LA REVUE D'ASTROLOGIE KARMIQUE


 

 

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JUPITER EST LE FLEAU DE LA BALANCE KARMIQUE

 

Dans la suite des articles précédents, je suis supposée traiter du signe de la Balance vu sous l'angle karmique. Il est aisé de comprendre que ce signe évoquant : équilibre, justice, harmonie, est bien évidemment directement lié au concept de karma, lequel a pour fin de : rétablir les équilibres rompus au sein du "Grand Tout". Mais encore faut-t-il "faire confiance en la loi"... C'est ce que nous verrons plus loin car ce terme de "confiance" est au centre de l'actualité de ce mois d'octobre 2008.

Et si les événements de cette rentrée viennent corroborer mes propos de Janvier, l'astrologue que je suis, habituée à anticiper juste, n'y voit guère l'occasion de pavoiser. D'autant que toute personne avertie en matière financière pouvait faire ce même pronostic et qu'une telle anticipation n'est pas spécifiquement astrologique. (On s'étonne même que le gouvernement soit resté aveugle et sourd à ce danger, et que l'Amérique décerne un prix nobel d'économie au seul économiste qui alertait haut et fort de ce danger depuis des années...)

Ce qui est spécifiquement "astrologique" et surtout "karmique" : c'est la compréhension que l'on peut avoir des événements. En plus de sa datation. Car il n'y a en ces événements rien de "fatal", il s'agit bel et bien de la conséquence karmique des comportements humains erronés. Et, sincèrement, je préfèrerai avoir vu juste sur des événements favorables. Mais cela serait si nous vivions dans un monde "juste" et tout un chacun sait qu'il ne l'est pas. "Tout un chacun", toutefois, sait-il qu'il pourrait le devenir ? S'il se donnait la peine de réfléchir, comprendre, évoluer ?

Rappelons à ce sujet que l'astrologie karmique, loin d'évoquer une quelconque "fatalité", souligne d'avantage "la loi" et nous aide à comprendre les erreurs à ne pas répéter pour maîtriser notre destinée. Nous restons sous le joug d'un "destin contraire" uniquement faute de respecter "la loi" spirituelle du karma et la comprendre.

La Balance est donc un signe directement associé à la logique karmique, ce que l'on ne souligne pas assez. On a coutume en effet, sur le sujet du karma, de donner "la faveur" à Saturne, le "Seigneur du Karma", en tant que garant des "lois" présidant à l'incarnation, ou encore à Pluton, le "grand justicier", venant détruire ou transformer ce qui est pourri ou corrompu.

Or, c'est Venus, en tant que principe d'Harmonie qui est bel et bien le chef d'orchestre du concert planétaire karmique. Car c'est Venus qui préside à l'Harmonie du vivant. Et elle maîtrise le signe de la Balance, signe où l'on trouve nombre de comptables dont le rôle est d'équilibrer recettes et dépenses... Dettes et créances... débits et crédits...

A nouveau, nous voici à user de langage financier pour mieux faire comprendre le karma. Karma dont Venus serait la vigilante comptable.

C'est une simple façon de rendre ce concept accessible aux esprits peu portés à l'abstraction. Lesquels ont tendance à rattacher le karma à une "croyance" tandis qu'il s'agit : D'UNE LOI.

Si l'on sait, de plus, que Venus, dans le langage astrologique, représente l'argent, en tant que source de bienfait, d'amélioration des conditions de vie et de bien être, la comparaison avec le monde financier est d'autant plus compréhensible. A son niveau le plus élevé, Venus signifie toutefois, et avant tout : NOS VALEURS, lesquelles, pour toute personne sensée doivent tendre au bien, au bon, au vrai.

Mais il est vrai que les individus de courte vue auront tôt fait d'associer "Le" bien, à Leurs biens ! Or, nous sommes en train de constater que la cupidité, l'appât du gain à court terme, la recherche de satisfaction immédiate : tout cela n'est pas "Le" bien, car il offre une satisfaction de très court terme, suivie de lendemains amers et douloureux. C'est pourtant par cette logique "vénusienne" que cet appétit de "bien" fait tourner le monde. Mais il s'agit d'une Venus pervertie, rapetissée, diminuée, laquelle dans la dépréciation générale des valeurs, ne vise plus qu'un bien minuscule, au regard du "Bien" majuscule.

Ainsi, ce qui apparaissait comme un discours "moraliste" adressé à la grande finance, se montre à présent pour ce qu'il est en réalité : du bon sens.

