Nous conseillons au lecteur de revenir plusieurs fois
à la lecture de cet article assez "dense" et dont
il est difficle de saisir l'ensemble du propos en une
seule lecture.
LA LUNE NOIRE...
Refoulée ? Sublimée ?
Sublime ?
Ou bien origine du DENI
?
A l'approche de la "
journée de la femme ", j'ai eu envie de revenir
sur le sujet de la Lune Noire. A dire vrai, je n'avais en
fait aucun projet précis pour ce 8 mars. C'est
plutôt l'inspiration de la Lune Noire qui m'a
menée à ce 8 mars pour vous (re)parler
d'elle. Le sujet est si riche et ambivalent que, bien
qu'ayant fait paraître "Comprendre la Lune Noire",
il y a 17 ans, ma plume n'en a pas fini avec le
sujet...
Si j'y regarde bien, elle est
d'ailleurs en ce moment, le bientôt 8 mars 2008, au
carré du NN en Verseau, se "posant là"
comme défi karmique de transmutation au plan de
l'évolution collective..
En effet, qu'on la dise sublime ou sublimée, la
Lune Noire reste quoi qu'il en soit fascinante, et ce,
même -et surtout- lorsqu'elle est refoulée
et non conscientisée dans le thème. Car que
veut dire exactement le mot "fasciner" ? Sa racine vient
du latin "fascinum" qui au XIVème siècle
signifiait "charme, maléfice". Le terme "fasciner"
a pour synonyme "hypnotiser". Ceci nous renvoie donc
à "l'emprise occulte" qu'exerce la Lune Noire sur
la psyché lorsqu'elle n'est ni
conscientisée, ni mise en lumière.
En effet, dans sa première expression dans le
thème natal, la Lune Noire situera le plus souvent
un lieu de "refoulement", une "mémoire morte" mais
néanmoins psychiquement active. C'est ainsi,
dès 1991, que je l'abordais dans mon ouvrage
"Comprendre la Lune Noire". Nous étions alors, aux
débuts de "l'ère du tout informatique" que
nous vivons maintenant et l'on commençait à
parler de "mémoire morte"... Cela me semblait un
bon vecteur langagier pour expliciter le rôle de la
Lune Noire.
Or, ce "tout informatique" n'est-t-il pas contemporain
d'un nouveau fléau : la maladie d'Alzheimer ?
Cette maladie affectant la mémoire fait de plus en
plus de ravages et devient un réel fait de
société. Alors, on peut se poser la
question : ne s'agit-il pas, là aussi, d'une
"mémoire morte" qui s'exprime ? Mais d'une
"mémoire morte" touchant la personnalité
dans son expression la plus "vitale" puisqu'affectant
l'humain dans la mémoire même du
comportement vital acquis par l'espèce humaine
toute entière, et ce, au cours des
siècles.
L'informatique, la machine, sournoisement,
n'est-t-elle pas en train de dérober cette
mémoire et de ronger ainsi la psyché
humaine ?
Allez ! Disons le tout-à-trac, que ce "concept"
de mémoire morte n'a sans doute pu advenir qu'en
raison d'un "refoulement" collectif s'imprimant dans le
langage et, par conséquent, dans "le vivant"... Ce
n'est pas "l'objet" informatique qui est en soi
"toxique", c'est la façon dont l'individu renonce
à son humanité (et à sa
"royauté" virtuelle), en donnant la
suppléance à la machine. Car le
"refoulement" doit appeler son pendant qu'est la
"sublimation", c'est un fait bien connu de la psychologie
et de la psychiatrie. Et l'informatique, via Internet par
exemple, a bien quelque chose de "sublime" en ce qu'il
relie l'humanité entière. En effet, selon
la froide étude du sujet borderline* en
psychiatrie (à laquelle l'asterisque vous renvoie)
: la stratégie inconsciente du
"refoulement/sublimation" est "normale". A cela, s'oppose
la personnalité dite réellement
"pathologique" qui, au plan de la personnalité,
sera dans LE DENI.
Le refoulement, lui, a un intérêt et une
fonction : socialiser l'être. Ainsi, puisque nous
sommes ici dans l'approche de l'astrologie karmique, on
peut considérer qu'il fut "sain" de refouler une
croyance en la réincarnation que la
société, alors dominée par la sainte
église catholique, niait dans son dogme. On savait
alors qu'il serait dangereux d'y croire car cela
occasionnait, ni plus ni moins, le bûcher (est-ce
torture pire ou moindre que la crucifixion du Christ ?
Nous ne disserterons pas sur la question).
Il en allait de notre survie physique que de nier
notre réincarnation. Nier cette croyance devenait
donc tout bonnement salutaire. En effet, tout homme
normalement constitué, fort de son héritage
génétique incluant l'instinct de survie, et
même s'il est ignorant, sait au moins cette chose :
il est utile de préserver sa vie
présente.
Néanmoins, ceci nous conduit à
comprendre pourquoi nous n'avons "plus souvenir" de nos
vies passées et donc le rôle de la Lune
Noire en astrologie karmique. Puisqu'elle focalise en
quelque sorte ce faisceau de refoulements historiques au
plan de l'âme du monde (dont le cosmos est le
reflet) et de notre part d'âme individuelle (dont
le thème astrologique est le reflet).
L'émergence de la Lune Noire
(1)
La "mise en lumière" de la Lune Noire est
d'ailleurs assez récente dans la connaissance
astrologique. Elle "émerge" de l'inconscient avec
D. Néroman (né le 18 juin 1884), mais c'est
Jean Carteret, "l'inspiré" qui commencera à
tenter de lui tirer les vers du nez, en bon poète
qu'il était aussi. Ce dernier inspira à
Joëlle de Gravelaine (née le 12 janvier
1929), le premier ouvrage sur la question qui parut dans
les années 1980. A présent, il est de plus
en plus rare de voir un astrologue francophone pratiquer
sans utiliser la Lune Noire, cela, même s'il n'en
est pas encore à étudier l'Astrologie
Karmique.
Et c'est un fait que le rôle de cette
dernière apparaît comme d'autant plus
"crucial" que nous voyons, à l'heure actuelle, les
méfaits visibles du "déni" sur la structure
de la personnalité qui alors devient pathologique
(Alzheimer). On aura beau nous dire qu'il s'agit d'un
dysfonctionnement physique, on sait de plus en plus
pratiquer le "décodage biologique" et faire parler
ce que le "mal a dit". Ce mal provient le plus souvent
d'un désaccord conscient/inconscient comme je l'ai
déjà souligné, en présentant
une astrologie karmique qui s'intéresse à
l'âme plus qu'à la personnalité. Et
qui se veut, en ce sens, thérapeutique.
