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Nous conseillons au lecteur de revenir plusieurs fois à la lecture de cet article assez "dense" et dont il est difficle de saisir l'ensemble du propos en une seule lecture.

 

LA LUNE NOIRE...

Refoulée ? Sublimée ? Sublime ?

Ou bien origine du DENI ?

 

A l'approche de la " journée de la femme ", j'ai eu envie de revenir sur le sujet de la Lune Noire. A dire vrai, je n'avais en fait aucun projet précis pour ce 8 mars. C'est plutôt l'inspiration de la Lune Noire qui m'a menée à ce 8 mars pour vous (re)parler d'elle. Le sujet est si riche et ambivalent que, bien qu'ayant fait paraître "Comprendre la Lune Noire", il y a 17 ans, ma plume n'en a pas fini avec le sujet...

Si j'y regarde bien, elle est d'ailleurs en ce moment, le bientôt 8 mars 2008, au carré du NN en Verseau, se "posant là" comme défi karmique de transmutation au plan de l'évolution collective..

 

En effet, qu'on la dise sublime ou sublimée, la Lune Noire reste quoi qu'il en soit fascinante, et ce, même -et surtout- lorsqu'elle est refoulée et non conscientisée dans le thème. Car que veut dire exactement le mot "fasciner" ? Sa racine vient du latin "fascinum" qui au XIVème siècle signifiait "charme, maléfice". Le terme "fasciner" a pour synonyme "hypnotiser". Ceci nous renvoie donc à "l'emprise occulte" qu'exerce la Lune Noire sur la psyché lorsqu'elle n'est ni conscientisée, ni mise en lumière.

En effet, dans sa première expression dans le thème natal, la Lune Noire situera le plus souvent un lieu de "refoulement", une "mémoire morte" mais néanmoins psychiquement active. C'est ainsi, dès 1991, que je l'abordais dans mon ouvrage "Comprendre la Lune Noire". Nous étions alors, aux débuts de "l'ère du tout informatique" que nous vivons maintenant et l'on commençait à parler de "mémoire morte"... Cela me semblait un bon vecteur langagier pour expliciter le rôle de la Lune Noire.

Or, ce "tout informatique" n'est-t-il pas contemporain d'un nouveau fléau : la maladie d'Alzheimer ? Cette maladie affectant la mémoire fait de plus en plus de ravages et devient un réel fait de société. Alors, on peut se poser la question : ne s'agit-il pas, là aussi, d'une "mémoire morte" qui s'exprime ? Mais d'une "mémoire morte" touchant la personnalité dans son expression la plus "vitale" puisqu'affectant l'humain dans la mémoire même du comportement vital acquis par l'espèce humaine toute entière, et ce, au cours des siècles.

L'informatique, la machine, sournoisement, n'est-t-elle pas en train de dérober cette mémoire et de ronger ainsi la psyché humaine ?

Allez ! Disons le tout-à-trac, que ce "concept" de mémoire morte n'a sans doute pu advenir qu'en raison d'un "refoulement" collectif s'imprimant dans le langage et, par conséquent, dans "le vivant"... Ce n'est pas "l'objet" informatique qui est en soi "toxique", c'est la façon dont l'individu renonce à son humanité (et à sa "royauté" virtuelle), en donnant la suppléance à la machine. Car le "refoulement" doit appeler son pendant qu'est la "sublimation", c'est un fait bien connu de la psychologie et de la psychiatrie. Et l'informatique, via Internet par exemple, a bien quelque chose de "sublime" en ce qu'il relie l'humanité entière. En effet, selon la froide étude du sujet borderline* en psychiatrie (à laquelle l'asterisque vous renvoie) : la stratégie inconsciente du "refoulement/sublimation" est "normale". A cela, s'oppose la personnalité dite réellement "pathologique" qui, au plan de la personnalité, sera dans LE DENI.

Le refoulement, lui, a un intérêt et une fonction : socialiser l'être. Ainsi, puisque nous sommes ici dans l'approche de l'astrologie karmique, on peut considérer qu'il fut "sain" de refouler une croyance en la réincarnation que la société, alors dominée par la sainte église catholique, niait dans son dogme. On savait alors qu'il serait dangereux d'y croire car cela occasionnait, ni plus ni moins, le bûcher (est-ce torture pire ou moindre que la crucifixion du Christ ? Nous ne disserterons pas sur la question).

Il en allait de notre survie physique que de nier notre réincarnation. Nier cette croyance devenait donc tout bonnement salutaire. En effet, tout homme normalement constitué, fort de son héritage génétique incluant l'instinct de survie, et même s'il est ignorant, sait au moins cette chose : il est utile de préserver sa vie présente.

Néanmoins, ceci nous conduit à comprendre pourquoi nous n'avons "plus souvenir" de nos vies passées et donc le rôle de la Lune Noire en astrologie karmique. Puisqu'elle focalise en quelque sorte ce faisceau de refoulements historiques au plan de l'âme du monde (dont le cosmos est le reflet) et de notre part d'âme individuelle (dont le thème astrologique est le reflet).

 

L'émergence de la Lune Noire (1)

La "mise en lumière" de la Lune Noire est d'ailleurs assez récente dans la connaissance astrologique. Elle "émerge" de l'inconscient avec D. Néroman (né le 18 juin 1884), mais c'est Jean Carteret, "l'inspiré" qui commencera à tenter de lui tirer les vers du nez, en bon poète qu'il était aussi. Ce dernier inspira à Joëlle de Gravelaine (née le 12 janvier 1929), le premier ouvrage sur la question qui parut dans les années 1980. A présent, il est de plus en plus rare de voir un astrologue francophone pratiquer sans utiliser la Lune Noire, cela, même s'il n'en est pas encore à étudier l'Astrologie Karmique.

Et c'est un fait que le rôle de cette dernière apparaît comme d'autant plus "crucial" que nous voyons, à l'heure actuelle, les méfaits visibles du "déni" sur la structure de la personnalité qui alors devient pathologique (Alzheimer). On aura beau nous dire qu'il s'agit d'un dysfonctionnement physique, on sait de plus en plus pratiquer le "décodage biologique" et faire parler ce que le "mal a dit". Ce mal provient le plus souvent d'un désaccord conscient/inconscient comme je l'ai déjà souligné, en présentant une astrologie karmique qui s'intéresse à l'âme plus qu'à la personnalité. Et qui se veut, en ce sens, thérapeutique.

La personnalité, elle, relève de la "persona" c'est-à-dire du masque social qui s'exprime dans les jeux sociaux communs. L'étude de cette "persona" peut tout à fait se satisfaire d'une astrologie plus classique, pour ne pas dire "basique" se contentant largement d'une "caractérologie" en guise de connaissance psychologique. Cette "caractérologie" des signes suffirait à circonscrire la connaissance astrologique si l'on en croit la presse grand public qui a besoin d'idées simples pour vendre du papier. Tout astrologue sait bien que c'est faux et le public non initié l'apprend de plus en plus.