Venus a perdu le sens de l'équilibre, menaçant de sombrer dans les eaux profondes de l'insondable bêtise humaine, nous faisant toutefois un beau film romantique intitulé : le Titanic... Car dans le "bien minuscule", elle garde pour elle "la beauté" qui émeut, c'est encore ça...

Venus, qui a l'origine est sortie des flots : est-t-elle menacée d'y retourner ?... La question n'est pas idiote, et cette issue loin d'être improbable... Mais si tel était le cas : resterait-t-il aux hommes un quelconque "Bien" auquel aspirer ? Beauté, bonté, grâce, douceur, paix, bien être, tout ce qui appartient à son règne, alors, disparaîtrait...

Ainsi, si le sévère Saturne est "seigneur du karma", lorsque nous pensons au karma, songeons davantage à préserver le règne de Venus, ce qui est la finalité dernière de "la loi" : préserver le Bien.

Saturne est "sévère", "rigide" et n'admet pas l'erreur qu'il punit sans indulgence. Venus, elle, nous appelle à satisfaire une idée de "Bien" qui n'aurait pas été "diminuée" par un supposé "mal" qui n'existe que dans l'incapacité de l'homme à "transformer son essai".

C'est à dire : connaître la Loi de Saturne, user de Pluton pour se transformer et ainsi complaire à Venus en découvrant le véritable "Bien".

Et pour ce faire, l'homme doit garder CONFIANCE.

 

LA CONFIANCE...

A cet égard, je voudrais, en accord avec l'actualité, inviter chacun à réfléchir sur le terme de "confiance" que l'on voit pendu à toutes les langues actuellement.

Mais de quelle "confiance" parle-t-on lorsqu'il s'agit des banques ? Il ne semble pas qu'elles se soupçonnent entre elles de malhonnêteté car les banques ne nous ont guère habitué à penser avec "le scrupule moral" et encore moins la compassion, puisqu'elles répondent, lorsque nous sollicitons leur aide : "nous ne sommes pas les aides sociales, vous vous trompez d'adresse, monsieur".

Voilà qui était de fait de nature à recadrer "l'ingénu prodigue"... Mais ... Ne devrions-nous pas, à notre tour: recadrer le banquier ? Nous non plus ne sommes pas "vos aides sociales". C'était votre métier d'encourager l'entreprise, la prospérité en prenant vos risques : l'avez-vous bien fait, ce métier ?

Ou bien répétant à l'envi : "nous ne sommes pas l'aide sociale", ne vous êtes-vous pas pris au mot au point de nuire à la société toute entière ? Puisqu'il ne s'agissait pas de "l'aider", la "non assistance" ne vous a-t-elle pas conduit à l'inverse, à "profiter" ?

Non, nous ne devrions pas les culpabiliser. La "confiance" dont on nous parle serait plutôt de l'ordre d'un défaut d'appréciation de la "solidité" de leurs habituels partenaires. On confond "confiance" et "appréciation" (des forces, des faiblesses, des dangers). Peu importait aux banques, en effet, que l'absence de scrupule fasse loi, du moment qu'elles pouvaient compter sur des partenaires solides pour "s'en sortir" et faire "leur métier". La confiance, elle, repose sur des valeurs plus "morales" que la seule appréciation des potentialités. Elle exige : de la vertu.

L'estimation, l'appréciation, peuvent se contenter de se fonder sur la solidité "des biens", plutôt que "le Bien", dès lors que l'argent a remplacé tout autre "déité" et que l'horizon de l'homme n'a plus de finalité autre que matérielle.

En effet, on ne voit guère de reproche moral qui soit sérieusement fait alors que l'on invoque, en incatations répétées : LA CONFIANCE. Et si reproche moral on fait, alors on nous taxe d'anticapitaliste, d'anti-libéraux, voire, pire, d'antisémite. Ce qui relève de l'injure raciale depuis qu'à ce même "fléau" historique des débuts de la financiarisation du XIXème, l'Allemagne hitlérienne avait voulu apporter sa "solution finale" en exterminant systématiquement ceux qui avaient été dénoncés comme "coupables" de la grande crise. L'antisémitisme montant et grandissant après la crise de 1929, était fondé sur des raisons bien plus "financières" que raciales comme on le constate si l'on cherche à comprendre l'histoire. Il convient donc de réfléchir plus avant au sens des mots et des valeurs avant que de culpabiliser celui qui "dénonce" un tort fondé et légitime. Mais peut-on sainement tirer enseignement de l'histoire si l'on ne voit dans cette réflexion qu'antisémitisme et par conséquent : injure ?

