LA REVUE D'ASTROLOGIE KARMIQUE


 

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La conscience écologique peut-elle

faire l'économie

de la conscience spirituelle ?

 

Laurence LARZUL

 

On peut se réjouir, depuis quelques années, que l'industrie elle-même, pourtant mue par des visées mercantiles (méritoires s'il s'agit de développer l'économie d'une région), ait compris qu'elle devait penser "vert" pour mieux vendre.

L'homme prend conscience de sa fragile condition de terrien et il lui importe dorénavant de protéger son environnement, comme on prend soin de sa demeure, même si "l'angoisse hygiéniste" se cache parfois mal derrière ce "tout écolo"... Et que l'on confond "demeure" et "intérieur".

 

Face à "la phobie hygiéniste", il est bon de rappeler la parole du Christ disant :

"Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l'homme impur, mais ce qui en sort" (Matthieu 15.11 et Marc 7.15).

Que veut-t-il dire par là ? Au fond, ce que nous dit la science actuelle : les germes sont autour de nous par millions, les microbes nous accompagnent quotidiennement de longue date, mais pourquoi diable affecteront-t-ils certains et pas d'autres ? Si l'on se souvient que Jesus, il y maintenant plus de 2000 ans, soignait en chassant les démons, il est certain que ce sont ces mêmes démons, lesquels conduisent à nourrir des pensées erronées ou malsaines, des émotions souffrantes et des passions destructrices que Jesus stigmatise chez l'homme.

C'est cela qui est source "d'impureté" et donc de maladie et de mort. Ce sont ces démons qui font proférer des paroles stupides et médisantes, et qui génèrent des conflits et des blessures émotionnelles pourtant évitables. Ce sont eux qui, non contents de finir par créer des monstres criminels tels que le couple Fourniret, détournent l'homme d'une volonté de bien, de vrai et le découragent de cheminer vers la perfection de lui-même. Bien plus que le pauvre microbe qui ne trouvera pas de "terrain" favorable chez celui qui a élevé son esprit et purifié son coeur par delà les constructions mentales erronées.

Certains, à notre époque, ne croient ni à dieu ni à diable, alors que dire des démons ... D'autres confondent "crainte de dieu" avec crainte d'un "Surmoi" non identifié. On voudrait simplifier la médecine pour en faire une industrie sans âme et "rentable". Mais le thérapeute authentique, s'il a véritablement la vocation de soigner son prochain, va inéluctablement chercher du côté des savoirs traditionnels pour devenir réellement compétent à guérir. On y parle "d'entités" (à la façon de Paracelse) plutôt que de démons (à la façon chrétienne), mais c'est égal.

A l'heure actuelle, les thérapies familiales, s'attaquant à la généalogie et la "transmission inconsciente" ne font rien d'autres que de tenter de chasser ces démons/entités de la lignée. Démons à l'origine d'un karma qui peut être familial ou, de façon plus élevée, concerner un plan plus collectif (et c'est en évoluant vers l'individuation qu'on le découvre...).

Beaucoup qui ont fait ce chemin, ont été incompris, puisqu'on a parlé de chasse aux sorcières dans le domaine médical... Une démarche sincère ne préserve certes pas des égarements et tâtonnements, mais elle n'en est pas moins sincère.

Il n'en reste pas moins qu'il faut être médecin/thérapeute pour constater son impuissance et se rendre compte que plus on éradique une maladie, plus on en voit naître une autre, ailleurs... Et que cette "chasse" est sans fin. Et que l'on ne fait, au fond, et constamment, que "déplacer le problème".

Certes, tant que le "Royaume de Dieu sur terre" n'est pas réalisé par des êtres totalement "purs" mentalement, physiquement, spirituellement, il est difficile d'imaginer que tout remède reste sans "effet secondaire" (si l'on mesure le karma issu d'une finalité ontologique de l'homme incarné qui n'est pas encore atteinte...).

 

Mais que disait d'autre au fond Jesus que ce que dit un chaman ?

En effet, avec le retour du chamanisme, on redécouvre les fondements véritables de la religion. Eux aussi soignaient en allant chercher les âmes pour les sauver d'emprises démoniaques ou de mauvais esprits quelconque. S'alliant les puissances de la nature dont ils se rendaient maîtres, c'est ainsi qu'ils guérissaient.

Mais une autre fonction du chaman qui est en somme l'ancêtre du "roi sacré" (et donc à l'origine de cette "Royauté de droit divin" que l'on a connu) consistait à créer le lien/le pont entre ciel et terre et ainsi protéger les hommes et l'environnement pour que la nature environnante reste prospère et favorable à ses habi tants. Le prêtre/roi est tenant d'une relation "cosmo-tellurique"(*) (savoir cela permet de comprendre les propos de Merlin au tyran Vortigen vus dans l'article précédent).

Lorsque la tradition indienne parle de Mahatma, c'est à dire de "grande âme", elle ne parle pas d'autre chose. Le chrétien le comprend comme un être plein de compassion prêt à se sacrifier selon le modèle de Jesus "mort sur la croix". Or, une "grande âme" n'a pas pour fin d'être "sacrifiée", elle a pour but de protéger les hommes, de les préserver et de les guider. Jesus a été tué par les tenants de la "fausse spiritualité" à laquelle d'ailleurs, durant sa vie, il n'a jamais manqué une occasion de dire son fait et de les réprouver. Si on laisse encore des "grandes âmes" se faire tuer, faute de comprendre leur nature "thérapeutique", ce n'est pas au bénéfice des hommes...

 

La "croyance" athée

Il n'y a guère, encore, que le Communisme athée pour le croire. Un reportage d'"Enquête Exclusive" nous a montré l'état sous développé de l'agriculture de la Corée du Nord, seul pays au climat propice où les années 90 ont été l'occasion d'une famine meurtrière et ravageuse telle que l'Europe n'en a plus connu depuis le moyen âge. La hauteur orgueilleuse des gratte-ciel de Corée du Nord n'a d'égal que l'absence de développement agricole. Et on peut en voir le résultat...