L'astrologie karmique, lorsqu'elle étudie l'individu, va au-delà de ce "masque social", elle creuse et fouille par delà. Comme tentent de le faire la psychiatrie et la psychanalyse qui, malheureusement, n'ont été rendu nécessaires qu'en raison de l'émergence de personnalités profondément "pathologiques". Evidemment, la réalité de la réincarnation ayant été refoulée : le divorce, âme-persona n'a fait que s'affirmer. De là vient l'émergence de personnalités pathologiques. L'homme n'a fait que se couper toujours plus de son âme.

En traitant le sujet "Lune Noire", j'étais consciente de toucher un sujet sensible, l'ayant en moi-même, tout d'abord, défriché et touché fébrilement du doigt par la pratique de l'introspection et de la méditation, mais aussi bien sûr du vécu de 29 ans d'incarnation présente, ce qui correspond à un cycle de Saturne.

Dans mon ouvrage, j'ai en somme évoqué ce processus évolutif de cette "lente remontée" de mémoires au conscient. Et il était aussi nécessaire d'évoquer la façon "négative" par laquelle elle peut se présenter (comme "retour du refoulé" ou encore "avatars de destinée" comme on vient de le voir dans l'article précédent en étudiant le cas de Jerôme Kerviel) et puis la façon "positive" de l'entendre et de l'exprimer (dans une logique de "sublimation" et donc de " rectification/purification " karmique).

La réincarnation, qui relève A PRIORI des croyances et des idées, n'a pas été, historiquement, le premier sujet de refoulement. Il y a eu essentiellement la sexualité réprimée et orientée par l'Eglise et par conséquent le rapport au corps et à la femme "engendresse".

A cette dernière, tout juste acceptée pour sa fonction de reproductrice, on a été jusqu'à dénier qu'elle ait une âme (souvenez-vous) ! ! On pourra lire à ce sujet la foule de propos misogynes écrits par de pourtant brillants esprits. Mais on "brillait" alors sur le dos des femmes…

Si on lit à présent la prose de ces "brillants esprits", il est difficile de se retenir de rire. Difficile à notre tour de ne pas nous moquer car vu du XXIème siècle, l'effet de ces propos est des plus comique. Je me souviens d'une soirée amicale de franche hilarité, lors d'un 8 mars, où j'avais, pour l'occasion de la fête des femmes, été conviée par un couple homosexuel lettré à relire quelque recueil de textes choisis, chacun plus risible que l'autre. Avant de faire le constat que ces propos sentencieux, sont surtout médiocres et ridicules et ne laissent pas grandie la mémoire de leurs auteurs dont il est souhaitable à présent de cacher honteusement cette prose, disons… malheureuse. C'est un peu comme on se moque de la glose pseudo savante du XIXème siècle qui, en matière d'anthropologie, parvenait difficilement à "l'objectivité scientifique". Les pontes, usant de leur savoir balbutiant pour apporter le plus souvent la "savante démonstration" de leur préjugé racial.

Ceci étant, lorsqu'on entend à présent certains pseudo intellectuels inventer l'expression de " féminisme démagogique " pour conspuer et morigéner leurs confrères évolués et de leur temps, on s'interroge sur " un pli " qui aurait été pris. " Pli " consistant à ne pouvoir briller, encore et toujours, que sur le dos des femmes ? C'est tout juste si aimer et reconnaître la femme pour ce qu'elle est ne serait pas taxé de " populisme ". Certes : " la femme, c'est peuple… Et " le roi " c'est moi " voudrait encore chanter au soleil levant, le coq français… Et, ce, malgré l'évidence républicaine.

J'aime les antiquités et me sens touchée par un certain charme désuet… Mais l'anachronisme, lui, me semble des plus cocasse lorsqu'il n'est pas simplement ridicule.

 

La Lune Noire : " la voie de la main gauche "(2) ?

Que je sache, bien qu'évoquant dans mon ouvrage la sexualité, comme "pulsion archaïque" nécessairement refoulée, mais néanmoins forcément ACTIVE en tant que "pulsion de vie", je n'ai pas écrit d'ouvrage sur le Tantrisme. J'ai entendu toutefois des commentaires disant que la Lune Noire évoquerait, en spiritualité : la voie de "la main gauche" (autrement dit, la " dangereuse " voie profane intégrant la sexualité et ne prônant aucun renoncement qu'il s'agisse d'hygiène de vie ou de morale). Ce qu'est, effectivement, et le plus souvent, le Tantrisme compris par l'occidental n'ayant pas développé ses corps spirituels.

Quitte à se vouloir de la lignée des hérétiques, on préfèrera, par conséquent, au Tantrisme la voie de l'Amour Courtois**. Ceci avant que de prétendre jouir du plaisir d'avoir conquis "sa belle" (et donc"gagner sa belle", comme on le dit d'une revanche au Jeu). Car il y est clairement question de " sublimer le désir ". Mais c'est un autre sujet... Il convient toutefois de préciser qu'il peut exister, dans un parcours de vie, une initiation spontanée, de nature "tantrique", appelée "voie abrupte", et ce lorsqu'on tombe fou amoureux, traversant ainsi " l'épreuve du feu " (ce dont nous a parlé un André Breton pour qui peut l'entendre). Mais là encore : il est question de sublimer...

Si l'on considère en tout cas que tout individu normal est censé vivre une sexualité à la base "reproductive" et "préemptée" par la religion, il n'y a rien qui puisse relever d'une quelconque "main gauche" dans la Lune Noire. Au contraire, c'est un point de vue encore trop empreint de "bondieusité" qui la verrait -ou la vivrait- ainsi. Contrairement à ce qu'énonce le dogme catholique, la Lune Noire invite à reconnaître sa pulsion sexuelle, sa libido. Elle réconcilie l'individu avec sa pulsion de vie et c'est en cela, notamment, qu'elle donne à l'homme le moyen d'évoluer vers " plus de vie ", en l'invitant à se laisser émouvoir par la dynamique du désir. Et non de régresser en étouffant/refoulant/détournant, voire en pervertissant à force "d'interdits intégrés", cette même "pulsion de vie".

La Lune Noire AGIT que l'on suive consciemment un chemin spirituel, ou pas. Elle AGIT comme une pulsion de vie, une libido (au sens jungien), un désir existentiel que l'histoire a compliqué par quantité de "dogmes" et "d'interdits" dont la fonction était de sublimer les pulsions archaïques pour mener l'homme au "faîte" de son aspiration existentielle. Et je parle là, bien sûr, de cet " Homme Universel " grandissant au cours des siècles et par de multiples incarnations.