La personnalité, elle, relève de la
"persona" c'est-à-dire du masque social qui
s'exprime dans les jeux sociaux communs. L'étude
de cette "persona" peut tout à fait se satisfaire
d'une astrologie plus classique, pour ne pas dire
"basique" se contentant largement d'une
"caractérologie" en guise de connaissance
psychologique. Cette "caractérologie" des signes
suffirait à circonscrire la connaissance
astrologique si l'on en croit la presse grand public qui
a besoin d'idées simples pour vendre du papier.
Tout astrologue sait bien que c'est faux et le public non
initié l'apprend de plus en plus.
L'astrologie karmique, lorsqu'elle étudie
l'individu, va au-delà de ce "masque social", elle
creuse et fouille par delà. Comme tentent de le
faire la psychiatrie et la psychanalyse qui,
malheureusement, n'ont été rendu
nécessaires qu'en raison de l'émergence de
personnalités profondément "pathologiques".
Evidemment, la réalité de la
réincarnation ayant été
refoulée : le divorce, âme-persona n'a fait
que s'affirmer. De là vient l'émergence de
personnalités pathologiques. L'homme n'a fait que
se couper toujours plus de son âme.
En traitant le sujet "Lune Noire", j'étais
consciente de toucher un sujet sensible, l'ayant en
moi-même, tout d'abord, défriché et
touché fébrilement du doigt par la pratique
de l'introspection et de la méditation, mais aussi
bien sûr du vécu de 29 ans d'incarnation
présente, ce qui correspond à un cycle de
Saturne.
Dans mon ouvrage, j'ai en somme évoqué
ce processus évolutif de cette "lente
remontée" de mémoires au conscient. Et il
était aussi nécessaire d'évoquer la
façon "négative" par laquelle elle peut se
présenter (comme "retour du refoulé" ou
encore "avatars de destinée" comme on vient de le
voir dans l'article précédent en
étudiant le cas de Jerôme Kerviel) et puis
la façon "positive" de l'entendre et de l'exprimer
(dans une logique de "sublimation" et donc de "
rectification/purification " karmique).
La réincarnation, qui relève A PRIORI
des croyances et des idées, n'a pas
été, historiquement, le premier sujet de
refoulement. Il y a eu essentiellement la
sexualité réprimée et
orientée par l'Eglise et par conséquent le
rapport au corps et à la femme "engendresse".
A cette dernière, tout juste acceptée
pour sa fonction de reproductrice, on a été
jusqu'à dénier qu'elle ait une âme
(souvenez-vous) ! ! On pourra lire à ce sujet la
foule de propos misogynes écrits par de pourtant
brillants esprits. Mais on "brillait" alors sur le dos
des femmes
Si on lit à présent la prose de ces
"brillants esprits", il est difficile de se retenir de
rire. Difficile à notre tour de ne pas nous moquer
car vu du XXIème siècle, l'effet de ces
propos est des plus comique. Je me souviens d'une
soirée amicale de franche hilarité, lors
d'un 8 mars, où j'avais, pour l'occasion de la
fête des femmes, été conviée
par un couple homosexuel lettré à relire
quelque recueil de textes choisis, chacun plus risible
que l'autre. Avant de faire le constat que ces propos
sentencieux, sont surtout médiocres et ridicules
et ne laissent pas grandie la mémoire de leurs
auteurs dont il est souhaitable à présent
de cacher honteusement cette prose, disons
malheureuse. C'est un peu comme on se moque de la glose
pseudo savante du XIXème siècle qui, en
matière d'anthropologie, parvenait difficilement
à "l'objectivité scientifique". Les pontes,
usant de leur savoir balbutiant pour apporter le plus
souvent la "savante démonstration" de leur
préjugé racial.
Ceci étant, lorsqu'on entend à
présent certains pseudo intellectuels inventer
l'expression de " féminisme démagogique "
pour conspuer et morigéner leurs confrères
évolués et de leur temps, on s'interroge
sur " un pli " qui aurait été pris. " Pli "
consistant à ne pouvoir briller, encore et
toujours, que sur le dos des femmes ? C'est tout juste si
aimer et reconnaître la femme pour ce qu'elle est
ne serait pas taxé de " populisme ". Certes : " la
femme, c'est peuple
Et " le roi " c'est moi "
voudrait encore chanter au soleil levant, le coq
français
Et, ce, malgré
l'évidence républicaine.
J'aime les antiquités et me sens touchée
par un certain charme désuet
Mais
l'anachronisme, lui, me semble des plus cocasse lorsqu'il
n'est pas simplement ridicule.
La Lune Noire : " la voie de la
main gauche "(2) ?
Que je sache, bien qu'évoquant dans mon ouvrage
la sexualité, comme "pulsion archaïque"
nécessairement refoulée, mais
néanmoins forcément ACTIVE en tant que
"pulsion de vie", je n'ai pas écrit d'ouvrage sur
le Tantrisme. J'ai entendu toutefois des commentaires
disant que la Lune Noire évoquerait, en
spiritualité : la voie de "la main gauche"
(autrement dit, la " dangereuse " voie profane
intégrant la sexualité et ne prônant
aucun renoncement qu'il s'agisse d'hygiène de vie
ou de morale). Ce qu'est, effectivement, et le plus
souvent, le Tantrisme compris par l'occidental n'ayant
pas développé ses corps spirituels.
Quitte à se vouloir de la lignée des
hérétiques, on préfèrera, par
conséquent, au Tantrisme la voie de
l'Amour
Courtois**. Ceci
avant que de prétendre jouir du plaisir d'avoir
conquis "sa belle" (et donc"gagner sa belle", comme on le
dit d'une revanche au Jeu). Car il y est clairement
question de " sublimer le désir ". Mais c'est un
autre sujet... Il convient toutefois de préciser
qu'il peut exister, dans un parcours de vie, une
initiation spontanée, de nature "tantrique",
appelée "voie abrupte", et ce lorsqu'on tombe fou
amoureux, traversant ainsi " l'épreuve du feu "
(ce dont nous a parlé un André Breton pour
qui peut l'entendre). Mais là encore : il est
question de sublimer...
Si l'on considère en tout cas que tout individu
normal est censé vivre une sexualité
à la base "reproductive" et
"préemptée" par la religion, il n'y a rien
qui puisse relever d'une quelconque "main gauche" dans la
Lune Noire. Au contraire, c'est un point de vue encore
trop empreint de "bondieusité" qui la verrait -ou
la vivrait- ainsi. Contrairement à ce
qu'énonce le dogme catholique, la Lune Noire
invite à reconnaître sa pulsion sexuelle, sa
libido. Elle réconcilie l'individu avec sa pulsion
de vie et c'est en cela, notamment, qu'elle donne
à l'homme le moyen d'évoluer vers " plus de
vie ", en l'invitant à se laisser émouvoir
par la dynamique du désir. Et non de
régresser en
étouffant/refoulant/détournant, voire en
pervertissant à force "d'interdits
intégrés", cette même "pulsion de
vie".
