sources chamaniques, je sois tombée sur la maison du peintre et ésotériste Nicolas Roerich dont j'ignorais tout, mais qui nous ramène lui aussi au mouvement théosophique initié par H.P Blavatsky.

J'espère que par cet article le lecteur verra une application concrète de "la voie socratique" qui reste abstraite à beaucoup. On voit pourtant qu'elle favorise une connaissance plus authentique et vraie de l'histoire qui permet de dépasser les mensonges et l'endoctrinement des pouvoirs en place qui ne font, en somme, qu'enseigner "leur" version de l'histoire.

Comme je l'ai entendu dire récemment, l'histoire "officielle" ce sont les gagnants des diverses guerres qui l'ont écrite. Mais il y a une autre histoire, une histoire "officieuse" (loin de toute logique guerrière), qui, elle, si l'on en dénoue le fil nous aide à remonter à la source des choses et à reprendre contact avec une Vérité Universelle, ainsi que le le projetait d'ailleurs H.P Blavatsky, originaire d'Ukraine, en créant le mouvement théosophique.

Et à l'heure où l'on tente de "gadgétiser" l'astrologie il est bon de faire saillir ce lien quasi "génétique" avec sa source spirituelle... A quoi bon aller interroger un lama tibétain, tandis que nous portons dans nos gènes ces sources traditionnelles tout en étant réincarné dans le monde occidental ? Pour celui qui connait la loi de la réincarnation, ces clivages "terre-à-terre" n'ont ni sens, ni intérêt...

C'est ceci notamment que j'espère avoir démontré. La quête historique n'a de sens que pour comprendre notre présent et ce que nous y faisons pour perpétuer une réalité de l'âme qui demande à à vivre et à survivre. Elle le fait par les diverses lignées engendrées par l'Ame Source. Lorsque nous sommes ainsi situé et centré au milieu de notre propre "temporalité" : nous pouvons alors, vraiment, rejoindre "la source"... Je ne fais, par mes 6 doigts qu'en porter les stigmates... Mais pour celui qui est en quête de "preuves" tangibles, physiques et matérielles je dirai simplement : voilà !

© Laurence LARZUL - 11 novembre 2007

 


20 janvier 2008

(*) Depuis la rédaction de cet article, j'ai appris que cette thèse avait été défendue dès le XIXème siècle par Mahé de la Bourdonnais (descendant du navigateur de la Compagnie des Indes) qui a écrit un ouvrage intitulé "Voyage en Basse Bretagne Chez les "Bigouden" de Pont l'Abbé", paru à Paris, en 1892, chez Henri Jouve Editeur. Nous y apprenons notamment que les bigoudens étaient alors appelés "les chinois" (et j'ai moi-même appelé mon chat, mort en 1999... Chinois, sans être particulièrement sinophile d'ailleurs, mais ce nom s'est imposé, tout simplement, comme étant celui de mon chat.)

Ce compagnon félin est entré dans ma vie, en 1988, au moment où j'ai commencé à écrire en astrologie et en astrologie karmique. En est-t-il "la muse" ? "L'inspirateur" ? Je le crois... Je crois sincèrement qu'il a apporté l'énergie nécessaire à cette "transmission". Ce n'est en tout cas pas moi que l'on pourra faire douter de la relation télépathique existant entre l'animal et son maître... J'en ai eu maintes preuves.

Bien que dès cette époque il souligne l'affinité de ce peuple avec les Mongoles et les Bouriates, un certain Pierre Youinou de l'INSERM prétendra démontrer "scientifiquement" l'inverse en 1983. On voit donc là que ma recherche et ma piste (poursuivies par mes propres observations et grâce à l'astrologie karmique) attestent au contraire et confirment davantage la thèse de Mahé de la Bourdonnais que celle de la génétique...

Pour télécharger l'ouvrage de Mahé de la Bourdonnais, RV à l'adresse suivante :

http://gallica2.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k555953.f1.pagination

Un certain Puig de Ritalongi met déjà en doute la "légende" en 1894...

Texte de 1894 sur les bigoudènes (extrait) - Gabriel Puig de Ritalongi

Les BIGOUDENS Nantes, Libaros, Libraire Nantes 1894

À première vue, le touriste est frappé de la dissemblance existant entre le costume des habitants de Pont-l'Abbé, et celui des autres localités du Finistère. Ici la nuance est tellement accentuée, surtout en ce qui concerne le costume des femmes, qu'on est tenté de se croire dans un pays absolument indépendant, en tant qu'habillement, des autres communes de l'arrondissement de Quimper. De là, cependant à en conclure que les Bigoudens soient une peuplade ayant une origine autre que celle des autres Bretons, il y a un abîme. Le dialecte est le même que celui des cantons environnants, et il est peu probable qu'une section quelconque d'une nation étrangère n'eût au moins conservé sa langue originelle.

En général, on s'accorde à trouver des points de ressemblance physique entre les Mongols et le Bigouden ; plus clairement, on trouve celui-ci laid, de cette laideur particulière à la race jaune. Quelques savants vont plus loin et prétendent que la race Bigouden est encore "safranée". J'avoue ne pas avoir remarqué que mes compatriotes fussent autres de figure et de peau que les habitants du reste de la Bretagne. J'ai tout au plus constaté que les hommes y ont les traits plus réguliers que ceux des femmes, mais j'ai attribué cette infériorité de la Bigoudène, à sa coiffure plutôt qu'à un signe de race étrangère. Encore parmi celles-ci, s'en trouve-t-il de fort gentilles qui ne le cèdent en rien aux paysannes de Fouesnant, Pont-Aven et autres lieux réputés pour la beauté de leurs filles. Il faut être jolie, très jolie même, pour conserver sous la coiffure de Pont-l'Abbé, une figure agréable. Je connais de belles jeunes filles qui, travesties en bigoudènes, sont tout simplement affreuses, de même que j'ai vu certaines bigoudènes devenir d'admirables demoiselles.

En règle générale, les campagnardes sont lourdes, massives, dénuées de toute élégance : elles n'y ont du reste aucune prétention ; mais les paysannes des villes, les véritables Pont-l'Abbistes surtout, portent leur costume avec

une élégance, une distinction, qui les rendent sous tous les rapports, dignes de tenter le pinceau d'un artiste. Quelques-unes portent le corset, et ont des tailles fluettes qui contrastent singulièrement avec l'ampleur des jupes ; on croirait voir revivre la crinoline, mais une crinoline moins encombrante que la véritable.

Ces élégantes, chaussées de souliers vernis sur des bas à jours, ne sont certes ni banales, ni ridicules ; c'est une décentralisation quasi-artistique, qui a bien son charme et qui, pour les yeux blasés de la monotonie grossière du vrai costume local, est fort récréative.


Découvrir Mircéa Eliade et son oeuvre monumentale consistant à restituer à l'Homme Universel son héritage spirituel puisque pour lui on a créé la première chaire d'histoire des religions :

http://signes-et-symboles.org/dossiers-symbole/index.php/2007/12/14/154-mircea-eliade-tristan

http://signes-et-symboles.org/dossiers-symbole/index.php/2007/12/14/153-eliade-esoterisme-symbolisme

Pour en savoir plus sur le chamanisme : http://www.cosmovisions.com/$Chamanisme.htm

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