C'est ici qu'il convient de rappeler que le karma souligne, et ce, d'autant plus que nous sommes dans la sphère collective et que dans cette sphère, invariablement : "une même cause entraîne un même effet". Il s'agit donc de "parer aux effets", en se rappelant qu' Hitler a mis à peine 4 ans pour accéder au pouvoir suite à 1929.

D'où le fait que je rappelle souvent ce proverbe arabe comme méritant d'illustrer le drapeau de l'astrologie karmique :" jamais deux fois la même erreur..."

Ce qui veut dire que l'homme étant perfectible, il peut faire des erreurs. Mais faire deux fois les mêmes... Là résiderait une incurable stupidité. Et ici, je n'hésite pas à souligner le fait que ce karma concerne plus particulièrement le monde juif, qui pour être "brillant" intellectuellement devrait sans conteste remettre en question son rapport à l'argent et surtout à l'autorisation du prêt avec intérêt qui n'existait, à la base, que dans ses textes religieux ! Car, c'est bien ceci qui est à la racine du problème actuel. Il était sans grande conséquence tant que les juifs étaient minoritaires, mais il devient grave lorsque ces pratiques s'étendent au monde entier.

Comprendre cela, permettrait de comprendre le sens de l'histoire et d'éviter de répéter les erreurs du passé... J'ai déjà évoqué, en début d'année, le problème karmique du "Tu ne prêteras pas avec intérêt" chrétien..

Seuls les imbéciles ne changent pas d'avis. Et s'il fut peut-être, un temps, utile d'accepter le prêt avec intérêt. Il devient urgent de le remettre en question au profit du DON, pur et simple.

L'homme moyen est parfaitement sidéré d'être dans un monde où l'état prête aux banques un argent "emprunté au marché" (donc au monde de la finance) à 8 % pour que celles-ci prêtent (à combien de pourcentage de plus ?) à "l'économie réelle" ??? Si déjà on supprimait l'intermédiaire des banques, cela ferait 8% de moins à rembourser ! Sur des milliards d'euro : la somme est colossale. Alors même si l'individu moyen n'a pas fait maths spe... le simple sens de l'équilibre lui dit que : quelque chose cloche.

Ce tour de passe-passe : n'est-ce pas une façon de "privatiser l'etat" vendu sur "le marché" au mieux offrant ?

Si la ménagère parlait ainsi à son mari pour lui expliquer la gestion de son budget, m'est avis qu'il pourrait à juste titre penser qu'elle le prend pour un benêt. Même si, considérant cela, il pourrait davantage s'inquiéter d'être cocufié avant de parler d'escroquerie.

On peut comprendre en effet que c'est cette unique question du "prêt avec intérêt" qui "achoppe", lorsqu'on voit le degré d'enrichissement des pays riches et que l'on constate à quel point "le monde" n'en profite pas. Bien au contraire puisqu'on l'a même entendu crier famine en ce printemps 2008.

Peut-on condamner cet "enrichissement" occidental ? Non, certainement pas. Plus personne ne pourrait vivre sans machine à laver même si l'on peut largement attendre que chacun dans le monde mange à sa faim avant de s'acheter un portable et un ordinateur. Ce serait une question de "priorité" pour l'humain soucieux de survivre sur la planète et de s'y épanouir.

L'homme moyen adhère dorénavant d'autant moins cette logique consommatrice appelée par le "prêt avec intérêt" qu'il constate que s'ennuyant devant sa télévision, il ne connait plus "d'émotion" que celle de la colère ou de la révolte contre son propre confort tandis que l'on meurt de faim ailleurs et que la planète se détruit sous ses yeux. C'est humain, c'est normal.

Mais non, on ne voit pas de reproche moral de la part des banques et du pouvoir. On déplore simplement que le partenaire que l'on croyait fort, solide, bien portant soit, en rélalité : amoindri, diminué, incapable. Bref, qu'il soit au bord du dépôt de bilan. Et souvenons-nous, à cet égard, du mot du patron du MEDEF qui, un temps, claironnait pour défendre le patronat : "on ne mène pas une guerre en regardant du côté de l'infirmerie"...

Il faut l'admettre : la formule est efficace. Mais si l'on devait l'appliquer actuellement aux banques ?... On les laisserait judicieusement mourir de leur propre maladie. On ne s'attarderait pas à l'infirmerie au chevet d'un malade qui, de plus, est très contagieux. Car il ne s'agit même pas d'honorables "blessures de guerre", mais bien plutôt d'un virus auquel elles étaient bien trop sensibilisées pour y survivre. On pourrait même parler de maladie auto-immune. Et dans ce cas, c'est en elles-mêmes, qu'elles doivent trouver la solution, non en appelant un "apport" de sang supplémentaire.