La Lune Noire AGIT que l'on suive consciemment un
chemin spirituel, ou pas. Elle AGIT comme une pulsion de
vie, une libido (au sens jungien), un désir
existentiel que l'histoire a compliqué par
quantité de "dogmes" et "d'interdits" dont la
fonction était de sublimer les pulsions
archaïques pour mener l'homme au "faîte" de
son aspiration existentielle. Et je parle là, bien
sûr, de cet " Homme Universel " grandissant au
cours des siècles et par de multiples
incarnations.
Car ce "faîte" rejoint bien évidemment la
connaissance spirituelle orientale évoquant un
karma dont on doit se libérer pour atteindre "LA
LIBERATION". Il va de soi, en effet, qu'on ne peut
évoquer une vraie connaissance du karma, sans
aborder le but ultime qui est de s'en libérer.
Ceci est enseigné dans les écoles de
sagesse orientales, mais cette vérité
s'exprime, quoi qu'il en soit, dans la vie de
l'occidental. Même si nos religions occidentales
ont occulté cette vérité, elle n'en
reste pas moins vraie. Et s'il était
nécessaire de connaître la
vérité pour vivre, tout simplement,
ça se saurait.
Néanmoins, l'ignorance est
génératrice de karma. Ceci aussi est
enseigné par les écoles de sagesse
orientales. Fausses vérités et faux
prophètes sont donc générateurs de
karma.
Mon ouvrage sur la Lune Noire n'a aucune intention de
faire de "l'éducation sexuelle". Et pas plus de
"l'éducation spirituelle". Il est là, par
la connaissance et la pratique astrologique, pour
réapprendre à l'homme à se
réconcilier avec la "pulsion de vie" de son
âme, qu'elle soit sexuelle ou spirituelle. Car le
plus gros travail à faire pour l'occidental
consiste probablement à renouer avec son instinct,
avant que de prétendre s'élever davantage,
en le sublimant.
Nous l'avons vu lors du tsunami de 2004, que
l'instinct, héritage précieux de notre part
animale, est le plus sûr moyen de prévenir
"les dangers". Et l'aventure spirituelle n'en est pas
exempte...
Dans la Lune Noire s'exprime le fait que cette
"pulsion non reconnue ni identifiée" peut guider
l'homme de façon inconsciente, se faisant alors
son "initiatrice". Mais, ô combien, elle peut aussi
le pervertir dans sa mission de vie initiale ! Ceci,
parce que cette pulsion, contrariée" par le "fait
social", peut induire toutes sortes de refoulements
névrotiques endommageant le "véhicule" de
la personnalité jusqu'à la rendre
pathologique.
La Lune Noire dans le thème situe rien moins
qu'une "mémoire refoulée", morte ou en
danger de mort. C'est-à-dire susceptible de
pervertir la pulsion de vie et de la mener à la
mort de l'âme. Ceci n'est possible que si la
personnalité devient réellement
pathologique et ne sait, dans sa stratégie
inconsciente", gérer la relation
"refoulement/sublimation" ou encore "fascination/rejet".
Elle passe alors dans le DENI.
La Vérité ? Un gros
mot ?
On en viendrait à le croire, tant il est commun
d'entendre à présent : "il n'y a pas de
vérité, il n'y a que des
vérités". Et alors je rectifie : il y a
différents niveaux de conscience, et donc
d'entendement et de compréhension, et par
conséquent d'interprétation de "La
Vérité". Mais celle-ci n'est est pas moins
Une.
Et lorsque je m'impatiente, j'affirme : oui, il y a
beaucoup trop de formes et de niveaux de bêtises
qui croient avoir atteint "l'Intelligence suprême".
Qu'on se le dise : ce n'est pas la Vérité
qui a diverses formes, c'est la bêtise !
A priori, la Lune Noire, dans le thème est
censé agir en disant : tu vois cette
énergie là, tu n'en es pas encore
maître. Elle ne pardonne rien à celui qui ne
sait pas jouer de cette exigente dialectique
(refoulé/sublimé) qui pousse l'être
commun à surmonter ses contradictions, pour aller
en route vers l'Etre Suprême. Et ce, en suivant,
pas à pas, "sa" vérité (fut-t-elle
encore grossière, pleine de bêtise,
d'illusions et de mensonges).
Si l'Ego reste dans la révolte face à
son "fatum", révolte dont la Lune Noire peut tout
aussi bien se faire le reflet, engendrant des
personnalités tout d'abord "border line", puis
franchement perverses et criminelles, cet Ego n'entre
bien évidemment ni dans la sublimation ni dans la
transcendance. Car la "sublimation" est la
première marche en direction de la
transcendance.
En astrologie, atteindre "la transcendance" correspond
à l'intégration des planètes du
septénaire, jusqu'à Saturne, donc. Ce
dernier est certes"gardien du seuil" pour accéder
aux planètes dites "transpersonnelles" que sont
Uranus, Neptune, Pluton. Mais c'est la Lune Noire qui est
la "petite gardienne" des divers seuils à franchir
jusqu'à lui. C'est elle qui fait "la danse des
sept voiles". Si l'on observe d'ailleurs le glyphe de
cette dernière on s'aperçoit qu'il est une
sorte de Saturne inversé.
Lorsque grâce à la Lune Noire, on est
parvenu jusqu'au stade de Saturne, qui est celui de "la
Maîtrise", il convient alors "de l'inverser" comme
le montre la carte du Pendu, dans le tarot. C'est une
clé de l'initiation que nous ne
développerons pas davantage ici.
Néanmoins, on peut d'ores et déjà
affirmer qu'il est peu probable que l'individu parvienne
à passer "sain et sauf" le seuil de Saturne sans
avoir reconnu en lui l'oeuvre de la Lune Noire, laquelle
s'apparente parfois à "l'oeuvre au noir" du
processus alchimique. Faute d'avoir conscientisé
et intégré ces étapes, les
planètes transaturniennes exprimeront "sa folie"
bien plus que sa "sagesse".
On ne peut en effet maîtriser leur puissante
énergie sans dommage tant que l'on est pas dans la
Maîtrise de Saturne.
Si la personnalité reste dans le "DENI", l'Ego
ne peut ni se construire ni, bien entendu, cheminer vers
le Soi (son objectif suprême). Il reste alors dans
"son" Satan que l'on a déjà maintes fois
décrit comme étant : celui qui nie. Sens
que l'on retrouve dans l'étymologie du mot
"Sat-An", selon Jean Phaure, signifiant : la perte de
l'être. Nier ce qui est, être dans le
déni, conduit, en effet, à termes, à
la perte de l'Etre.