Car ce "faîte" rejoint bien évidemment la connaissance spirituelle orientale évoquant un karma dont on doit se libérer pour atteindre "LA LIBERATION". Il va de soi, en effet, qu'on ne peut évoquer une vraie connaissance du karma, sans aborder le but ultime qui est de s'en libérer. Ceci est enseigné dans les écoles de sagesse orientales, mais cette vérité s'exprime, quoi qu'il en soit, dans la vie de l'occidental. Même si nos religions occidentales ont occulté cette vérité, elle n'en reste pas moins vraie. Et s'il était nécessaire de connaître la vérité pour vivre, tout simplement, ça se saurait.

Néanmoins, l'ignorance est génératrice de karma. Ceci aussi est enseigné par les écoles de sagesse orientales. Fausses vérités et faux prophètes sont donc générateurs de karma.

Mon ouvrage sur la Lune Noire n'a aucune intention de faire de "l'éducation sexuelle". Et pas plus de "l'éducation spirituelle". Il est là, par la connaissance et la pratique astrologique, pour réapprendre à l'homme à se réconcilier avec la "pulsion de vie" de son âme, qu'elle soit sexuelle ou spirituelle. Car le plus gros travail à faire pour l'occidental consiste probablement à renouer avec son instinct, avant que de prétendre s'élever davantage, en le sublimant.

Nous l'avons vu lors du tsunami de 2004, que l'instinct, héritage précieux de notre part animale, est le plus sûr moyen de prévenir "les dangers". Et l'aventure spirituelle n'en est pas exempte...

Dans la Lune Noire s'exprime le fait que cette "pulsion non reconnue ni identifiée" peut guider l'homme de façon inconsciente, se faisant alors son "initiatrice". Mais, ô combien, elle peut aussi le pervertir dans sa mission de vie initiale ! Ceci, parce que cette pulsion, contrariée" par le "fait social", peut induire toutes sortes de refoulements névrotiques endommageant le "véhicule" de la personnalité jusqu'à la rendre pathologique.

La Lune Noire dans le thème situe rien moins qu'une "mémoire refoulée", morte ou en danger de mort. C'est-à-dire susceptible de pervertir la pulsion de vie et de la mener à la mort de l'âme. Ceci n'est possible que si la personnalité devient réellement pathologique et ne sait, dans sa stratégie inconsciente", gérer la relation "refoulement/sublimation" ou encore "fascination/rejet". Elle passe alors dans le DENI.

 

La Vérité ? Un gros mot ?

On en viendrait à le croire, tant il est commun d'entendre à présent : "il n'y a pas de vérité, il n'y a que des vérités". Et alors je rectifie : il y a différents niveaux de conscience, et donc d'entendement et de compréhension, et par conséquent d'interprétation de "La Vérité". Mais celle-ci n'est est pas moins Une.

Et lorsque je m'impatiente, j'affirme : oui, il y a beaucoup trop de formes et de niveaux de bêtises qui croient avoir atteint "l'Intelligence suprême". Qu'on se le dise : ce n'est pas la Vérité qui a diverses formes, c'est la bêtise !

A priori, la Lune Noire, dans le thème est censé agir en disant : tu vois cette énergie là, tu n'en es pas encore maître. Elle ne pardonne rien à celui qui ne sait pas jouer de cette exigente dialectique (refoulé/sublimé) qui pousse l'être commun à surmonter ses contradictions, pour aller en route vers l'Etre Suprême. Et ce, en suivant, pas à pas, "sa" vérité (fut-t-elle encore grossière, pleine de bêtise, d'illusions et de mensonges).

Si l'Ego reste dans la révolte face à son "fatum", révolte dont la Lune Noire peut tout aussi bien se faire le reflet, engendrant des personnalités tout d'abord "border line", puis franchement perverses et criminelles, cet Ego n'entre bien évidemment ni dans la sublimation ni dans la transcendance. Car la "sublimation" est la première marche en direction de la transcendance.

En astrologie, atteindre "la transcendance" correspond à l'intégration des planètes du septénaire, jusqu'à Saturne, donc. Ce dernier est certes"gardien du seuil" pour accéder aux planètes dites "transpersonnelles" que sont Uranus, Neptune, Pluton. Mais c'est la Lune Noire qui est la "petite gardienne" des divers seuils à franchir jusqu'à lui. C'est elle qui fait "la danse des sept voiles". Si l'on observe d'ailleurs le glyphe de cette dernière on s'aperçoit qu'il est une sorte de Saturne inversé.

Lorsque grâce à la Lune Noire, on est parvenu jusqu'au stade de Saturne, qui est celui de "la Maîtrise", il convient alors "de l'inverser" comme le montre la carte du Pendu, dans le tarot. C'est une clé de l'initiation que nous ne développerons pas davantage ici.

Néanmoins, on peut d'ores et déjà affirmer qu'il est peu probable que l'individu parvienne à passer "sain et sauf" le seuil de Saturne sans avoir reconnu en lui l'oeuvre de la Lune Noire, laquelle s'apparente parfois à "l'oeuvre au noir" du processus alchimique. Faute d'avoir conscientisé et intégré ces étapes, les planètes transaturniennes exprimeront "sa folie" bien plus que sa "sagesse".

On ne peut en effet maîtriser leur puissante énergie sans dommage tant que l'on est pas dans la Maîtrise de Saturne.

Si la personnalité reste dans le "DENI", l'Ego ne peut ni se construire ni, bien entendu, cheminer vers le Soi (son objectif suprême). Il reste alors dans "son" Satan que l'on a déjà maintes fois décrit comme étant : celui qui nie. Sens que l'on retrouve dans l'étymologie du mot "Sat-An", selon Jean Phaure, signifiant : la perte de l'être. Nier ce qui est, être dans le déni, conduit, en effet, à termes, à la perte de l'Etre.

Dès lors, la Lune Noire n'est plus que le reflet de notre démon.

La Lune Noire, dans ce cas, le cas de la décomposition de la personnalité (plutôt que sa croissance et son éveil) est renvoyée dans les limbes où elle peut continuer d'exercer son emprise maléfique et tenir l'individu dans une sorte d'état hypnotique.

C'est pourtant précisément le but d'une Lune Noire bien intégrée dans l'ensemble du thème que de sortir l'individu de son état hypnotique. Et, à terme, de le conduire à l'Eveil.

Et il n'est pas besoin d'être dans une voie spirituelle pour cela. Il suffit de vivre et d'incarner correctement son thème en s'alignant consciemment sur ses énergies.