La faute au communisme ? Plus sûrement celle de l'athéisme aveugle qui a toujours été propre à ce régime pourfendant toute "élite" et qui coupe toute tête qui dépasse au nom d'une "transcendance" (pour mieux la remplacer par la tyrannie d'un seul despote non éclairé, ou, pire, nourri d'une intellectualité stérile et sans âme mais habilement manipulatrice). Rappelons que nobles, religieux et chaman ont été également et systématiquement persécutés par le Communisme Athée.

On dira alors que l'athéisme est une croyance comme une autre, une croyance au nom de laquelle on tue et on persécute comme l'a fait la religion. Je dis bien l'athéisme et non le Communisme. Tout homme, même athée, ne reste jamais victime que de ses croyances. Les documentaires historiques montrent bien comme le Communisme chinois n'a eu de cesse de vouloir faire du Dalaï Lama un "membre du parti" comme un autre. Et donc de le "convertir" à leur croyance. Et son peuple avec.

Il est fort instructif d'apprendre qu'après le départ du Dalaï Lama, le Tibet fut plongé dans une ère de famine. L'athée y verra le fruit d'une désorganisation sociale, mais c'est ne pas comprendre la fonction "sacrée" du Dalaï Lama comme garant de l'ordre naturel dont le fondement est chamanique. L'occidental, héritier d'une révolution ayant déchu une royauté corrompue, (mais surtout très attaquée et minée par une bourgeoisie arriviste), condamne sans appel une théocratie féodale au Tibet. Et il n'est jusqu'au Dalaï Lama lui même pour admettre que la domination chinoise sert le développement économique de son pays, tout en revendiquant l'autonomie culturelle. Si l'on comprend bien ce que veut le Dalaï Lama, il s'agit de préserver l'âme de son pays dont il est le garant, bien plus que de se préoccuper d'organisation sociale, laquelle est, de fait, secondaire tant que l'identité culturelle préserve le patrimoine spirituel et naturel. Menacé, il en appelle à un "moindre mal".

Oui, voilà une vision des choses "nouvelle" n'est-ce pas ? En réalité, elle est ancestrale et très très anciennes, mais l'homme moderne si fier de sa technologie l'a tout bonnement oubliée. Il a perdu ce "sens sacré" à l'origine de toute religion. La religion, CETTE religion authentique était tout bonnement de nature écologique et "le roi", le prêtre, le chaman exerçait un pouvoir bien réel bien qu'invisible. On le vénérait et le respectait en raison de cette fonction sacrée que nul autre que lui ne pouvait remplir car il y était formé et prédestiné.

On rétorquera que l'occidental n'a besoin ni de chaman, ni de Dalaï Lama pour connaître la prospérité. C'est ce que l'on a longtemps cru en effet et nous ne sommes qu'à l'aube d'un renversement de situation et de la prise de conscience de cette vision erronée : l'état inquiétant de notre planète nous y contraint.

En caricaturant à peine notre époque, nous constatons qu'un "grand capital" rêve "d'hôtel sur la Lune" où passer son week end accompagné d'une créature de rêve siliconée et bientôt d'une "androïde de charme", pendant que les ressources naturelles tarissent (d'autant plus qu'elles sont "raptées" par ce même "grand capital"). Et le monde entier s'appauvrit.

Voilà où en est le monde dans sa perversion face aux sources fondamentales qui ont permis, de tout temps, à l'Homme de prospérer sur la planète.

 

Qu'est-ce que "l'écologie de l'âme" ?

J'évoquais "l'écologie de l'âme" de l'astrologie karmique pour cette même raison. Ce propos sous-tend l'idée que l'homme est inéluctablement attaché à l'âme du monde et il lui appartient. Cela, même s'il n'est pas chaman. Car la première relation de l'homme à l'âme est "l'appartenance".

Il ne "possède" pas une âme comme on a tendance à le dire. Il est "possédé" par cette âme et cette appartenance se manifeste par "une mémoire" (je parle aussi "d'empreinte karmique"). Au gré de son évolution, via des vies successives, il devient conscient de son appartenance et des conditionnements qui en découlent. Puis, il apprend à dominer et maîtriser ces conditionnements, à s'en détacher pour s'élever au delà de ceux-ci.

Alors, et alors seulement, il entre dans la logique "d'individuation" dont nous a parlé Jung. Phase consistant à découvrir son inconscient "propre" au sein de l'inconscient collectif. Ce qui veut dire qu'il devient un "individu conscient" au sein d'un grand inconscient qui au départ, "l'agit" (voire "l'agite"). Il devient alors réellement "acteur" de sa propre vie car il n'est plus au stade lunaire d'une "vie inconsciente d'elle-même" et essentiellement "agie" par l'émotion, le subconscient et le besoin.

Tant que l'on n'est pas au stade solaire, il est difficile de parler de "libre arbitre". Il faut que la conscience soit là, qu'elle soit "née", "accouchée", "créée", pour exercer un réel libre arbitre.

Quoi qu'il en soi, "préserver" son âme, revient donc essentiellement et pour tous les hommes à préserver La Nature, Sa Nature.

 

Qu'est-ce que l'âme ?

On m'interrogeait récemment d'ailleurs à savoir ce que j'appelais "l'âme". En astrologie, elle est essentiellement reliée symboliquement à la Lune. Elle est dans la définition que j'en donne : "la vie inconsciente d'elle-même". En effet, la Lune évolue selon des "besoins primaires" et un attachement sensible, affectif et instinctif au milieu naturel au sein duquel il grandit et dont il se nourrit et s'alimente. Ce milieu le conditionne. Mais au stade lunaire, sensible, il n'y aucune conscience. On appartient au milieu (la terre) et on y croît, on y mûrit, on y grandit. Comme un semence attendant son éclosion. Dans cette croissance, il s'agit pour la Lune de devenir consciente et là nous accédons à la dimension solaire du thème.

C'est en quelque sorte la Lune qui finit par accoucher du Soleil, mais ce dernier (comme image de dieu, de l'être suprême) lui préexiste. La Lune, l'état lunaire de "vie inconsciente d'elle-même" ne fait donc qu'en devenir consciente...