Dès lors, la Lune Noire n'est plus que le
reflet de notre démon.
La Lune Noire, dans ce cas, le cas de la
décomposition de la personnalité
(plutôt que sa croissance et son éveil) est
renvoyée dans les limbes où elle peut
continuer d'exercer son emprise maléfique et tenir
l'individu dans une sorte d'état hypnotique.
C'est pourtant précisément le but d'une
Lune Noire bien intégrée dans l'ensemble du
thème que de sortir l'individu de son état
hypnotique. Et, à terme, de le conduire à
l'Eveil.
Et il n'est pas besoin d'être dans une voie
spirituelle pour cela. Il suffit de vivre et d'incarner
correctement son thème en s'alignant consciemment
sur ses énergies.
La vie même est une voie spirituelle pour qui en
comprend le sens.
C'est la Voie du Milieu enseignée par Bouddha
(d'où, d'ailleurs le nom de l'association " Le
Milieu du Ciel " en accord avec cette voie). Le
bouddhisme a conservé dans sa culture
l'accompagnement de l'astrologie sur cette Voie du Milieu
(considérant les " épreuves " comme autant
de maîtres à entendre et à
écouter), puisque le lama est aussi astrologue,
tandis que l'occidental a cru bon pouvoir s'en passer (ce
qui s'avère illusoire puisque je suis en train,
malgré cela, d'écrire ces lignes, faisant "
revenir au galop " ce " naturellement spirituel " de
l'astrologie qui fût chassé
)
Le Chemin vers la
vérité
Nous l'avons vu plus haut : la Vérité
est Une. Tant que l'on a pas compris cela, on peut
être sûr d'en être, au mieux, au stade
de l'Ego. Quant on a compris cela, on peut être
sûr d'être : en voie de dissolution de l'Ego
(dissolution qui ne signifie aucunement "destruction"
mais plutôt "effritement" de ses limites,
élargissement de conscience). Lorsque l'on
dépasse ces questions et discussions, ce, en
étant capable d'appréhender "le silence" de
la Lune Noire : on commence à se donner les moyens
de toucher à "l'Un".
L'astrologie, et l'astrologie karmique en particulier,
ne peut en aucun cas être "dogmatique" puisque par
elle, nous appréhendons les nuances et
particularités de l'âme de chaque être
incarné, selon sa carte du ciel de naissance qui
devient alors "SA" bible.
Elle est un guide sur le chemin et prend tout
individu, ni plus ni moins : là où il en
est du chemin.
C'est pourquoi sa fonction essentielle (loin de la
"vision de bazar" qu'on peut donner de l'astrologie
karmique) est essentiellement de recentrer l'être
"dans sa réalité" et "sur son chemin".
Pourquoi la Lune Noire est si importante en Astrologie
Karmique ? Précisément parce qu'en tant
qu'initiatrice (mais aussi possible "pervertrice") elle
est supposée "réveiller l'âme" en
tant que "mémoire morte".
Elle décrit les "avatars" de la destinée
en ce qu'ils devront être sublimés tout
d'abord, et puis transcendés, ensuite.
Elle est karmique parce qu'elle "réveille"
l'âme dans le souvenir de son existence
éternelle (pourvu que la personnalité ne
soit pas tombée dans le DENI pathologique). Elle
la secoue pour lui dire : "souviens-toi, tu as une voie,
une mission à accomplir et c'est en direction de
ton Noeud Nord.
Elle dit : c'est moi, ta "mémoire morte" qui
veut te mener à l'éveil : JE NE FAIS QUE TE
LE RAPPELER. Pardonne moi si la leçon est dure. Ce
qui importe : C'EST QUE TU LA COMPRENNES. Ne te
révolte pas, suis moi.
Oui, la Lune Noire plutôt que de conduire au
"DENI" (ou à la franche perversion si ce n'est
alzheimer) peut permettre de "sauter les moutons du temps
qui passe", non pas pour s'endormir, mais pour venir
à l'Eveil à la vraie
réalité.
Les "moutons du temps qui passe" sont aussi les
âneries diverses et variées dont nous sommes
capables et qui génèrent des sanctions
à brève échéance, et du karma
à l'échelle de la réincarnation.
C'est un sain "retour du refoulé" que d'apprendre
à reconnaître l'animal, la "bête"
(qui, elle, n'est que l'initiatrice de notre
bêtise) dans cette incohérence instinctive
de notre vécu, et ceci pour affirmer en nous le
désir de nous élever au delà de
ça.
Car ne nous y trompons pas. La Lune Noire n'est pas
"bergère de moutons". Elle tient probablement
davantage de la louve, et tant qu'on a "peur du loup",
inutile d'espérer se la concilier vraiment...
L'astrologue qui, se croyant "fort en thème",
prétend faire sortir son féminin
refoulé comme s'il était à la
pêche au coquillage, utilisant "le sel" pour faire
sortir les couteaux en marée basse, lorsque la mer
s'est retirée, doit savoir qu'il emprunte la voie
perverse. Cette sorte de sel n'a en effet rien
d'alchimique, mais ceux qui ont pratiqué cette
pêche comprendront l'allusion subtile et toute
visuelle... Alors, oui, il s'agira de la voie de la main
gauche. Celle qui prétend "sublimer" par
l'argument païen, la voie archaïque, oublieuse
de toute sublimation transcendante, laquelle fut
péniblement ascensionnée par l'Histoire.
Alors oui, pour lui, cette Lune Noire, est celle qui fait
descendre plutôt que monter. Elle ne fera que
réveiller ses vieux démons. Renouer avec
l'instinct, ne veut en aucun cas dire : se livrer
à ce qu'ils ont de plus bestial. Bien au
contraire, la Lune Noire invite à les
reconnaître lucidement pour les tenir bien en
laisse.
Il y a de grands dangers psychiques et spirituels
sinon. Mais inutile d'avertir l'être dans le
déni. On ne peut que prier pour lui et
éprouver une profonde compassion...
Rappelons toutefois que l'ésotérisme
occidental fourmille d'expériences occultes
malheureuses de pseudo initiés, pensant, à
la moindre expérience occulte et surnaturelle,
avoir touché au vrai. Leur exemple devrait suffire
à servir de garde-fou. Comme nos deux
dernières guerres mondiales, d'ailleurs. Rappelons
que, contre toute apparence, Hitler fut un grand mystique
dont on est en droit de douter de "la
Vérité"... S'il était "mystique", il
était surtout "grand psychopathe". Son "oeuvre
historique" à elle seule suffit à en faire
la démonstration, attestant de la "persona
ambitieuse et criminelle".