La vie même est une voie spirituelle pour qui en comprend le sens.

C'est la Voie du Milieu enseignée par Bouddha (d'où, d'ailleurs le nom de l'association " Le Milieu du Ciel " en accord avec cette voie). Le bouddhisme a conservé dans sa culture l'accompagnement de l'astrologie sur cette Voie du Milieu (considérant les " épreuves " comme autant de maîtres à entendre et à écouter), puisque le lama est aussi astrologue, tandis que l'occidental a cru bon pouvoir s'en passer (ce qui s'avère illusoire puisque je suis en train, malgré cela, d'écrire ces lignes, faisant " revenir au galop " ce " naturellement spirituel " de l'astrologie qui fût chassé…)

 

Le Chemin vers la vérité

Nous l'avons vu plus haut : la Vérité est Une. Tant que l'on a pas compris cela, on peut être sûr d'en être, au mieux, au stade de l'Ego. Quant on a compris cela, on peut être sûr d'être : en voie de dissolution de l'Ego (dissolution qui ne signifie aucunement "destruction" mais plutôt "effritement" de ses limites, élargissement de conscience). Lorsque l'on dépasse ces questions et discussions, ce, en étant capable d'appréhender "le silence" de la Lune Noire : on commence à se donner les moyens de toucher à "l'Un".

L'astrologie, et l'astrologie karmique en particulier, ne peut en aucun cas être "dogmatique" puisque par elle, nous appréhendons les nuances et particularités de l'âme de chaque être incarné, selon sa carte du ciel de naissance qui devient alors "SA" bible.

Elle est un guide sur le chemin et prend tout individu, ni plus ni moins : là où il en est du chemin.

C'est pourquoi sa fonction essentielle (loin de la "vision de bazar" qu'on peut donner de l'astrologie karmique) est essentiellement de recentrer l'être "dans sa réalité" et "sur son chemin".

Pourquoi la Lune Noire est si importante en Astrologie Karmique ? Précisément parce qu'en tant qu'initiatrice (mais aussi possible "pervertrice") elle est supposée "réveiller l'âme" en tant que "mémoire morte".

Elle décrit les "avatars" de la destinée en ce qu'ils devront être sublimés tout d'abord, et puis transcendés, ensuite.

Elle est karmique parce qu'elle "réveille" l'âme dans le souvenir de son existence éternelle (pourvu que la personnalité ne soit pas tombée dans le DENI pathologique). Elle la secoue pour lui dire : "souviens-toi, tu as une voie, une mission à accomplir et c'est en direction de ton Noeud Nord.

Elle dit : c'est moi, ta "mémoire morte" qui veut te mener à l'éveil : JE NE FAIS QUE TE LE RAPPELER. Pardonne moi si la leçon est dure. Ce qui importe : C'EST QUE TU LA COMPRENNES. Ne te révolte pas, suis moi.

Oui, la Lune Noire plutôt que de conduire au "DENI" (ou à la franche perversion si ce n'est alzheimer) peut permettre de "sauter les moutons du temps qui passe", non pas pour s'endormir, mais pour venir à l'Eveil à la vraie réalité.

Les "moutons du temps qui passe" sont aussi les âneries diverses et variées dont nous sommes capables et qui génèrent des sanctions à brève échéance, et du karma à l'échelle de la réincarnation. C'est un sain "retour du refoulé" que d'apprendre à reconnaître l'animal, la "bête" (qui, elle, n'est que l'initiatrice de notre bêtise) dans cette incohérence instinctive de notre vécu, et ceci pour affirmer en nous le désir de nous élever au delà de ça.

Car ne nous y trompons pas. La Lune Noire n'est pas "bergère de moutons". Elle tient probablement davantage de la louve, et tant qu'on a "peur du loup", inutile d'espérer se la concilier vraiment...

L'astrologue qui, se croyant "fort en thème", prétend faire sortir son féminin refoulé comme s'il était à la pêche au coquillage, utilisant "le sel" pour faire sortir les couteaux en marée basse, lorsque la mer s'est retirée, doit savoir qu'il emprunte la voie perverse. Cette sorte de sel n'a en effet rien d'alchimique, mais ceux qui ont pratiqué cette pêche comprendront l'allusion subtile et toute visuelle... Alors, oui, il s'agira de la voie de la main gauche. Celle qui prétend "sublimer" par l'argument païen, la voie archaïque, oublieuse de toute sublimation transcendante, laquelle fut péniblement ascensionnée par l'Histoire. Alors oui, pour lui, cette Lune Noire, est celle qui fait descendre plutôt que monter. Elle ne fera que réveiller ses vieux démons. Renouer avec l'instinct, ne veut en aucun cas dire : se livrer à ce qu'ils ont de plus bestial. Bien au contraire, la Lune Noire invite à les reconnaître lucidement pour les tenir bien en laisse.

Il y a de grands dangers psychiques et spirituels sinon. Mais inutile d'avertir l'être dans le déni. On ne peut que prier pour lui et éprouver une profonde compassion...

Rappelons toutefois que l'ésotérisme occidental fourmille d'expériences occultes malheureuses de pseudo initiés, pensant, à la moindre expérience occulte et surnaturelle, avoir touché au vrai. Leur exemple devrait suffire à servir de garde-fou. Comme nos deux dernières guerres mondiales, d'ailleurs. Rappelons que, contre toute apparence, Hitler fut un grand mystique dont on est en droit de douter de "la Vérité"... S'il était "mystique", il était surtout "grand psychopathe". Son "oeuvre historique" à elle seule suffit à en faire la démonstration, attestant de la "persona ambitieuse et criminelle".

Et puisque nous en parlons à l'heure actuelle, saluons à cet égard et au passage, le sain esprit critique, la vertu de l'exercice du doute, qui, on le sait, a son bénéfice, et bien entendu : l'acquis de la laïcité.

 

PERVERS ? VERS PERE ?

Le mot pervers est issu du verbe " pervertir " lui-même venant du latin " purvertir " datant de 1115. Son étymologie, composée de " per " et " vertere ", signifiant " retourner, renverser ", ce qui signifie : changer en mal, selon une ligne directrice corrompue et détournée de sa fin (qui est le bien).

En langue des oiseaux, on peut entendre dans ce mot, lorsque notre oreille spirituelle est ouverte, " vers père ". Et alors, c'est d'un autre type de "détournement/refoulement" psychique dont il sera question sur le plan collectif : celui du féminin.

On conçoit aisément, en effet, que la violence de l'histoire, écrite au fer rouge par faits d'arme, a conduit douceur et tendresse toutes féminines à se refugier dans quelque abri protecteur devenu, pour certains, tout bonnement inacessible.