Le Soleil en tant que principe lumineux est ce qui "éclaire" les ressources vitales lunaires. Le Soleil créee "la science" et la "conscience" comme le fruit d'une nature devenue consciente d'elle-même. Il est évident que cette "science" ne pourrait naître sans que les besoins naturels lunaires soient tout d'abord comblés de sorte que cette "vie inconsciente d'elle-même" puisse accéder à la plénitude de sa propre vie, puis à la conscience de celle-ci.

L'âme n'est donc, en soi, pas une chose à "rechercher" : ELLE EST. Elle est le fondement même de toute vie et lorsqu'on parle de "l'âme du monde" on parle de cette "aura" (on dira aussi corps éthérique) qui entoure notre planète et n'est visible, mais surtout "perceptible" qu'aux chaman ou clairvoyants. Sur un plan physique, on pourra évoquer la couche d'ozone, l'atmosphère. Nos instruments scientifiques ne font que commencer à distinguer les différentes vibrations et fréquences, mais ils sont encore loin du compte car leur science matérialiste n'est pas mentalement structurée pour les percevoir. Seule la voie spirituelle le permet.

C'est d'ailleurs pourquoi il n'est besoin de "faire mystère" de rien en matière spirituelle car ces choses sont "naturellement cachées" au profane et au non initié. C'est à dire celui qui ne paie pas le "tribut" nécessaire à son développement spirituel, et ce, de façon désintéressée.

Quoi qu'il en soit, "Sauver son âme" comme le dit le discours religieux n'a donc pas tant pour finalité une survie dans l'au-delà que la préservation de la vie sur cette terre ferme ! En "sauvant son âme", l'homme préserve en réalité les conditions de sa survie sur terre !

Ceci étant dit, il reste vrai que l'on peut "perdre son âme", c'est à dire, on le voit dans le cas d'un Fourniret, laisser à ce point oeuvrer en soi la propension au mal qui existe en tout homme, qu'alors les démons seuls finissent par prendre "les commandes". Et ceci peut parfaitement avoir lieu chez un être "socialisé", mais dont l'âme alors "morcellée" emprunte des voies de traverses qui font de lui un être peut-être "présentable", "fréquentable", mais foncièrement pervers. En réalité, la Lune éclipse alors totalement tout "avènement solaire" en l'être...

Mais la conscience karmique des choses rend bien évidemment la question "criminelle" complexe car il faut bien des "tueurs" pour punir , surtout, faire surgir une nouvelle conscience, chez celui qui a tué aveuglément dans une vie passée. Aussi, comprenons, mais ne jugeons pas.

Pour chaque âme l'épreuve est l'occasion de s'éclairer.

Celui qui croit en la réincarnation sait qu'une mentalité "après moi le déluge" lui réserve tout simplement une prochaine vie dans un monde devenu inhabitable ! L'homme commun s'inquiète du monde qu'il lègue à sa descendance, mais il ferait mieux de s'inquiéter de la légation qu'il se fait à lui même ! S'il aimait autant sa descendance que lui-même, peu probable qu'il perpétue les mêmes erreurs... Quoi qu'il en soit, se projeter dans sa descendance est une façon "inconsciente" de croire en la réincarnation...

 

Le sens réel des prophéties

Pourquoi les prophéties les plus alarmistes parlent d'une "fin du monde" où l'eau manquerait, où les déserts se développeraient ? Parce que faute d'alimentation "sensible" la terre viendrait à se dessécher. Et de la phase "Cancer" qui est celle "lunaire" de la naissance et de l'irrigation des terres via ses fleuves, nous prendrions la voie d'un Capricorne desséché et froid, glacé, faute de "re-naître" et de se ressourcer en Cancer, signe d'émotion, d'imaginaire, de sensibilité.

Ce que l'on appelle à présent "les peuples premiers", perpétuant "nos origines" et le "savoir naturel" qui a permis notre survie sur terre, peuvent être l'expression de ce signe du Cancer dont l'humanité actuelle gagne à s'inspirer. N'aller que vers un froid scientisme, dénué d'âme et de sensible, c'est aller vers le pire du Capricorne : un contrôle certes "savant", mais desséchant, stérile et mortifère.

Comment se fait-t-il qu'il existe des spéculateurs suffisamment inconscients et mentalement aberrants pour "miser" sur "un monde sans eau" pour faire fortune en bourse ? On ne peut manquer de voir en cela l'emprise "du complexe du roi Midas" dans une telle aberration... Oui, rappelons nous bien le mythe du Roi Midas qui transformait tout en or, jusqu'à n'avoir plus rien pour se nourrir...

Selon Steiner, la Lune, en tant qu'astre (et non symbole) serait devenue astre mort parce qu'elle aurait déjà fait les frais d'une telle "contre-évolution"... Cette "mort planétaire" est donc de l'ordre du possible et, malheureusement, du probable si l'homme actuel ne retrouve pas ses sources spirituelles...

 

L'astrologie est "naturellement" chamanique

J'entendais récemment un lecteur qui suivait d'une part une formation chamanique et, d'autre part se voulait astrologue karmique, remettre en cause les fondements même de la science astrologique. Fort d'une certaine "incohérence" dans sa formation, il croyait bon pouvoir intervertir les fondements astrologiques, à savoir les 3 énergies mutables, cardinales ou fixes. Cela, sans même réaliser qu'elles ont "en soi" un fondement chamanique puisqu'elles trouvent leur raison d'être dans les saisons terrestres. On parle de "signes mutables" pour les signes qui correspondent à la fin d'une saison et le début d'une prochaine. On parle de signe fixe pour les signes correspondant à la plénitude déjà entamée et on parle de signes cardinaux pour les signes correspondant au début de la saison.

Cet astrologue est un simple lecteur, mais voilà qu'il m'oblige à la rédaction d'un article lorsque je constate à quel point on peut dénaturer une science astrologique dont le fondement est essentiellement NATUREL... Et comble de l'incohérence : se prétendre formé au chamanisme !