Et puisque nous en parlons à l'heure actuelle,
saluons à cet égard et au passage, le sain
esprit critique, la vertu de l'exercice du doute, qui, on
le sait, a son bénéfice, et bien entendu :
l'acquis de la laïcité.
PERVERS ? VERS PERE
?
Le mot pervers est issu du verbe " pervertir "
lui-même venant du latin " purvertir " datant de
1115. Son étymologie, composée de " per "
et " vertere ", signifiant " retourner, renverser ", ce
qui signifie : changer en mal, selon une ligne directrice
corrompue et détournée de sa fin (qui est
le bien).
En langue des oiseaux, on peut entendre dans ce mot,
lorsque notre oreille spirituelle est ouverte, " vers
père ". Et alors, c'est d'un autre type de
"détournement/refoulement" psychique dont il sera
question sur le plan collectif : celui du
féminin.
On conçoit aisément, en effet, que la
violence de l'histoire, écrite au fer rouge par
faits d'arme, a conduit douceur et tendresse toutes
féminines à se refugier dans quelque abri
protecteur devenu, pour certains, tout bonnement
inacessible.
Et je parle bien "du féminin", et non de la
femme qui, elle aussi, a bien souvent refoulé sa
féminité et ne peut la retrouver qu'en
révélant en elle la Lune Noire**. Et qui,
elle aussi, doit savoir négocier entre "la belle"
et "la bête".
J'ai abondamment cité Lao Tseu dans mon ouvrage
car il n'est pas de source plus féconde pour
aborder, comme il se doit, la question de la
dualité. Or, en Chine, le Tao est si fortement
lié à la Grande Mère des origines
qu'un traducteur récent du Tao-te-king en
américain a choisi d'en parler au féminin
en le désignant comme "She".
Lao Tseu, depuis le 6ème siècle avant
JC, continue de nous poser cette interrogation sibylline
: "Peux-tu ouvrir et fermer les célestes battants,
en jouant le rôle féminin ?"
En Inde bien sûr, la Grande Mère, la
Déesse (5), est à l'origine de toute
spiritualité réelle. Citons, le Dr Jacques
Vigne, "C'est cette dernière qu'on a priée
afin qu'elle retire le sommeil de Vishnou, pour que
celui-ci puisse créer le monde. Parfois, on dit
que les quatre dieux principaux du panthéon hindou
ne sont que les quatre membres du corps de la Mahadevi.
Cette dernière est au-delà des contraires :
on la décrit, dans un hymne chanté tous les
jours dans certains ashrams, comme la " grande
démone " (mahashuri), la grande nuit, la nuit
obscure, la nuit terrible... Ramakrishna explique cet
aspect noir de la Déesse en disant qu'il vient du
fait qu'on la voit de loin : de même, I'eau d'un
lac peut paraître noire de loin, mais elle est
transparente quand on la prend dans la main et qu'on la
regarde de près. Ainsi, la Mahadevi n'est ni
obscure ni claire, ni féminine ni masculine, elle
est pure transparence, elle est le Soi. Elle est Mahamaya
; cela ne signifie pas qu'elle est illusion, mais
simplement qu'on ne peut pas dire si elle est ou si elle
n'est pas : elle est au-delà de toute
définition. "
Ramakrishna nous explique donc que cette apparente
"noirceur" de la Lune, en tant que symbole du
féminin, n'est qu'un effet d'optique. Il tient en
réalité à la distance qu'il reste
à parcourir pour aller vers Mère, vers la
"source"...
On peut certes, emprunter la voie du Père,
aller vers Père, aussi. Et c'est ce que l'occident
a fait, historiquement. Mais en sachant que là
n'est pas le but ultime. Si l'on persiste à le
penser, alors le risque de devenir pervers est grand,
faute de retrouver le chemin de la source qui nous est
pourtant de longue date indiqué par Lao Tseu (dont
la parole n'a jamais cessé de résonner dans
les siècles).
Alors la fissure, le fossé, entre conscient et
inconscient risque de toujours et davantage se creuser,
jetant l'âme dans les profondeurs abyssales du
déni...
La Lune Noire, elle : nous invite au Sublime... Au
vrai.
© Laurence LARZUL - 5 mars 2008.
* http://www.aph-metaphore.com.fr/infirmier/borderline.html
**
l'Amour Courtois
Commentaire sur le commentaire de
Wikipédia : A propos du fait que "la femme" ait eu
besoin de la protection d'un Suzerain pour la mettre
à l'abri des assauts par trop virils d'une
soldatesque brutale et peu éduquée : nul ne
peut en douter. De là à dire que l'on
courtisait le dit Suzerain via la femme, c'est plus
douteux et "orienté" quant à
l'interprétation (on peut y lire
l'homosexualité latente de l'auteur). Il fut un
temps on disait l'homosexuel "inverti", ce qui retraduit
bien "l'inversion" du chemin vers le féminin sur
le plan de la sexualité. La femme a toujours
été "civilisatrice" et le
"règlement" de l'Amour Courtois était bien
conscient de cette "vertu" toute féminine. Quant
à la dimension "spirituelle" et la finalité
de l'Amour Courtois, c'est bien autre chose... Mais ceci
découle de cela... Dès lors que l'on
détruit la "féminité", même
s'il s'agit de "destruction symbolique", le retour
à la barbarie n'est pas loin...
A l'heure où l'homme a
bien peu de "dangers physiques" à convoiter la
Femme, nous pouvons juger d'une certaine "perfection"
dans le chemin parcouru...
(1) A ne pas confondre avec Lilith, comme je l'ai
déjà précisé dans mon
ouvrage. J'ai dans ma bibliothèque un ouvrage
intitulé " LILITH, le second Satellite de la Terre
" paru fin 1937, aux éditions Niclaus. On y "
glose " sur le symbole, issu de la Kabbale
Hébraïque et aussi de sorcellerie. Et en
introduction, on fait une dédicace à un
certain Marcel Gama, qui le premier, aurait
étudié la Lune Noire, mais nous sommes vite
édifiés sur le fait que, dans la confusion
propre à cet instant de " naissance symbolique " :
on y parle en réalité d'un
astéroïde découvert, comme tant
d'autres, au XIXème siècle. L'astrologue,
Jean Billon, dans un article paru dans la revue
"Harmonie" faisait la distinction dès les
années 90, entre la Lune Noire, second foyer de la
Lune et Lilith, l'astéroïde. Je n'ai fait
dans mon ouvrage que tenter d'éclairer la
différence en m'appuyant sur son rigoureux travail
sur les astéroïdes, lequel venait à
point nommé pour conforter mon intuition.