Et en cas de "gangrène" du corps social, chacun sait qu'il convient de s'amputer du membre malade. Avons-nous vraiment besoin de cette "excroissance" de ce que l'on appelle maintenant "la planète finance", comme s'il s'agissait vraiment d'une autre planète ?

Car pour ces gens, le Bien, ce sont bel et bien : LES BIENS des possédants. Et le capitalisme a un peu "mal aux biens", en ce moment... L'inflammation est si grave qu'on ne parle d'ailleurs pas d'infirmerie, mais de pompiers venant éteindre un incendie... C'est plus "viril"... Une "flambée" des bourses de trop, en somme.

Oui, sauf qu'il n'y aura plus bientôt plus rien à brûler dans l'âtre des foyers occidentaux...

 

NOUS SOMMES TOUS COUPABLES ?...

Le "reproche moral", n'est pas la question primordiale nous dit-t-on. Il faut "restaurer la confiance"... Commençons par mutualiser nos erreurs, ainsi : pas vu pas pris. Agir vite car l'économie va aller mal (comme si elle n'allait pas DEJA mal par le fait d'une gangrène qui pour être devenue plus apparente, visible et manifeste, est là de longue date).

On croît rêver à entendre tant d'absurdité. Mais sans doute est-ce préférable que d'être devenu sourd. Quelle "confiance" peut être restaurée, tandis qu'ayant déjà passé outre "le scrupule moral", les banques se montrent de plus sans aucun fondement solide qui justifie leur existence puisqu'elles n'ont plus d'argent ! Et, pire : ont perdu tout crédit ! (ce qui était en vérité leur seul véritable "bien").

On voudrait nous faire croire que ce sont elles qui ne font plus crédit, tandis que ce sont elles qui sont discréditées !

Il faudrait tout de même réaliser que la faillite qui était tout d'abord "morale" porte tout simplement les conséquences inéluctables qui vont avec... Il n'est pas du tout "secondaire" de réfléchir à cela avant de verser des millions pour sauver un système qui était voué à dérailler et déraille : DE FAIT !

Autant jeter des millions d'euro dans un "trou noir" de la conscience en espérant qu'ils rapportent un jour... C'est absurde et ce n'est pas en surenchérissant d'absurdité que l'on sortira de cette crise.

Ce n'est pas parce que certains scientifiques ont poussé l'absurdité jusqu'à nous faire rêver d'un "monde meilleur" caché dans un trou noir que tout le monde est obligé de suivre leur logique aberrante. Car il en est, oui, pour croire qu'un trou noir peut rapporter ! De même que la pénurie d'eau et le réchauffement planétaire. Seul un ventre trop repu, calé au chaud dans son fauteuil peut se "payer le luxe" de nourrir de si vaines et absurdes pensées.

Cette science là ne fait que développer un métalangage pour instituer sa propre métaphysique en lieu et place de nos antiques théologies. Et l'homme riche qui n'a pour richesse que son argent se dit : ce doit être intelligent, puisque je n'y comprends rien !

C'est ici que l'aveugle adhésion des gens d'argent au nouveau credo des scientifiques tend à faire se confondre confiance et bêtise. Car le pire, c'est qu'ils se croient plus malins en adhérant à des thèses sans aucun fondement ! S'éloignant toujours et davantage du bon sens commun, humain.

En ce qui concerne leur "sens des valeurs", on peut dire que leur mental est déjà infesté de "subprimes" conceptuels tant il est vrai que "science sans conscience n'est que ruine de l'homme" (sans âme ?). Rabelais m'excusera une nouvelle fois de ce "petit détournement" consistant à réactualiser sa pensée en un temps où l'homme fait peu cas de son âme, confondant Bien et biens...

Et "la conscience", se manifeste tout d'abord, et en premier lieu, par : le soucis d'autrui, c'est à dire : le sens de l'alterité propre au signe de la Balance.

Car le quidam moyen est-t-il vraiment "coupable" d'adhérer à un système par contrainte puisqu'on ne lui laisse guère le choix de faire autrement, et qu'il nous faut attendre que le système fasse faillite pour apporter la preuve de son aberration ? Et que preuve étant faite, on assiste, ahuri ,à une valse abracadabrantesque de milliards d'heureux euros jaillissant de ce degré zero d'une économie de congelés ?