On ne dira en effet jamais assez que les bases de la connaissance astrologique sont moins liées à l'observation du ciel qui, dans les temps reculés où elle est née, n'offrait d'ailleurs pas de grande possibilité, que dans la fine observation des cycles naturels : lunaisons, saisons, etc. L'astrologie "première" s'intéressait bien davantage à connaître l'incidence des planètes sur ces cycles de la nature terrestre que des planètes elles-mêmes. En cela, elle est bien plus proche du chamanisme que de l'astronomie actuelle !

Et l'astrologue que je suis ira jusqu'à dire qu'on ne découvre au fond du "macrocosme" que ce que l'homme révèle en son propre microcosme.

Ce qu'Héraclite disait déjà autrement de son temps : « À l'âme appartient le logos, qui s'augmente lui-même. » Mais dans une vision relative de la dualité, il disait aussi que celui-ci n'avait pas à être augmenté... , sous-entendu "artificiellement augmenté", et donc de façon "contre-nature", ce qui est malheureusement le cas actuellement avec une intellectualité "déconnectée" de son âme/source et engendrant tous les déséquilibres planétaires. Les pures abstractions mentales que sont les "produits dérivés" créés de toute pièce par les polytechniciens de la Société Générale qui viennent "infecter" l'économie sont une triste illustration de ce "logos artificiellement augmenté".

Quoi qu'il en soit, la génèse de l'astrologie se confond avec celle des calendriers et sa préoccupation était essentiellement agraire, consistant à développer la science de la culture des ressources naturelles de la terre. C'est pourquoi elle ne concernait pas l'homme individuel à sa source, mais seulement les rois. Il s'agissait tout d'abord d'offrir aux hommes les moyens de vivre sur cette terre, mais ils n'étaient guère considérés à titre individuel. Ce phénomène d'une astrologie "personnelle" est récent et correspond à l'évolution humaine qui fait que l'homme est supposé avoir dorénavant développé une conscience et donc un pouvoir d'évolution supérieur. Mais un tel éveil de conscience individuelle n'a de sens, au plan évolutif, qu'en intégrant l'interdépendance et le transpersonnel...

Dans les sociétés anciennes les plus développées, en termes d'urbanisme et d'architecture, à Sumer par exemple, les premiers astrologues étaient certainement chaman mais on les disait "prêtre-roi". L'un comme l'autre avaient pour fonction sacrée de préserver et protéger les hommes des forces naturelles, tant celles d'en haut que celles d'en bas. C'est le rôle originel du "pontife", celui qui est "le pont".

(Nos pontes actuels, mini-pontifes des poncifs, font, au mieux, des ponts horizontaux, vite devenus passerelles branlantes dans la jungle sauvage du monde, car ils ont oublié "les ponts verticaux"...)

C'est pourquoi, quoi qu'il en soit, ce serait un non sens et une incohérence d'ajouter du "chamanisme" sur une science qui est PAR NATURE chamanique. Paracelse**, médecin, alchimiste et astrologue de la Renaissance qui a laissé son empreinte dans la connaissance médicale, n'avait pas oublié cela. Il était conscient qu'en soignant l'âme, on soignait le corps. Et étant astrologue, comme tous les médecins de son temps, il savait que l'astrologie avait "construit" cette science et cette connaissance reliant l'homme à l'âme du monde, le microcosme au macrocosme... Même si l'on pouvait trouver en Egypte déjà cette "loi des sympathies et des antipathies" qu'il prônait comme remède et qui tombe sous le sens de l'astrologue comme "dérivatif" d'un fâcheux transit planétaire...

 

Les développements de l'astrologie karmique

En termes de connaissance humaine, si l'on voulait bien pratiquer sérieusement l'astrologie -et non en faire un instrument de pouvoir personnel-, il y a quantité de développement à faire pour relier astrologie et médecine.

Depuis mon jeune âge où j'évolue en astrologie : tous les livres d'astrologie médicale me sont tombés des mains et je crois bien les avoir tous lus. Aucun n'avait la "juste approche" de la maladie car la plupart, plein de prétention scientifique et de conformisme intellectuel, ne faisaient que développer l'ignorance, mais ceci "à la sauce astrologique" (pour se donner un air "savant", sans doute...).

Un espoir d'une science véritable, d'une médecine réellement efficace naît pourtant avec le développement du décodage biologique. Associé à l'astrologie karmique, là, oui, on peut espérer renouer avec la vocation première de l'astrologie qui était pratiquée par des médecins de la première heure et encore très proches du "chamanisme évolué" dirai-je et dont on retrouve trace dans la Spagyrie de Paracelse qui a pour fin de réveiller en l'homme "la lumière de la nature" (ce qui ressemble à s'y méprendre au "corps glorieux" du "Saint" de la chrétienté).

Il n'en reste pas moins que la médecine officielle et allopathique appartient aussi au développement de la conscience humaine et qu'elle n'est de ce fait pas dans l'erreur. Mais c'est son côté scientiste, matérialiste, ne se préoccupant que du physique et donc négateur de l'âme, du sensible et de l'invisible qui est contestable. Surtout lorsque cette vision des choses, qui n'est en soi pas condamnable, prétend dominer le "champ des savoirs" au seul prétexte qu'il est plus riche et peut financer de la recherche. C'est sa "richesse économique" et cette main mise de quelques mandarins assis sur ce pouvoir économique (et non la "science" véritable), qui empêche ainsi les développements réels de la médecine, qui est en cause.

Car, je le répète, "la vie inconsciente d'elle-même", comme celle du nourrisson de la phase Cancer qui en vient à se "scléroser" à la phase de maturité du Capricorne est l'unique danger pour l'évolution humaine.

Le Capricorne a pour tâche de "pérénniser" non pas de "scléroser" la connaissance dans des dogmes à jamais figés. La "Connaissance" ne peut être "sclérosée" que lorsque le pouvoir est occupé par des incompétents. Lorsque la simple et médiocre ambition humaine est relayée par la puissance d'une industrie pharmaceutique aux visées purement et uniquement mercantiles : alors, le monde a des chances de tomber tout à fait malade.

Lorsque je joue des mots et dit "Conscience sans science n'est que ruine de l'âme", on me dit que je me trompe. Et pourtant, je sais fort bien ce que je veux dire en faisant du Larzul, plutôt que du Rabelais.