(2) L'expression " Voie de la Main Gauche " aurait
été vue pour la première fois sous
la plume de H.P Blavatskty si l'on en croit
Wikipédia. Il semble que la vision
manichéenne de l'occidental assimile un peu trop
rapidement et spontanément le mot " noir "
accolé à la Lune à une idée
du " mal ". Or, comme expliqué dans cet article,
je ne dénie pas le caractère "
maléfique " de la Lune Noire lorsqu'elle est
refoulée. Mais précisément, c'est sa
mise en lumière, sa désoccultation qui est
bénéfique.
Et de fait, on a vu poindre tout un mouvement
néo-païen pour une revivance
revendiquée du savoir des " sorcières ". Il
s'agit là encore d'une " déviance " au
regard de la symbolique de la Lune Noire. Si elle est
bien comprise. Ce paganisme évolue en effet
davantage vers " Priape " (c'est à dire le
périgée lunaire, exprimant la communion du
sauvage avec la nature), bien plus que vers
l'apogée de la Lune Noire. En aucun cas il ne
manifeste en tout cas le " travail alchimique " de la
Lune Noire, même s'il en fait saillir un des
aspects dans la dualité.
La Lune Noire, elle, nous invite au difficile
apprentissage de la mesure dans la tendance
spontanée à se polariser sur ces deux
extrêmes humaines que sont la froide
intellectualité et la bestialité.
(3) J'en profite, pour dire que, si je respecte le
travail de Joëlle de Gravelaine, la première
à avoir éclairé ce pan obscure de la
Lune Noire, je ne partage pas la vision de la
Déesse qu'elle donne dans son ouvrage sur le
sujet. Et si j'avais d'ailleurs partagé "sa
vision", je n'aurais pas éprouvé le besoin
de donner la mienne, cela va de soi. Il est un fait aussi
qu'ayant travaillé sur le sujet de la Lune Noire,
je suis aussi "revenue" à la Déesse. Mais
ce n'est de toute évidence pas de la même
dont nous parlons. Joëlle a ouvert la voie... Mais,
venant à sa suite, je prétends mener ce
travail "d'accouchement" plus avant, et plus à
terme.
Il fallait à Joëlle de Gravelaine, de par
sa génération au début du
XXème siècle, avant le droit de vote des
femmes, s'extirper intellectuellement, et tout d'abord,
d'un patriarcat "régnant" et, ce, en tant
qu'orpheline. Je suis pour ma part née plus tard
et d'emblée dans une structure familiale
monoparentale et de fait "matriarcale" puisque portant le
nom de ma mère. Et ce sous la protection d'un
patriarche, c'est-à-dire un grand père qui
a été veuf plusieurs fois et sans aucun
doute, d'autant plus conscient de " la perte " de la
femme. Ce grand père, dans mon histoire, fut un
personnage aimant et protecteur idéal, pour lequel
j'ai le plus grand des respects et un amour filial
réel.
De plus les bretons et, plus globalement, les Celtes
de Grande Bretagne n'ont jamais eu les travers misogynes
du reste de la France et de la
Méditerranée. La femme y a toujours
été respectée, voire
vénérée. On y trouve encore
largement répandu le culte de la Déesse.
D'ailleurs, lorsqu'on a voulu, par ordre royal, au
XVIIeme siècle, imposer le choix du mari à
la femme bretonne, ce qui l'empêchait, si elle
était noble, d'épouser un simple paysan :
il y eut la révolte des bonnets rouges...
Jean Markale (4) qui a longuement interrogé la
"celtitude" via son oeuvre restitue sans aucun doute la
plus juste appréciation de la façon dont la
Lune Noire s'inscrit dans un processus initiatique pour
"le chevalier" que l'on peut encore décrypter dans
le cycle de la table ronde et du Graal. Dans cette
étude, respectant les fondement de "l'âme
celtes", la femme est "l'être parfait" qui guidera
le chevalier dans sa quête vers la
réalisation du Graal par amour pour elle. Il aura,
pour cela, à dépasser bien des
épreuves et à déjouer le
piège des avatars féminins placés
sur sa route pour le détourner de cette
quête ultime... Plus il est proche du but, plus le
risque d'en être détourné est
grand... Et s'il échoue, sa régression sur
l'échelle évolutive peut-être
violente. (Il n'omet pas par ailleurs de faire le lien
avec la montée de la kundalini sur ce chemin).
Ces précisions sont apportées ici pour
répondre à ceux qui m'ont demandé :
pourquoi avoir choisi d'écrire sur la Lune Noire
?
Question vaste et ardue, dont la réponse ne
peut que venir dans le temps car elle n'était pas
clarifiée à 29 ans. Je savais simplement le
sujet important tout en sachant que le rôle de la
Lune Noire est d'animer la " quête et
l'enquête qu'elle appelle à mener "...
Il est important de parler de soi lorsqu'on
écrit des livres, car nulle pensée
constructive ne vient "ex nihilo"... Il y a un chemin,
une base et puis un sommet, et celui qui est le mieux
situé pour voir clair sur le monde se doit de
transmettre aux hommes ce qu'il voit après avoir
précisé pourquoi lui, il voit, et pas les
autres. Ce n'est qu'ainsi que l'on peut atteindre
"l'objectivité" si tant est qu'elle puisse
être atteinte...
Il va de soi que cet article vient en
complément de ce qui est déjà dit et
abordé de façon plus " technique " et "
pratique " dans mon ouvrage " Comprendre la Lune Noire "
aux éditions Grancher.
(4) Lire
l'interview de Jean
Markale sur le
véritable sens de "La Quête du
Graal".
Commentaire sur l'interview :
Précisons par ailleurs
que la "richesse" de la femme, en tant qu'objet de
quête et de désir, est toute "spirituelle"
puisque le chevalier n'est pas supposé être
animé par une quelconque convoitise
matérielle mais bien par une quête de
"trésor spirituel". Et c'est l'Amour qu'il
éprouve (et auquel son coeur ne s'est pas
fermé) qui garantit la vérité de sa
quête. Peu importe que cet amour soit
inspiré par dieu ou par le diable. Ce qui importe
c'est que l'Amoureux en soit digne en restant en accord
avec "le bien, le beau, le vrai". D'autant que l'une des
vertus à acquérir sur ce chemin est le
désintéressement et la noblesse...
Toutefois rappelons que seul peut convoiter la
"Royauté Spirituelle", celui qui a
déjà maîtrisé le plan
matériel... ce qu'il ne peut faire que grâce
à des protections féminines face auxquelles
il ne doit pas démériter. Ce dernier plan
est symbolisé par l'Ours, tandis que le Sanglier
parle de pouvoir spirituel. Le sanglier est le gardien
naturel du Trône spirituel. Il existe donc une
première "quête" concernant la
maîtrise du plan matériel et de ses
obstacles et une seconde, d'ordre spirituel.