"Nécessité fait loi" dit-on. Mais il semble bien que cette loi ait oublié la nécessité du nécessiteux... Pour ne profiter qu'à la nécessité du capital de produire des intérêts.

Rappelons, que, paradoxalement, cette "dette publique" est née au XVIIIème siècle, avec la révolution française (*). Sans aucun doute, l'on peut voir en cette date le moment où la "souveraineté de l'argent pour tous", a pris le pas sur la Souveraineté tout court.

Un bien ? Un mal ? Nul ne peut penser que cela soit un mal s'il considère l'accroissement de son confort de vie. En revanche, il est peut-être temps de remettre en question ce qui a eu raison "un temps", et qui commence à "avoir tort". Car les temps ont changé.

Car l'on peut légitimement douter de cette "saine" démocratisation de l'argent -ce qui aurait pu être l'héritage glorieux de la Révolution Française- lorsque l'on constate que des "cercles d'abondance" et autre "roue" pronant un échange d'argent dans la confiance, sans prélèvement d'intérêt, entre citoyens soucieux de s'entraider, et surgissant, récemment, comme une alternative à "la crise", se voit "criminaliser" au seul fait qu'elles menacent un système qui de toute façon dans l'impasse, menace de mort l'économie entière.

Lorsque l'on constate la difficulté de convaincre les gens qu'ils peuvent utiliser leur argent "autrement", que "la confiance" est indispensable pour sa bonne et saine circulation, on se dit que "l'esprit français" tout à fait gangréné par les "subprimes". Il adhère plus facilement à ce mensonge, parce qu'émanant "du système" il est rassuré par lui, fut-t-il profondément injuste et inique. En cela, il n'adhère plus "volontairement", "librement, mais il est plutôt piégé, comme un insecte pris dans un pot de confiture... En réalité, d'ailleurs, il n'adhère pas comme un individu libre de ses choix : ça lui colle à la peau comme de la glue. Le papillon trop gourmand y a perdu ses ailes...

Oui, il y a bien "gangrène sociale", lorsqu'on arrive à faire croire au citoyen qu'il ne peut plus avoir de pouvoir sur "SON ARGENT". Celui qu'il a gagné par son travail, son histoire et celle de sa famille.

Lorsqu'on lui interdit de faire confiance en son prochain, lorsqu'on lui sert du boniment consistant à lui reprocher les libertés qu'il prend avec SON ARGENT et la solidarité qui devrait fonder des relations confiantes qui n'ont pas besoin d'intermédiaire pour garantie.

Lorsque le système, en somme, perdant de sa valeur, de son intérêt, de sa crédibilité et de sa solidité veut contaminer l'être humain qui lui ne doute ni de sa valeur, ni de son intérêt, ni de sa solidité et n'a pas perdu, lui : CONFIANCE.

Les humains n'ont AUCUN besoin des banques pour échanger de la valeur, de la confiance, de la solidité et ceci : gratuitement.

Par un véritable LIBRE ECHANGE., c'est à dire, sans "ponction d'intérêt". C'est cela le véritable "libéralisme" qui serait véritablement issus d'une démocratie libérale... Non un "libéralisme" rapté par quelques malfaisants raquetteurs.

La place des raquetteurs est en prison, la place de l'argent du citoyen est dans son porte monnaie. Et "l'ordre publique", sera ainsi garanti.

Oui, l'argent du contribuable doit servir à se défendre du "raquet" et non lui donner légitimité. Ici, et seulement là, nous pourrions parler d'un progrès démocratique et libéral. Celui de la souveraineté du peuple contre une "seigneurie" qui à l'échelle mondiale, n'est même plus capable de défendre sa suprématie et ne sait que défendre l'intérêt égoïste d'un petit nombre de menteurs éhontés.

Nous sommes dans un monde où les anciens seigneurs, lesquels par leur force, leur bravoure et leur droiture méritaient d'être payés pour protéger le peuple et de recevoir leur "dîme", sont devenus de sombres "saigneurs" abusant illégitimement et impunément des "forces vives" d'une "humanité" qu'ils ne défendent pas plus qu'il ne l'ont préservée en eux.

Si l'homme veut comprendre la leçon de ce début de troisième millénaire, il serait temps qu'il songe au partage et sorte de ses logiques antagonistes et guerrières.