Celui qui ne comprend pas immédiatement : peut toujours réfléchir... Chambouller la formule convenue a précisément ce dessein : inciter à s'interroger... Et non de se contenter de vivre "une vie inconsciente d'elle-même" en se berçant de laïus maintes fois entendus.

Je veux dire que le savoir officiel est "conscient" mais il manque de la plus élémentaire des sciences restée confinée dans l'ésotérisme et y restant trop souvent car cette science là n'est pas "rentable" ou "conforme", sauf à sombrer dans sa caricature charlatanesque. Ce que ne craint malheureusement pas de faire une certaine médecine officielle en tant qu'héritière d'un Paracelse, oublieuse du conseil de ce dernier : « Apprends, médecin, à ne tuer personne ; sinon, bêche la terre ! »

 

C'est le soleil qui éclaire l'invisible ... en Soi

Quant à la dimension solaire... Il y a encore fort à dire concernant le passage du cercle solaire à celui du cercle zodiacal... A l'heure qu'il est : c'est bien la dimension lunaire, dans une logique tout "primairement écologique" avec laquelle il faut renouer. Car si la base n'est plus là : comme atteindre un quelconque sommet ?

Si l'homme n'est plus "nourri" dans ses besoins essentiels, comment peut-il s'élever ? Et en perpétuant une "conscience séparée" et non pas l'idée d'une interdépendance, comment préserver "l'âme du monde" ?

L'astrologie karmique, en permettant à l'homme de renouer avec son âme a des visées clairement écologiques car elle sait que la nature est tout d'abord "mémoire"... Une "mémoire" qui a enregistré tous les progrès de l'espèce (et ses erreurs aussi)...

Rappelons à ce sujet que les premiers astrologues sumériens ne croyaient guère en un "dieu tout puissant" d'ordre transcendant. Ils considéraient que l'homme seul, avec ses propres moyens d'évolution, pouvait se sauver lui-même. Et ils se sont attelés à cette tâche en développant de la connaissance et du savoir. Le seul "ordre transcendant" qu'ils constataient et cherchaient à comprendre : c'était la nature. Et cette nature se confond d'ailleurs avec la Déesse mère des origines...

Qu'ont-t-ils fait pour "se sauver" ? ls ont appris à distinguer la "nature visible" de "la nature invisible" reliant macrocosme et microcosme.

Sans ces premiers "savants", les astrologues/chaman, peu probable que nous connaissions l'Ere internet actuelle... Et on ne peut "avancer" en reniant nos ancêtres... Pourquoi ?

 

Car alors : on se coupe de la Source...

Si l'homme individuel actuel se préoccupe tant de "ses sources et ses origines", s'il y a tout à la fois, un "relents de Renaissance" et de "fin du monde" dans notre époque, c'est qu'il serait plus sain et efficace, pour l'humanité, que ce soit la Science officielle qui le fasse. On voit malheureusement trop souvent les pontes scientifiques renier l'esprit même de leurs maîtres et prédécesseurs, faute de le comprendre d'ailleurs.

Car dans les temps anciens, le niveau supérieur de l'enseignement correspondait à une initiation... Notre époque connaît foule de surdiplômés au chômage mais malheureusement bien peu d'initiés. Etre initié revient au fond à "faire corps avec sa science"... Et non à la considérer comme un objet d'étude "extérieur". C'était cela la philosophie des Ecoles de vérité authentiques. On ne communiquait "la science" qu'à celui qui était prêt à se "laisser travailler" par celle-ci, en laissant "s'infuser en lui" les énergies spirituelles

Sachant cela, on se dit que c'est à juste titre que Platon déplorait l'invention de l'écriture qui ne ferait, selon lui, que créer "des sots insupportables au commerce pénible ".

Le respect même des anciens et donc de "nos maîtres" doit s'exercer avec discernement car certains se sont trompé, d'autres pas... Mais une chose est sûre, de même qu'un arbre ne peut croître sans ses racines, de même un homme ne peut croître. Et de même pour la science sans conscience ou la conscience sans science.

Celui qui, par orgueil, se croit arrivé "au faîte" sans avoir acquis ni science ni conscience n'est que celui qui utilise l'ascenseur fabriqué par l'histoire humaine mais qui est resté si "lourd" à force utiliser l'environnement sans le servir qu'il fera chuter l'ascenseur sous le poids de son inconscient, lourd de "péchés non absous"...

Absous par le seul moyen possible : Sa propre conscience éclairée (laquelle le dispensera d'épreuves destinées, toujours, à l'éclairer).

En effet, par quelle inconscience l'homme contemporain juge-t-il plus opportun de créer une aerospatiale pour évacuer la terre (qu'il a mis lui-même en danger) que de mettre tous moyens utiles à sa préservation et à celle de ses habitants ? Par quelle obscure logique l'homme pense-t-il améliorer le monde sans s'améliorer lui-même ? Lui-même qui "constitue" pourtant ce dit "Monde" ? La terre ne serait-elle qu'un "gadget" qui après avoir bien servi, devrait être remisée dans quelque coin du cosmos, au profit d'une nouvelle planète et d'un lieu de vie hypothétique ? Nous sommes bien là dans une orientation tout à fait insensée pour qui est au fait de la relation spirituelle qui unit l'homme à la terre et à la nature...

Oui, c'est cette orientation insensée, aveugle et gloutonne en énergie qui peut détruire le monde... Celui qui pense ainsi vit dans un monde qu'il croit "fini" sans servir ni respecter ceux qui l'ont construit et qui ont bâti la science (créé l'esprit)...

L'homme spirituel sait que s'incarner sur terre est une chance d'évolution et que s'il veut se "libérer" d'une condition humaine qu'il juge pesante et difficile, c'est par le biais spirituel qu'il peut y parvenir en se libérant de la réincarnation, non pas en s'échappant sur un quelconque engin spatial à destination d'on ne sait quelle nouvelle galaxie où il ne ferait à nouveau que polluer et appauvrir des "ressources naturelles" qu'il n'aurait toujours pas appris à développer ni gérer en lui.