Et je parle bien "du féminin", et non de la femme qui, elle aussi, a bien souvent refoulé sa féminité et ne peut la retrouver qu'en révélant en elle la Lune Noire**. Et qui, elle aussi, doit savoir négocier entre "la belle" et "la bête".

J'ai abondamment cité Lao Tseu dans mon ouvrage car il n'est pas de source plus féconde pour aborder, comme il se doit, la question de la dualité. Or, en Chine, le Tao est si fortement lié à la Grande Mère des origines qu'un traducteur récent du Tao-te-king en américain a choisi d'en parler au féminin en le désignant comme "She".

Lao Tseu, depuis le 6ème siècle avant JC, continue de nous poser cette interrogation sibylline : "Peux-tu ouvrir et fermer les célestes battants, en jouant le rôle féminin ?"

En Inde bien sûr, la Grande Mère, la Déesse (5), est à l'origine de toute spiritualité réelle. Citons, le Dr Jacques Vigne, "C'est cette dernière qu'on a priée afin qu'elle retire le sommeil de Vishnou, pour que celui-ci puisse créer le monde. Parfois, on dit que les quatre dieux principaux du panthéon hindou ne sont que les quatre membres du corps de la Mahadevi. Cette dernière est au-delà des contraires : on la décrit, dans un hymne chanté tous les jours dans certains ashrams, comme la " grande démone " (mahashuri), la grande nuit, la nuit obscure, la nuit terrible... Ramakrishna explique cet aspect noir de la Déesse en disant qu'il vient du fait qu'on la voit de loin : de même, I'eau d'un lac peut paraître noire de loin, mais elle est transparente quand on la prend dans la main et qu'on la regarde de près. Ainsi, la Mahadevi n'est ni obscure ni claire, ni féminine ni masculine, elle est pure transparence, elle est le Soi. Elle est Mahamaya ; cela ne signifie pas qu'elle est illusion, mais simplement qu'on ne peut pas dire si elle est ou si elle n'est pas : elle est au-delà de toute définition. "

Ramakrishna nous explique donc que cette apparente "noirceur" de la Lune, en tant que symbole du féminin, n'est qu'un effet d'optique. Il tient en réalité à la distance qu'il reste à parcourir pour aller vers Mère, vers la "source"...

On peut certes, emprunter la voie du Père, aller vers Père, aussi. Et c'est ce que l'occident a fait, historiquement. Mais en sachant que là n'est pas le but ultime. Si l'on persiste à le penser, alors le risque de devenir pervers est grand, faute de retrouver le chemin de la source qui nous est pourtant de longue date indiqué par Lao Tseu (dont la parole n'a jamais cessé de résonner dans les siècles).

Alors la fissure, le fossé, entre conscient et inconscient risque de toujours et davantage se creuser, jetant l'âme dans les profondeurs abyssales du déni...

La Lune Noire, elle : nous invite au Sublime... Au vrai.

© Laurence LARZUL - 5 mars 2008.


* http://www.aph-metaphore.com.fr/infirmier/borderline.html

** l'Amour Courtois Commentaire sur le commentaire de Wikipédia : A propos du fait que "la femme" ait eu besoin de la protection d'un Suzerain pour la mettre à l'abri des assauts par trop virils d'une soldatesque brutale et peu éduquée : nul ne peut en douter. De là à dire que l'on courtisait le dit Suzerain via la femme, c'est plus douteux et "orienté" quant à l'interprétation (on peut y lire l'homosexualité latente de l'auteur). Il fut un temps on disait l'homosexuel "inverti", ce qui retraduit bien "l'inversion" du chemin vers le féminin sur le plan de la sexualité. La femme a toujours été "civilisatrice" et le "règlement" de l'Amour Courtois était bien conscient de cette "vertu" toute féminine. Quant à la dimension "spirituelle" et la finalité de l'Amour Courtois, c'est bien autre chose... Mais ceci découle de cela... Dès lors que l'on détruit la "féminité", même s'il s'agit de "destruction symbolique", le retour à la barbarie n'est pas loin...

A l'heure où l'homme a bien peu de "dangers physiques" à convoiter la Femme, nous pouvons juger d'une certaine "perfection" dans le chemin parcouru...

 

(1) A ne pas confondre avec Lilith, comme je l'ai déjà précisé dans mon ouvrage. J'ai dans ma bibliothèque un ouvrage intitulé " LILITH, le second Satellite de la Terre " paru fin 1937, aux éditions Niclaus. On y " glose " sur le symbole, issu de la Kabbale Hébraïque et aussi de sorcellerie. Et en introduction, on fait une dédicace à un certain Marcel Gama, qui le premier, aurait étudié la Lune Noire, mais nous sommes vite édifiés sur le fait que, dans la confusion propre à cet instant de " naissance symbolique " : on y parle en réalité d'un astéroïde découvert, comme tant d'autres, au XIXème siècle. L'astrologue, Jean Billon, dans un article paru dans la revue "Harmonie" faisait la distinction dès les années 90, entre la Lune Noire, second foyer de la Lune et Lilith, l'astéroïde. Je n'ai fait dans mon ouvrage que tenter d'éclairer la différence en m'appuyant sur son rigoureux travail sur les astéroïdes, lequel venait à point nommé pour conforter mon intuition.

 

(2) L'expression " Voie de la Main Gauche " aurait été vue pour la première fois sous la plume de H.P Blavatskty si l'on en croit Wikipédia. Il semble que la vision manichéenne de l'occidental assimile un peu trop rapidement et spontanément le mot " noir " accolé à la Lune à une idée du " mal ". Or, comme expliqué dans cet article, je ne dénie pas le caractère " maléfique " de la Lune Noire lorsqu'elle est refoulée. Mais précisément, c'est sa mise en lumière, sa désoccultation qui est bénéfique.

Et de fait, on a vu poindre tout un mouvement néo-païen pour une revivance revendiquée du savoir des " sorcières ". Il s'agit là encore d'une " déviance " au regard de la symbolique de la Lune Noire. Si elle est bien comprise. Ce paganisme évolue en effet davantage vers " Priape " (c'est à dire le périgée lunaire, exprimant la communion du sauvage avec la nature), bien plus que vers l'apogée de la Lune Noire. En aucun cas il ne manifeste en tout cas le " travail alchimique " de la Lune Noire, même s'il en fait saillir un des aspects dans la dualité.

La Lune Noire, elle, nous invite au difficile apprentissage de la mesure dans la tendance spontanée à se polariser sur ces deux extrêmes humaines que sont la froide intellectualité et la bestialité.