Le Chevalier, tout d'abord
servant, doit être prêt à offrir un
trésor matériel contre un trésor
spirituel pour atteindre à La Royauté... Et
il va de soi que le premier trésor doit être
conquis de façon honnête et être le
fruit de ses efforts, témoignant ainsi de sa
valeur. Et que la loi de Moïse disant "tu ne dois
pas tuer" était un vain mot lorsqu'il s'agissait
de protéger la veuve et l'orphelin par fait
d'armes sous le règne de l'usurpateur et du
tyran...
Il ne faut en effet pas
confondre le "Chevalier" avec le "puer aerternus", qui,
infantile et incapable de sortir des jupes de sa
mère, continue d'attendre de la femme qu'elle
subvienne à ses besoins. Ce qui donnerait
davantage la figure du gigolos que celle du Chevalier. Ou
encore de certains "maris" se laissant materner, avec les
enfants, par "maman". Le "Chevalier" que l'on ne croise
en réalité plus jamais dans l'existence a
une relation "mystique" au Féminin et cet "appel"
l'enjoint à se parfaire et a triompher des combats
de la vie avec intelligence, coeur et courage.
Ce Chevalier n'est pas
isolé et reclus dans quelque monastère
d'où il pourrait se protéger de son
attirance pour la femme : il sait que c'est la vie
même qui l'appelle au combat. Et qu'il convient
surtout que son combat soit juste.
La série parodique sur M6
de la Quête du Graal est non seulement drôle,
mais malheureusement assez juste sur ce qu'il reste de
cette légende pour ceux qui y croient
encore...
Concernant les femmes
"sorcières" placées sur le chemin de
l'homme en quête, on s'instruira utilement de la
chose en lisant "Les Liaisons Dangereuses" de Choderlos
de Laclos. Avec l'affreuse Madame de Merteuil se jouant
si habilement de l'infatuation, la concupiscence et la
lâcheté du pauvre Valmont rencontrant
l'amour. Cette marquise aurait-t-elle été
si "machiavélique" si elle n'avait
évolué dans un monde où le statut de
la femme ne tient qu'à son habileté
à tromper l'homme ? Tandis que celui-ci se flatte
de se la croire si soumise ?
Jean Markale ignore peut-être l'existence
d'un courant de sorcellerie issu du Pays de Galle et
nommé "Dragon Rouge" qui est très au fait
de cette "initiation" mais cherche à
détourner l'énergie féminine
à son profit involutif. Ceci explique cela...
Merlin, lui, ne l'ignorait pas et annonçait que le
triomphe d'Arthur ne pourrait advenir qu'après
avoir vaincu le Dragon Rouge...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dragon_(mythologie)
- curieusement, la phrase de Merlin expliquant son
problème au tyran Vortigern est inversée
???? (ce n'est pas la première fois
malheureusement que nous constatons l'existence de
contre-vérités sur Wikipédia). Voici
la version erronnée wikipedia :
"Restons en Bretagne un instant, pour évoquer
Merlin l'Enchanteur, dont la sagesse était
légendaire dès l'enfance. Le tyran
Vortigern, celui-là même qui avait
exilé Uther Pendragon et ses frères, pour
usurper leur trône, voulait bâtir une
forteresse imprenable. Or, malgré tous les efforts
de ses ouvriers, et les invocations de ses mages,
l'édifice s'écroulait à peine sorti
de terre, et de ses fondations s'élevait une
clameur terrifiante. Un sacrifice humain s'imposait pour
conjurer les mauvais esprits, et Vortigern allait
condamner le jeune Merlin, que sa naissance
illégitime désignait comme victime
idéale, lorsque celui-ci lui donna la
solution : « il y a dessous le sol, juste
au point où la construction doit prendre appui,
deux dragons énormes. Lorsqu'ils commencent
à éprouver sur eux le poids de la
bâtisse, ils s'agitent, et les murs
s'écroulent. » Le tyran fit creuser plus
profond, et l'on découvrit deux dragons, l'un
rouge et l'autre blanc, qui, sitôt mis à
jour, s'affrontèrent en un terrible combat, que
gagna finalement le Dragon Rouge. Merlin donna alors la
signification de ce combat : « Roi, je
te dirai que ces dragons représentent, le rouge,
la nation Bretonne, le blanc, toi, Vortigern. Ce pays, tu
le possèdes indûment. Mais le Dragon rouge
est en route, malheur au Dragon blanc, car il court sa
perte. »
Voir le lien suivant, en bas de texte pour la
version exacte : http://www.franceastro.com/dragon_.php
La voici :
"Il est intéresant de retrouver ses même
dragon, dans la situation inverse, dans la légende
d'Arthur et de Merlin l'Enchanteur, dont la sagesse
était légendaire dès l'enfance.En
effet, la légende raconte que le tyran Vortigern,
celui-là même qui avait exilé Uther
Pandragon,père d'Arthur et ses frères, pour
usurper leur trône, voulait bâtir une
forteresse imprenable. Or, malgré tous les efforts
de ses ouvriers, et les invocations de ses mages,
l'édifice s'écroulait à peine sorti
de terre, et de ses fondations s'élevait une
clameur terrifiante. Un sacrifice humain s'imposait pour
conjurer les mauvais esprits, et Vortigern allait
condamner le jeune Merlin, que sa naissance
illégitime désignait comme victime
idéale, lorsque celui-ci lui donna la solution :
'il y a dessous le sol, juste au point où la
construction doit prendre appui, deux dragons
énormes. Lorsqu'ils commencent à
éprouver sur eux le poids de la bâtisse, ils
s'agitent, et les murs s'écroulent.' Le tyran fit
creuser plus profond, et l'on découvrit deux
dragons, l'un rouge et l'autre blanc, qui, sitôt
mis à jour, s'affrontèrent en un terrible
combat, que gagna finalement le Dragon Blanc. Merlin
donna alors la signification de ce combat : 'Roi, je
te dirai que ces dragons représentent, le blanc,
la nation Bretonne, le rouge, toi, Vortigern. Ce pays, tu
le possèdes indûment. Mais le Dragon blanc
est en route, malheur au Dragon rouge, car il court sa
perte.' "
Tandis qu'il apparaissait en première page de
Google en 2006, on se réjouira que le site suivant
: http://www.dragonrouge.net/french/en_general.htm
soit retombé dans les "lymbes
informatiques" puisqu'à la page 30 de la recherche
"Dragon Rouge", il n'apparait plus.