Encore faut-t-il ouvrir sa vision spirituelle pour avoir idée d'une telle issue spirituelle et constater la voie aberrante prise par une certaine science matérialiste. En attendant, la foi en celle-ci, en l'issue spirituelle, est déjà le moyen d'y parvenir. Et la certitude scientiste de notre monde matérialiste producteur prolifique de déchets et de gadgets inutiles parvient à son discrédit lorsque, prétendant améliorer les conditions de vie de l'homme, nous la voyons finir par polluer et détruire son environnement.

Ce n'est pas que la voie matérielle soit une erreur, c'est que sa prépondérance dominatrice extermine la véritable source de vie qui est d'essence spirituelle.

C'est dans l'unilatéralité de sa vision des choses qu'est le danger scientiste. Dans l'avarice, la cupidité et l'absence de coeur de celle-ci. Et alors, nous rejoignons le discours du Christ prônant l'ouverture du coeur... Et ne prônant rien d'autre, d'ailleurs.

A celui qui élève son niveau de compréhension, il n'est pas besoin de faire de "morale". L'enseignement des maîtres relève d'une simple "logique" qui n'est accessible qu'à celui qui s'élève au delà de son ego et de ses passions. Reste, et restera TOUJOURS, à celui-ci à METTRE EN PRATIQUE, ce qu'il a compris.

Cette unilatéralité a malheureusement pour cause l'appât insatiable de gain. S'enrichir, d'un point de vue spirituel n'a jamais été un délit. C'est de mal gérer ses ressources et son capital que vient l'inéluctable sanction... Et la terre est bel et bien notre capital et notre héritage, à nous, humains. Et ce, tant dans sa dimension matérielle que dans sa dimension spirituelle.

A cet égard, on peut dire que l'astrologie karmique est donc un outil de bonne gestion de cet héritage. Elle est thérapeutique car elle permet d'aligner l'homme-microcosme sur le macrocosme et de favoriser une bonne circulation des énergies. De plus, elle permet de considérer la maladie comme une phase de rééquilibrage nécessaire à un processus de croissance (spirituelle et non plus seulement physique), plutôt que comme un "mal" absolu contre lequel il faudrait lutter de toutes ses forces (jusqu'à les épuiser) en se bourrant de médicaments, au lieu de comprendre et convertir l'énergie déficiente.

Paracelse disait qu'une maladie ne pouvait guérir tant que les astres n'étaient pas favorables. Et c'est un fait que l'astrologie permet non seulement de juger de l'évolution de la pathologie, mais aussi de la comprendre, ce qui doit conduire à faire de celle-ci un moyen de transformation psycho-spirituel en écoutant ce que "le mal a dit"...

Il va donc sans dire qu'un thérapeute qui ne serait pas nanti de l'outil astrologique travaille "au hasard", à tâton au lieu d'être éclairé par les astres. Il n'est de ce fait pas aligné avec l'ordre cosmique. Son intuition peut suppléer à cette carence d'information, mais pas toujours... Si on avait dit à Paracelse qu'il existerait des médecins ne pratiquant pas l'astrologie à notre époque et que l'on dénierait toute dimension thérapeutique à l'astrologue : il aurait certainement pensé que le ciel est tombé sur la tête de l'homme moderne !

Alors, je suis femme et courtoise, mais pour conclure mon propos avec un peu d'humour, je le fleurirai des saillies d'un Paracelse, un "vert" de la première heure, dont la "verdeur" est resté légendaire, lorsqu'il conspue ses confrères doctes universitaires mais aussi les "auteurs" faux prophètes : « S'ils ne sont pas de mon avis, qu'ils disent à volonté que je suis un être bizarre, étrange, dont les conseils sont médiocres. Et après ? Je n'ai pas l'intention de me nourrir d'embrassades amicales... Ce  qu'il  faut, c'est  badigeonner la gueule  du galeux ! "...

Ou encore, un autre "régal" pour l'esprit : « Je vous le dis, le poil follet que j'ai sur la nuque est plus savant que tous vos auteurs, et mes lacets de souliers en savent plus que votre Galien et que votre Avicenne, et ma barbe a plus d'expérience que toutes vos grandes écoles. Je ne veux pas manquer l'heure où les truies vous culbuteront dans la boue ! »

Ceci après (ou avant ?) avoir annoncé ce qui se vérifie : « Mes écrits dureront et subsisteront jusqu'au dernier jour du monde comme véritables et incontradicibles. »

Entre un Giordano Bruno et un Paracelse, on peut dire que la Renaissance a produit des esprits ne manquant pas de "Sel" (une insolence réellement 'spirituelle', et non celle, médiocre et cynique, que l'on constate que nos jours) et on leur doit certainement beaucoup, à ce titre, dans la Grande Oeuvre du Monde...Ces personnages, hauts en couleur (et en esprit) n'avaient certainement pas besoin d'un Molière pour les "mettre en scène" : ils se savaient déjà "acteurs" de leur propre "divine comédie"...

Mais il était alors possible d'évoluer librement sur Les Sentiers de la Connaissance. Gageons que cette "heure bénie" revienne, grâce à internet...

De même, il a dit : « Je fais serment de ne pas faire de supposition, mais de savoir. » Ce qui reviendrait à dire : "je fais serment de ne pas chercher, mais de trouver"... Et seul l'être aligné et centré peut "trouver". En effet, sauf à chercher du côté du "connais toi toi-même", ceux qui "cherchent" sont soupçonnés de chercher avant tout à se fuir eux-mêmes. Et ce, en déplaçant constamment et éternellement "le problème".