 

(3) J'en profite, pour dire que, si je respecte le travail de Joëlle de Gravelaine, la première à avoir éclairé ce pan obscure de la Lune Noire, je ne partage pas la vision de la Déesse qu'elle donne dans son ouvrage sur le sujet. Et si j'avais d'ailleurs partagé "sa vision", je n'aurais pas éprouvé le besoin de donner la mienne, cela va de soi. Il est un fait aussi qu'ayant travaillé sur le sujet de la Lune Noire, je suis aussi "revenue" à la Déesse. Mais ce n'est de toute évidence pas de la même dont nous parlons. Joëlle a ouvert la voie... Mais, venant à sa suite, je prétends mener ce travail "d'accouchement" plus avant, et plus à terme.

Il fallait à Joëlle de Gravelaine, de par sa génération au début du XXème siècle, avant le droit de vote des femmes, s'extirper intellectuellement, et tout d'abord, d'un patriarcat "régnant" et, ce, en tant qu'orpheline. Je suis pour ma part née plus tard et d'emblée dans une structure familiale monoparentale et de fait "matriarcale" puisque portant le nom de ma mère. Et ce sous la protection d'un patriarche, c'est-à-dire un grand père qui a été veuf plusieurs fois et sans aucun doute, d'autant plus conscient de " la perte " de la femme. Ce grand père, dans mon histoire, fut un personnage aimant et protecteur idéal, pour lequel j'ai le plus grand des respects et un amour filial réel.

De plus les bretons et, plus globalement, les Celtes de Grande Bretagne n'ont jamais eu les travers misogynes du reste de la France et de la Méditerranée. La femme y a toujours été respectée, voire vénérée. On y trouve encore largement répandu le culte de la Déesse. D'ailleurs, lorsqu'on a voulu, par ordre royal, au XVIIeme siècle, imposer le choix du mari à la femme bretonne, ce qui l'empêchait, si elle était noble, d'épouser un simple paysan : il y eut la révolte des bonnets rouges...

Jean Markale (4) qui a longuement interrogé la "celtitude" via son oeuvre restitue sans aucun doute la plus juste appréciation de la façon dont la Lune Noire s'inscrit dans un processus initiatique pour "le chevalier" que l'on peut encore décrypter dans le cycle de la table ronde et du Graal. Dans cette étude, respectant les fondement de "l'âme celtes", la femme est "l'être parfait" qui guidera le chevalier dans sa quête vers la réalisation du Graal par amour pour elle. Il aura, pour cela, à dépasser bien des épreuves et à déjouer le piège des avatars féminins placés sur sa route pour le détourner de cette quête ultime... Plus il est proche du but, plus le risque d'en être détourné est grand... Et s'il échoue, sa régression sur l'échelle évolutive peut-être violente. (Il n'omet pas par ailleurs de faire le lien avec la montée de la kundalini sur ce chemin).

Ces précisions sont apportées ici pour répondre à ceux qui m'ont demandé : pourquoi avoir choisi d'écrire sur la Lune Noire ?

Question vaste et ardue, dont la réponse ne peut que venir dans le temps car elle n'était pas clarifiée à 29 ans. Je savais simplement le sujet important tout en sachant que le rôle de la Lune Noire est d'animer la " quête et l'enquête qu'elle appelle à mener "...

Il est important de parler de soi lorsqu'on écrit des livres, car nulle pensée constructive ne vient "ex nihilo"... Il y a un chemin, une base et puis un sommet, et celui qui est le mieux situé pour voir clair sur le monde se doit de transmettre aux hommes ce qu'il voit après avoir précisé pourquoi lui, il voit, et pas les autres. Ce n'est qu'ainsi que l'on peut atteindre "l'objectivité" si tant est qu'elle puisse être atteinte...

Il va de soi que cet article vient en complément de ce qui est déjà dit et abordé de façon plus " technique " et " pratique " dans mon ouvrage " Comprendre la Lune Noire " aux éditions Grancher.

 

(4) Lire l'interview de Jean Markale sur le véritable sens de "La Quête du Graal".

Commentaire sur l'interview :

Précisons par ailleurs que la "richesse" de la femme, en tant qu'objet de quête et de désir, est toute "spirituelle" puisque le chevalier n'est pas supposé être animé par une quelconque convoitise matérielle mais bien par une quête de "trésor spirituel". Et c'est l'Amour qu'il éprouve (et auquel son coeur ne s'est pas fermé) qui garantit la vérité de sa quête. Peu importe que cet amour soit inspiré par dieu ou par le diable. Ce qui importe c'est que l'Amoureux en soit digne en restant en accord avec "le bien, le beau, le vrai". D'autant que l'une des vertus à acquérir sur ce chemin est le désintéressement et la noblesse... Toutefois rappelons que seul peut convoiter la "Royauté Spirituelle", celui qui a déjà maîtrisé le plan matériel... ce qu'il ne peut faire que grâce à des protections féminines face auxquelles il ne doit pas démériter. Ce dernier plan est symbolisé par l'Ours, tandis que le Sanglier parle de pouvoir spirituel. Le sanglier est le gardien naturel du Trône spirituel. Il existe donc une première "quête" concernant la maîtrise du plan matériel et de ses obstacles et une seconde, d'ordre spirituel.

Le Chevalier, tout d'abord servant, doit être prêt à offrir un trésor matériel contre un trésor spirituel pour atteindre à La Royauté... Et il va de soi que le premier trésor doit être conquis de façon honnête et être le fruit de ses efforts, témoignant ainsi de sa valeur. Et que la loi de Moïse disant "tu ne dois pas tuer" était un vain mot lorsqu'il s'agissait de protéger la veuve et l'orphelin par fait d'armes sous le règne de l'usurpateur et du tyran...

Il ne faut en effet pas confondre le "Chevalier" avec le "puer aerternus", qui, infantile et incapable de sortir des jupes de sa mère, continue d'attendre de la femme qu'elle subvienne à ses besoins. Ce qui donnerait davantage la figure du gigolos que celle du Chevalier. Ou encore de certains "maris" se laissant materner, avec les enfants, par "maman". Le "Chevalier" que l'on ne croise en réalité plus jamais dans l'existence a une relation "mystique" au Féminin et cet "appel" l'enjoint à se parfaire et a triompher des combats de la vie avec intelligence, coeur et courage.

Ce Chevalier n'est pas isolé et reclus dans quelque monastère d'où il pourrait se protéger de son attirance pour la femme : il sait que c'est la vie même qui l'appelle au combat. Et qu'il convient surtout que son combat soit juste.

La série parodique sur M6 de la Quête du Graal est non seulement drôle, mais malheureusement assez juste sur ce qu'il reste de cette légende pour ceux qui y croient encore...