Si l'énergie vient à manquer, la question à se poser est : comment la partager au mieux et non : qui va s'en emparer ? Celui qui s'en empare attirera immanquablement l'hostilité de celui qui veut la lui reprendre. Et c'est ainsi que l'homme n'est jamais sorti de ses conflits et de ses guerres.

A l'heure des hautes technologies c'est bien le diable si l'homme ne trouve pas de solution intelligente à ses nouveaux défis ! Il en aurait mentalement les moyens, s'il veut bien utiliser intelligemment ses neurones... Et oui, c'est bien le diable...

 

LE DISCREDIT DE JUPITER

J'évoque d'ailleurs la confiance car celle-ci fait écho au transit de la Lune Noire qui passe actuellement en Sagittaire. Et c'est la Lune Noire qui apporte la crise et la nécessité de "mutation"... En passant dans le Sagittaire, elle stigmatise Jupiter, le maître de ce signe. Or, il symbolise aussi tout à la fois le monde de la banque et l'ordre moral. C'est lui qui est supposé "inspirer" confiance, encore faut-t-il qu'il soit "sensé" puisque le Sagittaire, dans la logique d'expansion aspire à suivre un ordre, un sens, qui lui semble légitime, convaincant et crédible. Oui, c'est Jupiter qui normalement, adhère, suscite l'adhésion et fait confiance.

Avec Venus, dite, le "petit bénéfique", Jupiter est traditionnellement appelée "le grand bénéfique" parce que son énergie tend à l'expansion, et fait prospérer. Mais il peut, de même, donner de l'expansion aux subprimes, ces créatures perverses émanant d'un banquier transformé en démiurge démoniaque, moralement ruiné et ayant perdu tout sens moral. Et le bon sens tout court, d'ailleurs. Et dès lors : plus rien ne prospère d'autre que sa ruine qu'il propage sur la terre entière. Car si Jupiter a perdu le bon sens, il n'a pas perdu sa tendance à l'expansion, en revanche. Ainsi, le monde en vient à être moralement contaminé et financièrement ruiné.

Qu'on le dise : IL EST PARFAITEMENT IMPOSSIBLE DE RETABLIR LA CONFIANCE tant que Jupiter ne fait pas son mea culpa montrant ainsi qu'il a retrouvé "la raison". Et il n'est pas du tout raisonnable de remettre sur les rails un système pervers qui ne peut qu'à nouveau, dérailler.

Ce n'est pourtant pas à un banquier que nous devrions apprendre que lorsque l'échéance d'un crédit est arrivé, elle est arrivée ! Or, le monde ne fait plus crédit, c'est à dire n'accorde plus foi, à un monde financier qui n'a jamais fait que la démonstration de son parasitisme éhonté et prédateur.

Si les rats aiment tant Venus -sans savoir lui plaire- qu'à l'heure où sombre le Titanic ils ne quittent même pas le navire : nous sommes vraiment en plein surréalisme ! Et alors, il n'est pas sûr que Venus aime assez les rats pour ne pas sombrer de désespoir et emporter avec elles, dans ce grand naufrage, tous les biens de ce monde qu'un grand Bien humain n'aurait su préserver...

Rappelez-vous le Titanic. Il n'était pas question qu'il joue les "fléau de la balance", il était question qu'il mène ses passagers à bon port... Et pourtant, n'est-t-il pas aisé de voir, qu'en coulant,l'angle de son pont sur l'horizon de l'eau dessine le fléau d'une Balance dont l'équilibre n'a jamais été rétabli ?

 

LA JUSTICE EST UN MOT CREUX SI L'ON NE COMPREND QUE "LA LOI" REPOSE SUR UN BON SENS UNIVERSEL ET L'EQUILIBRE SANS LEQUEL : TOUT S'ECROULE ET SOMBRE

La Loi du Karma est spirituelle, en ce qu'elle transcende les limites physiques, dont la mort. Mais elle est surtout cosmique et si les hommes ne savent rétablir leur équilibre... Alors, un autre ordre cosmique devra surgir du chaos... Et ce, exempt de crédits non réglés qui alourdissaient la barque de ceux qui savent que pour filer des jours heureux sur le long fleuve tranquille de la vie, il s'agit moins d'amasser des biens que de hisser les voiles dans le sens du vent...

Le monde est exsangue ? Le sang ne circule plus ? Qu'importe ! Les vaisseaux en partance n'attendront pas, de nouvelles artères se dessinent dans le corps social où ils pourront poursuivre la route... Car si les hommes sont malades, le cosmos, lui, non, pas encore... Et si l'extinction d'un humain qui ne sait s'adapter est possible, l'extinction du cosmos, en revanche, est parfaitement improbable.