Et pourtant comme l'affirme Paracelse : « La nature ne suit pas l'homme c'est l'homme qui doit la suivre. »

 

© Laurence LARZUL - 5 mai 2008

 

Sur le sujet lire : "Synchronicité et Paracelsica", de CJ JUNG, Edition Albin Michel dont je citerai ici un extrait :

"Au chapitre "Esprit et nature" : "L'"Esprit" est l'un des aspects, la nature en est l'autre. "Naturam expellas furca, tamen usque recurret ! " La nature ne doit pas gagner la partie, mais ne peut pas la perdre. Chaque fois que la conscience d'emprisonne dans des concepts définis et trop nettement délimités et qu'elle s'enferre dans des règles et des lois qu'elle a elle-même édictées - ce qui est inévitable, et le propre d'une conscience acculturée -, la nature se manifeste avec ses exigences qu'il n'est pas possible d'ignorer. La nature n'est pas uniquement matière ; elle est aussi esprit. S'il n'en était pas ainsi la seule source de l'esprit serait l'intellect humain. C'est là le grand mérite de Paracelse, que d'avoir mis l'accent sur la "Lumière de la nature" d'une manière essentielle et en lui accordant beaucoup plus d'importance que son précesseur Agrippa ne l'avait fait."


Citation : "La véritable compassion, c'est de savoir qu'il est difficile d'être bon" - In "Le Corps Quantique" - Dr Deepak Chopra - InterEditions.

* A l'heure où cet article parait, nous apprenons tout juste la catastrophe naturelle s'étant abattu sur la Birmanie. Elle vient tristement illustrer mon propos.

J'ose espérer que cet article éclaire cet événement d'une lueur plus "spirituelle", lorsqu'on sait que le pouvoir religieux récupéré et opprimé par la junte militaire birmane n'est plus maître de lui-même, cela malgré les "offrandes" qui restent traditionnelles de la part de la population aux moines. Les moines se sont "soulevés" sans succès en septembre dernier, mais lorsque la colère gronde : la nature se manifeste !

Quand je pense qu'il y a des gens en occident pour dire que "les moines ne servent à rien" (au simple fait qu'ils ne participent pas à la vie "productive") ou encore, que l'on incrimine quelque armes secrètes des USA à l'origine des catastrophes naturelles : il serait temps de comprendre et je m'emploie ici à remettre les idées en place ! Ce que je viens de dire relève du sens profond de l'Apocalypse... Et de la "consubstantialité" déjà évoquée dans l'ABC d'Astrologie Karmique dans la conclusion...

Sur la situation en Birmanie, lire :

http://www.monde-diplomatique.fr/2007/11/EGRETEAU/15293

 

** En savoir plus sur Paracelse dont on dit qu'il se défendait de la gnose et d'être magicien, tout en restant dans la droite ligne de l'astrologue/alchimiste qui fait le médecin véritable, animé d'une véritable compassion en vrai chrétien qu'il disait être :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Paracelse

http://www.moncelon.fr/paracelse1.htm

http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Paracelse

 

Voici mon commentaire sur un texte intéressant à lire sur le chamanisme dont vous pourrez prendre connaissance en cliquant ci-dessous. J'en partage, pour l'essentiel, et par expérience, les vues. Comme il le souligne, en occident, le "chaman" se confond avec le mystique et je précise que tous les héros "sauroctones" (les "tueurs de dragon", comme Sainte Marguerite et d'autres Saints) qui peuplent le panthéon grec et chrétien occidental ne sont rien d'autre que des chaman "christianisés". En "tuant le dragon" ils neutralisent le conflit collectif que ce soit au niveau local ou à un niveau supérieur mondial et cosmique, selon sa puissance.

En revanche, je ne partage pas son point de vue sur le fait que le chaman "perd son âme" en adhérant aux théories intellectuelles occidentales, puisque son ésotérisme peut-être considéré comme une perpétuation de cette tradition chamanique survivant aux religions imposées mais surtout "dénaturées" puisque le christianisme premier parlait de la même chose. La plupart de ces théories, pour les meilleures, émanant d'esprits "inspirés", mystiques ou visionnaires, cela participe, selon moi, à l'élaboration, de ce que j'appelle "un chamanisme évolué" duquel il faudrait espérer la fin des clivages ethnico-religieux (un Marabout africain me traitera, moi astrologue/ésotériste, en consoeur et les notions de "nature" et "d'esprit" sont universelles). Ces écrits ne remplacent bien évidemment pas l'expérience chamanique, ou mystique, sans laquelle ils restent "lettre morte" ou pure concept intellectuel sans âme, mais ce peut en être la phase préparatoire en faisant réemerger à la conscience ce qui est su de tous temps par l'inconscient ou bien ils viennent "rassurer" et conforter l'impétrant face à une expérience qu'il ne comprend pas.

J'ajouterai que la notion de "réincarnation" souligne que la lignée poursuit un but inconscient de "Réalisation spirituelle" (ce qui revient à la réunion de "l'alpha et de l'omega" ce qui se produit lorsque le membre descendant de la lignée est "sanctifié" et parvient à la création du "corps glorieux", auquel cas, il n'y a plus procréation et descendance puisque le but poursuivi est atteint. A la différence de la vision purement "généalogique", la notion de réincarnation suppose qu'une âme évoluée puisse intégrer une lignée pour l'aider à atteindre ce but ou réparer un tort fait à cette même lignée en endossant son karma .

Par ailleurs, l'ancêtre "prêtre-roi" de l'astrologue, comme le chaman, a pour fonction de "négocier le destin des hommes avec les dieux" et il s'agit donc là d'une seule et même fonction spirituelle et d'un même sacerdoce.

D'autre part, on se demande bien pourquoi l'auteur de l'article voit dans l'Apocalypse une "vengeance du Christ" puisque c'est de longue date qu'il a apporté "le glaive". Le "christ réalisé" parle plutôt de la véritable révélation de sa parole pour celui qui vit sa propre Apocalypse/révélation et parvient alors à l'accomplissement du "grand oeuvre", c'est à dire à l'union de l'alpha et l'omega (correspondant à l'éveil de la kundalini , au terme d'une "ascension" qui peut prendre des vies, permettant de se libérer de l'Ourobouros, le serpent archaïque qui se mord la queue de notre cerveau reptilien, symbole de notre attachement à la terre et à son karma). C'est alors qu'on se libére du karma planétaire et que l'on peut transcender le cycle de L'Eternel Retour en transgressant, effectivement, le plan des anciens dieux pour rejoindre la source.