Concernant les femmes "sorcières" placées sur le chemin de l'homme en quête, on s'instruira utilement de la chose en lisant "Les Liaisons Dangereuses" de Choderlos de Laclos. Avec l'affreuse Madame de Merteuil se jouant si habilement de l'infatuation, la concupiscence et la lâcheté du pauvre Valmont rencontrant l'amour. Cette marquise aurait-t-elle été si "machiavélique" si elle n'avait évolué dans un monde où le statut de la femme ne tient qu'à son habileté à tromper l'homme ? Tandis que celui-ci se flatte de se la croire si soumise ?

 Jean Markale ignore peut-être l'existence d'un courant de sorcellerie issu du Pays de Galle et nommé "Dragon Rouge" qui est très au fait de cette "initiation" mais cherche à détourner l'énergie féminine à son profit involutif. Ceci explique cela... Merlin, lui, ne l'ignorait pas et annonçait que le triomphe d'Arthur ne pourrait advenir qu'après avoir vaincu le Dragon Rouge...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dragon_(mythologie) - curieusement, la phrase de Merlin expliquant son problème au tyran Vortigern est inversée ???? (ce n'est pas la première fois malheureusement que nous constatons l'existence de contre-vérités sur Wikipédia). Voici la version erronnée wikipedia :

"Restons en Bretagne un instant, pour évoquer Merlin l'Enchanteur, dont la sagesse était légendaire dès l'enfance. Le tyran Vortigern, celui-là même qui avait exilé Uther Pendragon et ses frères, pour usurper leur trône, voulait bâtir une forteresse imprenable. Or, malgré tous les efforts de ses ouvriers, et les invocations de ses mages, l'édifice s'écroulait à peine sorti de terre, et de ses fondations s'élevait une clameur terrifiante. Un sacrifice humain s'imposait pour conjurer les mauvais esprits, et Vortigern allait condamner le jeune Merlin, que sa naissance illégitime désignait comme victime idéale, lorsque celui-ci lui donna la solution : « il y a dessous le sol, juste au point où la construction doit prendre appui, deux dragons énormes. Lorsqu'ils commencent à éprouver sur eux le poids de la bâtisse, ils s'agitent, et les murs s'écroulent. » Le tyran fit creuser plus profond, et l'on découvrit deux dragons, l'un rouge et l'autre blanc, qui, sitôt mis à jour, s'affrontèrent en un terrible combat, que gagna finalement le Dragon Rouge. Merlin donna alors la signification de ce combat : « Roi, je te dirai que ces dragons représentent, le rouge, la nation Bretonne, le blanc, toi, Vortigern. Ce pays, tu le possèdes indûment. Mais le Dragon rouge est en route, malheur au Dragon blanc, car il court sa perte. »

Voir le lien suivant, en bas de texte pour la version exacte : http://www.franceastro.com/dragon_.php

La voici :

"Il est intéresant de retrouver ses même dragon, dans la situation inverse, dans la légende d'Arthur et de Merlin l'Enchanteur, dont la sagesse était légendaire dès l'enfance.En effet, la légende raconte que le tyran Vortigern, celui-là même qui avait exilé Uther Pandragon,père d'Arthur et ses frères, pour usurper leur trône, voulait bâtir une forteresse imprenable. Or, malgré tous les efforts de ses ouvriers, et les invocations de ses mages, l'édifice s'écroulait à peine sorti de terre, et de ses fondations s'élevait une clameur terrifiante. Un sacrifice humain s'imposait pour conjurer les mauvais esprits, et Vortigern allait condamner le jeune Merlin, que sa naissance illégitime désignait comme victime idéale, lorsque celui-ci lui donna la solution : 'il y a dessous le sol, juste au point où la construction doit prendre appui, deux dragons énormes. Lorsqu'ils commencent à éprouver sur eux le poids de la bâtisse, ils s'agitent, et les murs s'écroulent.' Le tyran fit creuser plus profond, et l'on découvrit deux dragons, l'un rouge et l'autre blanc, qui, sitôt mis à jour, s'affrontèrent en un terrible combat, que gagna finalement le Dragon Blanc. Merlin donna alors la signification de ce combat : 'Roi, je te dirai que ces dragons représentent, le blanc, la nation Bretonne, le rouge, toi, Vortigern. Ce pays, tu le possèdes indûment. Mais le Dragon blanc est en route, malheur au Dragon rouge, car il court sa perte.' "

Tandis qu'il apparaissait en première page de Google en 2006, on se réjouira que le site suivant : http://www.dragonrouge.net/french/en_general.htm soit retombé dans les "lymbes informatiques" puisqu'à la page 30 de la recherche "Dragon Rouge", il n'apparait plus.

Il y est clairement question de magie noire pour qui est quelque peu initié aux mystères... Mais une magie noire qui n'ignore en rien l'enseignement de Jung et donc d'autant plus "perverse". Ici, Lilith a vraiment sa place comme épouse de Samaël, Samaël étant la face noire de Michael.

Notons que le fait d'inverser les symboles est une stratégie propre au mage noir et que ceci nous permet de comprendre la différence de version entre wikipédia et l'autre site donné en référence.

 

S'il est vrai ,comme le dit le blog ci-dessous, que Benoit XVI fustige le "Dragon Rouge" du matérialisme, c'est donc à juste titre...

http://gargamelo.canalblog.com/archives/2007/08/16/5900811.html

LARZUL voulant dire "l'Arthur" voilà le type d'information qui ne saurait m'échapper... Et l'enseignement "noir" de dragonrouge.net ne saurait égarer que les esprits ignorants et confus et celui qui n'est pas dument dirigé vers la lumière...

 

(5) Il faut noter, par ailleurs, que la plupart des Déesses du panthéon depuis les Egyptiens et les Grecs ont TOUTES à pleurer la perte de leur amant ou de leur époux. Signe d'une échec sur La Voie. On dit que Hera engendra Typhon pour se venger des frasques de Zeus, la faisant passer ainsi pour une mégère virago. Mais l'attitude indigne et infidèle de celui-ci , "jouissant sans entrave"du pouvoir pouvoir divin que lui accorde "la déesse amoureuse", jusqu'à devenir "le dieu noir" déjà vu chez Osiris, ne peut que susciter les foudres de la Déesse et du "puissant principe source" qu'incarne Hera puisque chaque déesse du panthéon manifeste "un aspect de la source". Chez les celtes, on sait que c'est la Déesse qui déclenche les guerres pour punir la faute des hommes si jamais elle est offensée.

Isis, quant à elle, perd son epoux vaincu par Seth. Ce qui exprime et illustre l'ampleur "du mal" par le dévoiement de cette voie spirituelle originelle, visible par l'instauration du patriarcat remplaçant l'ancien ordre matriarcal. Ce n'est pas la Déesse que Seth tue (car c'est impossible), c'est son époux, c'est à dire "le Roi" qui a oublié son rôle ultime auprès de la Déesse en cédant "au mal" et en se laissant vaincre par "le faux frère", autre figure d'Abel et Caïn. On comprend alors que le règne "patriarcal" correspond en réalité à celui de Seth, l'usurpateur (visible par "le mal" sous toutes ses formes qui règne en ce monde).