Il y est clairement question de magie noire pour qui
est quelque peu initié aux mystères... Mais
une magie noire qui n'ignore en rien l'enseignement de
Jung et donc d'autant plus "perverse". Ici, Lilith a
vraiment sa place comme épouse de Samaël,
Samaël étant la face noire de Michael.
Notons que le fait d'inverser les symboles est une
stratégie propre au mage noir et que ceci nous
permet de comprendre la différence de version
entre wikipédia et l'autre site donné en
référence.
S'il est vrai ,comme le dit le blog ci-dessous, que
Benoit XVI fustige le "Dragon Rouge" du
matérialisme, c'est donc à juste
titre...
http://gargamelo.canalblog.com/archives/2007/08/16/5900811.html
LARZUL voulant dire "l'Arthur" voilà le type
d'information qui ne saurait m'échapper... Et
l'enseignement "noir" de dragonrouge.net ne saurait
égarer que les esprits ignorants et confus et
celui qui n'est pas dument dirigé vers la
lumière...
(5) Il faut noter, par ailleurs, que la plupart des
Déesses du panthéon depuis les Egyptiens et
les Grecs ont TOUTES à pleurer la perte de leur
amant ou de leur époux. Signe d'une échec
sur La Voie. On dit que Hera engendra Typhon pour se
venger des frasques de Zeus, la faisant passer ainsi pour
une mégère virago. Mais l'attitude indigne
et infidèle de celui-ci , "jouissant sans
entrave"du pouvoir pouvoir divin que lui accorde "la
déesse amoureuse", jusqu'à devenir "le dieu
noir" déjà vu chez Osiris, ne peut que
susciter les foudres de la Déesse et du "puissant
principe source" qu'incarne Hera puisque chaque
déesse du panthéon manifeste "un aspect de
la source". Chez les celtes, on sait que c'est la
Déesse qui déclenche les guerres pour punir
la faute des hommes si jamais elle est
offensée.
Isis, quant à elle, perd son epoux vaincu par
Seth. Ce qui exprime et illustre l'ampleur "du mal" par
le dévoiement de cette voie spirituelle
originelle, visible par l'instauration du patriarcat
remplaçant l'ancien ordre matriarcal. Ce n'est pas
la Déesse que Seth tue (car c'est impossible),
c'est son époux, c'est à dire "le Roi" qui
a oublié son rôle ultime auprès de la
Déesse en cédant "au mal" et en se laissant
vaincre par "le faux frère", autre figure d'Abel
et Caïn. On comprend alors que le règne
"patriarcal" correspond en réalité à
celui de Seth, l'usurpateur (visible par "le mal" sous
toutes ses formes qui règne en ce monde).
Paradoxalement, l'église chrétienne a
enregistré cet "acte de décès divin"
puisque l'on y retrouve la mère et le fils
omniprésente dans sa statuaire tandis que l'on y
prie "un père" que l'on dit "aux cieux".
Horus, le fils, est donc réincarné
symboliquement par Jesus, et il continue donc se disputer
l'héritage du Royaume avec Seth/satan. Ce qui nous
permet de comprendre la dernière phrase du Christ
sur la croix : "Père, pourquoi m'as-tu
abandonné ?", sachant que le père
symbolique est Osiris et qu'il est mort, tué par
Seth.
Restaurer la Voie de la Chevalerie semble être
le seul moyen, pour le fils Jesus/Horus, de parvenir
à vaincre et récupérer ce
trône usurpé... Mais il conviendrait que
cette Chevalerie se préoccupe davantage de
préserver un héritage spirituel et d'en
incarner les principes, que de préserver un
patrimoine immobilier...
Quant à Venus, elle pleure aussi son bel
Adonis...
Oui, comme il est dit en 4ème de couverture de
mon ouvrage, avec la Lune Noire : nous abordons bien la
question tout à la fois de "l'Originel" et de
"l'Ultime"...
C'est un voeux pieux que l'on fait comme "appel
à la chevalerie de l'homme". Nous venons de voir
qu'au plan divin : ceci n'a jamais eu lieu. Osiris, Zeux,
Adonis : nul Dieu n'a survécu aux
côtés de la Déesse. Et il serait
difficile d'imaginer que l'homme fasse mieux. Surtout si
l'on sait qu'il est "sous l'emprise des
archétypes". Si ce n'est à comprendre,
comme l'a fait Jung, que tout être en chemin est
susceptible de rencontrer un "archétype" bien plus
puissant que sa conscience individuelle.
Et aussi de comprendre, comme l'a fait Sri Aurobindo,
que ce monde des devas, pour tout puissant qu'il soit,
n'est pas le "monde ultime"... La "prière" de
l'Homme doit commencer par demander la vertu de se
réaliser en tant qu'homme et puis, lorsqu'il
parvient au plan divin : à être
libéré du karma engendré par les
ancêtres. Ce karma est exprimé par
l'énergie de ces devas encore à l'oeuvre...
Et que l'on ne rencontre "énergétiquement"
qu'à un certain stade de notre évolution,
lorsque d'expansion de conscience en expansion de
conscience, on atteint le plan divin.
La psychogénéalogie a bien compris cette
"fidélité inconsciente" aux ancêtres.
L'astrologie permet une vision "cosmique" de la chose,
là où la psychogénéalogie
s'occupe d'une filiation humaine, sans ce lien "cosmique"
et cette "vision cosmique" propre à l'Astrologie
et qui plus est à l'Astrologie Karmique.
La Source divine, par essence Eternelle, se situe bien
plus loin... Bien au delà des Devas et des
Ancêtres...
Il faut auparavant retrouver la "Mnemosyne", c'est
à dire : la conscience du passé, du
présent, et du futur... Et l'Astrologie Karmique
est un guide sur ce chemin...
© Laurence LARZUL - 8 avril 2008
"Comprendre la Lune
Noire"
Juin 91 - 3ème
édition augmentée septembre 2002 - Ed.
Grancher -- 18 Euros
Cet ouvrage constitue un
traité complet sur le sujet fascinant de la Lune
Noire. L'approche astronomique, symbolique et pratique
permet d'appréhender ce point fictif de votre
thème, révélateur très
souvent d'un noeud psychologique susceptible de bloquer
toutes les énergies du thème.
L'étudier et la comprendre est donc indispensable
à une bonne maîtrise de votre
destinée. Vous trouverez dans cet ouvrage
:
- l'interprétation
de sa position dans le thème natal (en signe et
en maison, en aspect aux planètes et aux noeuds
lunaires)
- l'interprétation
de ses transits en maison, sur les planètes et
les noeuds lunaires du thème
- l'interprétation
de son impact en comparaison de
thème
- l'interprétation
de ses transits en signes en astrologie
mondiale
- L'initiation de la Lune
Noire