A ce sujet, je m'inscris en faux sur la conception de cet éveil de kundalini qui voudrait qu'il s'agisse de réunir la shakti avec Shiva. Ce n'est pas parce qu'il existe des adeptes de Shiva qu'il s'agit du "bon dieu". On rencontre effectivement Shiva à ce stade, mais il fait précisément parti "des anciens dieux qu'il faut transgresser" afin de se libérer tout à fait... C'est en raison de "sa rencontre" que notre "Apocalypse" peut prendre un tour catastrophique... Il faut, après avoir goûté le "nectar des dieux" y renoncer, et faire comme Vishnou qui est assis sur le serpent...

Lorsque Jung nour parle de la kundalini et dit "alors on connait le "désespoir" au terme de ce processus, tandis que l'on sait qu'il a été contemporain de la seconde guerre mondiale, il faut s'instruire de son propos car je tiens Jung pour un des Maîtres du XXème siècle parmi les plus "puissants" en conscience et en réflexion.

Il a mis tout cela sur le compte de Wotan, mais la façon dont lui même craignait la "magie" (comme il le dit en parlant de Paracelse) témoigne du fait qu'il n'avait pas parfaitement éclairé son ombre, et pourtant, il avait bien compris les limites du discours chrétien face à certains "phénomènes"... Néanmoins, je le tiens pour un "grand éclaireur" dans un "Grand Oeuvre" non encore achevé... Ce qui devrait rendre modeste les "illuminés" de tous poil. Mais lorsque l'on "craint la magie", on craint la "nature"... A juste titre, si l'on est pas encore "purifié".

La "crainte de la magie" est une preuve de lumière... Il n'y a guère que les inconscients pour la pratiquer sans discernement.

A contrario, de cette éternelle répétition et réincarnation des dieux dont parle l'auteur de l'article, la vision karmique des choses permet de comprendre que ces réincarnations ont une finalité évolutive de clarification de la nature et donc de l'affranchissement des vieilles lunes et des vieux égregores, pour devenir "libre", ainsi que l'a annoncé le Christ en disant : "vous saurez la vérité et elle vous rendra libres".

Notons que si Jung a mis l'accent sur "l'imitatio christi" c'est que c'est à chacun de faire triompher le Christ en lui. Et il est dit qu'il n'y a qu'un seul péché impardonnable : rester sourd à l'Esprit Saint (ce qui revient à dire : à sa conscience). Il est "impardonnable", en ce sens que cela revient à rater tout simplement la possibilité d'atteindre "le salut". Il s'agit donc davantage d'une opportunité que l'on rate, comme un train que l'on ne prendrait pas. Il va de soi que ceux qui s'emploient à se "conformer" au consensus ont toutes les chances de "rester sourd à l'Esprit Saint" dont la parole peut être, en apparence ,tout à fait déraisonnable (aux yeux des hommes, mais non de dieu). Le reste est "pardonné" puisque cela engendrera un karma qu'il nous faudra payer. Ce qui est "impardonnable" c'est d'aggraver sa dette karmique au point qu'elle devienne "insolvable" ce qui est le cas lorsque l'homme perd tout à fait sa raison et son libre arbitre...

Sur cette question, je signale que j'accepte d'accompagner toute personne se confrontant à un tel éveil "sauvage" de la kundalini et qui, pour faire "son miel" de cette expérience sera obligée de se "retirer" en elle-même. La psychologie classique n'est pas adéquate et il faut une personne en ayant déjà l'expérience pour apporter la bonne guidance. Je précise ici que je ne parle pas de personnes traversant des "états psychotiques", mais qui traversant une expérience énergétique et psychique importante, en s'en trouvant "destabilisées", gardent néanmoins"les rennes" de leur personnalité car elles seules peuvent "faire leur miel". Cela peut être lié à une expérience amoureuse forte, mais sachant par expérience qu'une telle personne n'est pas à prendre avec des pincettes, il lui sera demandé d'être dans un sincère désir de libération.

Il est préférable de solliciter mon suivi au plus tôt dans cette expérience ou alors d'avoir d'ores et déjà conservé avec soi des "matériaux" (rêves, synchronicité, etc), mais comme le dit l'adage : il faut battre le fer tant qu'il est chaud.

Aucun "thérapeute" improvisé par "stage", ne peut remplacer 30 ans d'évolution dans l'ésotérisme d'un astrologue telle que je le suis, sauf à avoir lui-même ce parcours et l'avoir vu "couronné" . Et le "séjour en Inde" n'a rien à voir la dedans : ce n'est pas un diplôme. Connaître "son Inde intérieure", comme Annick de Souzenelle parle "d'Egypte intérieure" a bien davantage de valeur . C'est à la portée de n'importe qui de s'offrir un voyage en Inde, c'est bien autre chose d'être "couronné". Au demeurant, je précise que je suis allé physiquement tout à la fois en Inde et en Egypte, comme au Mexique, mais que j'ai bien plus appris du "voyage astral" que du voyage physique.

Je ne fais pas de travail thérapeutique "à la base", a part mon travail d'astrologue/auteur, il y a suffisamment de "voies" à ce niveau. Mais je suis prête à aider la réussite d'un "couronnement" et à soutenir la personne qui est confrontée à cette expérience.

Par ailleurs, dans la mesure où la plupart des textes de notre histoire ont été écrits par des hommes, il est bon, au niveau du karma planétaire d'avoir, enfin, un point de vue féminin "éclairé".

Ils sont nombreux à ne pas comprendre qu'aucun "grand homme" n'a eu pour lui une "grande femme". Et s'ils le comprennent, il s trouvent normal qu'on lui manque de respect.

Il faudra que l'actualité comprenne que dorénavant, le "point de vue féminin" regarde de très haut ce genre d'irrespect. De si haut que l'humanité risque, toute entière, d'être "lâchée".

Je signale que face à la manifestation de toute forme de "surdité", je suis dans la logique chrétienne de l'Apocalypse ne parlant qu'à "ceux qui ont des oreilles et peuvent de ce fait entendre"...

Et cette "logique là" en aucun cas, ne m'appartient.

Laurence LARZUL - 9 mai 2008

http://www.psycho-chamanisme.com/doc/histoirechamanique.pdf

 

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