Paradoxalement, l'église chrétienne a enregistré cet "acte de décès divin" puisque l'on y retrouve la mère et le fils omniprésente dans sa statuaire tandis que l'on y prie "un père" que l'on dit "aux cieux".

Horus, le fils, est donc réincarné symboliquement par Jesus, et il continue donc se disputer l'héritage du Royaume avec Seth/satan. Ce qui nous permet de comprendre la dernière phrase du Christ sur la croix : "Père, pourquoi m'as-tu abandonné ?", sachant que le père symbolique est Osiris et qu'il est mort, tué par Seth.

Restaurer la Voie de la Chevalerie semble être le seul moyen, pour le fils Jesus/Horus, de parvenir à vaincre et récupérer ce trône usurpé... Mais il conviendrait que cette Chevalerie se préoccupe davantage de préserver un héritage spirituel et d'en incarner les principes, que de préserver un patrimoine immobilier...

Quant à Venus, elle pleure aussi son bel Adonis...

Oui, comme il est dit en 4ème de couverture de mon ouvrage, avec la Lune Noire : nous abordons bien la question tout à la fois de "l'Originel" et de "l'Ultime"...

C'est un voeux pieux que l'on fait comme "appel à la chevalerie de l'homme". Nous venons de voir qu'au plan divin : ceci n'a jamais eu lieu. Osiris, Zeux, Adonis : nul Dieu n'a survécu aux côtés de la Déesse. Et il serait difficile d'imaginer que l'homme fasse mieux. Surtout si l'on sait qu'il est "sous l'emprise des archétypes". Si ce n'est à comprendre, comme l'a fait Jung, que tout être en chemin est susceptible de rencontrer un "archétype" bien plus puissant que sa conscience individuelle.

Et aussi de comprendre, comme l'a fait Sri Aurobindo, que ce monde des devas, pour tout puissant qu'il soit, n'est pas le "monde ultime"... La "prière" de l'Homme doit commencer par demander la vertu de se réaliser en tant qu'homme et puis, lorsqu'il parvient au plan divin : à être libéré du karma engendré par les ancêtres. Ce karma est exprimé par l'énergie de ces devas encore à l'oeuvre... Et que l'on ne rencontre "énergétiquement" qu'à un certain stade de notre évolution, lorsque d'expansion de conscience en expansion de conscience, on atteint le plan divin.

La psychogénéalogie a bien compris cette "fidélité inconsciente" aux ancêtres. L'astrologie permet une vision "cosmique" de la chose, là où la psychogénéalogie s'occupe d'une filiation humaine, sans ce lien "cosmique" et cette "vision cosmique" propre à l'Astrologie et qui plus est à l'Astrologie Karmique.

La Source divine, par essence Eternelle, se situe bien plus loin... Bien au delà des Devas et des Ancêtres...

Il faut auparavant retrouver la "Mnemosyne", c'est à dire : la conscience du passé, du présent, et du futur... Et l'Astrologie Karmique est un guide sur ce chemin...

© Laurence LARZUL - 8 avril 2008


"Comprendre la Lune Noire"

Juin 91 - 3ème édition augmentée septembre 2002 - Ed. Grancher -- 18 Euros

Cet ouvrage constitue un traité complet sur le sujet fascinant de la Lune Noire. L'approche astronomique, symbolique et pratique permet d'appréhender ce point fictif de votre thème, révélateur très souvent d'un noeud psychologique susceptible de bloquer toutes les énergies du thème. L'étudier et la comprendre est donc indispensable à une bonne maîtrise de votre destinée. Vous trouverez dans cet ouvrage :

  • l'interprétation de sa position dans le thème natal (en signe et en maison, en aspect aux planètes et aux noeuds lunaires)
  • l'interprétation de ses transits en maison, sur les planètes et les noeuds lunaires du thème
  • l'interprétation de son impact en comparaison de thème
  • l'interprétation de ses transits en signes en astrologie mondiale
  • L'initiation de la Lune Noire
  

 Ouvrage traduit en portugais

 

Lire une petite traduction roumaine


 

 Connaître ma Voix Karmique

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SOMMAIRE

 

LA LUNE NOIRE... Refoulée ? Sublimée ? Sublime ?

Ou bien origine du DENI ?

Par Laurence LARZUL

 

MAUVAIS KARMA POUR LA SOCIETE GENERALE

Par Laurence LARZUL

 

2008, L'ANNEE DE L'ENTREE DE PLUTON EN CAPRICORNE POUR 14 ANS

Par Laurence LARZUL

 

ADIEU FRED, BON COURAGE CATHERINE...

Par Laurence LARZUL 

 

ASTROLOGIE KARMIQUE : ZODIAQUE TROPICAL OU SIDERAL ?

Par Laurence LARZUL  

 

ASTROLOGUE ? OU CHAMANE ? 

CE QUE M'A APPRIS L'ASTROLOGIE KARMIQUE QUE J'ENSEIGNE...

Laurence LARZUL

 

MON ETUDE KARMIQUE DU THEME DE CECILIA SARKOZY

Par Elisabeth DARRAS  

 

ENTRETIEN SUR CHIRON...

entre Laurence Lejeune et Chantal Ropars  

 

BIGARD SERAIT-T-IL MOINS BIZARRE ?

Par Gregory Hagnéré

 

L'ASTROLOGIE "PLEONASMATIQUE"

Par Laurence LARZUL 

 

CHARLOTTE FOR EVER ?

Par Laurence LARZUL 

 

UN BILAN SUR L'ASTROLOGIE KARMIQUE... SUIVI D'UNE PETITE PROSPECTIVE

Par Laurence LARZUL

 

CHIRON

par Laurence LARZUL

 

CHIRON ET L'EVOLUTION COLLECTIVE

par Laurence LEJEUNE

 

ASTROLOGIE KARMIQUE ET SYNASTRIE

Etude et comparaison des thèmes de Charles, Diana, Camilla

par Emmanuel LEROY

 

LA TRIADE SATURNE-URANUS- CHIRON

Savoir, Connaissance, Renaissance...

Par Grégory Hagnéré

 

LA MORT DE L'ABBE PIERRE

Commenté selon les échanges du forum du Milieu du Ciel

Par Elisabeth DARRAS

 

HUGUES AUFRAY ET LES "CAS PARTICULIERS" DE L'ASTROLOGIE KARMIQUE SELON L'ABC

Par Laurence LARZUL

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