Il n'y a donc dans la loi de justice et d'harmonie propre au karma qu'une invitation à respecter la loi pour continuer de s'adapter. Aucun "ordre moral", juste une loi de cause à effet et ce dans un monde qui n'est pas fait que de "choses visibles, tangibles et mesurables"...

Trop souvent nous entendons reprocher au karma "son ordre moral" et pourtant, si l'on creuse "la loi", on voit que TOUT EST MORAL dans l'univers puisqu'il repose sur "une loi", laquelle donne sa structure et organise le monde. Sans cet ordre, nous serions encore en train de baigner dans la "soupe originelle", informes et inconsistants.

J'ai beau jeu d'asséner cette "vérité" à l'heure de la faillite d'un système de toute évidence inique et qui voudrait survivre... Mais il convient de rappeler, justement en cette heure, que cette "faillite" n'a rien de "fatal". Si tout un chacun s'attachait à s'accorder à "la loi cosmique", rappelant qu'antiquement Cosmos veut dire ORDRE, de telles mésaventures historiques n'auraient pas lieu. Tout simplement.

Mais ceci, de longue date, a été dit et répété par "les sages".

Ce qui est nouveau à notre époque, c'est que la planète terre étant elle-même menacée par ceux qui s'amusent à s'entendre répéter les leçons sans jamais en prendre de graine, préférant souffrir de leur bêtise (et faire souffrir leur monde avec) que de devenir raisonnable : il n'y aura plus de place. Un cycle s'achève, un autre commence. L'équilibre rompu sera immanquablement restauré, sans les fauteurs de trouble.

Car l'Univers n'est pas fait que de choses visibles. Et ceux qui limitent leur regard à cela, sa manifestation visible, préférant évoquer "scientifiquement" des trous noirs, qui n'est que le lieu conceptuel de leur abyssale ignorance, et qui ne réside en vérité qu'en leur absence de coeur, alors...

Alors, tout calculateurs qu'ils soient, ils auront forcément mal calculé leur coup.

En bourse, on perd de l'argent en cas de mauvais calcul et de spéculations vaseuses. Mais en matière spirituelle : on perd son âme.

Alors, la vraie question à se poser : qu'est-ce qui est pire ?

Plaie d'argent n'est pas mortelle dit l'adage... Cela reste à voir... De même, j'ai mis en doute le fait que "le ridicule ne tue pas"...

Car c'est bien le ridicule du banquier spéculateur qui créée des plaies d'argent évitables et suscite les famines artificielles que nous subissons. Non ? N'aurais-je rien compris ?

Oui, le signe de la Balance et Venus, son maître, sont bel et bien karmique puisqu'évoquant la justice, l'équilibre, l'équité, il nous invite à revaloriser le Bien majuscule et retrouver l'équilibre d'un sain sens des valeurs reposant sur l'altruisme.

A l'heure du départ de soeur Emmanuelle, nous aurons l'occasion d'en reparler puisque l'on verra en étudiant son thème que c'est bien en leur nom qu'elle a mené son combat. En effet, c'est une belle Venus en Balance et conjointe à Vesta qu'on lui trouve comme Régent karmique du Noeud Nord. Trônant à son Milieu du Ciel Venus situe ainsi non seulement le but de son âme, mais son ambition existentielle.

C'est bien au nom de cette justice et de ce "Bien" majuscule qu'elle a vécu, délaissant pour cela le dogme le plus rigide de l'église au profit de l'action juste en "femme libre dans l'église"...

Le décès de Soeur Emmanuel tombe à pic, car bien entendu, lorsque je parle contre "le prêt avec un intérêt" rappelant la parole chrétienne, on aura beau jeu de répondre : mais ce n'est pas réaliste, les gens sont égoïstes, ils ne donnent pas s'il n'y ont pas d'intérêt financier. Et pourtant, c'est bien sur ce "don" qui est rendu au centuple que repose l'actionnariat qui pour donner de l'argent à l'entreprise, reçoit les dividendes de cet argent producteur de richesse. Il n'y a aucun reproche à faire aux banques si elles se contentent de toucher une rémunération pour leur travail de gestion. Mais il est juste qu'elles sombrent si elles ne le font plus et se contentent de "vendre de l'argent" et des "produits financiers". Ceci, au lieu de gérer les DONS.

L'actionnariat n'est pas le problème réel. Le vrai problème est que le fruit de la richesse nationale ne soit pas reversé INTEGRALEMENT à toute la population qui a contribué historiquement à la développer : du plus bas au plus haut de l'échelle. Au lieu de cela, seule l'élite financière et le patronat en profitent, tout en "vendant" de l'argent aux pauvres pour qu'ils continuent à consommer. Ce n'est pourtant pas en renvoyant les classes moyennes au caniveau, les réduisant à une nouvelle forme d'esclavage, que l'on peut espérer prospérer. Là réside véritablement "l'amoralité" et la "corruption" sociale.

A cet égard, il paraît tout à fait opportun de se reporter à l'ouvrage du gendre de Marx, Paul Lafargue, intitulé de façon provocante : "Le Droit à la Paresse", En plein ère industrielle du XIXème, il dénonce et anticipe avec clairvoyance sur les méfaits d'une "croissance" aveugle ne consistant qu'à produire toujours et davantage de biens. Le lire permet de faire la distinction entre "pléthore" et "abondance". L'abondance favorise la liberté, la dynamique, la pléthore , elle: l'engorgement et la sclérose. Et, pour finir : la paralysie par laquelle nos économies sont actuellement menacées.

En termes de "croissance", si l'on cesse de raisonner en termes "productivistes", il y a quantité de "bien" et de "vertu" que l'homme peut développer, cultiver : faire croître en lui. Mathieu Ricard vient précisément de sortir un ouvrage permettant de comprendre que "cultiver son être", ce n'est pas "rien faire". Il l'apparente à un "entraînement de l'esprit". A l'heure où la machine travaille pour l'homme, ce serait une véritable "redéfinition" utile de "la croissance" que de considérer que celle-ci peut consister à valoriser notre personne en développant ses vertus. Ainsi, il serait peut-être temps, comme il le conseille de "méditer", sur ce qu'est une vertu, un mot, comme... LE BIEN MAJUSCULE. Ceci pour se l'approprier et le faire croître en soi.

Paul Lafarge, dans cette perle d'esprit qu'est son petit opuscule le dit tout net : apprenons aux hommes à se tourner les pouces ! Et alors, pourquoi ne pas méditer en se tournant les pouces plutôt qu'en position du lotus ? Voilà un exercice et un "travail", auquel j'invite l'homme occidental de ce début de millénaire... Et qu'il accepte une rémunération pour ce difficile effort de progrès personnel... Car il l'aura bien mérité. Car la seule "croissance" qui vaille, c'est bien celle de son coeur, de son esprit et pour finir de SA valeur. Cette valeur là importe bien davantage que celle de celle de ses avoirs en banque.

En outre, elle est plus durable, tandis qu'on le voit, du jour au lendemain, la banque peut disparaître.

Il n'y a aucune culpabilité à avoir à se trouver chômeur tandis que la machine fait désormais le travail de 100, voire 1000 personnes. C'est logique et mathématique. En revanche, on doit se sentir coupable de ne pas se servir de son temps libre pour se valoriser et de ses neurones pour comprendre.

Et les événements récents nous l'ont montré : de l'argent, on en sort du chapeau comme on veut ! Alors cessons de culpabiliser le citoyen de manquer de travail et culpabilisons plutôt ceux qui sortent l'argent du chapeau de ne pas savoir le redistribuer intelligemment et équitablement ! Ainsi, les "malins" ne songeront peut-être plus à le détourner pour se soustraire à une farce dont il est humain de pas vouloir être le dindon, mais qu'il est déplorable de jouer, rejouer, surjouer, éternellement...

Oui, cela ferait vraiment du bien au moral de voir un ordre plus juste s'instituer à l'issue de cette énième crise. Voilà qui serait de nature à restaurer une vraie confiance... Tandis que l'étalage de l'impunité, du mensonge et de l'escroquerie... Ne peut qu'attirer sa sanction karmique car rappelons que : LA BALANCE VEILLE A RESTAURER LES EQUILIBRES ROMPUS. Et l'économie du Cosmos ne saurait éternellement souffrir du déficit de valeur humaine...

 

© Laurence LARZUL - 18 au 20 octobre 2008

(Soeur Emmanuelle est morte entre le début et la fin de la rédaction de cet article).

 


A LIRE SUR LE THEME : "LA CRISE, DES IDEES, DES SOLUTIONS, DES SUGGESTIONS"

 

(*) http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_de_la_France

 

L'élève de Maurice Allais, prix nobel de l'économie de 1988, expose sa solution :

http://letemps.ch/template/economie.asp?page=9&article=241564

 

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